Georgian Museum of Fine Arts, Tbilissi

Pour notre dernière journée à Tbilissi, nous avons visité ce très beau musée dédié aux peintres et sculpteurs géorgiens depuis le début du XXème siècle à nos jours. Aménagé dans un bâtiment historique, l’intérieur du musée est très lumineux et met bien en valeur les oeuvres. L’escalier central, sur 4 niveaux, est entièrement en verre, ce qui donne, semble-t’il, une forte sensation de vertige aux personnes qui y sont sensibles.

La collection compte un nombre impressionnant de tableaux qui montre la recherche d’une expression picturale moderne dans l’art géorgien. S’il peut sembler souvent à la remorque de mouvements occidentaux, notamment du début du XXème siècle, j’ai été très sensible à l’esthétique très personnelle développée par certains artistes. J’ai pris en photo quelques tableaux des artistes qui m’ont le plus touché. Vous noterez peut-être ma préférence pour l’art figuratif.


Façade du musée


Drapeau géorgien dans le café du musée


Escalier de verre


Radish Tordia


Oleg Timchenko


Tato Akhalkatsishvili

 

Musée du génocide arménien

Ce musée dédié au génocide arménien est remarquable. Par chance, l’ensemble des commentaires qui accompagnent les documents présentés sont traduits en français. Le musée présente la chronologie des faits en commençant par la situation des arméniens dans l’empire ottoman à la fin du XIXème siècle. Je connaissais peu l’histoire du génocide. J’ai pris conscience à la fois de l’ampleur de la tragédie mais également de l’importance de ce génocide dans la suite de l’Histoire du XXème siècle et son influence sur la Shoah. Le musée présente les faits en cherchant à démonter les mécanismes qui ont conduit à la déportation et aux massacres perpétrés principalement entre 1915 et 1916. Je vous invite à lire l’article Wikipedia pour plus d’informations sur le sujet.

Vous trouverez ci-dessous des photos du mémorial.

 

Musée National de Tokyo

Situé à l’intérieur du parc Ueno, le Musée National de Tokyo est le plus ancien grand musée du Japon. Il fut inauguré en 1872, au début de l’ère Meiji. Il regroupe des oeuvres japonaises depuis le néolithique jusqu’à la fin de la période Edo. Il présente également des oeuvres d’autres pays d’Asie. Nous avons limité notre visite à la galerie principale consacrée au Japon. La collection permanente qui y est présentée dessine l’évolution de l’art japonais et privilégie la mise en perspective par une sélection minutieuse des oeuvres plutôt qu’une exposition foisonnante telle qu’on les rencontre généralement dans ces grands musées. Un choix très japonais empreint de retenue et de sobriété.



La Grande Vague de Kanagawa, Hokusai

 

Musée du manga, Kyoto

Nous avons profité d’une journée pluvieuse, pour visiter ce petit musée dédié au manga. Plus qu’un musée, il s’agit d’un centre culturel qui propose de multiples activités. Pour ceux qui lisent le japonais, il y a la possibilité de lire sur place des mangas, parmi une collection immense. Le centre propose également des ateliers de dessin pour lesquels il est nécessaire de s’inscrire. Des vidéos sont projetés expliquant les étapes de confection d’un dessin. Le musée comprend des dessins signés des maîtres du manga japonais, des moulages de la main droite (ou gauche) de dessinateurs célèbres ayant reçus un prix accompagnés de leurs dessins (on y trouve par exemple Jean Giraud, dessinateur de Blueberry, alias Moebius), des planches de manga et enfin, une histoire du manga japonais et de sa diffusion dans le monde notamment à travers les dessins animés. Enfin, le musée présente des expositions temporaires. Lorsque nous y étions, l’exposition était consacrée à la dessinatrice Takemiya Keiko. Les photos sont interdites dans le musée pour des raisons de protection des droits d’auteur. Il semblerait que le manga ait beaucoup souffert dans son histoire de droits d’auteur bafoués ou de plagiats. Les quelques photos prises ci-dessous l’ont été en des lieux autorisés. Les dessins sont de Takemiya Keiko.

 

Musée des vieilles fermes à Osaka

Ce musée grandeur nature est installé dans le parc Hattori Ryokuchi, au nord d’Osaka. Il rassemble 12 vieilles fermes authentiques provenant des différentes régions rurales du Japon, construites durant la période Edo (entre les XVIIème et XIXème siècles). Ces fermes ont été démontées puis remontées. Les décors, meubles et outils qu’elles contiennent sont tous d’origine.

Je ne résiste pas à l’envie de reproduire ici un extrait du texte qui est remis aux visiteurs dans un français impeccable :

« Nous espérons que votre visite vous plongera dans une époque lointaine où l’on vivait dans l’abondance et jouissait des bienfaits de la nature et de l’environnement. Cette sagesse a traversé les âges en silence pour nous livrer aujourd’hui ce précieux témoignage ».

Peu de choses à ajouter, si ce n’est que tout est agencé avec une méticulosité qui confine à la perfection comme souvent au Japon.


Ferme de Shiiba, Miyazaki


Ferme de Akiyama, Nagano


Ferme de Totsukawa, Nara


Ferme de Tsuruga, Fukui


Chashitsu de Kitakawachi, Osaka (pièce pour la cérémonie du thé)


Magariya de Nambu, Iwate (ferme en forme de L combinant habitat et étable)


Théâtre rural de Kabuki de Shodoshima, Kagawa


Moulin à vent de Sakai, Osaka


Takakura d’Amami-Oshima, Kagoshima (grenier surélevé)


Ferme de Settsu-Nose, Osaka


Ferme de Shirakawa, Gifu