Musée d’art moderne de Taichung

Pour notre dernière journée à Taichung, nous avons visité le musée d’art moderne (National Taiwan Museum of Fine Arts), dont l’accès est gratuit et qui propose des expositions temporaires.

Nous avons découvert les tableaux très grands formats du peintre taïwanais Lin Hsin-Yueh. Les tableaux de paysages sont étonnants : lorsqu’on est à quelques mètres, ils évoquent l’art naïf alors que quand on s’éloigne à 10-20 mètres, on a l’impression de contempler des photos. Un artiste à découvrir…

 

Musée Chimei, Tainan

Nous n’avions pas prévu de visiter ce musée qui est à peine mentionné par le guide touristique Lonely Planet. Mais la pluie tombant en continue, nous avons recherché une activité pouvant se faire en intérieur. Ce musée semblait parfaitement convenir à l’occasion.

Nous avons été surpris, à la fois par la splendeur du bâtiment néo-classique et la qualité des collections qu’il abrite. Chimei est un musée privé qui a été créé en 1992. A l’image des musées victoriens, il est organisé en galeries consacrées à des thèmes variés : les espèces et leur évolution ; les armes depuis l’antiquité, en Europe et dans le reste du Monde ; la peinture européenne avec de nombreuses oeuvres de grands maîtres ; la sculpture ; les instruments de musique. Enfin, le musée présente des expositions temporaires dédiées à l’art moderne. Vu la taille du musée, il n’était pas possible de tout voir en une seule visite. Nous avons choisi trois galeries : celle consacrée aux armes car elle disposait d’une collection d’armures de samouraï, la galerie sur les espèces et celle dédiée à la peinture européenne. Enfin, nous avons visité l’exposition temporaire qui portait sur l’hyperréalisme à Taïwan. C’est l’exposition que j’ai préférée! Malheureusement, vous ne verrez pas de photos de l’intérieur, car elles étaient interdites.

Le dernier jour, avant de quitter la ville, le temps était plus clément. Nous nous sommes promenés dans les très beaux jardins du musée. Les lieux étaient déserts car c’était le jour de fermeture du musée.

 

Musée national du palais

Le musée national du palais de Taipei a recueilli les collections impériales de la Cité Interdite de Pékin.

Puyi, le dernier empereur de Chine, est contraint d’abdiquer en 1912 et vit emprisonné dans la Cité Interdite jusqu’en 1924. En 1924, il est chassé de la Cité Interdite et le palais est placé sous la juridiction du ministère de l’intérieur. Le musée national du palais ouvre ses portes au public le 10 octobre 1925. En 1931, le Japon envahit la Mandchourie. Devant la menace japonaise, il est décidé d’évacuer les trésors de la Cité Interdite dans le sud de la Chine, vers Nanjing. C’est le début d’un long périple, au cours duquel, la collection sera divisée en plusieurs lots, passant au fil des années en d’innombrables villes de Chine pour être protégée des envahisseurs japonais. En 1947, la collection est réunie à Chongqing puis acheminée par voie fluviale à Nanjing. Face à l’insurrection communiste, les dirigeants de la République de Chine prennent la décision, de transférer les pièces les plus importantes à Taïwan. 3 navires sont affrétés. Le dernier arrivera à Taïwan en janvier 1949.

Aujourd’hui, le musée compte près de 700.000 pièces. Il se présente comme la plus grande collection d’art chinois dans le Monde. Toutes les oeuvres ne sont pas exposées. Le musée réalise des expositions temporaires pour faire tourner sa collection.

Le musée est très bien conçu avec des salles vastes et bien éclairés. Il est organisé en sections : les peintures et la calligraphie, les bronzes, les sculptures de jade, les céramiques… C’est la section dédiée à la peinture et à la calligraphie que j’ai préférée. Mais je n’ai pas pensé à prendre des photos. Sans doute étais-je trop fasciné par les oeuvres que je contemplais…

 

Musée de miniatures de Taipei

Ce musée dispose d’une très merveilleuse collection de maisons miniatures sur des thèmes divers. Il possède également quelques personnages miniatures et des dioramas qui sont des reconstitutions d’époques anciennes ou de contes. J’ai été fasciné par la finesse de certaines oeuvres. Nous avons tous passé un très bon moment. Je recommande vivement la visite de ce musée à ceux qui passent à Taipei avec ou sans enfants.

La lumière était très tamisée et le flash naturellement interdit. Les quelques photos que j’ai prises sont insuffisantes à restituer la magie des lieux.

 

Le Vietnam, pays multiethnique

Lors de notre dernier jour à Hanoï, nous avons tenté de visiter le mausolée d’Hô Chi Minh. Comme indiqué dans un précédent article, nous avons renoncé devant la file d’attente interminable. Du coup, nous avons changé nos plans et nous avons décidé de visiter le musée d’ethnographie consacré à la diversité ethnique du Vietnam et présentant les modes de vie et des objets caractéristiques des principales minorités.

