Promenades dans Hô Chi Minh Ville

Hô Chi Minh Ville est une ville dynamique mais bruyante. Le trafic est dominé par les deux roues largement majoritaires dans les rues. Les klaxons sonnent en permanence, utilisés tant pour prévenir les collisions que pour s’imposer dans la circulation chaotique. Malgré ce désordre apparent, les accidents ne semblent pas fréquents. En tout cas, nous n’en avons pas vus. Il est même étonnant de constater la fluidité du trafic. Les croisements sans feux rouges dessinent un écheveau de trajectoires où les deux roues s’arrêtent rarement et jamais plus de quelques secondes. Chacun évalue une trajectoire, anticipe les mouvements des autres, freine, accélère, se détourne, double, les concerts de klaxons accompagnant cet étrange balai, et tout le monde poursuit sa route sans qu’il y ait d’accroc.

Il n’est pas aisé d’être piéton dans cet environnement agressif. Si on s’en tient à la prudence européenne qui veut que l’on traverse uniquement quand il n’y a pas de véhicule en mouvement dans un espace de sécurité de quelques dizaines de mètres, il est de nombreuses rues où on ne traverse jamais. Il faut donc accepter de s’engager et d’avancer progressivement entre les véhicules. Les trottoirs sont souvent étroits et encombrés de deux roues garés. Dans ce contexte, la promenade dans la ville n’est pas reposante et il est préférable de bien avoir identifié les lieux d’intérêt avant de se lancer à l’aventure dans les rues. Nous avons d’ailleurs souvent eu recours à Grab pour nous rendre plus facilement d’un lieu d’intérêt à un autre.

Malgré ces désagréments, la plus grande ville du Vietnam (8,6 millions d’habitants en 2019 ; 13,6 millions d’habitants pour l’agglomération) recèle de nombreux bâtiments et monuments remarquables, pour partie hérités de la période coloniale. Vous trouverez ci-dessous de nombreuses photos prises à l’occasion de nos promenades. J’ai réservé un article dédié à la visite des pagodes.


Statue d’Hô Chi Minh devant l’Hôtel de Ville


Poste centrale avec le portrait d’Hô Chi Minh


Cathédrale Notre-Dame de Saigon, actuellement en rénovation


Traversées tranquilles au milieu des deux roues


Opéra


Employés en pose déjeuner


Ecoliers en sortie accompagnée


Marché Ben Thanh


Marchande de fruits et légumes


Musée des Beaux Arts


Musée de la Ville


Palais de justice


Restaurant dans une maison traditionnelle


Restaurant espagnol que nous ne nous attendions pas à voir en ces lieux (non testé!)


Saigon Skydeck (262 m, le plus haut bâtiment de la ville)


La ville compte également quelques parcs et des arbres impressionnants


 

Angkor, Banteay Kdei

Banteay Kdei est un temple d’inspiration bouddhiste construit à la fin du XIIème siècle. Il est entouré d’un mur d’enceinte d’environ 700 m sur 500 m et de douves internes aujourd’hui asséchées. Chaque côté du mur d’enceinte dispose d’un gopura (porte) au sommet duquel se trouve une tête à 4 visages.

Les motifs architecturaux présents dans le temple sont proches de ceux de Preah Khan et Ta Prom, construits à la même époque.


Gopura


Temples, prasats, portes, galeries, fromagers


Sculptures


Petit sanctuaire bouddhiste aménagé à l’extrémité est du temple

 

Angkor, Ta Prohm

Ta Prohm est un temple construit à la fin du XIIème siècle, un peu avant Preah Khan. Il est entouré d’une enceinte proche d’un carré d’environ 250 m de côté. Des bassins existaient à l’extérieur et l’intérieur de l’enceinte. Mais ceux-ci sont aujourd’hui asséchés. Il faut franchir l’une des portes (gopura) garnies d’une tête à 4 visages, puis marcher environ 50 mètres dans la forêt pour arriver au temple lui-même organisé en plusieurs cours imbriquées.

