Actualisation de notre itinéraire

Entre deux articles sur l’Australie, je vous informe que je viens d’actualiser la page itinéraire en fonction des dernières évolutions que je vous décris ci-dessous.

En premier lieu, nous avons décidé d’abandonner l’idée de passer par la Chine. Je le regrette car je n’aurai pas l’occasion de voir certaines personnes qui me sont chères. Je m’excuse auprès d’elles. L’obtention du visa chinois depuis un pays étranger reste compliqué et nous obligerait surtout à nous immobiliser un temps incertain dans l’attente de la décision. Nous avons préféré reporter ce voyage éventuel à une prochaine fois. En contrepartie, nous avons choisi de passer le temps rendu ainsi disponible à Taïwan, où il n’est pas demandé de viser pour un séjour touristique. Finalement, c’est assez logique dans notre parcours, puisque Taïwan se situe à mi-chemin entre le Vietnam et le Japon.

En second lieu, nous avons arrêté les conditions de notre voyage de retour en France. Pour nous éviter un vol direct entre Tokyo et Paris, nous avons opté pour une dizaine de jours dans deux capitales d’Europe de l’est, dans d’anciennes républiques soviétiques : Erevan, capitale de l’Arménie, et Tbilissi, capitale de la Géorgie. Nous avons ainsi réservé un premier vol Tokyo-Erevan (avec escale à Moscou), le 17 juin, un deuxième vol entre Erevan et Tbilissi (de seulement une 1/2 heure), le 23 juin, et enfin un ultime vol direct entre Tbilissi et Paris CDG, le 28 juin. Voilà, notre date de retour à Paris est désormais arrêtée! Cette combinaison de vols permet également d’optimiser le coût des billets pour notre retour en France.

Je publierai encore au moins une version 5 de l’itinéraire, car les itinéraires détaillés de nos séjours au Vietnam, à Taïwan et au Japon ne sont pas encore finalisés. Nous hésitons d’ailleurs sur la durée de nos séjours respectifs à Taïwan et au Japon, ce qui nous a amené à ne pas réserver le vol Taipei-Osaka, pour le moment.

 

Programme aux Etats-Unis

Le premier programme que j’avais imaginé pour les Etats-Unis était beaucoup trop ambitieux. Il nous amenait à faire trop de kilomètres et des étapes trop courtes. Voici la liste des choses auxquelles nous avons renoncé : Yellowstone (Wyoming) ; Chelly Canyon, Petrified forest, Painted Desert, Meteor Crater (Arizona) ; Yosemite (Californie). J’entends déjà les commentaires réprobateurs des personnes qui connaissent : « quel dommage! ». Mais voilà, il était nécessaire de faire des choix pour garder un rythme compatible avec le temps réservé pour les cours.

Voici maintenant la liste des choses que nous avons prévu de voir : Mount Rushmore et Rapid City, Crazy Horse Monument (Sud Dakota) ; Rocky Mountain National Park, Mesa Verde (Colorado) ; Arches National Park, Bryce Canyon, Zion Canyon (Utah) ; Monument Valley, Lake Powell (Utah/Arizona) ; Grand Canyon, Antelope Canyon (Arizona) ; Las Vegas (Nevada) ; Death Valley, Sequoia Park, San Francisco, Monterrey, Los Angeles (Californie).

En termes de logements, Airbnb n’est pas d’un grand secours dans les parcs. En revanche, on trouve de nombreux hôtels et motels offrant de bons rapports qualité/prix.

