Le chemin de la Philosophie, Kyoto

Le chemin de la Philosophie est une promenade bucolique le long d’un canal. Il se situe entre deux temples bouddhistes célèbres : le Nanzen-ji et le Ginkaku-ji.

Ces temples sont insérés dans des écrins naturels où végétal et minéral sont les deux pôles d’un monde raffiné. Les bâtiments sont sobres avec des lignes épurées et la beauté naît de l’échange entre l’intérieur et l’extérieur, comme un dialogue harmonieux entre l’homme et la nature.


Porte monumentale du Nanzen-ji


Le Nanzen-ji, entouré de nature, est accessible depuis la station de métro de Keage à seulement 10 minutes du centre-ville.


Nanzen-ji, intérieurs


Nanzen-ji, jardin zen


Nanzen-ji, jardins


Chemin de la philosophie


Ginkaku-ji

 

Musée Chimei, Tainan

Nous n’avions pas prévu de visiter ce musée qui est à peine mentionné par le guide touristique Lonely Planet. Mais la pluie tombant en continue, nous avons recherché une activité pouvant se faire en intérieur. Ce musée semblait parfaitement convenir à l’occasion.

Nous avons été surpris, à la fois par la splendeur du bâtiment néo-classique et la qualité des collections qu’il abrite. Chimei est un musée privé qui a été créé en 1992. A l’image des musées victoriens, il est organisé en galeries consacrées à des thèmes variés : les espèces et leur évolution ; les armes depuis l’antiquité, en Europe et dans le reste du Monde ; la peinture européenne avec de nombreuses oeuvres de grands maîtres ; la sculpture ; les instruments de musique. Enfin, le musée présente des expositions temporaires dédiées à l’art moderne. Vu la taille du musée, il n’était pas possible de tout voir en une seule visite. Nous avons choisi trois galeries : celle consacrée aux armes car elle disposait d’une collection d’armures de samouraï, la galerie sur les espèces et celle dédiée à la peinture européenne. Enfin, nous avons visité l’exposition temporaire qui portait sur l’hyperréalisme à Taïwan. C’est l’exposition que j’ai préférée! Malheureusement, vous ne verrez pas de photos de l’intérieur, car elles étaient interdites.

Le dernier jour, avant de quitter la ville, le temps était plus clément. Nous nous sommes promenés dans les très beaux jardins du musée. Les lieux étaient déserts car c’était le jour de fermeture du musée.

 

Mémorial Chiang Kai-Shek

Le mémorial Chiang Kai-Shek est le monument le plus impressionnant de Taipei. Il s’agit en fait d’une grande esplanade pavée mesurant environ 700 m sur 350 m. La moitié ouest, baptisée la place de la liberté regroupe trois monuments : une arche monumentale à l’ouest, une salle de spectacle en forme de temple au nord, la bibliothèque nationale également en forme de temple au sud. La moitié est accueille le mémorial à proprement parlé, grande pyramide blanche sur laquelle repose une tour blanche coiffée d’une toiture bleu impérial en forme de pagode. Le lieu est une splendeur.


Esplanade avec la place de la liberté dans le fond, vue depuis le haut du mémorial


L’arche de la liberté


La salle de concert


La bibliothèque nationale


Sur la place de la liberté


Le mémorial Chiang Kai-Shek


La statue monumentale de Chiang Kai-Shek


La garde qui protège la statue

 

Temple de Confucius

Le temple de Confucius de Taipei contraste par sa sobriété avec l’exubérance des temples taoïstes. Dans ceux-ci le regard ne sait où se poser tant l’espace est empli de décorations et de statues. Souvent des oeuvres de qualité sont noyées dans un océan d’objets kitsch. Dans le temple de Confucius, priorité est donnée à l’espace et à l’architecture. Les décorations sont sobres. On franchit plusieurs portes, plus ou moins monumentales, avant de parvenir au temple. Je vois dans cette progression vers le centre du sanctuaire une représentation symbolique de l’apprentissage du disciple qui s’approche progressivement de l’idéal confucéen. L’ambiance est également bien différente des temples taoïstes où les fidèles semblent absorbés par un rituel complexe, faits de nombreux gestes, d’allers et venues, de mouvements répétés. Dans le temple de Confucius, les personnes venues prier se recueillent longuement et ont des gestes lents comme si elles cherchaient à prolonger l’instant. L’ambiance y est apaisante et plus propice à la méditation. Nous-mêmes, nous sommes restés longuement sans nous en rendre compte.


