Le musée des Arts Islamiques de Kuala Lumpur

Le musée des Arts Islamiques a été ouvert en 1998. Il abrite une impressionnante collection de manuscrits (nombreux corans avec enluminures), de tableaux, d’objets décoratifs, de vêtements, d’armes, de bijoux, concernant différentes époques et branches de l’Islam. Des sections sont notamment consacrées à l’Islam dans le monde chinois, dans le monde malais et dans le monde indien. La première salle du musée, consacrée à l’architecture, regroupe des maquettes des principales mosquées qui existent dans le Monde.

Les aborigènes

Les aborigènes constituent la population autochtone de l’Australie. Les scientifiques considèrent que ce peuple a vécu isolé du reste du monde depuis 50.000 ans jusqu’à l’arrivée des européens au XVIIIème siècle. A l’arrivée de James Cook, en 1770, les aborigènes étaient un peuple de cueilleurs-chasseurs, constitué en 250 tribus occupant l’ensemble de l’Australie. Leur culture, reposant sur la tradition orale, était la plus ancienne sur Terre. Le XIXème siècle est marqué par la colonisation progressive des terres par les européens et les conflits armés qui en résultent. Les aborigènes sont peu à peu contraints d’abandonnés leurs terres. Ils sont déportés, transformés en cultivateurs, évangélisés…

A la naissance de l’Australie en tant qu’Etat fédéral du Commonwealth, en 1901, le droit de vote n’est pas accordé aux aborigènes au niveau fédéral. Seuls ceux qui sont inscrits sur les listes électorales d’une province sont autorisés à voter. Or l’essentiel d’entre eux ne satisfont pas à cette exigence. A partir de 1910, l’Australie mène vis-à-vis du peuple aborigène une politique d’assimilation forcée, en procédant, notamment, à l’enlèvement d’enfants indigènes de leurs familles. Les enfants ainsi enlevés sont souvent des métis de mère aborigène et de père blanc. Ces pratiques ne cesseront qu’en 1970.

Les droits des aborigènes progressent lentement tout au long du XXème siècle et ce n’est qu’en 1962, que le Commonwealth Electoral Act déclare que tous les indigènes ont le droit de s’inscrire et de voter aux élections fédérales. En dépit de cette évolution des lois, les aborigènes continuent d’être traités comme des citoyens de second rang. En 1992, le discours du premier ministre Paul Keating, appelle les australiens à reconnaître les torts causés au peuple aborigène, marquant une étape symbolique importante dans la réconciliation des communautés. Quelques aborigènes célèbres, artistes ou sportifs, contribuent à faire connaître les souffrances de leur peuple et deviennent des exemples de réussite. C’est le cas, par exemple, de Mark Ella, demi de mêlée, capitaine du XV d’Australie en 1982, ou encore de Cathy Freeman, championne du monde et championne olympique de 400 m, dernière porteuse de la flamme olympique aux jeux de Sydney, en 2000. Comment ne pas se dire, malgré tout, que ces athlètes sont des contre-exemples qui cachent la réalité que vit le peuple aborigène.

Alors que la population aborigène comptait entre 350.000 et 700.000 individus, à l’arrivée des européens, elle avait chuté en-dessous de 100.000 en 1920. Aujourd’hui, la population d’origine aborigène est estimée à 670.000 individus. Des territoires, représentant environ 10% de la surface de l’Australie, leur sont réservés. L’arrivée des européens a induit un bouleversement dans leur culture multi-millénaire reposant sur une vie en harmonie avec le territoire qu’ils occupaient. Leur territoire s’est réduit, leur population a été décimée par les conflits, les maladies, les famines, la transmission orale a souvent été mise à mal par les déportations, l’évangélisation, la sédentarisation forcée, les enlèvements, leurs valeurs ont été bousculées par le contact avec la civilisation européenne. Aujourd’hui, les aborigènes sont invisibles dans les villes. Il doit bien y en avoir. Mais nous n’en avons vu aucun à Sydney ou à Melbourne. Tout se passe comme s’il existait deux pays à l’intérieur de l’Australie : le pays des européens et le pays des aborigènes. En dépit des communications sur l’importance de la culture aborigène, qui a probablement eu une réelle influence sur ce qu’est devenu l’Australie, les points de contact semblent rares. On voit des tableaux et des oeuvres aborigènes dans les musées. En revanche, les personnes sont invisibles. Il y a du racisme. Mais je suis aussi convaincu que bon nombre d’australiens d’origine européenne ne sont pas racistes et ont hérité d’une histoire qui les a éloignés du peuple indigène. Espérons que les jeunes générations sauront oeuvrer pour renouer des liens distendus entre les communautés.