 

Préparation 14.1 : les bagages

Habituellement, lorsque nous partons trois semaines à l’étranger nous prenons deux très grandes valises avec 4 roulettes, un grand sac avec 2 roulettes, au moins quatre bagages cabine, une sacoche pour l’appareil photo et un sac à main. En général, les deux valises et le grand sac qui ont vocation à aller en soute pèsent ensemble entre 60 et 70 kg. Evidemment, ça peut sembler beaucoup. Mais la stratégie est simple. Nous allons de notre maison à l’aéroport en voiture (taxi, Uber ou autre) et à l’arrivée nous faisons de même entre l’aéroport et l’hôtel ou la location. Et si nous choisissons un voyage itinérant, nous louons une voiture de taille conséquente pour que tout tienne dans le coffre. Le déplacement dans les aéroports est aisé même avec autant de bagages parce que les revêtements des aéroports sont conçus dans cet objectif. Bref ça fonctionne plutôt bien et cela permet d’avoir à laver le minimum de linge pendant les vacances!

En lisant les différents sites et blogs de voyageurs, nous avons vite compris que nous devions sérieusement revoir notre stratégie et réduire notre équipage! En effet, si lors d’un séjour de trois semaines il est possible de s’éviter de laver du linge, cela est évidemment impossible pour un voyage d’un an. Par ailleurs, il n’est pas imaginable de  transbahuter un tel attirail pendant un an. Au-delà du volume et du poids qu’il fallait réduire, nous avons également accueilli avec le plus grand sérieux les conseils des personnes qui nous disaient que les roulettes ne seraient pas utilisables dans de nombreux endroits. Nous en sommes ainsi arrivés à la conclusion que nous devions acheter des sacs à dos pour l’occasion. Une nouvelle fois, je vous renvoie au site www.tourdumondiste.com qui fait un comparatif des différents types de sacs à dos qui existent et donne de nombreux conseils.

Nous sommes quatre : deux adultes et deux enfants. Pour les adultes, nous avons opté pour deux grands sacs OSPREY modèle Sojourn convertibles en sacs à roulettes, complétés de deux sacs de plus petites tailles qui peuvent être fixés sur les précédents. Les sacs convertibles nous permettront de bénéficier des roulettes chaque fois que possible et d’un sac à dos confortable là où les roulettes ne vont pas. Contrairement à ce que j’ai pu lire parfois, ces sacs à dos sont en effet très confortables, même s’ils le sont probablement moins que certains sacs qui n’ont pas de roulettes. Pour les filles, nous avons pris deux sacs à dos de petite taille qui serviront pour les quelques affaires personnelles qu’elles emmèneront et que nous complèteront certainement avec quelques vêtements.

Voici donc le récapitulatif des sacs que nous emmèneront :

  • Philippe : Sac à dos avec roulettes OSPREY (Sojourn – 80 l) + Sac à dos OSPREY (Daylite plus – 20 l)
  • Elise : Sac à dos avec roulettes OSPREY (Meridian – 59 l + 16 l)
  • Emma : Sac de voyage OSPREY (Fairview – 40 l)
  • Alice : Sac à dos enfant DEUTER (Climber – 22 l)

Nous voyagerons donc avec deux sacs à dos convertibles, dont nous pensons limiter le poids cumulé à 40 kg, et quatre sacs plus petits, qui seront gardés en cabine pour les vols en avion et nous serviront à ranger le matériel sensible (appareil photo, ordinateur, liseuses, etc.).

Photos à suivre…


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Préparation 13 : la suspension ou la résiliation des abonnements

La plupart des abonnements liés à la maison peuvent être résiliés dès lors que celle-ci est mise en location. C’est ainsi que nous nous apprêtons à résilier les abonnements eau, gaz, électricité. Nous avons également transformé notre assurance Habitation en assurance Propriétaire Non Occupant, ce qui nous permet de réduire la facture mensuelle sur ce poste assurance. De même, nous avons suspendu nos abonnements transports, résilié l’abonnement téléphonique de notre fille aînée, pris des abonnements mobiles minimaux en remplacement des forfaits plus coûteux que nous avions… Toutes ces opérations nous permettent de réduire de manière spectaculaire les dépenses récurrentes qui impactent le foyer.