 

Hué, cité impériale

Hué est devenue cité impériale au début du XIXème siècle avec l’avènement de la dynastie Nguyen, qui a transformé son fief historique en capitale du pays. Du fait de sa position centrale, la ville avait l’avantage de symboliser l’unité du pays depuis le nord jusqu’au sud. Sa cité impériale s’est progressivement enrichie de nouvelles constructions tout au long du XIXème siècle. En 1885, l’armée française détruisit une bonne partie de la cité et la dépouilla de tous ses objets de valeur. Les empereurs, dépourvus de leur pouvoir, continuèrent à résider dans la citadelle de Hué.

En 1968, en plein coeur de la guerre du Vietnam, la citadelle fut le siège d’une nouvelle tragédie. Alors que l’armée américaine concentrait ses efforts pour résister à l’offensive du Têt, dans la région de Khe Sanh, à environ 100 km au nord-ouest de Hué, l’armée nord vietnamienne s’empara de la ville de Hué. Durant les 25 jours où elle occupa la ville, elle procéda à une purge terrible faisant plus de 2.500 victimes, parmi les prêtres, fonctionnaires et intellectuels, restés fidèles à la République du Vietnam. Les forces américaines et sud-vietnamiennes répliquèrent en bombardant intensément plusieurs quartiers de la ville et en lâchant du napalm sur la citadelle. Ils reprirent la ville. Plus de 10.000 personnes seraient ainsi mortes à Hué. L’armée nord-vietnamienne ne reconquit Hué que le 25 mars 1975.

La cité impériale est classée au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1993. De nombreux bâtiments ont fait l’objet d’une reconstruction ou d’une rénovation, qui n’est pas achevée à ce jour.

Il est difficile d’imaginer les horreurs dont ces lieux ont été témoins, lorsqu’on déambule aujourd’hui parmi ces bâtiments majestueux et ces jardins paisibles.


 

Visite de 3 tombeaux d’empereurs, au sud de Hué

C’est à Hué où le chemin d’Amapola et Daniel et le nôtre se sont croisés. Nos deux hôtels étaient à quelques centaines de mètres de distance, ce qui nous a permis de dîner ensemble dès le premier soir de notre arrivée à Hué.

Le lendemain, nous avons passé la journée ensemble. Pour une fois, je n’avais pas à m’occuper du programme! Amapola et Daniel s’étaient chargés de tout pour nous. Et cela était très reposant. Ils avaient organisé avec l’hôtel un tour des 3 principaux tombeaux d’empereurs, au sud de Hué. Nous étions tellement détendus et insouciants que pour la première fois de notre tour du Monde, nous avons oublié notre porte-monnaie à l’hôtel. Naturellement, nous nous sommes arrangés par la suite, mais nous avons été bien embêtés sur le coup car nous nous en sommes aperçus alors que nous étions en pleine campagne, loin de tout distributeur de billets. L’argent disponible a été juste pour payer les entrées dans les 3 tombeaux et le déjeuner du midi. Cela nous a fait beaucoup rire au restaurant parce que nous avons été obligés de choisir les plats avec discernement pour ne pas dépasser la somme disponible.

Le temps était magnifique ce jour-là. Il faisait même chaud. Nous avons passé une très belle journée.

 

Mausolée de l’empereur Minh Mang (1791-1820-1841)

Fils de Gia Long, Minh Mang a été le 2ème empereur de la dynastie de Nguyen. Il fut un grand bâtisseur. Son règne fut également marqué par les persécutions contre les chrétiens. Il conçut son tombeau de son vivant, mais mourut avant que son oeuvre fut achevée.

