Le chemin de la Philosophie, Kyoto

Le chemin de la Philosophie est une promenade bucolique le long d’un canal. Il se situe entre deux temples bouddhistes célèbres : le Nanzen-ji et le Ginkaku-ji.

Ces temples sont insérés dans des écrins naturels où végétal et minéral sont les deux pôles d’un monde raffiné. Les bâtiments sont sobres avec des lignes épurées et la beauté naît de l’échange entre l’intérieur et l’extérieur, comme un dialogue harmonieux entre l’homme et la nature.


Porte monumentale du Nanzen-ji


Le Nanzen-ji, entouré de nature, est accessible depuis la station de métro de Keage à seulement 10 minutes du centre-ville.


Nanzen-ji, intérieurs


Nanzen-ji, jardin zen


Nanzen-ji, jardins


Chemin de la philosophie


Ginkaku-ji

 

Une journée à Arashiyama

Kyoto a ceci de magique qu’il suffit de vingt minutes de train pour s’éloigner des quartiers affairés du centre ville et arriver dans des petites villes où flottent un parfum de campagne. Arashiyama est célèbre pour sa bambouseraie qui attire de nombreux touristes. Mais cette petite ville ne se limite pas à cette forêt aux verts émeraudes. Nous avons également visité le temple bouddhiste Tenryu-ji et la maison de l’ancien acteur japonais, Denjiro Okochi (1898-1962), qui recèlent de magnifiques jardins.


La ligne de chemin de fer qui mène à Arashiyama


Les jardins du temple bouddhiste Tenryu-ji


Les jardins de l’ancienne demeure de l’acteur japonais Denjiro Okochi

 

Parc national de la forêt d’Alishan

Le matin où nous sommes partis visiter la forêt d’Alishan, nous étions déçus car le soleil n’était pas au rendez-vous. Mais finalement, le brouillard a conféré une ambiance mystérieuse et magique à notre promenade. Je crois que les photos en attestent. Emma était un peu enrhumé mais a bravement accompli la randonnée qui comptait de larges portions d’ascension et de nombreuses marches à gravir.

Cette journée restera comme un de mes meilleurs souvenirs sur l’île de Taïwan.


Le train qui emmène les promeneurs de l’entrée du parc aux chemins de randonnée, et sa gare.



Chemin



Cours d’eau



Souches étranges


Pavillon sur un étang embrumé

 

Promenades dans Hô Chi Minh Ville

Hô Chi Minh Ville est une ville dynamique mais bruyante. Le trafic est dominé par les deux roues largement majoritaires dans les rues. Les klaxons sonnent en permanence, utilisés tant pour prévenir les collisions que pour s’imposer dans la circulation chaotique. Malgré ce désordre apparent, les accidents ne semblent pas fréquents. En tout cas, nous n’en avons pas vus. Il est même étonnant de constater la fluidité du trafic. Les croisements sans feux rouges dessinent un écheveau de trajectoires où les deux roues s’arrêtent rarement et jamais plus de quelques secondes. Chacun évalue une trajectoire, anticipe les mouvements des autres, freine, accélère, se détourne, double, les concerts de klaxons accompagnant cet étrange balai, et tout le monde poursuit sa route sans qu’il y ait d’accroc.

Il n’est pas aisé d’être piéton dans cet environnement agressif. Si on s’en tient à la prudence européenne qui veut que l’on traverse uniquement quand il n’y a pas de véhicule en mouvement dans un espace de sécurité de quelques dizaines de mètres, il est de nombreuses rues où on ne traverse jamais. Il faut donc accepter de s’engager et d’avancer progressivement entre les véhicules. Les trottoirs sont souvent étroits et encombrés de deux roues garés. Dans ce contexte, la promenade dans la ville n’est pas reposante et il est préférable de bien avoir identifié les lieux d’intérêt avant de se lancer à l’aventure dans les rues. Nous avons d’ailleurs souvent eu recours à Grab pour nous rendre plus facilement d’un lieu d’intérêt à un autre.

Malgré ces désagréments, la plus grande ville du Vietnam (8,6 millions d’habitants en 2019 ; 13,6 millions d’habitants pour l’agglomération) recèle de nombreux bâtiments et monuments remarquables, pour partie hérités de la période coloniale. Vous trouverez ci-dessous de nombreuses photos prises à l’occasion de nos promenades. J’ai réservé un article dédié à la visite des pagodes.


