6 jours passés en Arménie

Erevan a été la première étape de notre court séjour dans le Caucase, entre Arménie et Géorgie. Après un voyage de 24 heures un peu éprouvant pour sa longueur, mais finalement confortable dans les avions d’Aeroflot, nous sommes arrivés à Erevan à 1 heure du matin. Nous avions demandé à notre hôte de nous organiser un transfert depuis l’aéroport jusqu’à l’appartement car c’est un luxe appréciable de savoir que quelqu’un nous attend quand nous arrivons dans un nouveau pays, surtout quand c’est en pleine nuit.

Les bagages récupérés, nous nous sommes dirigés vers la sortie. Nous attendait un homme pas très rassurant de prime à bord, trapu, les cheveux presque rasés, avec des tatouages sur tout le corps jusqu’au visage. Il était accompagné d’un acolyte, grand et mince. Les deux, ensemble, donnaient l’impression d’être des hommes de main de la mafia locale. En fait, le premier était notre hôte, Eric. Il nous a accueillis avec le sourire et nous a mis à l’aise tout de suite. Après 20 minutes de route, nous avons découvert le superbe appartement où nous allions loger, nous sommes allés au supermarché en bas de l’immeuble (ouvert 24h sur 24) pour acheter quelques boissons et de quoi faire un petit-déjeuner le lendemain et puis, à notre grand soulagement, nous nous sommes allongés pour profiter d’un sommeil réparateur.

Le lendemain en nous levant, nous avons découvert la superbe vue sur la cathédrale Saint-Grégoire, située à 50 m de l’immeuble. Le temps était ensoleillé. Notre façade étant exposée à l’ouest, la cathédrale était illuminée de la douce lumière matinale. Derrière elle, un large panorama de la ville en terrasse d’Erevan s’offrait à nos yeux. Et au fond, nous apercevions le mont Aragats enneigé (4090 m). Erevan se situe elle-même à peu près à 1000 m d’altitude. Notre appartement était magnifique, bien équipé et nous bénéficions d’un support permanent du staff de l’immeuble : une jeune fille présente toute la journée pour nous donner des conseils, Eric qui passait de temps en temps, les gardiens en bas de l’immeuble. Tous étaient souriants, sympathiques et dévoués.

Malheureusement, ce sont à peu près les seules personnes sympathiques que nous ayons rencontrées durant notre séjour. Je me rappelle encore de trois dames souriantes à l’accueil du musée de l’Arménie et encore une autre à l’entrée du mémorial du génocide arménien. Et voilà, c’est à peu près tout. Pour le reste, je ne me pas rappelle pas d’avoir été dans un lieu avec une telle impression désagréable d’être persona non grata. Dans la rue, dans les supermarchés, à l’entrée des musées, dans les églises, au restaurant, dans les transports, les gens nous toisaient avec des regards scrutateurs et ouvertement hostiles. Répondre à ces regards noirs par des sourires ne changeaient en rien leur attitude. Même les filles s’en sont rendues compte. Pas de sourire, mais pas de « bonjour », de « merci », ni de quelque mot que ce soit, juste une attitude glaciale. Quelle en est la raison? J’avoue l’ignorer totalement. Pourtant, partout la relation forte entre l’Arménie et la France est vantée. Charles Aznavour, le franco-arménien, est un héros national. J’ai pensé un temps que c’était leur façon d’être y compris entre eux. Mais au bout du compte, je pense qu’il y a autre chose. Est-ce une fermeture de principe à tout ce qui vient de l’étranger et aux touristes? Est-ce une souffrance par rapport à leur histoire dont ils n’arrivent pas à se départir? Est-ce de la jalousie? Cela reste un mystère à mes yeux. J’ai beaucoup aimé la ville d’Erevan et la campagne alentour que nous avons eu l’occasion de visiter en voiture. Mais cette attitude des arméniens nous a un peu gâché le plaisir. Je me rends compte qu’en écrivant ces lignes, je peux blesser certaines personnes qui les liront. Je m’en excuse par avance auprès d’elles. Malheureusement, la sincérité de ce que j’écris est réelle. Et cela m’attriste.