Ceci étant, il ne faut pas perdre de vue que certaines dépenses peuvent perdurer même pendant le voyage. Il faut simplement les recenser et ne pas les oublier dans la finalisation du budget. A titre d’exemple, nous gardons le contrat d’entretien de la chaudière, quelques abonnements informatiques utiles même à l’autre bout du Monde (Adobe pour le traitement de photos, Office pour bénéficier d’un espace Cloud pour les sauvegardes…). Certains auront également à prendre en compte des cotisations associatives, oeuvres caritatives, etc. qu’ils ne souhaitent pas interrompre.

Pour s’éviter de mauvaises surprises au retour, il est utile de se bâtir un agenda administratif des démarches à mener durant l’année de voyage : déclarations d’impôts (taxe d’habitation, puis impôt sur le revenu), dénonciation du bail (si requis), réinscription dans les écoles, changement de l’assurance PNO en assurance habitation, réactivation des abonnements… Il faut penser à scanner tous les documents nécessaires et à prendre les codes requis pour accéder aux différents services Internet.


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Préparation 12.3 : Sécurité

Comme pour la santé, c’est la rubrique Conseils au Voyageurs du site France Diplomatie qui vous permettra d’anticiper au mieux les risques liés à la sécurité. Dans un précédent article, j’expliquais d’ailleurs que ce critère de la sécurité avait été pris en compte très tôt dans le projet pour bâtir le programme du voyage, en se référant aux recommandations formulées sur ce site. Outre les conseils généraux relatifs à la situation du pays concerné, le site comporte un volet « Dernière minute » qui est actualisé en permanence.

Dans la même logique, je vous recommande de vous inscrire au fil d’Ariane qui est un service d’information proposé par la diplomatie française. Il permet de recevoir des « recommandations de sécurité par courriels si la situation dans le pays le justifie », d’être « contacté en cas de crise » dans le pays visité, de s’assurer que la personne désignée en tant que contact « sera prévenue en cas de besoin ». Il existe une application pour smartphone qui permet de recevoir les alertes et qui recensent des informations utiles telles que les adresses des ambassades et consulats.

Le programme que nous avons conçu ne devrait pas nous exposer à de nombreux risques. Mais le risque 0 n’existe pas. Si on ne veut prendre aucun risque, il faut rester chez soi. Et même cette solution n’est pas complètement sécure. Certaines personnes se font agressées chez elles, d’autres sont renversées dans la rue… Bref, dès que l’on est en vie, on court des risques. Mais il faut en convenir, le voyage augmente forcément le niveau de risque encouru et surtout il nous expose à des risques différents. Le risque de tremblement de terre à Los Angeles ou d’Ouragan à Tahiti est évidemment supérieur à ce que nous connaissons en métropole!

Sans être paranoïaque, il convient d’être plus vigilant qu’à l’accoutumée. Finalement, le principal désagrément auquel nous sommes exposés est celui de nous faire voler une partie de nos affaires. Je veillerai à ce que nous adoptions des attitudes raisonnables et prudentes, le bon sens étant souvent la meilleure protection. Selon les pays et selon les lieux, nous veillerons en particulier à limiter la convoitise suscitée en exposant le minimum de matériel de valeur et nous essayerons de ne pas laisser sans surveillance nos bagages.

Ceci étant, le risque de vol est réel, voici donc les quelques dispositions prises pour en limiter les conséquences :

  • tous les documents officiels (en particulier, les passeports, visas, permis…) seront scannés et sauvegardés à la fois sur clé USB et sur un serveur distant (cloud)
  • les photos et films seront sauvegardés sur disque dur et sur serveur distant
  • nous éviterons de nous déplacer avec du matériel de valeur non nécessaire pendant les visites
  • nous aurons un peu d’argent liquide avec nous, somme sacrificielle en guise de sauve-conduit
  • nous éviterons de circuler avec nos deux cartes de crédit
  • j’ai souscrit une assurance matériel protègeclic contre le vol, pour l’appareil photo et l’ordinateur, tous deux achetés avant le départ (remboursement à 100% les 6 premiers mois après l’achat, remboursement à 80% les 6 mois suivants, avec une franchise représentant environ 10% du prix d’achat)

 


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Préparation 12.2 : Santé

La rubrique Conseils au Voyageurs du site France Diplomatie comprend, pour chaque pays, un volet Santé qui alerte sur les risques spécifiques, formule des recommandations en matière de vaccination et de prévention. A titre d’illustration, je mets ici le lien pour le Canada.


