Photos du Tiger Temple, Krabi

Chédis ou stupas sur le chemin de l’ascension.

Un stupa est une représentation aniconique (non figurative) du bouddha historique et un monument qui commémore sa mort, son accession au parinirvana.

 


Buddha au sommet du Tiger Temple

Le Buddha est assis, main droite dans la main gauche ; c’est le mudrā de la méditation. Celui-ci mesure une vingtaine de mètres de haut.

 


Buddhas au sommet du Tiger Temple

Les doigts de la main droite du buddha de gauche forment un cercle, c’est le mudrā de l’argumentation ; celui du centre a sa main droite posée sur la jambe les doigts vers le sol, c’est le mudrā de la prise de terre à témoin (où vainqueur des forces du mal).

 


Divinité à tête d’éléphant, couverte d’offrandes

Le bouddhisme s’est réapproprié une partie de l’iconographie hindouiste. Cette statue évoque Ganesh.

 


Paysages de Krabi

 


Macaques

Rencontrer des singes est devenue une habitude depuis les grottes de Batu à Kuala Lumpur.

 


Buddhas, dans la partie basse du sanctuaire, mudrā de l’argumentation

 


Buddha

Buddha avec les doigts des deux mains jointes formant deux cercles ; c’est le mudrā de la mise en marche de la roue de la loi (dharma).

 


Statues qui accueillent les visiteurs au pied de l’escalier de 1260 marches.

 


Temple en forme de pagode qui atteste de l’influence chinoise.

 


Fontaine

 


Le tigre sacré, couvert d’offrandes

 

 

Nous avons gravi les 1260 marches du Tiger Temple et succombé à la tentation du massage

Le Wat Tham Seua ou Tiger Temple est un sanctuaire bouddhiste, fondé en 1975, qui se trouve un peu au nord de Krabi. Il regroupe différents temples. L’un d’entre eux se situe en haut d’une montagne à 278 m d’altitude. Pour y accéder, il faut gravir 1260 marches dont certaines font plus de 30 cm de haut. L’ascension est rendue particulièrement difficile par la chaleur. Aussi, il est préférable de venir le matin avant 9h00, lorsque le thermomètre est encore sous les 30°C, ce que nous avons fait.

Il nous a fallu environ 45 minutes pour effectuer l’ascension.

En haut de la montagne, on découvre un grand bouddha doré assis dans la position du lotus ainsi que d’autres statues plus petites. On voit également la statue d’une divinité à forme d’éléphant, couverte d’offrandes, rappelant le dieu hindou, Ganesh.

L’arrivée au sommet permet aussi de jouir d’une vue à 360° sur la région de Krabi, parsemée de pics rocheux semblables à ceux que l’on voit sur la mer.

La descente est plus facile pour le souffle, mais les 1260 chocs encaissés par les jambes font qu’elles tremblent en arrivant en bas de la montagne. Sur la dernière partie de notre descente, nous avons de nouveau croisé une colonie de singes. Ils venaient d’arracher un sac plastique contenant des chips à une touriste chinoise, quand nous sommes passés.

Dans la partie basse du sanctuaire, de nombreuses statues dorées jalonnent le chemin. Une grotte abrite la statue du tigre sacré, qui a donné son nom au sanctuaire.

Pour nous consoler des efforts consentis la matin, l’après-midi, nous sommes allés nous faire masser. Les massages ne sont pas chers : 250 baht (environ 7€) pour 1 heure. J’ai choisi le massage thaïlandais traditionnel, tonique mais incomparable pour délier les muscles. Elise et les filles ont fait un massage détente, pieds et épaules.

 

Coucher de soleil sur Uluru

Comme les monts Kata Tjuta, situés à une quarantaine de kilomètres à l’ouest, Uluru est un inselberg, c’est-à-dire une formation rocheuse isolée au milieu d’une plaine. Le sommet situé à 863 m surplombe la plaine d’environ 350 m. Uluru est en fait la partie émergée d’une roche en sous-sol dégagée par l’érosion. Il serait possible d’ailleurs qu’Uluru et les monts Kata Tjuta, soient reliés en sous-sol par la même formation rocheuse.

La forme emblématique d’Uluru en on fait la principale attraction touristique de la région. De nombreuses activités de découverte sont proposées autour du lieu. La plus controversée est l’ascension de la montagne. Les exploitants du site adoptent une position ambigüe en affichant des panneaux expliquant que les aborigènes sont opposées à l’ascension mais en ne l’interdisant pas pour autant. Cela m’a attristé de voir des touristes littéralement fouler du pied les croyances du peuple aborigène, d’autant que l’ascension en plein soleil ne doit présenter qu’un intérêt limité.

Le jour même où nous avons assisté au lever de soleil sur les monts Kata Tjuta, nous avons contemplé le coucher de soleil sur Uluru. Nouvelle première : lever et coucher de soleil dans la même journée! Quand on est sur ce lieu, on comprend aisément la fascination que ce site à exercer sur les premiers hommes à l’avoir vu, au point qu’ils en ont fait un lieu sacré. La pierre rouge solitaire émerge, régulière et majestueuse, au-dessus de la plaine.

