Préparation 9 : les passeports, visas et permis internationaux

Pour voyager en Europe, la Carte Nationale d’Identité est généralement suffisante.

En revanche, le passeport est nécessaire dès que l’on quitte le continent européen. Détenir un passeport valide est une condition nécessaire mais pas toujours suffisante pour entrer dans un pays! Certains pays exigent, par exemple, que le passeport soit valide au moins six mois après l’entrée dans le pays. D’autres pays requièrent l’obtention d’un visa. Enfin, pour les cas les plus compliqués, le visa nécessite de produire de nombreuses pièces administratives (formulaire, invitations, billets d’entrée et de sortie, adresses des lieux de résidence, justificatif de ressources, attestation de vaccination, etc.), de laisser le passeport aux autorités du pays concerné (lequel passeport doit avoir dans certains cas 2 pages vierges accolées).

Pour s’éviter des montées de stress inutiles, l’anticipation est une nouvelle fois notre meilleure amie.

Passeport

Etant donné que le passeport est la pièce maîtresse pour voyager, il faut commencer par vérifier suffisamment tôt que l’on dispose d’un passeport avec une date de validité  postérieure de 6 mois à la fin du voyage et avec suffisamment de pages vierges. Pour ma part, j’ai fait cette vérification dès le mois M2. Si le passeport a une date de validité suffisante mais pas suffisamment de place, il est possible de le faire remplacer gratuitement par un passeport vierge (je vous invite à consulter le site de l’administration pour plus de détails).

Pour savoir quels sont les pays exigeant un visa, je vous invite à consulter l’article écrit par tourdumondiste.com et pour plus de sécurité vérifier les conditions actualisées en temps réel sur le site de la Diplomatie française.

Vous constaterez que le passeport français permet de voyager librement dans de nombreux pays. Pour quelques autres pays il suffit de le compléter avec un visa obtenu par voie électronique (Etats-Unis, Canada, Australie…) ou à l’entrée dans le pays. Finalement, en-dehors de l’Afrique, peu de pays posent des conditions strictes à l’entrée en demandant l’obtention d’un visa papier avant l’arrivée.

Dans notre parcours, deux pays nous posent de réelles difficultés : la Chine et la Russie. Pour ces deux pays, la demande de visas touristiques (valables 30 jours) ne peut être faite plus de 3 mois avant l’entrée dans le pays. Etant donné que ces deux pays se situent à la fin de notre tour du Monde, nous devrons faire les demandes de visas lorsque nous serons à l’étranger. Et cela complique beaucoup les choses. A tel point que si j’avais identifié cette difficulté, j’aurais probablement choisi de commencer le tour du Monde, en partant vers l’est (en dépit des avantages de voyager vers l’ouest pour les questions de décalage horaire). En effet, il est beaucoup plus simple d’obtenir un visa dans son pays d’origine que dans un pays étranger. Les raisons sont multiples : pas de problème pour laisser le passeport une ou deux semaines à l’ambassade ou au consulat du pays concerné ; pas de contrainte de temps alors qu’en voyage rester coincé deux ou trois semaines dans une ville sans l’avoir voulu peut être pénible ; moins de difficultés pour expliquer la démarche aux administrations étrangères qui peuvent être réticentes à délivrer un visa à un ressortissant qui est de passage dans un autre pays ; facilité de communication ; facilité à obtenir des documents administratifs complémentaires…

A ce stade, le problème n’est pas vraiment résolu. Nous imaginons demander le visa chinois depuis l’Australie, où l’immobilisation du passeport devrait poser moins de difficulté et où la communication devrait être plus aisée (en comparaison de l’Asie du Sud-Est). Nous hésitons à demander le visa russe à Pékin (d’où part le transsibérien) ou au Japon (où l’immobilisation du passeport sera moins problématique). Il faut noter que les sites de la diplomatie russe ont tendance à dire qu’il n’est pas possible d’obtenir un visa russe en-dehors de son pays d’origine (sauf si on dispose d’une autorisation de résidence dans ledit pays supérieur à 6 mois). Donc sur le papier, le challenge pour obtenir le visa russe semble relevé! A ce titre, nous sommes preneurs de tous les conseils et retours d’expérience. Merci de vos commentaires!