La vaccination

Pour avoir un panorama général des vaccinations requises ou recommandées, vous pouvez vous reporter à l’article « santé et vaccins pour un tour du Monde » du site tourdumondiste.com.

Etant donné que certains vaccins nécessitent des rappels, nous avons préféré voir notre médecin traitant suffisamment tôt pour qu’il nous aide à définir la campagne de vaccination adaptée à notre voyage. Nous l’avons vu en avril (mois M4), c’est-à-dire 3 mois avant le départ. Il s’est assuré que toute la famille était à jour des vaccins traditionnels (en particulier Diphtérie Tétanos Polio) et nous a recommandé de procéder aux vaccinations suivantes : Hépatite A, Hépatite B, Typhoïde, Fièvre Jaune. Quelques semaines plus tard, il a lui-même procédé à l’injection des 3 premiers vaccins. Pour le dernier, il nous a demandé de nous tourner vers l’un des centres spécialisés.

En juin, nous nous sommes rendus un samedi matin, à l’heure d’ouverture, à l’Institut Pasteur dans le 15ème arrondissement de Paris. Le centre était ouvert depuis à peine 10 minutes quand nous sommes arrivés. Il était déjà envahi de dizaines de personnes qui attendaient leur tour pour se faire vacciner. La personne de l’accueil nous a invités à prendre un ticket. Lorsque je lui ai demandé quel était le temps d’attente, elle m’a répondu « plusieurs heures ». Nous venions de croiser une autre personne qui disait qu’il y avait au moins 4 heures d’attente! Nous avons donc décidé de changer nos plans. L’aéroport d’Orly n’étant pas très loin de chez nous, Elise a passé un appel téléphonique pour vérifier que le centre médical était ouvert et qu’il était possible de se faire vacciner. Réponse positive! Le centre médical de l’aéroport d’Orly, tout comme celui de Roissy, est un service d’urgence qui procède également aux vaccinations internationales. Le site Internet est ici. Comme dans tout service d’urgence les temps d’attente fluctuent fortement selon les circonstances. Ce jour-là, lorsque nous sommes arrivés, le centre médical était quasiment vide. En 20 minutes, les vaccinations étaient faites et nous avons reçu les carnets de vaccinations jaunes qui attestent que nous sommes vaccinés. Ils peuvent être demandés pour entrer dans certains pays.

Carnet de vaccination Fiève Jaune

Il y a deux vaccins pour lesquels nous avons hésité et finalement pris la décision de ne pas les faire : le vaccin contre la rage et le vaccin contre l’encéphalite japonaise. Tous deux sont onéreux (critère évidemment non décisif) et présentent des protocoles de vaccination lourds (3 injections). Le vaccin contre la rage ne protège pas contre la maladie mais augmente le délai possible pour se rendre dans un hôpital. Il est surtout utile pour les personnes qui se lancent dans des treks (randonnées de plusieurs jours). Quant à l’encéphalite japonaise, il s’agit d’une maladie rare que l’on trouve en Asie. La vaccination est recommandée pour les personnes qui font des séjours de plus de 30 jours ou pendant la saison des pluies.


