Etape de 2 jours à Hua Hin

Hua Hin est une ville de 80.000 habitants (2013). Lieu de villégiature pour les bangkokiens fortunés et station balnéaire internationale, Hua Hin est une ville moderne qui a su garder son identité thaïlandaise.

Nous y avons dormi 3 nuits. Nous disposions d’un très bel appartement dans un immeuble récent, un peu en-dehors du centre ville.

Comme à Surat Thani, nous avons utilisé l’application Grab à chaque fois que nous devions nous déplacer. La course nous coûtait 3 à 4 €. Avec la carte SIM que nous avions achetée à Ao Nang, il était très simple de commander un véhicule depuis n’importe quel point de la ville. Le temps d’attente n’excédait jamais 5 minutes. Le premier jour, nous pensions rentrer à l’appartement en Tuk-Tuk, mais le prix demandé par son conducteur était plus élevé que la course dans une voiture commandée avec Grab où nous bénéficions d’un autre confort avec la climatisation.

A Hua Hin, nous avons été surpris de découvrir un supermarché comparable à ceux que nous connaissons en France. Bien sûr, la gamme de produits était un peu différente, mais nous retrouvions tout de même beaucoup d’aliments similaires, ce qui nous facilitait les choses pour cuisiner. On y trouvait même des produits français mais souvent à des prix bien plus élevés. Nous étions donc très attentifs à privilégier l’achat d’aliments locaux pour éviter une inflation de notre facture en caisse.

A Hua Hin, nous avons également découvert une chaîne thaïlandaise proposant une délicieuse cuisine japonaise : Fuji. Nous y mangions pour environ 30€ à 4. Nous y sommes retournés à plusieurs reprises par la suite à Bangkok et Chiang Mai.

 

Surat Thani

Surat Thani est une ville de 130.000 habitants (2009). Elle présente très peu d’attraits touristiques. J’avais tout de même repéré deux petits temples intéressants en centre ville.

Nous avons dormi 2 nuits à Surat Thani pour disposer d’une journée de repos complète entre le voyage en bus depuis Krabi et le train vers Hua Hin. Nous avions trouvé un hôtel en centre ville, que l’on pourrait qualifier de luxueux, à un prix très intéressant : 17,5€ la nuit pour une chambre double avec lit « queen size« . En arrivant à l’hôtel, nous avons eu le plaisir de constater que les deux chambres que nous avions réservées étaient accolées avec portes communicantes, ce qui faisaient comme une suite.

Hormis dans l’hôtel, nous avons croisé très peu de touristes et encore moins de touristes occidentaux. J’ai apprécié de me retrouver dans une ambiance moins artificielle qu’à Ao Nang et d’avoir le sentiment d’être dans une ville pas faite uniquement pour les touristes. Question alimentation, c’était en revanche un peu plus compliqué de trouver notre bonheur. Du coup, le midi nous mangions une bricole à la chambre et le soir nous allions au restaurant.

A Surat Thani, nous avons expérimenté l’application Grab, équivalente d’Uber. Elle fonctionnait remarquablement bien. Du coup, nous l’avons utilisée ensuite à Hua Hin, Bangkok et Chiang Mai. Il se passait très peu de temps entre le moment où nous commandions la course et le moment où le véhicule arrivait. Il est aisé de communiquer via l’application avec le chauffeur ayant accepté la course, car Grab fait une traduction en anglais depuis et vers la langue locale. Aller au restaurant nous coûtait moins de 5 euros pour 30 minutes de voiture. A Hua Hin, deux jours plus tard, nous avons constaté que même les tuk-tuk étaient plus chers que Grab.

 

Ao Nang

Ao Nang est une station balnéaire de la province de Krabi qui compte moins de 10.000 habitants. Sa situation géographique en a fait un lieu de départ important pour visiter les îles de la mer d’Andaman et la baie de Phang Nga. La ville est entourée de montagnes qui semblent émerger du sol et sont recouvertes d’une végétation dense. Certaines sont des falaises qui tombent à pic au-dessus de la mer. La mer d’Andaman est elle parsemée de pitons rocheux similaires qui semblent jaillir des eaux. Les paysages sont éblouissants.