Je complèterai cet article ultérieurement sur les sujets spécifiques des visas chinois et russe quand nous disposerons d’un retour d’expérience.

Permis International 1

Etant donné que nous envisageons de louer des véhicules dans certains pays, sans savoir précisément lesquels, nous avons décidé de nous procurer des permis internationaux. La procédure est simple. Elle est décrite ici. Mais la demande se fait exclusivement par correspondance et le délai d’attente peut être très long : le site annonce qu’il est au minimum de 11 semaines. Dans notre cas, l’attente a été beaucoup moins longue. Moins d’un mois! L’administration continue de progresser et nous réserve parfois de belles surprises. J’avais mis les deux demandes de permis dans la même enveloppe pour avoir un traitement simultané et j’avais joint un mot aimable décrivant notre projet et sollicitant un traitement compatible avec notre date de départ. Peut-être ce courrier a-t’il été utile?

Tous ces documents recouvrant une importance particulière pour voyager en toute sérénité, il est fortement recommandé d’en conserver des copies électroniques sur des supports transportables (clé USB, disque dur…) ainsi que sur des supports distants (cloud). Cela permettra de faire face plus facilement en cas de perte ou de vol. Pour le sujet des sauvegardes, je vous renvoie à un futur article dédié au sujet.


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Préparation 8.3 : les réservations

Réservation des logements

La réservation des logements a deux avantages : libérer du temps libre sur place, choisir des logements adaptés au budget défini. Comme pour les avions, selon les lieux et les périodes, les réservations peuvent être faites plus ou moins tardivement. Sur certaines destinations où les biens sont rares (par exemple, Patagonie), très touristiques (Polynésie, Ile de Pâques), il est préférable d’anticiper fortement. Pour d’autres destinations, l’urgence n’est pas la même.

Dans l’ensemble, nous avons opté pour la plateforme Airbnb quand c’était possible et quand le séjour prévu était d’au moins 3 ou 4 jours. Cela permet de bénéficier d’un logement avec des équipements ménagers pour laver le linge et pour cuisiner. Pour des durées plus courtes ou des destinations où Airbnb est peu présent, ou encore pour se faire une petite folie, nous nous tournerons plutôt vers Booking.com.

Rien de bien original donc! Simplement le constat qu’Airbnb s’impose de plus en plus comme la solution idéale en termes de rapport qualité-prix.


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Préparation 8.2 : les réservations

Réservation des vols

Ne pas passer par une agence de voyage pour réserver ces vols, ne pas opter pour un billet tour du Monde, signifie passer de longues heures sur Internet à analyser les résultats des comparateurs de vols et chercher les tarifs de référence proposés par les compagnies aériennes.

Quand on commence à s’intéresser au sujet des prix des billets d’avion, on comprend vite qu’il n’y a quasiment pas d’autre logique que celle de l’offre et de la demande. Et le nombre de facteurs qui influent sur cette logique est vertigineux. J’en cite quelques uns : nombre de compagnies aériennes présentes sur une destination, période dans l’année, jour de la semaine, jours spéciaux (les jours fériés tels que Noël ou le jour de l’an présentent parfois des prix beaucoup plus intéressants), heure dans la journée (les vols tôt le matin ou tard le soir sont généralement moins chers), durée du vol, nombre d’escales, combinaison de vols (prendre plusieurs billets enchaînés peut faire chuter le prix global), politique de tarification des compagnies aériennes (parfois un aller-retour est moins cher qu’un aller simple), prix du carburant…

Le site tourdumondiste.com fait un état des lieux très complet sur le sujet.