La prévention

Les risques sanitaires principaux auxquels sont exposés les voyageurs vaccinés sont liés à la nourriture et aux piqûres de moustiques, lesquels peuvent véhiculer de nombreuses maladies pour lesquelles il n’existe pas de vaccins (Paludisme, Dengue, West Nile, etc.). Pour minimiser ces risques, selon les pays, il convient de prendre quelques précautions :

  • nourriture et boisson
    • se laver les mains régulièrement ou utiliser un gel hydroalcoolique
    • éviter les boissons artisanales, les jus de fruits, les glaçons, les bouteilles déjà ouvertes, le lait
    • éviter les légumes et les fruits non cuits
    • éviter les desserts à base de laitage ou d’oeufs, les glaces
  • moustiques
    • utilisation si possible de vêtements à manches longues dans les zones à risque
    • utilisation de répulsifs

La pharmacie de voyage

Pour pouvoir pallier les principaux désagréments qui peuvent survenir durant le voyage, nous allons constituer une petite pharmacie avec les éléments suivants :

  • crème solaire
  • pansements
  • solution désinfectante
  • gel hydroalcoolique
  • répulsif pour les moustiques
  • anti-diarrhéique
  • anti-bactérien intestinal
  • anti-spasmodique
  • paracétamol

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Préparation 7 : les écoles (suite)

Dans mon article précédent sur le sujet, j’avais évoqué les deux formules d’inscription possibles au CNED (cours par correspondance) : l’inscription réglementée, l’inscription libre. Pour rappel, il existe deux différences. Dans la première formule, le CNED procure « un certificat de scolarité et un avis d’orientation en fin d’année » tandis que dans la seconde formule, il transmet uniquement « une attestation ». La première formule est gratuite alors que la seconde est payante. Les supports pédagogiques sont les mêmes et nous bénéficions normalement des mêmes services (corrections, évaluations…).

Finalement l’académie n’a pas donné son accord pour une inscription réglementée. Ils ont beaucoup tardé à répondre, en donnant des informations peu claires voire contradictoires, jusqu’au jour où la sentence est tombée. Il semble que notre cas de figure ne soit pas pris en compte par l’Education Nationale. Nous avons donc procédé à des inscriptions libres qui nous reviennent chacune à 800 €. Petite entaille dans le budget initial. Heureusement, nous avons prévu une réserve assez conséquente pour gérer les imprévus pendant le voyage ou au retour.

Nous avons reçu les documents papier pour Alice qui suivra les cours du CE2. Le total pèse environ 7 kg!

Les carnets de bord, étalés sur la partie droite de l’image, constituent le principal support pédagogique. Ils permettent d’organiser le temps d’étude pour l’ensemble des disciplines et sont décomposés en 8 modules, chaque module correspondant à 1 mois de cours. Chaque module comprend 4 semaines, elles-mêmes décomposées en 8 ateliers (de 2h à 3h). A première vue, ces documents sont très plaisants à utiliser et structurent réellement l’enseignement. Ils sont complétés par deux recueils de documents, au centre de l’image, par des vidéos et d’autres supports disponibles sur le site du CNED. Les carnets de progrès, l’éventail en haut à droite sur l’image, sont des fascicules qui permettent de mesurer les progrès de l’enfant. Enfin, il reste les évaluations, elles-mêmes décomposées en 8 modules (+2 modules pour la langue vivante choisie, en l’occurrence l’anglais), qui sont des documents à compléter par l’élève et à envoyer aux professeurs pour correction. Tous ces documents sont disponibles au format PDF sur le site du CNED. Pour éviter de nous alourdir inutilement, nous envisageons de prendre au format papier uniquement les évaluations. Cela nous évitera de les imprimer. Le poids est ainsi ramené à un niveau raisonnable : environ 2 kg, qui diminuera au fur et à mesure. Les évaluations seront scannées ou prises en photo et envoyées par mail pour correction.

A première vue, la somme de travail est très importante (864 heures pour les apprentissages, donc hors évaluations). Ceci étant, les professeurs et le personnel du CNED nous ont indiqué que le contenu était plutôt plus riche que ce qui est généralement enseigné dans un établissement lors d’une année de CE2. Il est trop tôt pour savoir comment nous allons appréhender ce volume de travail. Je pense que nous allons essayer d’étirer l’année scolaire en commençant en août et en ne faisant pas de pause au moment des vacances scolaires du calendrier français.

