Temple de Garni, Arménie

Ce temple ionique, bâti au premier siècle de notre ère, par le roi Tiridate 1er d’Arménie, est le dernier vestige subsistant en Arménie de la période hellénistique. Le temple fut pratiquement détruit lors d’un séisme en 1679. Il fut reconstruit entre 1966 et 1976.


Campagne alentour

L’Arménie est un pays enclavé (sans façade maritime) et très montagneux. Erevan, elle-même, se situe à environ 1000 mètres d’altitude. Le pays dispose de peu d’infrastructures routières, ce qui complique encore plus les déplacements.


Orgues basaltiques

 

Shizhuo

Après notre séjour à Tainan, nous sommes partis en direction des montagnes du centre de Taïwan. La région centrale offre de nombreuses possibilités de randonnées pour tous les niveaux. Nous avons choisi de passer deux nuits en montagne dans les environs d’Alishan, réputée pour ses paysages et ses randonnées en forêt. Les taïwanais affectionnent particulièrement cette région et les prix des hébergements sont très élevés. Le meilleur compromis que j’ai trouvé en matière de logement, était une chambre d’hôtes avec deux lits doubles, situés à environ 1 heure de route du parc national de la forêt d’Alishan, dans le petit village de Shizhuo (environ 1.500 m d’altitude). Malgré l’éloignement et la simplicité du logement, nous avons payé 101€ la nuit (le logement le plus cher à Taïwan, à l’exception de l’hôtel de luxe dans le centre de Kaohsiung). Ceci étant, nos hôtes étaient très sympathiques.

Le jour où nous sommes arrivés, il y avait un épais brouillard. Je voyais à peine à 10 mètres. Les derniers kilomètres en lacets avec une pente très raide et une si faible visibilité furent particulièrement pénibles. Nous fûmes heureux, moi le premier, d’arriver à la maison d’hôtes. Evidemment, dans ces conditions, nous ne pouvions profiter de la vue sur la montagne, vantée par la maison d’hôtes. Quand l’heure du dîner fut arrivée, nous prîmes la voiture pour nous rapprocher du centre du village. Nous espérions trouver un restaurant. Le brouillard était toujours épais. Je conduisais à moins de 20 kilomètres/heure tant la visibilité était faible. Je pense n’avoir jamais conduit dans de telles conditions auparavant. Heureusement, nous avions seulement 2 ou 3 kilomètres à faire pour rejoindre le village. En arrivant, nous fûmes déçus car nous fûmes dans l’incapacité d’identifier un restaurant ouvert, susceptible de nous accueillir. Nous voyions bien quelques personnes attablées en train de manger, mais nous ignorions s’il s’agissait de cantines privées ou de restaurants. Nous décidâmes finalement d’acheter un plat dans la supérette du coin, qui disposait d’un coin restaurant avec deux petites tables.

Le lendemain, nous visitâmes le parc national de la forêt d’Alishan, à une heure de route de notre logement. Le temps était un peu plus dégagé mais plutôt pluvieux. Heureusement, durant notre promenade en forêt, la pluie cessa.

Le jour où nous avons quitté Shizhuo, les nuages étaient remontés plus haut sur les montagnes et les rayons du soleil perçaient entre les nuages. Nous pûmes découvrir les paysages alentour et notamment les grands champs de théiers, organisés en terrasses. Nous découvrîmes également un impressionnant temple taoïste, à seulement une centaine de mètres de la maison.



 

La côte entre Jiufen et Hualien

Taïwan est une île montagneuse qui possède 62 sommets dépassant les 3.000 mètres. Les montagnes couvrent la majorité du territoire. La population se concentre pour l’essentiel dans les plaines de l’ouest du pays. La côte est est restée sauvage. Entre Jiufen et Hualien, la route côtière a été bâtie, pour l’essentiel, à flanc de falaise. Il faut près de 4 heures pour boucler les 190 km qui relient les deux villes. Le spectacle de la route est magnifique entre ouvrages d’art et tunnels qui longent la mer de Chine.

Nous avons fait quelques arrêts sur notre route. Au départ, pour voir quelques vestiges de la mine d’or de Jiufen et au cap Bitoujiao où nous avons fait une promenade en bord de mer. Ensuite, il n’était pas aisé de s’arrêter car la route étroite et en lacets ne dispose pas de zones aménagées pour se garer. Nos yeux ont pu admirer la beauté du paysage. Mais je n’ai pas eu l’occasion de fixer des images avec mon appareil.


Pavillon dans la montagne, après Jiufen.