Pour ma part, la méthode que j’ai adoptée est la suivante :

  1. pour une destination donnée faire tourner plusieurs comparateurs de vols et comprendre la structuration des prix selon les dates, jours de la semaine, horaires…
  2. si les prix semblent « structurellement » bas, autrement dit ne pas dépendre de facteurs conjoncturels, il n’y a pas d’urgence à réserver (par exemple, j’ai observé que les vols internes en Australie sont à des prix bas ; il n’y a aucune raison que je me lance dans une réservation 6 mois à l’avance)
  3. si les prix semblent très intéressants mais sujets à des variations importantes, il ne faut pas hésiter à réserver sans attendre (par exemple, les prix que j’ai obtenus pour faire « Paris-Halifax » 4 mois avant le départ étaient très intéressants avec un nombre de sièges restant peu élevés ; j’ai donc réservé sans attendre car je craignais une inflation sur les dernières places)
  4. si les prix obtenus sont élevés, il faut en analyser la cause (trop tôt ou trop tard, situation monopolistique d’une compagnie, mauvaise période de l’année, etc.). Analyser les prix proposés par les compagnies aériennes en allant directement sur leurs sites peut aider à comprendre leurs stratégies de prix et à en jouer. Il faudra parfois, accepter de modifier les dates ou les aéroports de départ et d’arrivée, de faire des vols plus longs avec escales. Pour obtenir de meilleur prix il peut également être intéressant de rechercher des combinaisons de vols. A titre d’exemple, je ne parvenais pas à trouver des billets d’avion me permettant de faire « Ile de Pâques-Papeete » à un tarif acceptable. C’est le comparateur de vols Skyscanner qui m’a permis d’obtenir une combinaison « Santiago-Ile de Pâques-Papeete-Sydney » à un prix moins élevé que l’aller simple « Ile de Pâques-Papeete ». Quand je cherchais, individuellement chaque trajet avec un autre comparateur de vols (et même avec Skyscanner), l’addition des prix de billets me donnait un tarif au moins du double. C’est la combinaison des 3 vols et les tests sur de nombreuses dates différentes, qui m’ont permis d’obtenir ce prix imbattable. Ajoutons que cela m’a également conduit, d’une part, à retenir un vol décollant de l’Ile de Pâques le 31/12/18 à 23h00 et atterrissant à Papeete le 01/01/19 à 1h du matin, d’autre part, à décaler notre arrivée à Sydney d’une bonne semaine.

Je ne crois pas trop à la réservation au dernier moment qui me semble risquée. c’est un peu la loterie. Le prix peut être cassé ou au contraire très cher.

A l’heure où j’écris cet article, j’ai réservé les 3 premiers vols internationaux « Paris-Halifax » (Trip advisor), « Toronto-Rapid City » (Momondo), « Los Angeles-Cancún » (Trip advisor) ainsi que la combinaison « Santiago-Ile de Pâques-Papeete-Sydney », le tout pour environ 2.400 € par personne. Il me restera à réserver des vols régionaux. Au total, j’ai bon espoir d’être très proche des tarifs affichés par les agences proposant des billets tour du Monde. Certes, j’aurai passé quelques heures sur le sujet! Mais j’aurai eu la maîtrise totale sur mon trajet.


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Préparation 8.1 : les réservations

Partir le nez en l’air ou tout planifier?

Certains partent en voyage en faisant le minimum de réservations. A tel point qu’ils ne savent pas à quelle date voire par quel moyen de transport ils quitteront le pays dans lequel ils entrent. Pour certains pays, cette situation peut d’ailleurs poser des difficultés car l’entrée sur le territoire peut être conditionnée par la présentation d’un billet de sortie. Et pour d’autres pays tels que la Chine et la Russie, l’obtention du visa est même assujettie à la présentation de réservations d’hôtels ou de logements. Il existe des possibilités de contourner ces difficultés, que je ne développerai pas ici. Je vous renvoie aux forums de voyageurs qui regorgent de posts sur ces questions.

D’autres voyageurs planifient absolument tout et savent avant de partir précisément à quel endroit ils seront à telle date donnée.

Ceux qui me connaissent ou qui ont déjà lu quelques articles sur le site savent que je me classe plutôt dans la seconde catégorie. Je n’en tire aucune gloire. Mais il faut faire selon son caractère et l’assumer.

Planifier et anticiper les difficultés me permet de voyager ensuite l’esprit complètement libre et détendu. Certes, il y a un peu moins d’imprévu et d’aventure. Mais j’ai ainsi l’impression de mieux profiter du voyage et de l’instant présent.

