La côte du comté de Monterey

La côte Pacifique, à partir de Pacific Grove et pendant 100 km en descendant vers le sud, est une succession de falaises magnifiques où viennent se déchirer les vagues océaniques. La route en lacets longe la côte, offrant de splendides paysages marins qui évoquent les falaises du Finistère. Nous l’avons empruntée pour aller à Los Angeles, bien qu’elle allonge, naturellement, le temps de trajet par rapport à la route de l’intérieur des terres.

La veille nous avions déjà sillonné cette route pour nous rendre jusqu’au pont de Bixby Creek, qui apparaît dans la série « Big Little Lies » (que je recommande vivant à ceux qui ne l’ont pas vue). Nous sommes passés par Carmel, la petite ville côtière rendue célèbre par Clint Eastwood, qui y a été maire dans les années 80. Comme Monterey ou Pacific Grove, c’est apparemment une ville très bourgeoise. Mais ce n’est rien à côté de Pebble Beach, véritable ghetto pour super riches, où il est nécessaire de payer un droit de passage en voiture de 10,5 $, et, où s’alignent les demeures de millionnaires le long de la côte, sur une bonne vingtaine de kilomètres.

Pacific Grove, Californie

Avant de rejoindre Los Angeles, nous avons fait une étape de deux nuits à Pacific Grove, qui se trouve à la pointe sud-ouest de la baie de Monterey. La petite ville paisible, où vécut Steinbeck, fait face à l’océan Pacifique. Le climat est comparable à celui de San Franscisco. La côte est battue par un vent venu de l’Océan.

Cette petite ville bourgeoise contraste, par son calme, avec le tumulte de San Francisco.

Le premier soir, nous sommes allés nous promener à la pointe, au moment où le soleil déclinait. Ce lieu, baigné de la lumière du soleil couchant, était un océan de verdure face à la mer : d’un côté, la pelouse verte et les arbres majestueux d’un cimetière ; de l’autre la pelouse impeccable et les greens verdoyant d’un terrain de golf sans clôture. Etrangement, la limite entre cimetière et terrain de golf était imperceptible. Quelques joueurs de golf traversèrent la rue pour passer d’un trou au suivant. Une harde de biches, qui se promenaient dans les rues et sur la pelouse du golf, fit de même, dans l’autre sens. Manque de chance, je n’avais que le grand angle avec moi… J’ai réussi à m’approcher du goéland mais pas suffisamment des biches. Quant aux golfeurs, j’avoue les avoir négligés!