Les bords du fleuve Koura

Tbilissi s’est construite autour du fleuve Koura, importante voie de communication au travers du Caucase, qui se jette dans la Caspienne au sud de Bakou (capitale de l’Azerbaïdjan). La capitale de la Géorgie indépendante a su valoriser cet environnement naturel en associant harmonieusement monuments historiques, parcs et élégantes constructions modernes. Un téléphérique part du parc Rike (en photo ci-dessous), sur la rive gauche, et monte sur la colline qui surplombe la rive droite de la ville.

 

Meiji-jingu

Le Meiji-jingu est un sanctuaire shintoïste dédié à Meiji, né en 1857, et empereur de 1867 à 1912. Pour rappel, la restauration impériale fut proclamée en janvier 1868, suite à l’abdication du dernier shogun Tokugawa.

Ce sanctuaire se situe dans un parc très sauvage du centre-ville qui ressemble davantage à une forêt qu’à un bois. Les accès majestueux sont matérialisés par des torii monumentaux.

Le temple fut détruit par les bombardements lors de la seconde guerre mondiale et reconstruit en 1958.

Comme c’est la tradition dans les temples shintoïstes, des barils de saké faisant office d’offrandes sont entreposés à l’entrée du site. Ces donations assurent une forme de publicité aux donateurs. Plus original, certains domaines de Bourgogne ont eux-mêmes fait des offrandes sous forme de tonneaux de grands crus. C’est hommage s’explique aussi par le fait que l’ère Meiji a été marquée par une ouverture nouvelle du Japon au monde occidental.

 

Les sites de Nara envahis d’écoliers japonais

Lorsque nous avons vu ces nuées d’écoliers arriver dans le parc de Nara, nous avons été amusés, stupéfaits, mais aussi un peu inquiets. Nous nous sommes dits que les visites allaient être un peu bruyantes et agités. Finalement, le comportement de ces enfants est juste incroyable. Ils sont à la fois silencieux, disciplinés, calmes, mais aussi enjoués et souriants. De temps en temps, ils plaçaient les quelques mots d’anglais qu’ils connaissaient pour nous saluer. Ce sont sans doute des milliers d’enfants que nous avons croisés ce jour à Nara, égayant un peu plus notre promenade. Nous nous sommes demandés comment faisaient les éducateurs pour ne pas en perdre dans la foule. Heureusement, ils ont, autour de leurs cous, des petites fiches avec noms et téléphones à appeler en cas d’urgence.

 

Les daims du parc de Nara

Les visiteurs peuvent acheter des biscuits pour nourrir les daims. Ceux-ci attendent souvent près des points de vente. Dès que quelqu’un a un paquet de biscuits en main, ils s’approchent. Il faut les cacher pour pouvoir avancer. Nous-mêmes nous avons acheté des biscuits. Nous les avons dissimulés pour pénétrer plus avant dans le parc. Après 200 mètres de marche, nous avons sorti les biscuits. Les daims qui étaient situés à plusieurs dizaines de mètres de nous ont accouru. Alice et moi avons été dévalisés en un rien de temps. Je n’ai pas eu le temps de prendre la moindre de photo, tant ils ont agi rapidement!

La plupart des photos ci-dessous ont été faites au grand angle APS 18 mm.

 

Nara

Nara est une ville de 360.000 habitants, située à une heure de train d’Osaka. Il est possible de faire l’aller et retour dans la journée depuis Osaka. Mais l’ambiance de la ville est si douce et il y a tant à voir qu’il serait dommage de ne pas y séjourner quelques jours. Nous y sommes restés 3 nuits et 2 jours. Nous aurions pu y rester le double de temps sans nous ennuyer.

Nara a été capitale entre 710 et 784, sous le nom d’Heijo-kyo. La ville a d’ailleurs donné son nom à cette époque, réputée pour l’intense activité culturelle qui l’a accompagnée. Elle fut la première capitale fixe du pays. Auparavant, les croyances attachées au shintoïsme conduisaient à détruire les palais des rois à leurs morts et à les reconstruire en un autre lieu.