Statue d’Hô Chi Minh devant l’Hôtel de Ville


Poste centrale avec le portrait d’Hô Chi Minh


Cathédrale Notre-Dame de Saigon, actuellement en rénovation


Traversées tranquilles au milieu des deux roues


Opéra


Employés en pause déjeuner


Ecoliers en sortie accompagnée


Marché Ben Thanh


Marchande de fruits et légumes


Musée des Beaux Arts


Musée de la Ville


Palais de justice


Restaurant dans une maison traditionnelle


Restaurant espagnol que nous ne nous attendions pas à voir en ces lieux (non testé!)


Saigon Skydeck (262 m, le plus haut bâtiment de la ville)


La ville compte également quelques parcs et des arbres impressionnants


 

Angkor, Banteay Kdei

Banteay Kdei est un temple d’inspiration bouddhiste construit à la fin du XIIème siècle. Il est entouré d’un mur d’enceinte d’environ 700 m sur 500 m et de douves internes aujourd’hui asséchées. Chaque côté du mur d’enceinte dispose d’un gopura (porte) au sommet duquel se trouve une tête à 4 visages.

Les motifs architecturaux présents dans le temple sont proches de ceux de Preah Khan et Ta Prom, construits à la même époque.


Gopura


Temples, prasats, portes, galeries, fromagers


Sculptures


Petit sanctuaire bouddhiste aménagé à l’extrémité est du temple

 

Angkor, Ta Prohm

Ta Prohm est un temple construit à la fin du XIIème siècle, un peu avant Preah Khan. Il est entouré d’une enceinte proche d’un carré d’environ 250 m de côté. Des bassins existaient à l’extérieur et l’intérieur de l’enceinte. Mais ceux-ci sont aujourd’hui asséchés. Il faut franchir l’une des portes (gopura) garnies d’une tête à 4 visages, puis marcher environ 50 mètres dans la forêt pour arriver au temple lui-même organisé en plusieurs cours imbriquées.

Ta Prohm est le temple où il y a le plus grand nombre de fromagers. Il serait proche de l’état dans lequel il était au moment de sa re-découverte. De nombreux renforts ont toutefois été positionnés pour stabiliser les structures écrasées par la poussée des arbres. Il fait partie des temples très visités notamment parce qu’il a servi de décor au film Tom Raider avec Angelina Jolie.




 

Angkor, Preah Khan

Preah Khan est un temple bouddhiste construit à la fin du XIIème siècle (comme Neak Pean). Il aurait été construit pour célébrer une victoire sur les Chams (peuple vivant à l’est de l’empire Khmer, sur un territoire correspondant à peu près au sud de l’actuel Vietnam, voir cet article pour visualiser la carte du Royaume de Champa au XIIème siècle).

Le temple est entouré d’une enceinte de 800 m sur 700 m et 5 m de haut, bordée de douves. Il est lui-même composé d’un très grand nombre de bâtiments et édifices qui sont liés entre eux par des dédales de couloirs et de galeries. De nombreux bas-reliefs et sculptures sont visibles sur les murs.

Les ruines du temple sont envahies par plusieurs fromagers (Tetrameles nudiflora), arbres aux racines s’écoulant sur les pierres.


Gopura nord : tour qui permet de pénétrer dans le mur d’enceinte nord


Temple Preah Khan


Apsara, ces divinités hindoues souvent représentées sous forme de danseuses sont réputées d’une grande beauté. Elles sont omniprésentes sur les murs des temples d’Angkor.


Statues et bas-reliefs

 

West Mc Donnell National Park

Selon les guides touristiques, ce parc national constitue l’un des principaux attraits de la région autour d’Alice Springs. Malheureusement, un incendie de brousse qui durait déjà depuis plusieurs jours, quand nous sommes arrivés, nous a empêchés d’accéder à la plupart des sites naturels. L’accès à l’incendie étant difficile et les moyens disponibles limités, la stratégie des autorités était de laisser le feu consumer la végétation jusqu’à ce qu’il s’éteignît par lui-même. La route traversant le parc national semblait constituer le principal espoir de ne pas voir le feu se propager sur une surface trop grande. Celle-ci était donc interdite à la circulation.

Nous avons pu toutefois visiter le site de Standley Chasm, géré par les aborigènes, et qui donne l’occasion d’une balade au coeur d’un canyon jusqu’à une formation géologique en forme de défilé.


