5 jours intenses à Kuala Lumpur

Notre première halte pays en Asie a été courte mais intense. Kuala Lumpur est une ville à la fois moderne et baignée de traditions. J’ai adoré jouir de la vue éblouissante de la ville depuis notre 51ème étage et me balader la nuit entre les tours illuminées, comme j’ai été émerveillé et fasciné par la découverte des temples taoïstes et hindous.

 

Les grottes de Batu

Les grottes de Batu se situent dans la banlieue nord de Kuala Lumpur. Elles abritent le plus grand sanctuaire hindou hors d’Inde. Une statue monumentale du dieu Murugan accueille les visiteurs (42,7 m de haut). Murugan, Kârttikeya, Kumara ou Skanda, est le dieu de la guerre (ce qui sonne étrangement pour une religion qui prône la non-violence), fils de Shiva et Pârvatî. Un escalier de 272 marches conduit aux grottes qui accueillent plusieurs temples. Des temples sont également présents au pied des marches et dans deux autres grottes plus petites.

Nous avons visité les grottes un dimanche, jour de repos hebdomadaire en Malaisie. Le site bouillonnait d’activité. Nous avons eu l’impression d’être transportés en Inde, tant il y avait de fidèles venus prier, faire des offrandes, célébrer des événements. Les femmes étaient vêtues de saris multicolores qui faisaient écho aux couleurs éclatantes des statues et des temples.

En gravissant, les escaliers, nous découvrîmes une importante colonie de singes qui se promenaient en liberté et tentaient de chiper des choses à manger aux visiteurs. Certains arrachaient les colliers de fleurs que les fidèles apportaient en offrande. D’autres scrutaient anxieusement les mouvements des personnes qui portaient des sacs, à l’affut de la moindre nourriture. Jamais, je n’avais approché de singes sauvages d’aussi près, c’est-à-dire à moins d’un mètre.

La montée des marches fut pénible par la chaleur humide ambiante et ce fut avec bonheur que nous pénétrâmes dans une immense grotte cathédrale. Il y régnait la même activité qu’à l’extérieur…


La statue monumentale de Murudan


Les divinités qui accueillent le visiteur au bas des marches


Les marches colorées qui conduisent à la grotte principale


Une foule colorée


Pénitent


Macaques


La grotte monumentale

Visite du temple Sri Maha Mariamman

Si j’ai écrit, précédemment, un article sur l’hindouisme, c’est parce que nous avons visité à Kuala Lumpur plusieurs temples hindous. Le premier d’entre eux est le temple Sri Maha Mariamman, fondé en 1873, et le plus ancien de Malaisie. Il est situé dans le même quartier que les deux temples taoïstes, présentés ces derniers jours.

L’entrée dans le temple se fait en se déchaussant. Elise et Emma ont également dû revêtir une robe par dessus leurs shorts. Ce qui frappe en entrant, c’est la prolifération de personnages fantastiques, représentations divines regorgeant de couleurs éclatantes. Nous avons croisé quelques hommes au crâne rasé que j’ai imaginé être des fidèles en dévotion ou peut-être des prêtres. L’accueil était bienveillant, ce qui a rendu la visite d’autant plus agréable. Contrairement aux temples taoïstes, plutôt sombres, où les jeux de lumière, les fumées et l’encens créent une ambiance mystérieuse, là tout semble lumineux, éclatant, précis, affiché et affirmé avec clarté. Les personnages représentant les divinités sont tellement stylisés et colorés, qu’ils évoquent des figures naïves.

Si vous avez lu attentivement mon précédent article, peut-être saurez-vous reconnaître quelques divinités. J’en profite pour ajouter que Shiva est souvent représenté sous une forme particulière baptisée Naṭarāja où on le voit dansant. Ouf, j’en reconnais au moins un!

 

Hindouisme

Un nouvel article sur une religion qui m’était pratiquement inconnue auparavant : l’hindouisme. Wikipedia a de nouveau été ma principale source d’information. En revanche, cette fois-ci, mon travail de synthèse et d’écriture a été plus approfondi.

L’hindouisme est une des plus anciennes religions au Monde. Le nombre de fidèles est estimé à plus d’1 milliard de personnes, ce qui en ferait la troisième religion après le Christianisme et l’Islam. Cette religion ne possède pas d’institution cléricale, mais des prêtres, les brâhmanes, appartenant à des écoles et courants qui cultivent des croyances et des rituels distincts, mais avec une base commune.