Statue monumentale du temple de Cyuanji à Qitang


Les montagnes verdoyantes en sortant de Jiufen


Vestiges de l’ancienne mine d’or


Les chutes dorées où se trouvait l’ancienne mine d’or


La mer Yin-Yang, baptisée ainsi pour les sédiments sableux charriés par la rivière qui s’y déverse


Promenade au cap Bitoujiao (鼻頭角)


Cimetière près du cap Bitoujiao

 

Baie de Bai Tu Long

La baie d’Ha Long est célèbre dans le monde entier, pour ses innombrables pics karstiques qui dessinent un paysage fantasmagorique. Malheureusement, comme beaucoup d’autres lieux exceptionnels, elle est victime de son succès. La baie est désormais encombrée, une bonne partie de l’année, d’une multitude de navires touristiques. Dans le même secteur, il existe deux autres baies qui présentent des paysages analogues. La baie de Lan Ha, plus au sud, et la baie de Bai Tu Long, plus au nord. La première présente l’avantage de conserver de nombreux villages flottants de pêcheurs qui n’existent plus dans la baie d’Ha Long. La seconde est réputée la plus calme et la moins fréquentée en navires touristiques. Nous avons opté pour cette dernière, dont les croisières étaient, qui plus est, moins chères, sans doute parce que cette baie est moins célèbre.


Les 3 baies


Je ne sais pas dire si les paysages de la baie de Bai Tu Long sont réellement de la même beauté que ceux de la baie d’Ha Long puisque nous n’avons pas comparé, mais nous avons beaucoup aimé notre croisière. Le temps était plutôt couvert, ce qui est souvent le cas semble-t’il dans la région. Mais cela ne nous a pas empêchés d’admirer les paysages qui défilaient devant nos yeux.

Nous avons choisi une croisière de deux jours et une nuit sur une jonque qui comptait une dizaine de cabines. Nous avions deux cabines qui se faisaient face à face. La décoration des cabines était élégante sans atteindre le luxe que proposent certaines embarcations mais avec des niveaux de prix bien plus élevés. Le personnel était d’une gentillesse remarquable.

Le premier jour, une navette est venue nous chercher dans le centre d’Hanoï et après 3 heures de route, nous sommes arrivés à l’embarcadère. Les jonques ne peuvent accoster sur le port. L’embarcation se fait avec des petits bateaux pouvant transporter une vingtaine de personnes. Après un verre de bienvenue, nous avons déjeuné dans la salle prévue à cet effet qui offre une vision panoramique sur le paysage. Alors que nous voguions vers la baie, on nous a servi un menu constitué de 7 ou 8 plats d’excellente qualité. J’ai personnellement particulièrement apprécié le crabe farci, garni avec de la panure! Le dîner était du même niveau tant en quantité qu’en qualité. Heureusement, l’après-midi, nous avons fait une longue promenade en kayak de mer, qui nous a permis d’éliminer quelques calories. Je pagayais avec Alice. Elise et Emma pagayaient ensemble. Cette promenade restera, pour moi, un moment mémorable de notre voyage. Evoluer ainsi en pleine nature avec un paysage d’une telle beauté est quelque chose d’inoubliable. Le soir, après le dîner, nous nous sommes essayés à la pêche au calamar. Mais nous n’avons pas eu beaucoup de succès!

Le lendemain, nous nous sommes levés à 6 heures du matin, pour faire une séance de taïchi. Parmi la quinzaine de passagers, seule une autre personne avait eu le même courage que nous. Là encore, c’était une belle expérience de faire ces mouvements de taïchi alors que nous voguions entourés de pics karstiques jaillissant de l’eau. Ensuite, nous avons pris notre petit-déjeuner bien mérité, puis nous avons visité une petite grotte. Pour le coup, cette grotte faisait vraiment minable à côté de celles que nous avions vues à Phong Nha. Ensuite, le navire a pris le chemin du retour. En fin de matinée, nous avons préparé des nems, que le cuisinier a frits pour nous et que nous avons donc pu goûter. Nous avons ensuite fait un excellent déjeuner, quoique moins copieux que la veille.

Nous avons débarqué à 12h30. Naturellement, la navette nous a reconduits ensuite à Hanoï.

Une croisière, c’est toujours un moment hors du temps, une parenthèse un peu magique. Sans doute, est-ce le contact avec la mer qui offre cette sensation unique? Cette croisière en baie de Bai Tu Long aura été finalement le seul moment où nous serons restés aussi longtemps sur l’eau, durant notre tour du Monde. Une belle parenthèse enchantée! Je garderai en mémoire les paysages oniriques de ces pics karstiques, enveloppés de brume marine.


