Sur les rapides d’Iguazu

Nous sommes passés avec le bateau sous l’une des chutes d’eau, évidemment pas la Gargota del Diablo! Malheureusement, j’avais oublié mon boîtier étanche. Donc la partie où nous étions carrément sous la chute d’eau n’a pas été filmée. Nous avons pris beaucoup de plaisir en passant sur les rapides en aval des chutes…

Chutes d’Iguazu, rive argentine

Le train électrique qui achemine les visiteurs vers les départs de promenade

 

La rivière Iguazu en amont des chutes

 

Les premiers bouillonnements à proximité des chutes

 

Dentelles et drapés blancs au milieu de la végétation tropicale

 

Des cascades vues de près

 

Vues panoramiques

 

La gargota del diablo

 

De l’eau, des végétaux, des oiseaux

 

Chutes d’Iguazu

Les chutes d’Iguazu offrent un paysage merveilleux en plein milieu de la forêt tropicale. Le site est tellement étendu qu’il n’existe pas de point de vue permettant d’embrasser du regard l’intégralité des chutes. Les chutes du Niagara sont au nombre de 3 ; la chute la plus grande a une hauteur d’environ 52 m. Les chutes d’Iguazu seraient au nombre de 275 ; elles s’étendent sur 3 km ; la chute la plus grande a une hauteur de 80 m. Ces chiffres donnent une idée de la différence qui existe entre les chutes nord-américaines et les chutes sud-américaines. Le site d’Iguazu est beaucoup plus grandiose. Il est également beaucoup mieux préservé. La rivière Iguazu marque la frontière entre le Brésil et l’Argentine qui se partagent les chutes (20% côté brésilien, 80% côté argentin). Quand le Canada a construit une ville hideuse qui défigure le site de la frontière américano-canadienne, le Brésil et l’Argentine ont créé des parcs naturels nationaux pour préserver la faune et la flore environnante. Cela change tout. Au Canada, il faut regarder les chutes en faisant abstraction du décor désolant qui les entoure. Au Brésil et au Canada, on est immergé dans une nature splendide et préservée qui sublime les chutes.

Nous avons vu d’abord le côté brésilien qui offre des vues panoramiques sur l’ensemble des chutes. On découvre un paysage tropical ou l’eau semble couler de toute part. Les chutes sont diverses. Certaines sont denses et hautes, créant des nuages d’eau ; d’autres sont des filets d’eau qui se démultiplient en cascades fines, dessinant comme des dentelles d’eau au milieu de la forêt.

Nous sommes montés dans un bateau pour approcher les chutes en aval et même carrément passer sous une chute de force moindre. Nous en sommes sortis trempés de la tête au pied! Nous avons eu la chance de voir des singes sauter d’arbre en arbre. Nous avons également vu des coatis, espèces de petits ratons laveurs aux museaux allongés, qui n’hésitent pas à s’approcher des touristes en espérant récupérer quelque chose à manger. Le site brésilien est très beau et bien aménagé mais il est beaucoup moins étendu que le site argentin.

Côté argentin, ce sont plusieurs randonnées pédestres qui sont proposées pour approcher des chutes au plus près. Là aussi les aménagements sont remarquables. Le côté argentin est davantage fréquenté. Les promenades sont belles, mais elles n’offrent pas les vues panoramiques que l’on peut contempler du côté brésilien. La rive argentine permet, en revanche, de découvrir des chutes impossibles à voir depuis la rive brésilienne. Surtout, elle offre le point de vue le plus impressionnant de la « Gargota del diablo », la chute de 80 m.

Les deux côtés sont complémentaires. Il faut bien compter deux jours pleins pour pouvoir les visiter. Nous avons dormi une nuit à Foz do Iguaçu (au Brésil), passé la frontière en taxi, puis dormi deux nuits à Puerto Iguazu (en Argentine), avant de prendre l’avion pour Buenos Aires.