Nara possède un patrimoine culturel exceptionnel constitué de nombreux temples bouddhistes et shintoïstes classés au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Etant donné que notre séjour était court, nous avons choisi un hôtel près de la gare et près du centre historique pour pouvoir tout faire à pied. Nous avons eu la chance de bénéficier d’un temps ensoleillé avec des températures idéales autour de 25°C. Le premier jour, nous avons marché 15 km (ce qui est notre record depuis notre départ). Et le lendemain, nous avons encore marché 9 km. Bien sûr nous étions fatigués. Mais nous avons fait ces distances sans nous en rendre compte, tant le temps était idéal et le paysage idyllique. J’imagine qu’à la période de la floraison des cerisiers ou en automne, le décor doit être encore plus incroyable.

Nous avons fait l’impasse sur les visites de musées et nous n’avons vu qu’une partie des monuments de la ville, ceux qui sont situés autour du parc. Ce parc est le lieu de vie de plus d’un milliers de daims qui s’y promènent en totale liberté et font le bonheur des visiteurs. Selon la tradition shintoïste, le dieu de la guerre Takemikazuchi vint sur le mont Mikasa, proche de Nara, chevauchant un daim, pour protéger la cité impériale. Depuis, les daims sont considérés comme des messagers des dieux. Pendant des siècles, les passants étaient tenus de s’incliner devant eux et la peine de mort était la condamnation prévue jusqu’en 1637 pour toute personne qui tuait un daim. Leur nombre déclina fortement pendant la seconde guerre mondiale du fait de la chasse. Après la seconde guerre mondiale, ils perdirent leur caractère divin au moment de la séparation de la religion et de l’Etat. En revanche, depuis 1957, ils sont protégés en tant que « trésor naturel ».

 

Osaka-jo

En 1583, le général Toyotomi Hideyoshi, qui joua un rôle important dans l’unification du Japon, fit bâtir le premier château d’Osaka. 100.000 hommes auraient travaillé à sa construction. Cette première forteresse, réputée imprenable, fut détruite en 1614 par son rival, le général Tokugawa Ieyasu, par lequel débuta le shogunat Tokugawa qui dura jusqu’en 1868. Fin 1867, le dernier shogun Tokugawa fut contraint d’abdiquer et la restauration de l’empire fut proclamée le 3 janvier 1868. S’en suivit une guerre opposant les partisans du clan Tokugawa et les partisans de l’empereur qui vit la victoire de ces derniers. Au cours de cette guerre, le château d’Osaka fut de nouveau détruit le 2 février 1868, cette fois-ci par les troupes impériales.

Le château fut reconstruit en béton armé à partir de 1928, puis endommagé par les bombardements américains en 1945 et restauré entre 1995 et 1997. Il est aujourd’hui l’un des symboles de la ville et au-delà un témoin de l’histoire du Japon.

Le château trône sur une colline et est entouré de plusieurs murs d’enceintes et de douves. L’un des plus beaux parcs d’Osaka lui sert aujourd’hui d’écrin. Au sud du château se trouve un sanctuaire shinto.


Osaka-jo


Statue de Toyotomi Hideyoshi, au sein du sanctuaire Shinto


Sanctuaire Shinto


Promenade en bateau sur les douves du château

Cette promenade a très peu d’intérêt et est excessivement chère. Mais nous n’avons payé qu’une seule place enfant pour Alice, car de jeunes japonaises ont eu la gentillesse de nous offrir les 3 places qu’elles avaient mais qu’elles ne pouvaient utiliser, faute de temps.

 

Parc national de Taroko en photos

Nous avons profité d’une journée ensoleillée pour faire trois petites randonnées dans le parc national de Taroko.

L’entrée des gorges


Pont de Ningan (寧安橋)


1ère randonnée : swallow grotto Yanzikou trail (燕子口步道). Cette promenade se fait le long de la route à un endroit où les gorges sont très étroites. Des casques de sécurité sont prêtés gratuitement par le parc pour protéger des éventuelles chutes de pierres.


2ème randonnée : Lushui Trail (綠水步道).


3ème randonnée : Xiangde temple (祥德寺)


Changchun shrine (長春祠)

 

Yehliu Geopark

Notre première étape entre Taipei et Jiufen étant courte (environ 1 heure de route), nous avons fait un détour pour visiter les formations géologiques de la péninsule de Yehliu. Il s’agit de rochers près de la mer, sculptés par l’érosion, qui ont des formes de champignons géants. Nous avons fait la visite un dimanche. Heureusement, nous nous sommes trouvés sur les lieux au moment du déjeuner, ce qui nous a permis d’éviter les pics de fréquentation. Vous remarquerez sur les photos, que nous sommes loin d’être seuls. Mais malgré le monde, la visite était très agréable.