Pour Emma, qui suivra les cours de la 5ème, nous avons choisi de retenir l’option tout numérique. Nous n’avons pas encore eu le temps de prendre connaissance des supports pédagogiques.


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Préparation 12.1 : Assurances

Durant un congé sabbatique, on continue de bénéficier de la couverture Assurance Maladie. Celle-ci s’étend aux pays de l’Union Européenne et à la Suisse. Mais hors Union Européenne, seuls les frais relatifs à des soins médicaux d’urgence et imprévus peuvent « éventuellement » être pris en charge par l’Assurance Maladie et uniquement lors du retour en France.

Les cartes de crédit permettent généralement de bénéficier d’une couverture complémentaire incluant notamment le rapatriement en cas de nécessité. Mais ces assurances ne sont plus applicables au-delà de 90 jours passés à l’étranger.

Pour un voyage de longue durée hors d’Europe, il est donc absolument nécessaire de souscrire une assurance spécifique. Le site tourdumondiste.com a dédié un article qui recense les offres existantes. Evidemment, les informations méritent d’être vérifiées directement auprès des assureurs car les conditions évoluent régulièrement.

Pour comparer les différentes offres, il faut examiner à la fois le volet assistance et le volet assurance. L’assistance recouvre toutes les prestations offertes par la compagnie d’assurance en cas de survenance d’un événement imprévu (avances sur frais médicaux, hospitalisation, rapatriement, transport, interprète, avances pour frais d’avocat ou cautions…) tandis que l’assurance détermine les frais qui peuvent être remboursés (frais médicaux, frais d’hospitalisation, vols de bagages, frais d’avocats…). Parfois, il n’est pas aisé de faire la distinction entre les deux notions. Certains contrats offrent de bons niveaux de remboursement mais sans avances de frais, tandis que d’autres contrats prévoient des avances qui doivent in fine être remboursées par l’assuré. Selon les sujets et selon les situations personnelles, il peut être préférable de privilégier l’un ou l’autre des aspects du contrat.

Toutes les assurances offrent les mêmes garanties principales mais avec des montants qui diffèrent : prise en charge des frais médicaux et des frais d’hospitalisation, frais de rapatriement si nécessaire, une couverture Responsabilité Civile… D’autres garanties, pas systématiques, peuvent venir s’ajouter : assurance bagages, retour anticipé, capital décès, capital invalidité, frais de recherche et secours, assistance juridique, couverture des frais médicaux en cas de retour en France… Chacun doit évaluer l’importance de chacune de ces garanties selon sa situation personnelle. Par exemple, les frais de recherche et secours sont appropriés pour les personnes qui partent à l’aventure en mer ou en montagne, mais sont secondaires pour les personnes qui font des voyages moins risqués. Pour ma part, ce sont vraiment les garanties que je qualifie de principales qui ont guidé mon choix. 3 assurances avaient retenu mon attention (Chapka, AVI, Assur Travel). Nous avons finalement souscrit l’assurance Chapka qui présentait sur le papier le meilleur rapport qualité-prix. Je dis « sur le papier », car il est difficile de savoir à l’avance comment se comportera la compagnie d’assurance en cas de problème. Bien sûr, on peut essayer de lire des avis sur Internet. Mais j’ai un doute sur la fiabilité car les expériences vécues peuvent être ressenties très différemment selon les individus. Et heureusement, de tels retours d’expérience ne sont pas si nombreux.

Il est un dernier point qu’il me semble utile de mentionner. Pour la plupart des assurances, le coût est nettement surenchéri pour les Etats-Unis et le Canada où les frais de santé peuvent être très élevés. Etant donné que notre voyage commence par ces deux pays, nous sommes couverts par l’assurance 90 jours incluse avec les cartes de crédit (Visa Infinite et MasterCard World Elite). Nous avons donc exclu ces deux pays de l’assurance Chapka.