Il reste que les citoyens australiens d’origine aborigène sont écartelés entre deux voies qui semblent incompatibles : vivre à la manière de leurs ancêtres à l’écart de la société australienne sur des territoires réservés, au risque d’être dans l’incapacité de défendre leurs droits, ou, accepter de se former et d’étudier pour peser davantage dans les organes de gouvernance des provinces ou de l’état fédéral, au prix d’un renoncement aux modes de vie ancestraux. Comment trouver un chemin intermédiaire entre ces deux voies?


Oeuvres aborigènes exposées au Musée des Beaux Arts de Sydney

 

Sydney, instantanés

City of Sydney, coeur de la ville et quartier des affaires


State Library of New South Wales


Musée des Beaux Arts


Façades


New South Wales Land Registry Services


Hôtel de Ville


Cathédrale Saint Mary (statue de Jean-Paul II, en bas à droite)


Fontaine et statues, Hyde Park


Statues du Royal Botanic Gardens


Il Porcellino, statue de sanglier réputée porter chance et réplique d’une célèbre statue de Florence (dont il existe de nombreuses autres copies dans le Monde)


Guitariste sur la place de l’hôtel de ville, le quartier est peuplé de nombreux musiciens, chanteurs et artistes de rue en tout genre


La population asiatique donne par moments le sentiment d’être majoritaire à Sydney


Alice et sa poupée, dans les rues de Sydney

L’élevage des moutons

L’importance de l’élevage des moutons pour la ville est attestée par la statue hommage au berger.

 

Plusieurs maisons bourgeoises du centre ville, dont deux sont transformées en musée, ont été construites par des familles ayant fait leur richesse au début du XXème siècle grâce à l’élevage ovin. Il faut mesurer que ces familles cultivées, souvent issues de l’immigration européenne ont fait leur fortune grâce à l’exploitation des populations indigènes.

 

Palacio Sara Braun

Sara Braun était fille d’immigrés lettons, installés à Punta Arenas en 1874. Elle épousa l’entrepreneur portugais José Nogueira. Ils firent fortune grâce à l’élevage ovin et aux activités portuaires.

 

Centre cultural Braun-Menendez

Mauricio Braun, le frère de Sara, se maria à Josefina Menéndez, née à Buenos Aires, et consacra ainsi son rapprochement avec l’une des familles les plus riches de Punta Arenas. Comme sa soeur, il fit fortune dans l’élevage ovin et l’industrie portuaire.

 

Museo Nao Victoria, Punta Arenas

Le musée Nao Victoria de Punta Arenas confectionne et expose des répliques grandeur nature de bateaux célèbres.

Vues du musée

 

A l’entrée, quelques armes et une armure de conquistador permettent au visiteur de se déguiser

 

La Victoria

Réplique du bateau ayant accompli le tour du Monde sous l’impulsion de Magellan. La coque très arrondie est très haute. Mais on est impressionné par la petitesse du bateau lorsqu’on monte à bord.

 

Le HMS Beagle

Le HMS Beagle, brigantin de la marine britannique se convertit en navire d’exploration au début du XIXème siècle. L’une des expéditions permit à Charles Darwin de passer plusieurs mois dans la région.

 

Le James Caird

Le James Caird, adapté par le charpentier Harry McNish, fut le bateau qui fit la navigation en Antarctique depuis l’île Eléphant jusqu’aux îles de Géorgie du Sud durant l’expédition d’Ernest Shackleton en 1916. Le bateau fut bloqué plusieurs mois par les glaces.

 

La goëlette Ancud

Ce navire fut utilisé par le Chili en 1843 pour coloniser la région.

 

Epave de navire sur la plage voisine