Les bords du fleuve Koura

Tbilissi s’est construite autour du fleuve Koura, importante voie de communication au travers du Caucase, qui se jette dans la Caspienne au sud de Bakou (capitale de l’Azerbaïdjan). La capitale de la Géorgie indépendante a su valoriser cet environnement naturel en associant harmonieusement monuments historiques, parcs et élégantes constructions modernes. Un téléphérique part du parc Rike (en photo ci-dessous), sur la rive gauche, et monte sur la colline qui surplombe la rive droite de la ville.

 

Les bords du fleuve Sumida

La tour qui apparaît sur ces 3 photos est la Sky Tower Tree, haute de 634 m. Les plateformes à 450 et 495 m offrent une vue extraordinaire sur la ville. Nous sommes montés de nuit pour jouir du spectacle de la ville éclairée s’étendant à perte de vue dans toutes les directions.

L’immeuble noir à la forme évasée, couronné d’un nuage doré, représente un verre de bière. Dessiné par Philippe Starck, c’est le hall d’accès du siège social d’Asahi, le parallélépipède doré.

 

Wat Arun, Bangkok

Wat Arun est un temple bouddhiste de l’époque Ayutthaya, reconstruit à partir de 1792. Il est construit à proximité du fleuve Chao Phraya, sur la rive ouest. Nous y avons d’ailleurs accédé en empruntant l’une des navettes qui parcourent le fleuve. Ce temple se caractérise par un prang central (tour sanctuaire) haut de 82 mètres, entouré de 4 prangs plus petits.


Prangs


Yakshas


Bouddha


Temple


Cérémonie


Statues chinoises

Bangkok

Bangkok compte plus de 9 millions habitants et est la ville la plus peuplée d’Asie du sud-est. La capitale thaïlandaise a pleinement profité de la croissance économique qu’a connu le pays depuis les années 80, en devenant le siège régional de nombreuses entreprises internationales. Elle accueille ainsi une population internationale importante qui a contribué à son développement.

Avec ses 19 millions d’habitants, l’aire urbaine de Bangkok regroupe près du tiers de la population thaïlandaise. La ville est traversée par le fleuve Chao Phraya et est construite à une altitude proche du niveau de la mer. Elle est souvent sujette aux inondations.

Nous avons séjourné 5 nuits à Bangkok dans un très bel appartement d’une tour du centre ville, proche des transports en commun pour faciliter nos déplacements. Comme dans les autres villes du pays, nous avons également utilisé l’application Grab pour nous rendre sur les sites les plus éloignés ou nécessitant trop de changements.

Nous avons découvert une ville extrêmement bruyante et polluée qui compte de vraies autoroutes urbaines et un centre-ville congestionné par le trafic des voitures. L’atmosphère est rendue encore plus oppressante avec la chaleur moite qui baigne la ville. Notre appartement constituait un vrai havre de paix que nous aimions retrouver après nos visites et promenades.


Tour et ouvrages d’art dans le centre ville


Beaucoup d’habitants de la ville se promènent avec des masques


En attendant le métro, les thaïlandais, disciplinés, constituent des files bien ordonnées


Ecoliers en uniforme


Les tuk-tuk constituent un moyen de transport très présents dans la ville, malgré la chaleur suffocante et l’atmosphère très polluée


Les grands centres commerciaux modernes et climatisés constituent des refuges pour fuir le tumulte et la chaleur de la rue


L’alimentation est partout dans les rues, et dans les centres commerciaux, des étales de restauration rapide ou des supermarchés envahissent des niveaux complets où l’on se perd avec délice


Les canaux de la ville qui ressemblent par endroit à des égouts à ciel ouvert constituent encore des moyens alternatifs pour se déplacer


La Chao Phraya animée des allers et venues incessants d’embarcations plus ou moins précaires


Vendeur ambulant de boissons fraîches


La piscine à déversement de notre immeuble, située au 8ème étage, avec vue sur les tours de la ville

Croisière aux baleines sur le Saint-Laurent

2018-08-06 - Baleines-4

La journée du 6 août s’annonçait bien pour une observation des baleines sur le Saint-Laurent. L’Anse-Saint-Jean était illuminée par un soleil radieux. J’avais hésité la veille au soir à réserver une croisière car la météo restait incertaine. Le matin, voyant que les conditions étaient favorables, je m’empressai de faire la réservation.