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J-12

J-12

J’ai eu peu de temps pour alimenter le blog depuis le 9 juillet. Le rangement de la maison a pris un temps conséquent que nous avions vraiment sous-estimé. Mais cette fois-ci, tout cela est derrière nous. Mercredi, nous avons déménagé nos affaires personnelles de la maison (environ 80 cartons). Et l’inventaire en vue de la location est maintenant fait.

Nous avons également bien avancé dans le reste des préparatifs : la voiture est vendue, les assurances et abonnement téléphonique ont été souscrits, tout le matériel a été acheté, nous avons profité des soldes pour acheter quelques vêtements et chaussures…

Nous commençons à ressentir la fatigue et le stress du départ, mélange d’impatience et d’appréhension…

Préparation 11 : mise en vente ou stockage des affaires

Nous venons de consacrer deux week-end consécutifs à faire des cartons. Et nous n’avons pas terminé. J’avais oublié combien ce travail pouvait être long et harassant! Ce sera le 4ème déménagement de ma vie d’adulte. Et chaque fois, je me dis que nous conservons trop de choses inutiles. Et plus nous disposons d’espace, plus nous stockons.  Heureusement, cette fois-ci nous louons notre maison en meublé et nous n’avons pas à déménager les meubles, ni la vaisselle, ni les appareils électro-ménagers. Ce n’est donc pas un déménagement complet. Mais, même ainsi, la tâche reste conséquente. J’avais largement sous-estimé le temps à y consacrer. Notre maison est bien rangée, si bien rangée que les visiteurs ont parfois l’impression d’une maison vide. Mais lorsque nous avons commencé à sortir les objets, les livres, les disques, les DVD, les papiers, les documents, les jouets, les jeux, les souvenirs, qui se cachaient, dans les armoires, les penderies, les commodes, les bibliothèques, le cagibi, les tiroirs, les meubles du salon, le garage, la cabane de jardin, etc. nous avons eu l’impression que nous n’arriverions jamais au bout!

Pourtant, nous avions anticipé depuis 2 mois en faisant un près tri. J’ai revendu quelques objets (appareils photos argentiques, disques vinyle…) et quelques documents improbables jaunis par le temps (billets de concerts des années 90 et 2000). Elise a revendu quelques vêtements. Nous avons quand même récupéré quelques centaines d’euros. Nous avons donné aussi : des jouets, des jeux, des vêtements d’enfants, des vêtements d’adultes… Plusieurs sacs de livres, de vêtements, de peluches, de jouets, d’objets divers attendent encore dans le garage d’être remis à des associations de bienfaisance. Et nous avons jeté. Beaucoup! Des meubles cassés, des lampes cassées, des papiers devenus inutiles, des objets en trop mauvais état pour être même donnés, des planches, des matériaux de construction devenus inutilisables… Des sacs, des dizaines de sacs ont ainsi été extraits de cette maison qui paraissait si vide! Sans parler des gros objets évacués par les encombrants… Il nous restera quand même entre 80 et 100 cartons à déménager.

C’est un travail conséquent mais qui contribue à la préparation au voyage. Faire le vide. Au sens littéral comme au sens figuré. Se débarrasser de tous ces objets inutiles qui encombrent l’espace et l’esprit. S’alléger. S’alléger pour voyager. Se libérer. Partir l’esprit tranquille, avec le sentiment d’avoir accompli un grand ménage dans ses affaires et dans sa vie.