 

Histoire

L’hindouisme puis ses racines dans les croyances développées à l’âge de bronze (entre 3000 et 1000 avant JC) par la civilisation de la vallée de l’Indus (territoire qui correspond à peu près au Pakistan actuel). Il est considéré comme une forme évoluée du védisme (env. 1500-500 avant JC) et du brahmanisme (-600 à 500).

Le Véda (étymologiquement « découverte, révélation ») est un ensemble de textes sacrés, issus de la tradition orale, auxquels l’hindouisme se réfère et qui auraient été rassemblés vers 1500 avant JC. Le passage du védisme au brahmanisme est marqué par la rédaction de nouveaux textes sacrés qui complètent le Veda, les Brāhmaṇa. Enfin, le passage du brahmanisme à l’hindouisme s’accompagne de la rédaction des Āraṇyaka puis des Upaniṣad.

 

La mesure védique du temps

Selon les textes védiques, l’univers connaît des périodes d’expansion (kalpa ou jour de Brahmā) auxquelles succèdent des périodes d’anéantissement de même durée (pralaya ou nuit de Brahmā). Chaque période dure 4,32 milliards d’années. Chaque kalpa est divisé en 1000 mahayuga. Chaque mahayuga (4,32 millions d’années) est lui-même décomposé en 4 yuga (1,08 million d’années) : Satya (ou Krita), Treta, Dvapara et Kali, parfois baptisés respectivement âge d’or, âge d’argent, âge de bronze, et âge de fer. Selon cette mesure du temps, nous sommes actuellement au 4ème temps d’un mahayuga, autrement dit à un âge de fer (ou Kali yuga), « dénommé ainsi car c’est une période matérialiste et décadente par rapport à l’âge d’or de l’humanité » (Krita yuga).

On voit que cette mesure du temps postule une organisation cyclique du temps et de l’univers, cette notion de cycle se retrouvant à différentes échelles. Il est étonnant de constater que cette vision de l’univers rejoint certaines théories scientifiques qui considèrent que l’univers connaît cycliquement des phases d’expansion débutant par un big bang, puis des phases de contraction s’achevant par un big crunch.

 

Divinités

Le Brahman est décrit dans les texte védiques comme la réalité infinie, omniprésente, omnipotente, incorporelle, transcendante et immanente qui est la base divine de toute l’existence. C’est l’Absolu divin : tous les dieux de la religion hindoue ne sont que ses facettes, des incarnations du Brahman. L’hindouisme réalise en quelque sorte une synthèse entre monothéisme et polythéisme.

Les trois divinités majeures, incarnations du Brahman, forment une trinité baptisée Trimūrti. Il s’agit dans l’ordre de Brahmā, Vishnou et Shiva, qui associés représentent ensemble trois forces indissociables de l’univers.

Brahmā incarne l’action créatrice de Brahman. Il est traditionnellement représenté avec quatre têtes et quatre bras. La légende dit que Brahmā engendra une déité féminine, nommée Shatarūpā, dont il s’éprit immédiatement. Cet amour incestueux lui valut une condamnation perpétuelle exprimée par Shiva, interdisant de lui consacrer des lieux de culte et l’obligeant à réciter indéfiniment les 4 principaux textes de la Véda. De fait, très peu de lieux de culte lui sont consacrés.

Vishnou incarne l’action protectrice de Brahman. Il est souvent représenté en homme bleu avec quatre bras et vêtu d’une parure royale. Il possède de très nombreux avatars. Voici la liste la plus partagée de ses principaux avatars :

  1. Matsya, le poisson
  2. Kûrma, la tortue
  3. Varâha, le sanglier
  4. Narasimha, l’homme-lion
  5. Vâmana, le nain
  6. Parashurama, représenté avec une hache
  7. Rāma, image de l’homme parfait
  8. Krishna (signification « obscurité » ou « noir »)
  9. Siddhartha Gautama, Bouddha. L’intégration de Bouddha dans le panthéon hindou est apparue assez tardivement, probablement au VIIIe siècle.
  10. Kalkî (« temps ») est généralement représenté sur un cheval blanc, protecteur des brahmanes. Il est un signe avant-coureur de la fin du Monde.