Au cours de notre voyage au Vietnam, nous avons eu une vision assez complète de la diversité des paysages et nous avons visité de nombreux lieux culturels. Mais, finalement, nous sommes passés complètement à côté de la diversité ethnique qui est une des richesses du pays. Visiter ce musée, même s’il ne remplace pas le contact avec les groupes ethniques minoritaires, a permis de compenser en partie ce manque.

La raison pour laquelle, nous n’avions pas eu l’occasion de percevoir cette diversité ethnique est liée au fait que l’immense majorité de la population, celle qui vit dans les plaines appartient au groupe ethnique kinh (ou viet). Ce sont les gagnants de l’Histoire, ceux qui ont imposé leur culture, leur langue, ont investi le pays et ont prospéré. Les minorités ethniques se trouvent aux marges du pays, dans des zones où les frontières ont bougé ou dans des lieux difficilement accessibles et où les conditions de vie sont plus rudes, comme les montagnes. Certaines y sont installées depuis des époques ancestrales tandis que d’autres ont migré plus récemment. Finalement, le Vietnam regroupe sur son territoire un éventail d’ethnies représentatif de la diversité existant dans tout l’Asie du sud-est depuis les frontières de l’Inde jusqu’aux rives de la mer de Chine.

Le site cap-Vietnam fait une présentation synthétique à laquelle je vous renvoie si vous souhaitez plus d’informations sur le sujet. Le pays dénombre 54 groupes ethniques différents, regroupés en 8 familles linguistiques : les  viet-muongs, les thaïs, les môn-khmers, les hmong-dao, les kadaï, les austronésiens, les chinois han, les tibéto-birmans. Le site MaTonkinoise fournit une carte avec le positionnement des 54 groupes ethniques. Ils sont de taille très variés, certains comptant seulement quelques centaines d’individus.

Si la reconnaissance des minorités et des spécificités culturelles est une bonne chose, je m’interroge sur la pertinence d’un tel découpage. Pourquoi vouloir ainsi mettre une étiquette ethnique sur chaque groupe? N’y-a-t’il pas un risque d’enfermer certaines catégories de la population dans des rôles de représentants d’ethnies plutôt que comme citoyen à part entière? Ces populations désirent-elles en pleine connaissance de cause perpétrer des coutumes ancestrales ou sont-elles piégées dans un rôle qu’ont leur a assigné dans un but touristique et de communication?

 

Promenades dans Hô Chi Minh Ville

Hô Chi Minh Ville est une ville dynamique mais bruyante. Le trafic est dominé par les deux roues largement majoritaires dans les rues. Les klaxons sonnent en permanence, utilisés tant pour prévenir les collisions que pour s’imposer dans la circulation chaotique. Malgré ce désordre apparent, les accidents ne semblent pas fréquents. En tout cas, nous n’en avons pas vus. Il est même étonnant de constater la fluidité du trafic. Les croisements sans feux rouges dessinent un écheveau de trajectoires où les deux roues s’arrêtent rarement et jamais plus de quelques secondes. Chacun évalue une trajectoire, anticipe les mouvements des autres, freine, accélère, se détourne, double, les concerts de klaxons accompagnant cet étrange balai, et tout le monde poursuit sa route sans qu’il y ait d’accroc.

Il n’est pas aisé d’être piéton dans cet environnement agressif. Si on s’en tient à la prudence européenne qui veut que l’on traverse uniquement quand il n’y a pas de véhicule en mouvement dans un espace de sécurité de quelques dizaines de mètres, il est de nombreuses rues où on ne traverse jamais. Il faut donc accepter de s’engager et d’avancer progressivement entre les véhicules. Les trottoirs sont souvent étroits et encombrés de deux roues garés. Dans ce contexte, la promenade dans la ville n’est pas reposante et il est préférable de bien avoir identifié les lieux d’intérêt avant de se lancer à l’aventure dans les rues. Nous avons d’ailleurs souvent eu recours à Grab pour nous rendre plus facilement d’un lieu d’intérêt à un autre.

Malgré ces désagréments, la plus grande ville du Vietnam (8,6 millions d’habitants en 2019 ; 13,6 millions d’habitants pour l’agglomération) recèle de nombreux bâtiments et monuments remarquables, pour partie hérités de la période coloniale. Vous trouverez ci-dessous de nombreuses photos prises à l’occasion de nos promenades. J’ai réservé un article dédié à la visite des pagodes.


Statue d’Hô Chi Minh devant l’Hôtel de Ville


Poste centrale avec le portrait d’Hô Chi Minh


Cathédrale Notre-Dame de Saigon, actuellement en rénovation


Traversées tranquilles au milieu des deux roues


Opéra


Employés en pose déjeuner


Ecoliers en sortie accompagnée


Marché Ben Thanh


Marchande de fruits et légumes


Musée des Beaux Arts


Musée de la Ville


Palais de justice


Restaurant dans une maison traditionnelle


Restaurant espagnol que nous ne nous attendions pas à voir en ces lieux (non testé!)


Saigon Skydeck (262 m, le plus haut bâtiment de la ville)


La ville compte également quelques parcs et des arbres impressionnants