Ce mausolée est en fait un immense parc comptant une quarantaine de bâtiments, des points d’eau, des ponts, de nombreuses statues. Il se dégage de l’ensemble une grande majesté et un sentiment de sérénité.

 

Tombeau de l’empereur Khai Dinh (1885-1916-1925)

Khai Dinh est le douzième et avant-dernier empereur de la dynastie des Nguyen. Il fut porté sur le trône d’Annam (province centrale de l’Indochine française) par les français le 18 mai 1916. Il mourut de tuberculose en 1925.

Le tombeau de Khai Dinh est d’une conception complètement différente. Bâti à flanc de montagne, l’accès se fait par une série de trois escaliers monumentaux. Le bâtiment principal et les bâtiments secondaires qui constituent l’ensemble mêlent influences européennes et asiatiques, dans un béton noirci par le temps. L’intérieur du tombeau est, par contraste décoré avec des mosaïques colorées, au milieu desquelles trônent la statue en bronze de l’empereur défunt.

 

Tombeau de l’empereur Tu Duc (1829-1847-1883)

Tu Duc fut le 4ème empereur de la dynastie Nguyen. Comme ses prédécesseurs, il mena une politique de persécution des chrétiens qui fut le prétexte pour l’intervention de Napoléon III au Vietnam, en 1958, entraînant l’annexion par la France du sud du pays, qui devint la colonie de Cochinchine. Tu Duc dessina lui-même les plans de son tombeau qui fut achevé près de 20 ans avant sa mort, ce qui lui permit de l’utiliser comme une résidence de campagne et même comme sa résidence principale, les dix dernières années de sa vie. Bien que comptant une centaine d’épouses et concubines, il mourut sans héritier.

Ce mausolée est un immense parc constitué de nombreux bâtiments et temples, de points d’eau, de ponts, de bosquets… La légende dit que Tu Duc ne fut pas enterré dans son tombeau mais dans un lieu tenu secret.

Des 3 tombeaux, c’est celui où je me suis promené avec le plus de plaisir.

 

Angkor Vat, photos

Edifice à l’entrée ouest d’Angkor Vat


Bibliothèques nord et sud, entre l’entrée ouest et le temple montagne


Angkor Vat, accès ouest par la terrasse d’honneur


Accès est


L’une des premières cours à l’ouest du temple


Bibliothèque nord, entre la première et la deuxième enceinte du temple


Escalier entre la première et la deuxième enceinte


Temple montagne, vu depuis l’extérieur de la deuxième enceinte


Cour dans la deuxième enceinte, vue depuis l’intérieur du temple


Prasats du temple montagne


Cour à l’intérieur de la troisième enceinte, au sommet du temple

 

Angkor Vat

Dédié initialement au dieu hindou Vishnou, consacré au bouddhisme par la suite, le temple d’Angkor Vat fut construit au début du XIIème siècle. Il est le seul temple à être demeuré un lieu de culte à travers les siècles. Il est devenu le symbole du Cambodge et est apparu sur le drapeau cambodgien dès 1863, à l’époque du protectorat français.

Le temple est entouré de douves externes et d’un mur d’enceinte.  Les douves forment approximativement un rectangle de 1,5 km sur 1,3 km et sont d’une largeur d’environ 170 m. L’accès principal se situe à l’ouest. Un édifice en forme de galerie de plus de 200 m de façade accueille les visiteurs. Une fois ce bâtiment traversé, on découvre une immense étendue découverte avec plusieurs bâtiments rectangulaires et deux bassins placés devant le temple montagne, situé en son centre. Le temple à proprement parlé est lui-même entouré de 3 galeries de forme rectangulaire. La galerie externe dessine un rectangle de 200 m sur 170 m. Cette architecture dessine une progressivité par le franchissement de plusieurs enceintes et cours, et par l’ascension progressive vers le lieu le plus sacré du temple.

Le temple possède des bas-reliefs finement décorés et aux dimensions gigantesques, représentant notamment des victoires des khmers sur leurs voisins chams.