Les 10 principaux avatars de Vishnou

Shiva incarne l’action destructrice de Brahman. Les attributs de Shiva sont un chignon, un croissant de lune accroché à sa chevelure, un troisième oeil qui perçoit au-delà de la réalité matérielle, le cobra représentant l’énergie primordiale divine, la peau de tigre symbolisant sa maîtrise de la nature. Il est également représenté parfois par un phallus stylisé, appelé lingam.

Ganesh est une autre divinité importante du panthéon hindouiste. Il est le fils de Shiva et Pârvatî. Il est le dieu qui supprime les obstacles, le dieu de la sagesse, de l’intelligence, de l’éducation et de la prudence, le patron des écoles et des travailleurs du savoir. Il est facilement reconnaissable à sa tête d’éléphant.

Shiva et Ganesh

Au-delà de ces divinités majeures, l’hindouisme compte une multitude d’entités divines qui reflètent la diversité de la vie dans l’univers.

 

Les buts de l’existence

Selon l’hindouisme, il existe 4 buts à l’existence :

  1. Kâma ou le désir et le plaisir amoureux. Les Kâmasûtra exposent les moyens d’exalter les sens et d’épanouir la vie de couple, l’érotisme, « sans aucun tabou de principe ».
  2. Artha ou la prospérité matérielle. L’homme doit participer à la société en se créant un patrimoine et développer des relations sociales dans le cadre de son travail. Il doit faire attention de ne pas se faire abuser par le charme d’une vie d’aisance, mais doit en retirer un enseignement.
  3. Dharma ou le devoir. Le devoir permet à l’homme de poursuivre sa vie sur le droit chemin, en se conformant au droit et à la morale qui sont transcrits dans les Dharma-Sûtra ou la Manu-Samhitâ dite Lois de Manu.
  4. Moksha ou la délivrance. Durant les deux dernières périodes de la vie de l’hindou, celui-ci recherche moksha, la libération du cycle des réincarnations. D’après la tradition hindoue, l’homme qui a manqué sa délivrance doit parcourir un cycle de 8 400 000 re-naissances dans d’autres conditions que la condition humaine avant d’y accéder à nouveau. Toutefois, pour l’hindouisme, même un animal peut atteindre la Délivrance grâce à sa dévotion envers une divinité, contrairement au bouddhisme, au jaïnisme ou au sikhisme, qui considèrent qu’il faut être né humain pour pouvoir accéder au moksha. La conquête de cette liberté absolue constitue le but de toutes les philosophies et de toutes les techniques mystiques indiennes (notamment le yoga sous ses différentes formes).

Ce vers de Kâlidâsa, poète de langue sanskrit, ayant vécu entre le IVème et Vème siècle, résume les devoirs des hindous au cours de leur vie :

« Enfants, ils s’attachent à l’étude ; jeunes gens, recherchent les plaisirs ; vieillards, pratiquent l’ascèse ; et c’est dans le yoga qu’ils achèvent leur existence. »

L’hindouisme prescrit des devoirs universels, parmi lesquels on peut citer en particulier l’hospitalité, s’abstenir de blesser les êtres vivants ou non-violence, l’honnêteté, la patience, la tolérance, le contrôle de soi, la compassion, la charité et la bienveillance.

 

Le cycle de la vie

Le mot karma signifie « action ». L’hindou croit en une vie après la mort et avant la naissance, le corps n’étant qu’une enveloppe matérielle temporaire. l’homme devient ce qu’il accomplit ; les bonnes actions d’une existence antérieure améliorent les conditions de vie de l’existence à venir, tandis que de mauvaises actions les détériorent.

 

Temple taoïste Guan Di

Ce temple, plus récent est dédié à l’empereur Guan Di ou Guan Yu (époque de la dynastie Han), seigneur de la guerre, divinisé après sa mort. Nous avons assisté au même rituel qu’au temple Sin Sze Si Ya. Mais le temple, plus grand, plus lumineux, plus moderne ne dégageait pas le même charme. En revanche, la statuaire était beaucoup plus importante dans ce temple.