Après une bonne heure de route, nous sommes arrivés à la Baie-Sainte-Catherine. Sur le quai, le soleil était éblouissant et nous nous sommes badigeonnés de crème solaire en pensant que nous n’aurions pas besoin des pulls et autres vestes pris pour l’occasion. En voyant descendre tous les passagers de la précédente croisière tous chaudement vêtus, nous nous sommes doutés que notre première impression allait s’avérer fausse. Quand le bateau d’une contenance d’environ 200 personnes a démarré nous avons eu confirmation que nos pulls et vestes seraient les bienvenus. D’après la conférencière du bateau, l’eau du Saint-Laurent était autour de 4°C au point d’observation des baleines. Une telle température de l’eau refroidit localement l’air et provoque un épais brouillard. Celui-ci semblait compromettre fortement l’entreprise. Néanmoins, la conférencière semblait rester confiante. Après 20 bonnes minutes de navigation dans le brouillard, le bateau a ralenti et la conférencière nous a invités à écouter les bruits alentours pour repérer d’éventuelles baleines. Les minutes étaient longues et je commençais un peu à craindre l’attrape-touristes. La zone d’observation était envahie de nombreux bateaux de tailles et de formes différentes. J’en distinguais près d’une dizaine dans le brouillard autour de nous. Il semble que les capitaines s’informent les uns les autres lorsqu’ils repèrent une baleine.

De nombreux bateaux et toujours pas de baleine en vue! Tout cela semblait tourner au fiasco. Autour de moi, les commentaires se faisaient désabusés et railleurs. Et puis, la conférencière nous a invité avec enthousiasme à regarder une baleine à l’avant du bateau. J’ai fait quelques photos pour essayer de capter cette ombre à peine visible.

La photo ci-dessous a fait l’objet d’un post-traitement minutieux pour essayer de rendre discernable ce qui était quasiment invisible.

Et puis, nous nous sommes un peu approchés. Les formes sont devenues plus nettes et la proximité de l’animal plus tangible.

2018-08-06 - Baleines-3

La conférencière nous a indiqué qu’il s’agissait d’une baleine à bosse. Elle peut mesurer entre 11 et 13 m et peser jusqu’à 30 t. Apparemment, cette baleine est connue. Elle se nomme Tic Tac Toe. Elle semble habituée au balet des bateaux qui viennent l’observer comme si elle était à moitié apprivoisée. Après quelques mouvements en surface, elle a disparu dans l’eau. Le bateau était alors quasiment à l’arrêt. Elise était restée à l’intérieur du bateau et observait derrière les vitres. Il faut dire que l’observation sur le pont était compliquée. Tous les passagers se pressaient au moindre signal de la conférencière, se bousculant pour apercevoir un bout de nageoire, jusqu’à faire pencher le bateau. Alice était rentrée rejoindre Elise dès que la baleine avait replongé. Emma et moi sommes restés sur le pont. Mais nous nous sommes éloignés de la foule, un peu désabusés. Nous nous sommes mis à la poupe du bateau à tribord. Nous étions quasiment seuls à cet endroit. Nous regardions la mer tranquillement. Elise et Alice étaient également à tribord, mais à l’intérieur. Et puis soudainement, la conférencière a lancé une nouvelle alerte : « regardez à 3h! ». Juste en face de nous la baleine a de nouveau émergé. Cette fois le brouillard s’était largement dissipé. En quelques secondes, Emma et moi nous sommes retrouvés collés contre la balustrade, cernés par des dizaines de passagers qui se bousculaient pour observer le cétacé. Malgré le caractère un peu artificiel et peu spontané de la rencontre, j’ai ressenti cette fois-ci une grande émotion quand j’ai vu la baleine faire ses mouvements si près de nous.