Ta Prohm est le temple où il y a le plus grand nombre de fromagers. Il serait proche de l’état dans lequel il était au moment de sa re-découverte. De nombreux renforts ont toutefois été positionnés pour stabiliser les structures écrasées par la poussée des arbres. Il fait partie des temples très visités notamment parce qu’il a servi de décor au film Tom Raider avec Angelina Jolie.




 

Angkor, Preah Khan

Preah Khan est un temple bouddhiste construit à la fin du XIIème siècle (comme Neak Pean). Il aurait été construit pour célébrer une victoire sur les Chams (peuple vivant à l’est de l’empire Khmer, sur un territoire correspondant à peu près au sud de l’actuel Vietnam, voir cet article pour visualiser la carte du Royaume de Champa au XIIème siècle).

Le temple est entouré d’une enceinte de 800 m sur 700 m et 5 m de haut, bordée de douves. Il est lui-même composé d’un très grand nombre de bâtiments et édifices qui sont liés entre eux par des dédales de couloirs et de galeries. De nombreux bas-reliefs et sculptures sont visibles sur les murs.

Les ruines du temple sont envahies par plusieurs fromagers (Tetrameles nudiflora), arbres aux racines s’écoulant sur les pierres.


Gopura nord : tour qui permet de pénétrer dans le mur d’enceinte nord


Temple Preah Khan


Apsara, ces divinités hindoues souvent représentées sous forme de danseuses sont réputées d’une grande beauté. Elles sont omniprésentes sur les murs des temples d’Angkor.


Statues et bas-reliefs

 

West Mc Donnell National Park

Selon les guides touristiques, ce parc national constitue l’un des principaux attraits de la région autour d’Alice Springs. Malheureusement, un incendie de brousse qui durait déjà depuis plusieurs jours, quand nous sommes arrivés, nous a empêchés d’accéder à la plupart des sites naturels. L’accès à l’incendie étant difficile et les moyens disponibles limités, la stratégie des autorités était de laisser le feu consumer la végétation jusqu’à ce qu’il s’éteignît par lui-même. La route traversant le parc national semblait constituer le principal espoir de ne pas voir le feu se propager sur une surface trop grande. Celle-ci était donc interdite à la circulation.

Nous avons pu toutefois visiter le site de Standley Chasm, géré par les aborigènes, et qui donne l’occasion d’une balade au coeur d’un canyon jusqu’à une formation géologique en forme de défilé.


Drapeau aborigène


Promenade dans le canyon, où les arbres noircis portent les traces de précédents incendies


Le défilé


Lézard rencontré sur le chemin, peuplé d’une multitude d’oiseaux mais qui se sont tous dérobés à mon objectif…

Watarrka National Park

Contrairement à Uluru National Park, l’accès au Watarrka National Park est gratuit.

Nous y avons fait deux petites randonnées d’une heure chacune, tôt le matin. La première se situait à Kings Canyon même. Nous avons marché dans le bas du canyon et nous avons gravi la falaise qui mène au sommet. En revanche, nous n’avons pas entrepris la marche de 3 heures qui fait le tour du canyon (Kings Canyon Rim Walk), trop éprouvante avec des températures dépassant les 35°C. La seconde randonnée se situait à environ 20 km au sud-est et se nomme Kathleen Springs walk. Je l’ai trouvée plus intéressante que la première car le chemin traverse une ancienne ferme d’élevage bovins, jalonnée de quelques vestiges du passé, ce qui permet d’imaginer la vie des premiers colons. Elle offre, par ailleurs, une vision plus dégagée sur la végétation du bush.

C’est un euphémisme si j’écris que nous avons rencontré beaucoup moins de touristes qu’à Uluru. A Kathleen Springs, notre voiture était même la seule garée sur le parking lorsque nous sommes arrivés et nous avons dû croiser moins de 10 personnes sur le chemin du retour!

Finalement, notre séjour à Kings Canyon, dans un lieu moins spectaculaire mais aussi moins envahi par les touristes, a bien complété notre exploration du Coeur rouge.

 

Kings Canyon

 

Kathleen Springs