 

Temple taoïste Sin Sze Si Ya

Sin Sze Si Ya est le plus ancien temple taoïste de Kuala Lumpur. Il a été inauguré en 1864. Nous avons eu un peu de mal à le trouver car il est situé dans une petite rue et rien ne le signalait. Lorsque nous pénétrâmes, nous étions les seuls occidentaux, hormis une autre femme qui prenait des photos. Des dizaines de personnes entraient et sortaient du temple. A l’intérieur une intense activité animait les fidèles qui achetaient des fruits, des fleurs, des boissons pour les porter en offrande. Des personnes allumaient de longues et fines bougies ou baguettes. De la fumée flottait dans l’air. Certains priaient. D’autres sonnaient le gong. D’autres encore discutaient ou mangeaient. Il régnait dans ce lieu, une atmosphère énigmatique. Chacun semblait connaître les gestes qu’il devait accomplir. En franchissant le seuil, nous entrâmes en un lieu magique, hors du temps. Je pense que le cérémonial empli de ferveur et de vie auquel nous assistâmes était associé à la proximité du Nouvel An chinois.

Nous étions étrangers dans ce lieu, mais je n’ai pas ressenti de regards inquisiteurs. Les personnes présentes accomplissaient leur rituel avec concentration sans même sembler nous voir. Les personnes qui avaient achevé le leur et qui discutaient, nous virent à peine. Il y avait du respect dans mes gestes et mes attitudes. J’avais le sourire aux lèvres et le regard brillant de fascination. Il y avait de la discrétion et de la sérénité dans leur accueil. Les quelques regards que je croisai furent bienveillants et répondirent à mes sourires. J’ai pris quelques photos. Ce n’était pas facile car le lieu était exigu, je ne voulais pas gêner et mes 3 femmes attendaient. Les 3 clichés ci-dessous donnent une petite idée de l’atmosphère envoûtante des lieux.

 

Taoïsme (道教)

A Kuala Lumpur, nous avons visité deux petits temples taoïstes dans le quartier chinois. Avant de vous donner mes impressions et de vous montrer les photos, il me semblait opportun d’écrire quelques lignes sur le sujet. Je connaissais très peu de choses sur le taoïsme avant notre séjour. L’article de Wikipedia est très riche et érudit. Il s’appuie sur des références nombreuses. En faire une synthèse m’a semblé trop complexe. Aussi, je me suis contenté de reprendre quelques éléments qui me semblaient des repères intéressants. Une fois n’est pas coutume, certains passages sont repris mot pour mot. Naturellement, ils sont indiqués entre guillemets. Si parmi les lecteurs du blog, il existe des connaisseurs du taoïsme, je les invite à enrichir le blog de leurs commentaires.

 

Philosophie et religion

Le taoïsme est à la fois une philosophie et une religion, qui puise ses racines dans la Chine ancestrale et qui apporte entre autres :

  • une mystique quiétiste
  • une éthique libertaire
  • un sens des équilibres yin yang
  • un naturalisme visible dans la calligraphie et l’art

Le Tao (道) 

Etymologiquement, Taoïsme signifie « enseignement de la voie ». « Le tao est la « Mère du monde », le principe qui engendre tout ce qui existe, la force fondamentale qui coule en toutes choses de l’univers. C’est l’essence même de la réalité et par nature ineffable et indescriptible. Il est représenté par le taìjítú, symbole représentant l’unité au-delà de la dualité yin-yang. »

« Le Yin, représenté en noir, évoque entre autres, le principe féminin, la lune, l’obscurité, la fraîcheur, la réceptivité, etc. Le Yang quant à lui (laissant apparaître le fond blanc), représente entre autres le principe masculin, le soleil, la luminosité, la chaleur, l’élan, etc. »

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taìjítú

 

Suivre la Voie

« La recherche de la sagesse en Chine se fonde principalement sur l’harmonie. L’harmonie, pour les taoïstes, se trouve en plaçant son cœur et son esprit (…) dans la Voie (le Tao), c’est-à-dire dans la même voie que la nature. En retournant à l’authenticité primordiale et naturelle, en imitant la passivité féconde de la nature qui produit spontanément les « dix mille êtres », l’homme peut se libérer des contraintes et son esprit peut « chevaucher les nuages ». Prônant une sorte de quiétisme naturaliste (…), le taoïsme est un idéal d’insouciance, de spontanéité, de liberté individuelle, de refus des rigueurs de la vie sociale et de communion extatique avec les forces cosmiques. (…)