 

Kata Tjuta

Kata Tjuta, qui signifie « beaucoup de têtes » en langue aborigène, est le regroupement de plusieurs dizaines de formations rocheuses, qui émergent au milieu du bush. Elles couvrent une surface d’environ 22 km². Le sommet le plus haut, le mont Olga, culmine à 1070 m et domine la plaine environnante de 400 m à 600 m. Le parc national propose plusieurs parcours de randonnées pour tous les niveaux. La plus longue mesure 15 km ; elle s’enfonce entre deux grands massifs puis fais une boucle. Lorsque nous y étions, l’accès à la boucle était fermée dès 11h du matin, car cette randonnée, qui présente quelques difficultés techniques, devient trop dangereuse quand la température avoisine les 40°C.

Tous les guides invitent les voyageurs à assister au spectacle du lever et/ou du coucher de soleil sur Kata Tjuta. Ce sont des moments privilégiés où la lumière est plus douce, la roche prend des tonalités rouges briques, et le ciel se colore des nuances de l’aube et de l’aurore, ou, du couchant et du crépuscule.

Etant donné que le thermomètre s’enflammait tôt dans la journée et ne redescendait pas sous les 35°C avant le coucher du soleil, nous avons choisi de nous lever très tôt pour assister au lever de soleil sur les monts Kata Tjuta, puis faire un peu de marche avant 10h du matin.

J’ai remarqué que quand je dois me lever à une heure exceptionnellement matinale. Je dors très mal la nuit. Je ne parviens pas à plonger dans un sommeil profond et je me réveille plusieurs fois pour vérifier que l’heure du réveil n’est pas dépassé. Cette fois-ci ne fit pas exception. La veille au soir, je mis le réveil à 4h30 pour que nous pussions partir à 5h15 et être à la plateforme d’observation du site, dédiée au lever du soleil, à 6h00, soit un quart d’heure avant le premier rayon du soleil. Nous avions acheté croissants, muffins, laits chocolatés et jus d’orange, la veille, pour prendre le petit-déjeuner face au spectacle de la nature qui s’éveille. J’aurais dû attendre 47 ans, pour voir pour la première fois de ma vie, le soleil se lever! J’avais déjà fait des nuits blanches, mais je n’avais jamais observé le soleil au moment où il apparaît à l’horizon. Le lever fut difficile pour tout le monde. Quand nous sortîmes, la température s’élevait déjà à 24°C.  Quand nous partîmes, il faisait nuit. Sur la route, j’appréciai avec émotion la montée progressive d’une lueur bleue à l’horizon, tandis que de l’autre côté du ciel, la nuit noire était encore présente. Après 40 minutes de route, nous arrivâmes sur le site, nous marchâmes 200 à 300 mètres, environnés par le bush silencieux et semblant s’éveiller doucement, et nous rejoignîmes la plateforme. Plusieurs dizaines de personnes étaient déjà présentes, ce qui ne posait pas de problème pour observer les monts Kata Tjuta. En revanche, la place pour observer le premier rayon de soleil était étroite, et les dizaines de personne présentes s’agglutinaient dans cet espace réduit. Tout le monde attendait le premier rayon. Et quand celui-ci apparut, de nombreuses personnes expirèrent un « Ah » d’admiration. Voir tous ces gens ainsi tournés vers l’astre du jour dardé sa première lueur fut également un moment émouvant. Je me suis dit que ces gens avaient, comme moi, l’envie de se reconnecter à la nature. Ces instants de communion suffisent à me rendre optimiste. L’aube laissant la place à l’aurore, le ciel s’illumina de couleurs incandescentes et les lumières chaudes montèrent progressivement sur les monts Kata Tjuta. Je continuai à prendre quelques photos et nous finîmes avec bonheur notre petit-déjeuner. Ensuite, nous reprîmes la route pour nous rendre à l’un des départs de randonnée. Dès 8h00, la chaleur était déjà pesante. Nous marchâmes malgré tout une dizaine de kilomètres, jusqu’à 10h00. A cette heure, la chaleur était déjà insupportable. Nous avions bu près d’un litre d’eau chacun. Nous souffrîmes de la chaleur mais nous fûmes également importunée par des nuages de mouches tournant autour de nous et nous obligeant à battre des bras sans arrêt. Sur le chemin, nous nous étions d’abord moqués des personnes qui portaient une moustiquaire sur la tête. A la fin nous les enviions. L’après-midi, Elise eu la bonne idée d’acheter lesdites moustiquaires pour faire les randonnées suivantes, sans cette nuisance.

Au cours de cette première randonnée, j’ai découvert des paysages conformes à ce que mon imagination avait bâti à partir des images vues de l’Australie. La terre est rouge ; les herbes et les buissons sont jaunis par le soleil ; les arbres sont noueux, tordus, comme s’ils souffraient eux-mêmes de la chaleur, parfois regroupés en bosquets, ils font de nombreuses tâches vertes dans le paysage ; les cours d’eau sont asséchés. On marche prudemment et bruyamment pour éloigner les serpents, potentiellement dangereux, même si le risque d’une mauvaise rencontre est infime. J’ai été séduit par la beauté brute de ces paysages qui semblent intemporels.


L’aube sur les monts Kata Tjuta, avec la Lune qui reflète les rayons du soleil


Lever du soleil


Les lumières de l’Aurore


Randonnée entre les monts Kata Tjuta