Nous avions choisi Ao Nang, pensant que la ville serait tranquille avec moins de touristes que dans la péninsule de Phuket. Il est difficile de comparer puisque nous n’avons pas vu Phuket. Mais Ao Nang nous a déçus par l’excès de touristes. La ville, probablement la région, vit entièrement de cette activité. La rue principale de la ville, qui forme un U dont la base longe la plage, est un long alignement d’agences d’excursion, de bars et restaurants, de salons de massage, de magasins de plages ou de souvenirs… Des touristes du monde entier semblent se donner rendez-vous dans ce petit coin de la Thaïlande : européens, russes, chinois, américains… J’ai eu un peu l’impression de me retrouver sur la Costa Brava, dans ce qu’elle offre de plus superficiel. Cela m’a déçu. Heureusement, les paysages étaient à la hauteur de mes attentes et nous avons fait quelques visites intéressantes dans la région. Heureusement, aussi, nous avons logé dans une résidence regroupant plusieurs villas, à l’extérieur de la ville. L’ambiance était beaucoup plus calme.

Nous étions en février, à la période des vacances scolaires d’hiver en France. Et de fait nous avons rencontré plusieurs familles françaises venues en vacances pour 2 ou même 3 semaines. Dans notre résidence, nous avons également fait la connaissance d’une famille française qui, comme nous, fait un voyage au long cours. Ils se sont baptisés les saacs à dos. Eux, font un voyage de 6 mois entre Asie et Océanie. Les enfants ont beaucoup joué ensemble autour de la piscine. Nous espérions les revoir à Chiang Mai, où nos routes se sont recroisées par la suite, mais nous n’étions pas tout à fait dans le même quartier de la ville et nous n’avons pas pu arranger une rencontre.

 

Melbourne

Avec près de 4,5 millions d’habitants, Melbourne est la seconde ville d’Australie. Elle est la capitale du territoire de Victoria. La ville a été fondée en 1835 et a connu une expansion rapide du fait de la découverte d’or dans le territoire de Victoria. Melbourne a été le siège du premier gouvernement fédéral jusqu’en 1927 lorsque celui-ci s’est installé dans la ville nouvelle de Canberra.

Melbourne est une ville très dynamique a l’architecture remarquable, mélange de bâtiments au style victorien et de tours modernes et élégantes. Les couleurs dominent sur les façades des bâtiments. La population est très cosmopolite et, comme à Sydney, la forte communauté asiatique semble présente dans toute la ville.

Dans les classements internationaux, Melbourne apparait souvent comme l’une des villes les plus agréables à vivre dans le Monde. En 2015, le magazine britannique The Economist l’a classée en tête de son palmarès, prenant en compte une trentaine de paramètres.

Nous y avons séjourné 6 jours et notre impression vient confirmer cette réputation de ville agréable à vivre. Personnellement, c’est l’endroit où je me suis senti le mieux depuis que nous avons quitté Paris. Et je crois qu’il en est de même pour Elise. L’architecture est très belle, la ville est bien conçue, à la fois dynamique et calme, elle comprend de nombreux parcs très aérés, et il règne un je-ne-sais-quoi dans l’air, qui fait que l’on s’y sent immédiatement comme chez soi.

 

Alice Springs – Melbourne

Après 8 jours passés dans le coeur rouge de l’Australie, nous avons rejoint Melbourne, dans le Territoire de Victoria. Comme à l’aller, nous avons été particulièrement secoués pendant le vol. L’avion a fait de véritables chutes libres, certes très courtes, mais suffisamment longues pour nous donner l’impression que nous tombions. Nous avons eu plus ou moins la même sensation sur tous les vols qui ont atterri en Australie. Nous avons fini par nous dire que les pilotes australiens étaient les pires pilotes de la planète. Mais sans doute est-ce injuste!