Pour se libérer des contraintes sociales, le taoïste peut fuir la ville et se retirer dans les montagnes, ou vivre en paysan. Dans les Entretiens de Confucius, on trouve déjà cette opposition entre d’une part ceux qui assument la vie en société et cherchent à l’améliorer (les confucianistes) et, d’autre part, ceux qui considèrent qu’il est impossible et dangereux d’améliorer la société, qui n’est qu’un cadre artificiel empêchant le naturel de s’exprimer (les taoïstes), une dialectique peut-être analogue à la question de l’engagement de l’intellectuel. Zhuangzi a des images frappantes : un arbre tordu, dont le menuisier ne peut faire de planches, vivra de sa belle vie au bord du chemin, tandis qu’un arbre bien droit sera coupé en planches puis vendu par le bûcheron. L’inutilité est garante de sérénité, de longue vie. De même l’occupant d’une barque se fera insulter copieusement s’il vient gêner un gros bateau, mais, si la barque est vide, le gros bateau s’arrangera simplement pour l’éviter. Il convient donc d’être inutile, vide, sans qualités, transparent, de « vomir son intelligence », de n’avoir pas d’idées préconçues et le moins d’opinions possible. Ayant fait le vide en soi, le sage est entièrement disponible et se laisse emporter comme une feuille morte dans le courant de la vie, c’est-à-dire : librement « s’ébattre dans la Voie ». »

 

La quête d’immortalité

« La quête d’immortalité est un principe organisateur des multiples pratiques du taoïsme. »

 

Histoire

Il est difficile de dater les débuts du taoïsme ou d’en raconter son histoire, tant ce terme regroupe des textes, des auteurs, des croyances et pratiques, des phénomènes historiques qui ont pu se réclamer les uns des autres, sur 2.500 ans d’histoire. Toutefois, il existe des textes fondateurs auxquels le mouvement se réfère. En particulier, le texte Tao Tö King (Livre de la Voie et de la Vertu) de Lao Tseu (VIème-Vème siècle avant JC), contemporain de Confucius et considéré a posteriori comme le père fondateur du taoïsme.

Le taoïsme situe un âge d’or avant l’histoire, avant les empereurs, imaginant une société paysanne heureuse sans ordre politique. Le plus ancien empereur auquel le mouvement se réfère, dont l’existence est d’ailleurs incertaine, est Huángdì (-2697~-2598), ce qui situe cet âge d’or. Outre la référence à cet empereur, 4 éléments importants du taoïsme apparaissent entre 1500 et 500 avant JC : le chamanisme, les sinogrammes, la dualité yin-yang, les immortels (仙).

Entre 400 et 1800, confucianisme, bouddhisme et taoïsme s’influencent mutuellement.

De tous temps, les écoles taoïstes ont été considérées comme des lieux idéaux pour développer des mouvements d’opposition. Dès le XIXème siècle, les taoïstes sont victimes de répression. Celle-ci s’intensifie à partir de 1919. « En 1920, une loi, peu appliquée il est vrai, interdit les temples dédiés aux divinités des éléments et des phénomènes naturels, ainsi que l’usage des talismans et autres protections magiques. Seuls les temples consacrés à des personnages illustres et exemplaires furent autorisés. »

A partir de 1948, les temples et monastères taoïstes furent victimes de destructions occasionnées par les communistes de Mao qui atteignirent leur paroxysme durant la révolution culturelle (1966), certains taoïstes trouvant refuge à Taïwan.

C’est en 1979 sous Deng Xiaoping que le taoïsme reprit une certaine activité en Chine. Certains temples furent rouverts et des associations taoïstes virent le jour avec l’aide d’anciens maîtres. Le premier centre de formation théologique ouvrit en 1984 au Baiyun Guan de Pékin, et des ordinations reprirent en 1989. En 1994, on comptait environ 450 grands temples et monastères rouverts et restaurés, en partie avec des fonds donnés par les taoïstes d’outre-mer. En novembre 1992 eut lieu la première visite officielle en Chine d’une délégation de l’Association générale des taoïstes de Taiwan. »

 

Les rues de Kuala Lumpur

Photos prises depuis la KL Tower (plateforme à 276 m, la tour mesurant 421 m)


Les tours Petronas, 452 m de haut, inaugurées en 1998, tours les plus hautes du Monde jusqu’en 2004 (actuellement 16èmes)


Tours vues du sol ; infrastructure du monorail urbain en bas à gauche


Les 2 roues


Le bâtiment administratif Sultan Abdul Samad, sur la place de l’indépendance