Premiers jours au Québec

Le 2 août, nous avons traversé toute la province du New Brunswick. En trois jours, nous avons ainsi sillonné trois provinces différentes : la Nouvelle Ecosse (Halifax), l’Ile du Prince Edouard (Charlottetown) et enfin le New Brunswick. Ce 2 août, la route a été longue. Autant, la veille j’avais apprécié le calme et la beauté de la forêt canadienne, autant ce 2 août, les près de 400 km dans la forêt du New Brunswick m’ont paru monotones et interminables. Elise a passé une bonne partie du chemin à dormir. J’ai eu du mal à garder l’attention tout le long, tant le paysage était constant.

En approchant du Québec, puis en passant la frontière de la province francophone, le paysage devint beaucoup plus accidenté. Les lacets dans les montagnes étaient plaisants après de si longues lignes droites.

Le 2 août au soir, nous avons rejoint Rimouski au bord du Saint-Laurent. La vue était magnifique quoique le Saint-Laurent était baigné de brume. Tout juste si nous apercevions l’autre rive, si éloignée, que nous avions l’impression de contempler la mer.

Quel plaisir de retrouver cet accent si caractéristique, la chaleur et le sourire des québécois. Nous avons dormi deux nuits à Rimouski pour prendre le temps de récupérer de la longue journée de route dans le New Brunswick, avant de commencer à remonter le Saint-Laurent vers Québec City.

En passant la frontière du Québec, nous avons pris une heure de décalage de plus par rapport à la France. Nous sommes maintenant à H-6 par rapport à Paris. Nous sommes au Canada depuis 4 jours et le décalage horaire est déjà quasiment assimilé. Tout juste si nous continuons de nous coucher et de nous réveiller un peu plus tôt qu’à l’habitude.

Ce matin, nous avons commencé de remonter le Saint-Laurent le long de la rive Sud, jusqu’à Rivière-du-Loup, puis nous avons pris le ferry, « la traverse », pour traverser le fleuve et accoster à Saint-Siméon. Le temps était si brumeux, que le ferry a sonné la corne de brume tout du long. Impossible d’apercevoir une baleine avec ce temps.

Après trois quarts d’heure de route, nous sommes arrivés à l’Anse-Saint-Jean, lieu de notre nouvelle étape. Les premières nuits, nous avons dormi dans des hôtels ou motels car les étapes étaient très courtes. Pour la première fois depuis notre arrivée au Canada, nous passons trois nuits de suite dans le même lieu. Nous avons opté pour une location avec Airbnb. Ainsi, pour un prix comparable aux nuits précédentes, nous bénéficions d’une maison avec cuisine équipée et lave-linge. Surtout, nous avons la possibilité d’acheter des aliments pour cuisiner. Cela nous permet de diviser par 2 nos dépenses d’alimentation tout en mangeant des produits frais et de qualité. De qualité, ce n’est rien de le dire. Nous avons acheté des brochettes que nous avons faites au barbecue, quelques légumes et fruits. Tout était délicieux. J’ai eu l’impression de manger des produits goûteux comme il est rarissime d’en trouver en région parisienne et peut-être même en France. Les gens sont simples, souriants, heureux, détendus. Quel bonheur! Nous avons été accueillis par un couple charmant qui nous a mis à l’aise immédiatement. Une petite promenade à la nuit tombée, au bord de la rivière et cette bourgade de quelques dizaines de maisons, cernée par les montagnes, a révélé tout son charme. Nous ne pêchons pas, mais apparemment, ce coin du Canada est le paradis des pêcheurs. On y pêche le saumon. Une petite pensée pour Daniel…