La Aldea, un lieu idyllique

Nous avons passé nos derniers jours au Mexique dans une résidence magique, nommée Aldea, située à l’extérieur de la ville de Palenque, en plein milieu de la jungle. Si ce n’est les quelques voitures qui étaient garées à l’entrée de la résidence, ce lieu avait quelque chose d’intemporel. Le soir, nous entendions de nombreux bruits d’animaux. Probablement des oiseaux. Notre chambre se trouvait dans une maison entourée d’un jardin à la végétation luxuriante. Contrairement à ce que nous redoutions, le climat n’était ni trop chaud, ni trop humide.

Nous y sommes restés quatre jours et avons pu profiter pleinement de ce moment de ressourcement. Parfois, nous avions la grande piscine pour nous seuls. Nous étions devenus des habitués du restaurant où les serveurs un peu froids au début devinrent progressivement plus chaleureux. Il faut dire que personne ne semblait rester plus d’une journée ou deux. Comme l’a écrit Elise, nous ne nous sommes pas vraiment régalés durant notre séjour. La nourriture était correcte mais sans réelle saveur. Le restaurant de Palenque était un peu mieux, sans plus. Mais il bénéficiait d’un cadre magnifique.

Ces derniers jours passés au Mexique ont été savoureux. Nous étions coupés du monde, entourés du jardin d’Eden. Des instants un peu irréels dont on se demande si on les a vécus ou si on les a rêvés. Douceur de vivre…

Cité maya de Palenque

La cité maya de Palenque est le 6ème et dernier site archéologique que nous ayons visité au Mexique. Il se situe à la limite de la péninsule du Yucatán, entouré de la forêt tropicale du Chiapas. L’exploration du site est loin d’être achevée. Il resterait plusieurs centaines, peut-être plus de mille, structures encore enfouies dans la forêt. Celles qui sont accessibles sont aussi impressionnantes qu’à Chichén Itzá, Uxmal ou Edzná. Mais l’environnement du site est plus sauvage, ce qui lui donne encore plus de force. En nous promenant dans la forêt, nous avons eu la chance d’apercevoir des singes hurleurs évoluant dans leur environnement naturel. Quelle émotion et quel bonheur d’approcher ainsi la vie sauvage!

 

Singes hurleurs aperçus dans les arbres

Palenque, Chiapas

Le Chiapas est l’Etat le plus au sud de la confédération mexicaine. Il est bordé par le Guatemala. Cet Etat compte à la fois de larges zones montagneuses et de larges zones recouvertes par la forêt tropicale. Plusieurs langues indigènes continuent d’y être pratiquées. La population du Chiapas est restée très rurale. Seulement un quart de sa population habite dans l’une des 4 villes de plus de 50.000 habitants. Palenque, la septième ville du Chiapas compte environ 42.000 habitants selon le recensement de 2010. Palenque, en bordure de la forêt tropicale doit son développement à la proximité de la cité maya du même nom.

Nous avons fait une promenade dans la ville. J’ai été, une nouvelle fois, frappé par les couleurs vives présentes dans la rue, sur les marchés, dans les boutiques, sur les vêtements portés. C’était un dimanche matin, jour de marché. La place centrale du village, où siègent la mairie et l’église, était animée des rires des enfants qui jouaient, des jeunes qui se taquinaient ou flirtaient, et des anciens, assis sur les bancs ou les murets en pierre, qui regardaient la foule passée et semblaient porter un regard réprobateur sur la jeunesse agitée. Nous n’avons pas croisé un seul touriste lors de notre promenade en ville. Les gens respiraient la simplicité et la joie de vivre. Les regards posés sur nous étaient curieux, bienveillants et même souriants.

 

Campeche, dernière étape avec la voiture

Initialement, nous avions prévu de faire le circuit de Cancún (Quintana Roo) à Palenque (Chiapas), en voiture. Mais nous n’avons pas réussi à trouver un loueur acceptant de récupérer le véhicule à Palenque. Probablement parce que Palenque est une petite ville et qu’elle est trop loin de Cancún. Nous nous sommes donc résolus à abandonner le véhicule à Campeche, et à faire la dernière étape, Campeche-Palenque, en car. Pour la première fois depuis notre arrivée sur le continent américain, nous nous sommes retrouvés sans véhicule personnel. Ca complique un peu les choses pour voyager avec les bagages. C’est d’ailleurs quand on a plus de voiture que l’on se rend compte qu’il est important de voyager léger. Ca complique également les déplacements locaux. Nous n’avons plus tout à fait la même liberté quand le seul moyen de transport est un bus ou un taxi.

Après 700 km parcourus depuis Cancún, en passant par les villes de Tulum, Valladolid, Mérida, Santa Elena, nous avons donc restitué le véhicule à l’aéroport de Campeche. Nous avions reçu beaucoup d’avertissements concernant la location de voiture au Mexique : concernant la police qui peut procéder à des contrôles inopinés et racketter les touristes, concernant les loueurs de voiture enclins à arnaquer le client, concernant l’état des routes, la conduite des mexicains… Finalement, nous n’avons eu aucun problème. Tout s’est passé pour le mieux. Le loueur de voiture a été irréprochable aussi bien à la prise en main du véhicule qu’à sa restitution. Les routes étaient dans l’ensemble plutôt bonnes même si j’ai souffert la dernière heure entre Edzná et Campeche, car la route n’était qu’un immense chantier sur des dizaines de kilomètres. Quant aux policiers, nous n’avons eu que des rapports courtois. Quelques amabilités lors des contrôles mais aucune pression malvenue. Peut-être avons-nous eu de la chance?

Nous avons donc quitté Campeche en prenant un car direction Palenque. Les deux villes sont distantes d’un peu moins de 400 kilomètres. 6 heures de route. Nous redoutions un peu ce voyage que nous pensions long et pénible. Finalement, le trajet s’est passé dans d’excellentes conditions. Le car était extrêmement confortable quoique la climatisation était un peu forte. Ce qui est classique me direz-vous! Mais que nous avions omis d’anticiper. Il faut dire que la chaleur était pesante depuis notre départ de Cancún! Des films étaient diffusés. Et finalement, le trajet est passé sans que l’on s’en rende compte. Nous sommes arrivés à la gare d’autobus de Palenque où nous avons pris un taxi pour l’hôtel « La Aldea », notre lieu de résidence pour nos derniers jours au Mexique.