Drapeau aborigène


Promenade dans le canyon, où les arbres noircis portent les traces de précédents incendies


Le défilé


Lézard rencontré sur le chemin, peuplé d’une multitude d’oiseaux mais qui se sont tous dérobés à mon objectif…

Watarrka National Park

Contrairement à Uluru National Park, l’accès au Watarrka National Park est gratuit.

Nous y avons fait deux petites randonnées d’une heure chacune, tôt le matin. La première se situait à Kings Canyon même. Nous avons marché dans le bas du canyon et nous avons gravi la falaise qui mène au sommet. En revanche, nous n’avons pas entrepris la marche de 3 heures qui fait le tour du canyon (Kings Canyon Rim Walk), trop éprouvante avec des températures dépassant les 35°C. La seconde randonnée se situait à environ 20 km au sud-est et se nomme Kathleen Springs walk. Je l’ai trouvée plus intéressante que la première car le chemin traverse une ancienne ferme d’élevage bovins, jalonnée de quelques vestiges du passé, ce qui permet d’imaginer la vie des premiers colons. Elle offre, par ailleurs, une vision plus dégagée sur la végétation du bush.

C’est un euphémisme si j’écris que nous avons rencontré beaucoup moins de touristes qu’à Uluru. A Kathleen Springs, notre voiture était même la seule garée sur le parking lorsque nous sommes arrivés et nous avons dû croiser moins de 10 personnes sur le chemin du retour!

Finalement, notre séjour à Kings Canyon, dans un lieu moins spectaculaire mais aussi moins envahi par les touristes, a bien complété notre exploration du Coeur rouge.

 

Kings Canyon

 

Kathleen Springs

 

Kata Tjuta

Kata Tjuta, qui signifie « beaucoup de têtes » en langue aborigène, est le regroupement de plusieurs dizaines de formations rocheuses, qui émergent au milieu du bush. Elles couvrent une surface d’environ 22 km². Le sommet le plus haut, le mont Olga, culmine à 1070 m et domine la plaine environnante de 400 m à 600 m. Le parc national propose plusieurs parcours de randonnées pour tous les niveaux. La plus longue mesure 15 km ; elle s’enfonce entre deux grands massifs puis fais une boucle. Lorsque nous y étions, l’accès à la boucle était fermée dès 11h du matin, car cette randonnée, qui présente quelques difficultés techniques, devient trop dangereuse quand la température avoisine les 40°C.

Tous les guides invitent les voyageurs à assister au spectacle du lever et/ou du coucher de soleil sur Kata Tjuta. Ce sont des moments privilégiés où la lumière est plus douce, la roche prend des tonalités rouges briques, et le ciel se colore des nuances de l’aube et de l’aurore, ou, du couchant et du crépuscule.

Etant donné que le thermomètre s’enflammait tôt dans la journée et ne redescendait pas sous les 35°C avant le coucher du soleil, nous avons choisi de nous lever très tôt pour assister au lever de soleil sur les monts Kata Tjuta, puis faire un peu de marche avant 10h du matin.