A l’aéroport de Melbourne, nous avons récupéré une voiture. Sur la route qui nous menait à la location, nous avons essuyé un orage comme nous n’en n’avions plus connu depuis la Polynésie. Après la chaleur asphyxiante du coeur rouge, cet orage nous a fait du bien. Les jours suivants le temps était doux et ensoleillé.

L’appartement où nous avons séjourné était situé dans un immeuble très récent et décoré dans un esprit loft (faux mur en brique, décoration minimaliste, meubles vintages…) mais très chaleureux. Nous l’avons adoré d’emblée. J’ai regretté a posteriori de ne pas l’avoir photographié.

 

Alice Springs

Alice Springs est une ville d’environ 24.000 habitants selon le recensement de 2016. C’est la troisième ville en taille du Northern Territory après Darwin (140.000 hab.) et Palmerston (33.000 hab.), ce qui donne une idée de la faible densité sur ce Territoire grand comme 2,5 fois la France métropolitaine. Quand on regarde une carte, on s’aperçoit qu’Alice Springs se situe vraiment au centre du pays, à mi-chemin entre la côte ouest et la côte est, et à mi-chemin entre la côte nord et la côte sud sur la route qui traverse le pays et relie Darwin (nord) et Adélaïde (sud).

 

La ville a été fondée en 1862, par le colon John McDouall Stuart, qui donna son nom à la route qui relie Darwin et Adélaïde (Stuart Highway). Alice Springs s’appelait d’ailleurs Stuart jusqu’en 1933 quand elle fut rebaptisée Alice Springs.

Une voie de chemin de fer circule également entre Darwin et Adélaïde, en passant par Alice Springs. Mais il n’y a que deux trains par semaine dans chaque sens.

Nous avons dormi trois nuits dans un très bel hôtel près du casino, le Crowne Plaza, pour un tarif de moins de 80 € par nuit, c’est-à-dire nettement moins cher que dans le taudis de Kings Canyon!

Pour la première fois depuis notre arrivée en Australie, nous avons croisé régulièrement des aborigènes dans les rues et les commerces. Ils représentent près de 20% de la population de la ville.

 

Kings Canyon Resort

Initialement, j’avais conçu Kings Canyon comme une étape dans notre route entre Ayers Rock et Alice Springs. En fait, la route passant par Mereenie n’étant pas praticable sans 4×4, cette étape s’est avérée être un vrai détour. En effet, par la route, la distance entre Yulara (Ayers Rock) et le Crowne Plaza (notre point de chute à Alice Springs) est de 445 km, tandis que la distance entre Kings Canyon Resort et le Crowne Plaza est de 473 km!

Ce détour a, qui plus est, été décevant. Le site de Kings Canyon en lui-même est intéressant mais pas exceptionnel et la chaleur nous a empêchés de faire le tour complet du canyon qui est la randonnée phare des lieux. Mais ce qui a été le plus décevant, c’est l’hôtel. Les prix étaient très élevés, aussi avons-nous choisi une chambre sans douche privative. Même cette chambre nous a coûté plus de 90 € la nuit (la chambre supérieure était dans les 200 €!). Sur booking.com, les photos donnaient le sentiment de chambres simples mais propres et joliment décorées. En arrivant sur le site, nous avons découvert un complexe hôtelier laissé plus ou moins à l’abandon, constitué de préfabriqués et de bâtiments vétustes. Notre chambre avait l’air d’une cellule de prison ou d’asile psychiatrique avec ces gros carreaux de faïence blancs et ses grillages aux fenêtres. Les douches collectives juste en face étaient envahies par les insectes et mal entretenues. Heureusement, la climatisation fonctionnait plutôt bien. Malgré tout, nous avons passé un bon moment dans ce lieu et nous avons beaucoup ri de l’austérité toute carcérale de notre cambuse.