Le port d’Ha Long où se fait l’embarquement


Les bateaux qui conduisent les touristes aux jonques


Au moment de l’embarquement


Les jonques (en bas et à gauche, la jonque Swan, sur laquelle nous avons navigué)


Navigation dans la baie de Bai Tu Long


Le soir, la jonque a jeté l’ancre dans un endroit calme de la baie. Pour la première fois depuis notre départ d’Ha Long, nous étions entourés d’une dizaine d’autres navires.


Alice très motivée par la pêche au calamar est malheureusement rentrée bredouille dans la cabine


L’île où nous avons été débarqués pour visiter une petite grotte


Le retour vers Ha Long

 

Ascension de la grotte de Mua

La grotte de Mua ne présente aucun intérêt. Mais elle se situe au pied d’un piton karstique qui peut être gravi grâce à un escalier comptant environ 500 marches. L’ascension est récompensée par un merveilleux point de vue sur les montagnes et les rizières alentours.

Le jour où nous sommes montés, le temps était menaçant et nous avions pris avec nous des imperméables. Bien nous en a pris car la pluie s’est mise à tomber alors que nous étions proches du sommet. C’était une pluie intermittente, donc j’ai pu sortir mon appareil photo pour prendre quelques clichés de ce paysage fantastique.

Aux deux tiers de l’ascension, l’escalier se scindait en deux, l’une des voies menant à un pic légèrement plus bas, sur lequel se trouvait un mini temple. Depuis l’escalier supérieur et le sommet du piton, j’avais une vue plongeante. Ces marches qui serpentent au milieu de la montagne m’ont évoqué la muraille de Chine. Et les visiteurs qui déambulaient et se prenaient en photo près du mini temple faisaient comme des ombres chinoises…


L’escalier de 500 marches


L’escalier qui serpente sur la montagne


Vues plongeantes sur le mini temple


Ombres chinoises


Tam Coc, sous un ciel d’orage

 

Trang An

Trang An est un complexe paysager, proche de Tam Coc, constitué de nombreux pitons karstiques, au milieu desquels serpente une rivière paisible. Plusieurs promenades en barque sont proposées. Les circuits durent 3 heures, traversant des grottes, évoluant entre les montagnes et faisant des haltes dans plusieurs temples. La barque est souvent conduite par une femme, plus rarement par un homme. Vu la longueur des trajets, les passagers sont invités à pagayer pour donner un coup de main.

L’environnement est paisible, les paysages sont éblouissants et débarquer sur les rives de la rivière pour découvrir des temples perdus dans la nature est magique.



Temple Trinh



Temple Khong


La rivière Côn, Phong Nha

La rivière Côn est précieuse pour la ville de Phong Nha car elle permet d’acheminer les touristes vers la grotte voisine baptisée du même nom « Phong Nha cave ». C’est également une voie de navigation. Mais la navigabilité de la rivière est maintenue au prix d’efforts incessants menés par les villageois pour extraire les longues herbes qui se développent dans son lit. Les femmes qui conduisent les bateaux à moteur vers la grotte, pagaient à l’intérieur de la grotte, se chargent également de ratisser le lit de la rivière pour en extraire les herbes envahissantes. On voit bien quelques hommes de temps en temps. Mais ils sont très minoritaires.

 

Voyage en train entre Hué et Dong Hoi, et arrivée à Phong Nha

Pour poursuivre notre remontée vers le nord du Vietnam, nous avons de nouveau pris le train. Le voyage entre Hué et Dong Hoi dura 3 heures, en milieu de journée. La voiture où nous étions était sale et décevante par rapport à la première impression que nous avions eue lors de notre voyage en train couchettes.

Le train en gare de Hué

Un taxi nous attendait à la gare de Dong Hoi, pour nous emmener à Phong Nha à environ trois quarts d’heure de route.

Phong Nha est une destination qui a connu un essor touristique important depuis quelques années car le parc national voisin (créé en 2001) offre un paysage karstique spectaculaire et abrite quelques unes des plus grandes grottes du monde. Toutefois, les infrastructures touristiques ne sont pas encore très développées et plusieurs grottes ne sont accessibles qu’après des treks de une ou plusieurs journées, ce qui limite l’affluence de touristes. Nous étions logés un peu en-dehors de la ville, en face de la rivière Côn.

