Georgian Museum of Fine Arts, Tbilissi

Pour notre dernière journée à Tbilissi, nous avons visité ce très beau musée dédié aux peintres et sculpteurs géorgiens depuis le début du XXème siècle à nos jours. Aménagé dans un bâtiment historique, l’intérieur du musée est très lumineux et met bien en valeur les oeuvres. L’escalier central, sur 4 niveaux, est entièrement en verre, ce qui donne, semble-t’il, une forte sensation de vertige aux personnes qui y sont sensibles.

La collection compte un nombre impressionnant de tableaux qui montre la recherche d’une expression picturale moderne dans l’art géorgien. S’il peut sembler souvent à la remorque de mouvements occidentaux, notamment du début du XXème siècle, j’ai été très sensible à l’esthétique très personnelle développée par certains artistes. J’ai pris en photo quelques tableaux des artistes qui m’ont le plus touché. Vous noterez peut-être ma préférence pour l’art figuratif.


Façade du musée


Drapeau géorgien dans le café du musée


Escalier de verre


Radish Tordia


Oleg Timchenko


Tato Akhalkatsishvili

Emeutes au parlement de Géorgie

Le 20 juin au soir, Le Monde publiait un article intitulé « Emeutes au Parlement de Géorgie après le discours d’un député russe ». C’était 3 jours seulement avant notre arrivée à Tbilissi. Je pense que cette épisode est passé largement inaperçu en France. Aussi je pense utile d’en dire deux mots.

Dans mon article précédent sur l’Histoire de la Géorgie, je rappelais l’intervention militaire russe en 1992 puis en 2008, en faveur des indépendantistes d’Ossétie du Sud et de l’Abkhazie contre les autorités géorgiennes. La situation reste toujours tendue entre la Russie et la Géorgie. Et la coopération de la Géorgie avec les Etats-Unis, la France, la Turquie et l’Azerbaïdjan dans la construction d’un gazoduc reliant la mer Caspienne et la Méditerranée a aggravé la situation.

Or le 20 juin, Sergueï Gavrilov, député de la Douma (l’assemblée russe), qui plus-est réputé fervent défenseur des indépendantistes d’Ossétie du Sud et d’Abkhazie, a pris la parole au parlement géorgien pour ouvrir l’« Assemblée interparlementaire orthodoxe ». Cet événement a immédiatement déclenché l’ire d’une partie de la classe politique géorgienne et de ses partisans. Des milliers de personnes ont rapidement afflué vers le parlement, jusqu’à 10.000 selon les médias géorgiens et russes. Il s’en est suivit des émeutes violentes provoquant une trentaine de blessés parmi les manifestants et au moins autant parmi les policiers. Le lendemain, le bilan a été revu à la hausse et porté à 240 blessés au total.

Le lendemain matin, je recevais une alerte du Fil d’Ariane (organe de communication des autorités françaises à l’adresse des voyageurs inscrits sur le site) nous recommandant la plus grande prudence suite aux événements de la veille et annonçant de possibles manifestations violentes dans les jours qui allaient suivre.

En lisant cet article, je me suis interrogé sur l’opportunité de maintenir Tbilissi comme dernière étape de notre tour du Monde. J’ai interrogé notre hôte Airbnb qui a été plutôt rassurant. Le 21, le président de l’assemblée géorgienne, mis en cause par les manifestants, démissionna. Et la situation retrouva son calme dans les jours suivants.

Quand, nous sommes arrivés à Tbilissi, nous avons trouvé une ville calme. Quelques banderoles continuaient d’être accrochées devant le parlement géorgien, au style constructiviste, typique de l’époque soviétique. Tout semblait redevenu calme. Nous avons simplement assisté à une démonstration nationale sous la forme d’un bal de voitures klaxonnant et arborant les drapeaux blancs à croix rouges.

Cet épisode, s’il n’a été heureusement qu’un feu de paille, nous a rappelé combien la situation de ces jeunes républiques issues de l’ancien empire soviétique reste fragile.



 

Sumiyoshi Taisha, Osaka

Sumiyoshi Taisha est un sanctuaire shintoïste situé dans le sud d’Osaka. Le bâtiment principal serait la réplique fidèle du temple bâti au IIIème siècle, en ce même lieu. Le pont en arche aurait été bâti en 1600.

Nous avons vu beaucoup de temples durant nos 5 mois passés en Asie. Des temples impressionnants, colorés, avec des statues gigantesques. Des temples envoûtants, où règne une ambiance mystérieuse. Mais jamais je n’avais ressenti auparavant, un tel sentiment de plénitude et d’harmonie.










 

West Mc Donnell National Park

Selon les guides touristiques, ce parc national constitue l’un des principaux attraits de la région autour d’Alice Springs. Malheureusement, un incendie de brousse qui durait déjà depuis plusieurs jours, quand nous sommes arrivés, nous a empêchés d’accéder à la plupart des sites naturels. L’accès à l’incendie étant difficile et les moyens disponibles limités, la stratégie des autorités était de laisser le feu consumer la végétation jusqu’à ce qu’il s’éteignît par lui-même. La route traversant le parc national semblait constituer le principal espoir de ne pas voir le feu se propager sur une surface trop grande. Celle-ci était donc interdite à la circulation.

Nous avons pu toutefois visiter le site de Standley Chasm, géré par les aborigènes, et qui donne l’occasion d’une balade au coeur d’un canyon jusqu’à une formation géologique en forme de défilé.


Drapeau aborigène


Promenade dans le canyon, où les arbres noircis portent les traces de précédents incendies


Le défilé


Lézard rencontré sur le chemin, peuplé d’une multitude d’oiseaux mais qui se sont tous dérobés à mon objectif…

Lac Powell

Le Lac Powell est un lac artificiel qui se trouve à la frontière entre l’Utah et l’Arizona. Il a été créé par le barrage de Glen Canyon sur la rivière Colorado. A de nombreux endroits, les parois des canyons inondés par le barrage plongent à la verticale dans l’eau du lac. Sa profondeur atteint par endroit 170 m. Le contraste entre le bleu profond du lac et les couleurs chaudes des roches qui l’entourent crée un paysage fantasmagorique qui donne le sentiment d’être sur une autre planète. Ce cadre a d’ailleurs servi de décor aux premières scènes du film de Franklin Schaffner de 1968, « Planet of the Apes » (titre français : « la Planète des singes »).

Nous avons fait une croisière sur le lac en fin de journée lorsque la lumière du soleil se faisait plus douce. Le bateau a également navigué entre les parois d’Antelope Canyon. Voici quelques photos. On distingue nettement sur certaines photos une limite horizontale qui correspond au niveau des plus hautes eaux, atteint au début des années 80. Malheureusement, depuis plusieurs années l’eau ne cesse de baisser.