Evidemment, après le Japon où les gens étaient aussi aimables et souriants, cela a été un choc. Mais nous avons fait contre mauvaise fortune bon coeur, en nous intéressant à la ville et au pays. Heureusement, en rentrant de nos escapades nous retrouvions le staff charmant de l’immeuble ainsi que notre très bel appartement.

La ville n’est pas très grande. Nous avons emprunté plusieurs fois le métro pour nous rapprocher des centres d’intérêts, situés à une ou deux stations de chez nous. Le métro date de l’époque soviétique. Il ressemble dans sa conception aux métros de Moscou et Saint-Pétersbourg, mais en beaucoup moins luxueux. Sa construction a été terminée dans les années 80. Mais, il semble avoir été construit au début du siècle dernier tant il est vétuste, bruyant, humide. Les filles riaient beaucoup avec les escalators extrêmement rapides, les plus rapides que je n’ai jamais vus.


Vue sur la cathédrale Saint-Grégoire depuis notre appartement, matin


Vue sur la cathédrale Saint-Grégoire depuis notre appartement, début d’après-midi

 

Quelques photos prises dans le métro d’Osaka

Le métro d’Osaka a été inauguré en 1933. Il rappelle le métro parisien par ses décors parfois un peu désuets. Il compte aujourd’hui 9 lignes qui constituent un bon maillage de la ville. C’est un moyen de transports pratique, utilisé par toutes les catégories de la population. On rencontre d’ailleurs beaucoup d’hommes en costume et de femmes en tailleurs. Nous avons constaté que de nombreuses personnes s’assoupissaient dans le métro. Est-ce le signe d’un trop plein de travail?

 

Arrivée à Kaohsiung (高雄)

Taitung, sur la côte est, et, Kaohsiung, sur la côte ouest, sont distantes d’environ 80 km à vol d’oiseau. Mais par la route, la distance est d’environ 170 km. La route contourne les monts les plus élevés de la chaîne de montagne par le sud. Elle est faite de nombreux lacets. Il faut trois heures et demie de conduite pour boucler le trajet. Nous sommes arrivés à Kaohsiung en début d’après-midi.

Nous avions choisi un hôtel avec parking et près d’une station de métro pour pouvoir circuler sans la voiture le temps de notre court séjour (2 nuits). Kaohsiung est la deuxième ville du pays.

Elle compte près de 3 millions d’habitants. C’est aussi le premier port industriel de Taïwan. C’est une ville dynamique sur le plan économique. Elle est reliée à Taipei par un train à grande vitesse depuis 2007. Son métro très moderne a ouvert en 2008 et compte aujourd’hui 3 lignes.

 

Arrivée au Japon

Nous avons quitté Taïwan hier et nous sommes arrivés à Osaka, au Japon. Nous avons de nouveau 7 heures de décalage avec Paris. J’ai mis en ligne la page consacrée au Japon qui présente notre programme.

Notre avion devait arriver à 17h à l’aéroport international du Kansai (la province d’Osaka). Mais l’avion a eu beaucoup de retard au décollage et nous sommes finalement arrivés à 20h. Pour nous économiser les 120 € de taxi entre l’aéroport et le centre d’Osaka, nous avons pris le train. J’avais identifié la station de train où nous devions arriver à Osaka et le trajet en métro pour rejoindre notre appartement. Nous n’avons pas eu de difficulté à acheter les billets sur le distributeur automatique à l’aéroport. Et en arrivant à Osaka, une jeune femme, voyant que nous étions étrangers, nous a conduits jusqu’à l’entrée du métro. Depuis hier, nous constatons la gentillesse et le sens de l’accueil des japonais. Je pensais que c’était un peuple froid et distant. J’ai la surprise de découvrir des gens accueillants, souriants et même chaleureux.

Nous sommes arrivés à 23h à la station de métro qui se trouve à proximité de notre location. Nous n’avions rien mangé depuis le midi. Les filles commençaient à crier famine. Nous avons mangé une bricole au Mc Donald’s qui était le seul restaurant ouvert autour de nous. Puis, nous avons rejoint notre appartement. Là encore, nous avons été agréablement surpris. Nous nous attendions à entrer dans un studio. En fait, c’est un petit 3 pièces avec 2 vraies chambres, un salon-salle à manger-cuisine, une salle de bain, des toilettes séparées, un grand cagibi pour les chaussures et valises, un beau balcon. L’appartement n’était pas bien mis en valeur dans Airbnb. Il y avait de nombreuses photos de détails mais pas suffisamment de photos pour imaginer les volumes réels. Sans doute que cela s’explique par l’importance que les japonais accordent aux détails. Notre séjour japonais commence, en tout cas, sous les meilleurs auspices…

Mais avant de vous en dire plus, je finis de vous parler de Taïwan.