Lorsque nous visitâmes le temple, la lumière était irréelle. Les rayons du soleil pénétraient difficilement la brume qui entourait le site et baignait les structures d’une lumière chaude et diffuse. L’émotion que je ressentis en découvrant Angkor Vat fut comparable à celle que j’avais ressentie quelques mois plus tôt au Macchu Picchu ou devant les étendues de l’ouest américain. Il est difficile d’expliquer un tel sentiment et d’en comprendre son origine. Mais l’émotion était tellement forte que j’en avais les larmes aux yeux.

Le temple présente une architecture simple en apparence qui répète des motifs récurrents. Comme c’est la tradition en Asie, les seuils des portes sont surélevés et ferment les cadres des portes qui semblent des accès magiques à de nouveaux espaces. Ces portes précisément et les colonnes dessinent des lignes de fuite qui semblent converger au bout des longues galeries externes qui entourent le temple. Les matériaux sombres sont patinés par le temps mais conservent une majesté mystérieuse. Lorsqu’on pénètre dans le temple, l’enchevêtrement de colonnes, de cours, de motifs décoratifs muraux, de bois et de pierre, les rayons du soleil qui tantôt pénètrent entre les structures tantôt s’évanouissent derrière les éléments architecturaux, les escaliers, les paliers, les changements de niveau, plongent le visiteur dans un état de fascination qui le conduit à se perdre entre pénombre et lumière et l’invite à la méditation.

Nous avons eu la chance de visiter Angkor Vat à une heure où le nombre de touristes était encore relativement faible, ce qui facilite la rêverie et la contemplation. J’imagine que quand les groupes s’amoncellent et se bousculent pour faire des selfies, la magie du lieu s’altère.

 

Royal Exhibition Building et le jardin Carlton, Melbourne

Royal Exhibition Building

Ce bâtiment a été construit pour l’Exposition Internationale de Melbourne en 1880.

 

Jardins Carlton

Le centre de Melbourne compte un très grand nombre de parcs et jardins. Les jardins Carlton abritent le Royal Exhibition Building et le Melbourne Museum, musée dans la tradition victorienne couvrant un très grand nombre de domaines (Culture, Sciences, Histoire).

 

Melbourne skyline

Photo des tours du centre de Melbourne, prises depuis le balcon de notre appartement, en journée et au soleil couchant. Vous remarquerez peut-être les grues aux sommets de deux des tours. L’immobilier est extrêmement dynamique dans la ville. Nous avons vu un nombre impressionnant de bâtiments en construction dans le centre de Melbourne. Tous ont une architecture soignée et originale qui s’intègre harmonieusement à l’ensemble, sans rendre la ville oppressante.

 

Queen Victoria Building

Lors d’une de nos promenades dans le centre de Sydney, nous sommes tombés sur ce bâtiment au style victorien de la fin du XIXème siècle. Il fait face à l’hôtel de ville et est situé en plein coeur d’un quartier commerçant très animé. Dès son origine, ce bâtiment a été conçu comme une grande galerie commerçante. Au cours du XXème siècle, il a échappé plusieurs fois à la démolition. Finalement, restauré à la fin du XXème siècle puis au XXIème, il est aujourd’hui un bâtiment emblématique de la ville. La statue de la reine Victoria trône à l’entrée. A l’intérieur, le bâtiment au style très anglais, illuminé par une verrière en forme de demi cylindre, abrite des boutiques aux devantures soignées, placées autour des deux puits de lumière centraux, et semblant toutes répondre à un cahier des charges exigeant. Les niveaux nobles (RDC, 1er et 2ème étages) comptent peu de boutiques de vêtements, beaucoup de boutiques au style ancien, vendant porcelaines, objets de collection, antiquités, accessoires de luxe, étoffes précieuses, figurines militaires… Il compte également de nombreux cafés et restaurants élégants. Nous y avons déjeuné dans un très bon restaurant japonais, aux prix étonnamment raisonnables.


La reine Victoria


Extérieur du QVB


Intérieur du QVB