Notre séjour à Buenos Aires

Nous avons passé 6 jours dans la capitale argentine, où mes parents nous ont rejoint. Notre appartement dans le centre de Buenos Aires était très agréable.

Buenos Aires est indéniablement la ville la plus européenne que nous ayons vue pour le moment en Amérique du Sud. A bien des égards, elle évoque Paris. On y retrouve des immeubles à l’inspiration haussmanienne, de très nombreux parcs et des myriades de statues qui attestent de l’importance de la culture dans la ville. Le métro rappelle également le métro parisien. La ville est riche d’une architecture variée et inventive. Parfois, des immeubles plus récents viennent offenser de belles constructions plus anciennes. Mais dans l’ensemble, la ville est très élégante.

Les porteños sont des gens très agréables. Ils sont serviables. A de nombreuses reprises, des personnes sont venues spontanément vers nous pour nous aider à trouver notre chemin. J’imaginais les argentins agités et prompts à s’énerver. Je les ai découverts calmes, disciplinés, respectueux des files d’attente, élégants.

Un seul événement a révélé une facette plus agitée. Nous étions à Buenos Aires le jour où devait avoir lieu la finale retour de la copa libertadores (équivalent de la finale de la ligue des champions en Amérique du Sud) opposant les deux clubs rivaux de la capitale argentine : Boca Junior (le club des quartiers populaires) et River Plate (le club des quartiers aisés). Pour ceux qui n’ont pas suivi, le match a été annulé car des joueurs de Boca Junior avaient été blessés par des pierres lancées par des supporters de River Plate sur le car de Boca Junior. Finalement, le match a été reporté à plusieurs reprises et s’est joué hier en terrain neutre à Madrid. C’est finalement River Plate qui a remporté le match.

Nous avons dîné tous les soirs dans des restaurants du quartier Retiro où nous étions logés. La cuisine n’est pas très variée. Elle est plutôt simple mais avec des produits de qualité. La viande de boeuf grillée ou en sauce est excellente. Les vins ne déçoivent pas. Ils brassent d’excellentes bières : la Quilmes et la Patagonia. Nous avons également mangé de très bonne pizzas dans le restaurant El Cuartito, réputé être la meilleure pizzeria de Buenos Aires. Les murs du restaurant sont tapissés d’images de sport, principalement de football.

La semaine est passée vite. Nous avons beaucoup marché dans la ville, servis par un temps ensoleillé dans l’ensemble, avec quelques nuages de temps en temps, de la pluie rarement et des températures douces tout le temps.

Il semble faire bon vivre à Buenos Aires. L’influence européenne domine, comme si Buenos Aires était un mélange d’Espagne, avant tout, d’Italie, de France, beaucoup et d’une pincée d’Angleterre. On ressent la fierté des porteños qui n’est jamais arrogance. En passant ainsi quelques jours, rien ne transparait des tragédies du passé ou des catastrophes économiques que le pays a traversées. Le seul indice réside dans le pouvoir d’achat que l’on se découvre dans le pays, signe que la monnaie argentine est faible.

São Paulo

L’aire urbaine de São Paulo compte plus de 20 millions d’habitants. Avec New-York et Mexico, elle fait partie des 3 aires urbaines les plus importantes du continent américain. São Paulo est la capitale économique du pays.

Le paysage urbain est constitué d’un très grand nombre de tours, généralement d’une vingtaine d’étages, regroupées par ensembles. Elles sont généralement suffisamment espacées les unes des autres pour ne pas se faire d’ombre entre elles. Même si ces tours correspondent à des habitations de niveaux variés, dans l’ensemble, elles présentent un très bel aspect. Beaucoup d’entre elles semblent accueillir des logements plutôt haut de gamme.

Le centre ville compte lui-même un très grand nombre d’immeubles de grande hauteur, mais la densité est beaucoup plus forte. Contrairement à ce qui est souvent la règle dans les grandes villes, le centre n’est pas la partie la plus cotée.

La ville dispose d’un métro étendu. Nous l’avons pris à quelques reprises. Il est pratique et bien entretenu. Malheureusement, il souffre du même mal que le métro parisien : il est très emprunté et apparaît insuffisant pour absorber le flot des voyageurs dans des conditions satisfaisantes. Nous avons fait pratiquement tous nos trajets debout.

En sous-sol, c’est chargé. Mais en surface c’est encore pire. La ville croule sous les embouteillages. Le premier jour, nous avons emprunté une ligne de bus touristique pour découvrir les principaux centres d’intérêt du centre ville. Malheureusement, le bus avançait très lentement du fait du trafic et a mis finalement plus du double du temps prévu.

Heureusement, les paulistas ont la chance de jouir de très beaux espaces verts qui sont des lieux de calme au coeur de la mégalopole.