J’ai remarqué que quand je dois me lever à une heure exceptionnellement matinale. Je dors très mal la nuit. Je ne parviens pas à plonger dans un sommeil profond et je me réveille plusieurs fois pour vérifier que l’heure du réveil n’est pas dépassé. Cette fois-ci ne fit pas exception. La veille au soir, je mis le réveil à 4h30 pour que nous pussions partir à 5h15 et être à la plateforme d’observation du site, dédiée au lever du soleil, à 6h00, soit un quart d’heure avant le premier rayon du soleil. Nous avions acheté croissants, muffins, laits chocolatés et jus d’orange, la veille, pour prendre le petit-déjeuner face au spectacle de la nature qui s’éveille. J’aurais dû attendre 48 ans, pour voir pour la première fois de ma vie, le soleil se lever! J’avais déjà fait des nuits blanches, mais je n’avais jamais observé le soleil au moment où il apparaît à l’horizon. Le lever fut difficile pour tout le monde. Quand nous sortîmes, la température s’élevait déjà à 24°C.  Quand nous partîmes, il faisait nuit. Sur la route, j’appréciai avec émotion la montée progressive d’une lueur bleue à l’horizon, tandis que de l’autre côté du ciel, la nuit noire était encore présente. Après 40 minutes de route, nous arrivâmes sur le site, nous marchâmes 200 à 300 mètres, environnés par le bush silencieux et semblant s’éveiller doucement, et nous rejoignîmes la plateforme. Plusieurs dizaines de personnes étaient déjà présentes, ce qui ne posait pas de problème pour observer les monts Kata Tjuta. En revanche, la place pour observer le premier rayon de soleil était étroite, et les dizaines de personne présentes s’agglutinaient dans cet espace réduit. Tout le monde attendait le premier rayon. Et quand celui-ci apparut, de nombreuses personnes expirèrent un « Ah » d’admiration. Voir tous ces gens ainsi tournés vers l’astre du jour dardé sa première lueur fut également un moment émouvant. Je me suis dit que ces gens avaient, comme moi, l’envie de se reconnecter à la nature. Ces instants de communion suffisent à me rendre optimiste. L’aube laissant la place à l’aurore, le ciel s’illumina de couleurs incandescentes et les lumières chaudes montèrent progressivement sur les monts Kata Tjuta. Je continuai à prendre quelques photos et nous finîmes avec bonheur notre petit-déjeuner. Ensuite, nous reprîmes la route pour nous rendre à l’un des départs de randonnée. Dès 8h00, la chaleur était déjà pesante. Nous marchâmes malgré tout une dizaine de kilomètres, jusqu’à 10h00. A cette heure, la chaleur était déjà insupportable. Nous avions bu près d’un litre d’eau chacun. Nous souffrîmes de la chaleur mais nous fûmes également importunés par des nuages de mouches tournant autour de nous et nous obligeant à battre des bras sans arrêt. Sur le chemin, nous nous étions d’abord moqués des personnes qui portaient une moustiquaire sur la tête. A la fin nous les enviions. L’après-midi, Elise eu la bonne idée d’acheter lesdites moustiquaires pour faire les randonnées suivantes, sans cette nuisance.

Au cours de cette première randonnée, j’ai découvert des paysages conformes à ce que mon imagination avait bâti à partir des images vues de l’Australie. La terre est rouge ; les herbes et les buissons sont jaunis par le soleil ; les arbres sont noueux, tordus, comme s’ils souffraient eux-mêmes de la chaleur, parfois regroupés en bosquets, ils font de nombreuses tâches vertes dans le paysage ; les cours d’eau sont asséchés. On marche prudemment et bruyamment pour éloigner les serpents, potentiellement dangereux, même si le risque d’une mauvaise rencontre est infime. J’ai été séduit par la beauté brute de ces paysages qui semblent intemporels.


L’aube sur les monts Kata Tjuta, avec la Lune qui reflète les rayons du soleil


Lever du soleil


Les lumières de l’Aurore


Randonnée entre les monts Kata Tjuta

 

Papeete, photos

Malgré une impression générale plutôt négative, j’ai pu tirer quelques belles images de la capitale polynésienne. Nous avons pu profiter d’une promenade très agréable le long du front de mer au soleil déclinant. Apparemment, celle-ci est en cours de prolongement. La ville dispose de belles fresques murales, d’un patrimoine architectural intéressant même s’il est mal mis en valeur. En fait, je pense qu’il suffirait de peu de choses pour embellir un peu la ville. Commencer déjà par améliorer le nettoyage des rues. Et puis offrir des solutions au logement et à l’assistance des personnes qui dorment aujourd’hui dans la rue. Je suis certain que Papeete gagnerait en renommée, pourrait devenir un lieu davantage visité par les touristes et deviendrait la digne capitale que mérite la Polynésie Française. Car, comme l’écrit Christian dans son commentaire sur mon précédent message, tout alentour est merveille surtout dès qu’on met la tête dans l’eau. Les polynésiens sont très sympathiques et accueillants. La Polynésie est bien le paradis qu’on imagine, mais sa porte d’entrée n’est pas à la hauteur.

 


Tiki


A gauche, la Mairie, l’Assemblée de la Polynésie Française, Haut-commisariat de la République en Polynésie Française
A droite, la Cathédrale Notre-Dame de Papeete


Arbre devant l’Assemblée de la Polynésie Française


Murs peints


Arbre en fleur dans les jardins de Pā’ōfa’i


Drapeaux français et polynésiens qui encadrent le mémorial à l’autonomie (30ème anniversaire de l’autonomie renforcée acquise en 1984)