Planifier ne signifie pas, pour autant, tout réserver très longtemps à l’avance. Par ailleurs, il m’importe de faire mes choix avec la plus grande liberté possible. J’ai donc écarté l’option de recourir à une agence de voyage pour réserver un billet « tour du Monde ». Cette solution qui est vantée par certains pour sa compétitivité revêt, à mes yeux, deux défauts majeurs : d’une part, ces fameux billets tour du Monde, pour être optimisés en prix imposent des solutions qui sont le résultat de la négociation qui s’opère entre l’agence de voyage et les compagnies aériennes, solutions qui réduisent le champ des possibles ; d’autre part, ces billets tour du Monde n’incluent pas toute une série de transferts intermédiaires (vols locaux, trains, bus, etc.) et donc ne constituent pas une solution miracle qui permet de se débarrasser complètement des sujets de réservations de transports. Ceci étant dit, je ne prétends pas que les billets tour du Monde sont dénués d’intérêt. Mais simplement, ils ne correspondaient pas à l’approche que j’avais envie d’avoir.


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Préparation 7 : les écoles

Faire un tour du Monde en famille est, pour nous, une occasion unique de passer un temps précieux avec nos filles. Pour autant, nous sommes attentifs à ce que cette année n’handicape pas leur parcours scolaire. Pour minimiser la perturbation, nous avons pris la décision de faire coïncider notre voyage avec une année scolaire. Cela permet d’éviter un départ et/ou un retour en milieu d’année.

Nos filles ont 8 ans et 11 ans. Elles sont suffisamment grandes pour être autonomes et garder des souvenirs du voyage. En même temps, elles n’ont pas atteint un âge où les attaches amicales sont telles qu’une absence d’un an peut devenir problématique.

Jusqu’à présent, nos filles ont eu de très bons résultats en classe et un comportement irréprochable, ce qui facilite les choses! La plus jeune est actuellement en CE1. L’aînée est en 6ème. Elles seront donc respectivement en CE2 et en 5ème pendant notre voyage. Ce ne sont pas des années charnières d’un point de vue scolaire. Il nous a donc semblé, qu’également d’un point de vue scolaire, le timing était idéal.

Nous avons informé les maîtresse, professeurs et proviseurs, assez tôt (mois M3) dans le projet pour évaluer leurs réactions et prendre en compte leurs conseils. Tous nous ont rassurés et même félicités pour ce choix, soulignant l’intérêt pour les enfants de passer ce temps en famille et de découvrir le Monde.

Pour ce qui est de l’enseignement, ils nous ont confirmé que le plus simple était de les inscrire au CNED. Il faut au préalable informer la Direction d’Académie (DA-SEN) de la décision d’assurer l’enseignement dans la famille pendant une année (voir le texte paru au Bulletin Officiel) et solliciter son accord pour une inscription au CNED (voir le texte de loi). Le Maire de la commune doit également être informé par courrier. Si la DA-SEN donne son accord, l’enfant peut être inscrit au cours dit « réglementé » et dispose ainsi « d’un certificat de scolarité et d’un avis d’orientation en fin d’année ». Si la DA-SEN ne donne pas son accord, une inscription dite « libre » est possible. Dans ce cas, l’année scolaire ne fait pas l’objet d’une évaluation officielle, mais une attestation de suivi de formation peut être délivrée. L’inscription réglementée est quasiment gratuite. L’inscription libre coûte près de 1.000 € pour la 5ème. Le coût pour le CE2 n’est pas clairement établi sur le site du CNED.

A l’heure où j’écris cet article, nous ne connaissons pas la réponse de la DA-SEN concernant notre projet. Nous ignorons donc si nous aurons la possibilité de les inscrire au CNED réglementé.

Pour ce qui est de l’enseignement en cours d’année, nous imaginons des périodes régulières dans la semaine réservées au travail scolaire.

Cet article sera complété ultérieurement quand nous aurons la réponse de la DA-SEN et un peu de retour d’expérience sur le suivi des cours avec le CNED…


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