Nous avons séjourné 3 nuits à Phong Nha et avons visité deux grottes : Phong Nha cave (une grotte accessible en bateau depuis la rivière Côn) et Paradise cave (une grotte sèche à 30 km de Phong Nha, aux dimensions exceptionnelles et accessible après une heure de marche dans la forêt et la montagne).

Vue sur la rivière Côn et les formations karstiques du parc, depuis notre hôtel

 

Montagnes de marbre

Ce site, en banlieue sud de Da Nang, est constitué de 5 monts de calcaire et de marbre qui ont été utilisés comme carrières pour une importante production de sculptures plus ou moins monumentales. Depuis peu, les carrières sont fermées. Mais la tradition artisanale perdure avec des matériaux importés de sites plus éloignés. Ces montagnes abritent plusieurs pagodes, temples ainsi que des grottes transformées en lieux de culte bouddhistes et hindous.

Le temps était nuageux quand nous avons visité ce lieu, mais nous avons eu la chance de passer entre les gouttes.



Photos du Tiger Temple, Krabi

Chédis ou stupas sur le chemin de l’ascension.

Un stupa est une représentation aniconique (non figurative) du bouddha historique et un monument qui commémore sa mort, son accession au parinirvana.

 


Buddha au sommet du Tiger Temple

Le Buddha est assis, main droite dans la main gauche ; c’est le mudrā de la méditation. Celui-ci mesure une vingtaine de mètres de haut.

 


Buddhas au sommet du Tiger Temple

Les doigts de la main droite du buddha de gauche forment un cercle, c’est le mudrā de l’argumentation ; celui du centre a sa main droite posée sur la jambe les doigts vers le sol, c’est le mudrā de la prise de terre à témoin (où vainqueur des forces du mal).

 


Divinité à tête d’éléphant, couverte d’offrandes

Le bouddhisme s’est réapproprié une partie de l’iconographie hindouiste. Cette statue évoque Ganesh.

 


Paysages de Krabi

 


Macaques

Rencontrer des singes est devenue une habitude depuis les grottes de Batu à Kuala Lumpur.

 


Buddhas, dans la partie basse du sanctuaire, mudrā de l’argumentation

 


Buddha

Buddha avec les doigts des deux mains jointes formant deux cercles ; c’est le mudrā de la mise en marche de la roue de la loi (dharma).

 


Statues qui accueillent les visiteurs au pied de l’escalier de 1260 marches.

 


Temple en forme de pagode qui atteste de l’influence chinoise.

 


Fontaine

 


Le tigre sacré, couvert d’offrandes

 

 

Nous avons gravi les 1260 marches du Tiger Temple et succombé à la tentation du massage

Le Wat Tham Seua ou Tiger Temple est un sanctuaire bouddhiste, fondé en 1975, qui se trouve un peu au nord de Krabi. Il regroupe différents temples. L’un d’entre eux se situe en haut d’une montagne à 278 m d’altitude. Pour y accéder, il faut gravir 1260 marches dont certaines font plus de 30 cm de haut. L’ascension est rendue particulièrement difficile par la chaleur. Aussi, il est préférable de venir le matin avant 9h00, lorsque le thermomètre est encore sous les 30°C, ce que nous avons fait.

Il nous a fallu environ 45 minutes pour effectuer l’ascension.

En haut de la montagne, on découvre un grand bouddha doré assis dans la position du lotus ainsi que d’autres statues plus petites. On voit également la statue d’une divinité à forme d’éléphant, couverte d’offrandes, rappelant le dieu hindou, Ganesh.

L’arrivée au sommet permet aussi de jouir d’une vue à 360° sur la région de Krabi, parsemée de pics rocheux semblables à ceux que l’on voit sur la mer.

La descente est plus facile pour le souffle, mais les 1260 chocs encaissés par les jambes font qu’elles tremblent en arrivant en bas de la montagne. Sur la dernière partie de notre descente, nous avons de nouveau croisé une colonie de singes. Ils venaient d’arracher un sac plastique contenant des chips à une touriste chinoise, quand nous sommes passés.

Dans la partie basse du sanctuaire, de nombreuses statues dorées jalonnent le chemin. Une grotte abrite la statue du tigre sacré, qui a donné son nom au sanctuaire.

Pour nous consoler des efforts consentis la matin, l’après-midi, nous sommes allés nous faire masser. Les massages ne sont pas chers : 250 baht (environ 7€) pour 1 heure. J’ai choisi le massage thaïlandais traditionnel, tonique mais incomparable pour délier les muscles. Elise et les filles ont fait un massage détente, pieds et épaules.