Nous n’avons pas ressenti d’insécurité dans les rues. Nous avons pris le métro, marché dans les rues du centre ville, sans prendre davantage de précautions que ce que nous faisons à Paris. São Paulo présente des statistiques de sécurité bien meilleures que dans les autres villes du pays. Je ne sais dire, si c’est une prudence plus élevée que dans les capitales européennes ou l’existence d’un risque supérieur, mais on constate que les mesures de sécurité prises par les particuliers sont bien plus importantes qu’en Europe. Ainsi, de nombreux immeubles ou maisons sont entourés de murs d’enceinte, de fils barbelés, de clôtures électriques, de caméras de surveillance… Lorsque nous étions à São Paulo, il s’est également produit un événement lorsque nous rentrions un soir. De l’autre côté de l’autoroute, un important contingent de policiers faisaient des contrôles, provoquant plusieurs kilomètres de bouchons sur la voie d’en face. Nous apprîmes le lendemain qu’un échange d’armes à feu s’étaient produits et avaient justifié ces mesures de contrôle exceptionnelles. Les automobilistes semblent être restés bloqués dans leurs véhicules presque la totalité de la nuit.

Pour notre part, nous avons passé des jours heureux et reposants dans cette grande cité brésilienne. La famille a été charmante. Elle nous a fait découvrir la ville. Nous sommes également allés en bord de mer à Santos. Et puis, nous avons profité d’une qualité gastronomique que nous n’avions plus connu depuis plusieurs mois. Nous avons notamment goûté plusieurs spécialités : la feijoada brésilienne (plat traditionnel à bas d’haricots, riz, viande de porc…), le pao de queijo (pain au fromage), le rodízio (viandes grillées à la brésilienne)… le tout arrosé de caïpirinha…

 

El indio feliz, Aguas Calientes

La rubrique des recommandations gastronomiques compte un faible nombre d’articles. Le dernier article date du buffet de l’Aria à Las Vegas! Au Mexique, les adresses où nous avons mangé étaient quelconques. Au Pérou, nous avons mieux mangé dans l’ensemble.

Mais le restaurant indio feliz d’Aguas Calientes est un joyau caché. Nous y sommes allés le premier soir sur le conseil de notre hôtel. Nous y sommes retournés le lendemain soir et  le surlendemain midi avant de prendre le train de retour pour Cuzco. Nous y avons donc mangé trois jours de suite. Le décor est baroque et chaleureux. Le restaurant est meublé de tables et de fauteuils anciens. Les murs sont lambrissés et recouverts de tableaux à l’huile. Les pots de fleurs ornementent les différentes salles. Mais le plus important reste ce que l’on trouve dans les assiettes. Les plats sont raffinés et faits avec des produits de grande qualité. Je ne me souviens pas avoir jamais mangé une salade de légumes avec des produits d’une telle fraîcheur. Inoubliable! Les pains encore chauds sont délicieux. Et la mousse au chocolat donne l’impression d’être dans un excellent restaurant parisien! Il faut dire que le patron du restaurant est français et que le niveau d’exigence qu’il a placé dans sa cuisine lui permet de toucher au sublime en alliant savoir-faire de la cuisine française et produits locaux.

Pour ne rien gâter, les serveurs sont aimables et le patron nous a couverts de gestes de courtoisie le dernier jour : bouteille de vin offerte, deux desserts offerts, petits cadeaux pour les filles, bracelets chamaniques offerts… Une belle rencontre. Un moment chaleureux.

 

Le buffet de l’Aria

Buffet Aria

A Las Vegas, nous avons dîné un soir au buffet gastronomique de l’hôtel Aria. Pour moins de 100$ à 4, nous avons pu déguster de nombreux plats de très grande qualité. Le choix est immense et il évidemment impossible de tout goûter. L’ensemble est d’un niveau exceptionnel.

Il est conseillé de venir tôt pour éviter une longue attente avant d’être placé, le restaurant ayant le bon goût de limiter les accès pour éviter toute bousculade autour des comptoirs de cuisine.

 

Fish Market restaurant, Ottawa

Depuis notre arrivée à Halifax, nous avons été attentifs à nos dépenses d’alimentation, en recherchant des lieux de restauration bons marchés chaque fois que nous étions contraints de manger à l’extérieur. Même en faisant très attention, nous avions toutes les peines du Monde à tenir le budget de 85€ par jour à 4. Heureusement, les 10 jours passés en Airbnb à Québec City et Montréal, nous ont permis de ramener nos dépenses cumulées à un niveau très sensiblement inférieur à ce budget moyen et donc de nous redonner de la marge. Du coup à Ottawa, où nous étions de nouveau contraints de dîner dehors, nous avons choisi un restaurant de meilleure qualité. Mais tout en restant raisonnable!

Nous sommes allés au Fish Market, spécialisé en produits de la mer. Nous avons été si convaincus que nous y sommes retournés le lendemain avec la même satisfaction. Nous recommandons vivement cette adresse à Ottawa qui offre un excellent rapport qualité-prix en dépit de sa situation en zone très touristique. Elise dit y avoir mangé les meilleures moules de sa vie. Quant à moi, j’ai été séduit par les petits pains, offerts en entrée, et les crevettes « trois façons ».

2018-08-17 - Ottawa-21