 


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Préparation 10 : location de la maison

Comme j’ai eu l’occasion de l’écrire dans un précédent article (ici), nous avons préféré mettre notre logement en location plutôt que de le vendre pour financer notre voyage. Ainsi, nous saurons où nous logerons quand nous rentrerons. Cela fait un soucis de moins au retour. Un soucis de moins… en fait, pas tout à fait! Mettre sa résidence principale en location a plusieurs conséquences : il faut s’informer sur les conditions de la location, sur les revenus potentiels et les charges à déduire, rechercher et sélectionner un ou plusieurs locataires, il faut souscrire une assurance spécifique, résilier un certain nombre d’abonnements, retirer ses affaires personnelles et donc faire deux déménagements (un à l’aller, l’autre au retour), faire un inventaire de ce qui est laissé dans le cadre de la location, signer un bail, penser à le résilier le moment venu, réactiver les abonnements au retour…

Bien sûr, nous avions l’option de laisser la maison vide pendant un an. Mais cette option représente une perte de revenus importante. Par ailleurs, laisser une maison inhabitée pendant une si longue période présente d’autres inconvénients : risque de cambriolage, risque de sinistre non détecté à temps, nécessité de trouver une personne pour l’entretien minimal du jardin ou l’arrosage des plantes…

Nous avons donc pris notre décision assez rapidement et intégré une estimation préliminaire des revenus attendus dans notre budget global.

Quatre options existaient pour la mise en location : la location en meublée, la location vide, la location saisonnière, la location sans bail.

Location sans bail

Louer sans bail est très risqué. Car il n’existe aucun recours possible si le locataire ne paye pas son loyer ou s’il refuse de quitter le logement à la date convenue. Nous avons donc d’emblée écarté cette hypothèse.

Location vide

Normalement, la location d’un logement vide donne lieu à un bail de trois ans. La loi donne la possibilité de réduire la durée minimale à un an. Mais pas en-deçà. Dans notre cas, notre absence étant d’une durée légèrement inférieure à un an, cette option n’était pas envisageable. Ajoutons que louer un logement vide signifie faire deux déménagements complets, c’est-à-dire avec les meubles et l’électro-ménager. Le coût de ces déménagements et éventuellement du garde-meubles peut donc entamer une part significative des revenus générés par la location.

Location saisonnière

C’est la location type Airbnb. C’est l’option qui permet de générer les produits locatifs par jour les plus importants. Toutefois, il faut garder à l’esprit que le nombre de nuits louées dans une année ne peut dépasser 120. Par ailleurs, il faut aussi prévoir le coût de gestion lié aux entrées et sorties des locataires. Finalement, cette option n’était pas adaptée à notre situation, notre absence étant d’environ 11 mois.

Location en meublée

La location en meublée est donc l’option que nous avons choisie. La durée du bail est librement consentie entre le propriétaire et le locataire.

Agence immobilière

Au mois M3, nous avons fait appel à une agence immobilière (celle qui nous avait vendu la maison!) pour confirmer la faisabilité de notre projet de location et le montant possible du loyer. Vivant dans une commune avec deux écoles supérieures et notre période d’absence correspondant à une année scolaire, l’agence nous a confirmé qu’il n’y aurait pas de difficulté à trouver des étudiants intéressés par une co-location.

Nous avons confié un mandat à l’agence qui a commencé à rechercher des locataires en juin (mois M6). Aucune annonce n’avait encore été publiée, que déjà plusieurs candidats s’étaient manifestés. Nous avons ainsi signé très rapidement un bail pour une durée de 11 mois (de début août 2018 à fin juin 2019).

Assurance

Il faut penser à transformer son assurance habitation en assurance PNO (propriétaire non occupant). L’opération s’est faite sans difficulté avec notre assureur habituel. Il faut également penser à résilier les éventuelles assurances Responsabilité Civil spécifiques, contractées pour les enfants.

Abonnements

Mettre en location son logement, implique de résilier un certain nombre d’abonnements (électricité, eau, gaz…). En accord avec les locataires, nous avons fait le choix de conserver notre abonnement Internet/Télévision et de l’intégrer dans les refacturations. Nous avons conservé à notre charge, le contrat d’entretien de la chaudière à gaz.

Résiliation du bail

Si la durée du bail est inférieure à 1 an, la résiliation est automatique.

En revanche, si la durée du bail est égale à 1 an, il est nécessaire d’informer le locataire avec un préavis minimal de trois mois. A défaut, le renouvellement du bail est automatique.

 


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