 

Promenade en photos dans le centre de Taipei

Taipei est une ville très plaisante où le piéton est le bienvenu. Après trois mois passés dans des environnements urbains très bruyants, nous avons particulièrement apprécié le calme de la capitale taïwanaise. La ville compte de nombreux parcs, un riche patrimoine architectural, des quartiers animés sans être agressifs, un métro d’une propreté irréprochable et des habitants sympathiques.


Dans le métro de Taipei


Parc du mémorial de la paix 228 (en relation avec les événements sanglants du 28 février 1947).


Les taxis jaunes sont omniprésents dans les rues de la ville


Le petit temple taoïste Tianhou, coincé entre deux boutiques


The Red House est un bâtiment iconique du quartier commerçant de Ximanding. Construit en 1908 pour servir de marché, il a été reconverti depuis en centre culturel, accueillant artistes et créateurs.


Palais présidentiel


Statues dans le quartier de Ximanding


Le parc Nishi Honganji est un vestige de la période japonaise. Un temple bouddhiste qui a brûlé se trouvait en ce lieu. Il ne reste que la cloche qui a été rénovée et un pavillon construit pour l’abriter.


Eglise presbytérienne. Les chrétiens représentent environ 4% de la population taïwanaise. Les protestants sont plus nombreux que les catholiques.


Hôpital


Statue de Lin Sen, président de la République de Chine entre 1931 et 1943

 

Bangkok

Bangkok compte plus de 9 millions habitants et est la ville la plus peuplée d’Asie du sud-est. La capitale thaïlandaise a pleinement profité de la croissance économique qu’a connu le pays depuis les années 80, en devenant le siège régional de nombreuses entreprises internationales. Elle accueille ainsi une population internationale importante qui a contribué à son développement.

Avec ses 19 millions d’habitants, l’aire urbaine de Bangkok regroupe près du tiers de la population thaïlandaise. La ville est traversée par le fleuve Chao Phraya et est construite à une altitude proche du niveau de la mer. Elle est souvent sujette aux inondations.

Nous avons séjourné 5 nuits à Bangkok dans un très bel appartement d’une tour du centre ville, proche des transports en commun pour faciliter nos déplacements. Comme dans les autres villes du pays, nous avons également utilisé l’application Grab pour nous rendre sur les sites les plus éloignés ou nécessitant trop de changements.

Nous avons découvert une ville extrêmement bruyante et polluée qui compte de vraies autoroutes urbaines et un centre-ville congestionné par le trafic des voitures. L’atmosphère est rendue encore plus oppressante avec la chaleur moite qui baigne la ville. Notre appartement constituait un vrai havre de paix que nous aimions retrouver après nos visites et promenades.


Tour et ouvrages d’art dans le centre ville


Beaucoup d’habitants de la ville se promènent avec des masques


En attendant le métro, les thaïlandais, disciplinés, constituent des files bien ordonnées


Ecoliers en uniforme


Les tuk-tuk constituent un moyen de transport très présents dans la ville, malgré la chaleur suffocante et l’atmosphère très polluée


Les grands centres commerciaux modernes et climatisés constituent des refuges pour fuir le tumulte et la chaleur de la rue


L’alimentation est partout dans les rues, et dans les centres commerciaux, des étales de restauration rapide ou des supermarchés envahissent des niveaux complets où l’on se perd avec délice


Les canaux de la ville qui ressemblent par endroit à des égouts à ciel ouvert constituent encore des moyens alternatifs pour se déplacer


La Chao Phraya animée des allées et venues incessantes d’embarcations plus ou moins précaires


Vendeur ambulant de boissons fraîches


La piscine à déversement de notre immeuble, située au 8ème étage, avec vue sur les tours de la ville