Bora-Bora, photos

La résidence où nous avons séjourné

En haut, la maison, en bas, deux autres logements voisins appartenant au même propriétaire.


Le lagon avec les maisons sur pilotis des grands hôtels

Compter plus de 6000 € la nuit pour les chambres les plus luxueuses!


Au loin, la barrière de Corail qui donne l’illusion que la surface du lagon est sous le niveau de la mer


Le Mont Otemanu


Une végétation luxuriante


Temple protestant

Le protestantisme s’est fortement implanté au XIXème siècle, sous l’impulsion de missionnaires britanniques. Elle est aujourd’hui la religion dominante en Polynésie Française, devant le catholicisme.


Promenade


Quand la tempête souffle


Bateaux

Pirogue polynésienne à balancier dans sa version sportive et bateau suspendu. La plupart des bateaux dans le lagon sont ainsi suspendus au-dessus de l’eau.


Vestiges de la seconde guerre mondiale


Alice à la mode polynésienne

Portée à l’oreille gauche, la fleur indique que la personne est prise, portée à droite, elle indique qu’elle est disponible.


Coucher de soleil sur le lagon

 

10 jours à Bora-Bora

Je ne sais pas pourquoi. J’avais imaginé que Bora-Bora était uniquement un lagon avec une île réduite à sa plus simple expression et dédiée exclusivement au tourisme. Aussi, j’ai été surpris de découvrir une île avec des montagnes (le sommet de l’île, le mont Otemanu, culmine à 727 m), une végétation luxuriante (certains arbres auraient inspiré James Cameron pour le film Avatar), une histoire (l’île a notamment servi de base militaire à l’armée américaine durant la seconde guerre mondiale), une identité culturelle forte et finalement une vraie vie avec une population locale qui dépasse les 10 000 habitants.

Nous avons logé dans une location, ce qui nous a permis d’être davantage en contact avec la population que si nous avions été dans un hôtel. La maison était grande avec une très belle vue sur le lagon. Nos hôtes, Mita et Angèle et leur fille, ont été charmants. Ils nous ont donné de nombreux conseils sur l’île. Et Mita nous a accompagnés en bateau près de la barrière de corail, ce qui restera un grand moment de notre séjour. Il nous a offert du thon qu’il avait pêché. Nous cueillions tous les jours plus de mangues sur les arbres fruitiers du jardin que nous n’étions en mesure d’en manger. Je n’avais jamais mangé de mangues aussi goûteuses et sucrées! Nous avions notre ponton privé qui nous permettait tous les jours de plonger dans le lagon avec masques et tubas.

Tout était réuni pour passer 10 jours inoubliables. Un seul détail a empêché que le tout soit parfait : le temps. Nous savions que ce n’était pas la meilleure période. Et d’une certaine manière, nous avons eu la chance de ne pas avoir à subir un typhon. L’île n’en n’a pas connu depuis 5 ans alors qu’il semblerait qu’auparavant elle essuyait le passage d’un typhon annuellement. Les habitants s’attendent à ce que le prochain soit très puissant. Nous n’avons pas subi de typhon, nos deux premiers jours ont été magnifiques, mais le reste de la semaine a été très pluvieux. Heureusement, il ne pleuvait pas à longueur de journée et nous profitions des accalmies pour plonger dans l’eau. Malgré tout, la fête n’a pas été complète. En particulier, une excursion que nous avions prévu de faire pour découvrir le lagon et ses merveilles sous-marines a dû être annulée à cause d’un orage trop violent.

Malgré un temps pluvieux dans l’ensemble, nous avons adoré l’île.

Alice nageait pour la première fois avec masque et tuba. Elle a appris vite, ce qui nous a permis de sortir quotidiennement pour admirer les poissons qui nagent autour des coraux. Nous allions assez loin dans le lagon. Je tenais la main à Alice en nageant. Plusieurs fois, nous avons vu passer des raies mantas quelques mètres en-dessous de nous.

Emma et moi avons fait une sortie en kayak. Nous avons traversé le lagon pour nous rendre d’Anau au motu (petite île) qui se trouve en face. Le vent a rendu l’aller-retour d’environ 3 km assez ardu. Mais nous avons pris beaucoup de plaisir a pagayé dans le lagon.

Comme je le disais plus haut, l’un des grands moments restera pour moi, le jour où nous avons nagé avec Mita à proximité des coraux de la barrière de Bora-Bora. Ici l’eau est si cristalline que le champ de vision s’étend à plusieurs dizaines de mètres sur 360° ; et partout des coraux colorés et des poissons multicolores. Au moment de rentrer avec le bateau de Mita, un orage venait de l’île. Mita a rapproché le bateau du motu voisin et nous nous sommes tous mis dans l’eau qui étaient chaudes en comparaison de la pluie de l’orage. Nous avons passé ainsi un quart d’heure à discuter dans l’eau tandis que la pluie de l’orage nous tombait dessus. Je n’oublierai pas ce moment magique. Ensuite, Mita a préparé quelques bénitiers qu’il avait pêchés avec un peu de citron. Emma et moi avons goûté. Nous n’avons pas adoré. J’ai trouvé ces coquillages un peu trop caoutchouteux. Mais manger ainsi ce que Mita venait de pêcher était sympa. Alors qu’il jetait les restes dans l’eau, une raie manta s’est approché de nous.

Nous avons fait plusieurs visites de l’île avec la petite Fiat Panda que nous avions louée, en empruntant la seule route qui fait le tour de l’île (1 heure pour un tour complet). Partout, les paysages sont magnifiques, avec d’un côté les montages du centre de l’île et de l’autre le lagon. A certains endroits, la route, bordée de cocotiers, passe à quelques mètres de l’eau…

 

Vol de Papeete à Bora-Bora

Papeete et Bora-Bora sont distantes de 270 km. Le bateau met 10 heures pour joindre les deux îles. Il n’existe que 3 connexions par semaine. Nos dates de voyage ne correspondaient pas aux liaisons maritimes. Nous avons donc opté pour l’avion. L’avion met 45′ quand il est direct. Mais de nombreux vols font des étapes dans d’autres îles pour améliorer le remplissage. C’était d’ailleurs le cas de notre vol qui faisait une première étape à l’île de Moorea (à une demi-heure de bateau de Papeete), puis une seconde étape à l’île de Huahine. Le vol a duré environ 1h45 au total. Nous n’avons pas bougé de nos sièges. Mais durant ce seul vol, l’avion a décollé et atterri 3 fois. Il est étonnant et dommage que les connexions marines ne soient pas davantage développées dans ce territoire océanique.

Ce voyage dans un avion à hélices, fort agréable au demeurant, nous a permis d’admirer depuis le hublot plusieurs îles. Les quelques photos ci-dessous, faites avec le téléphone, donnent une idée de la splendeur des paysages. Les vues aériennes permettent de voir les lagons qui entourent ces îles volcaniques.


Tahiti, îles de la Société


Moorea, îles de la Société


Huahine, îles Sous-le-Vent


Tahaa, îles Sous-le-Vent


Bora-Bora, îles Sous-le-Vent

 

Papeete, photos

Malgré une impression générale plutôt négative, j’ai pu tirer quelques belles images de la capitale polynésienne. Nous avons pu profiter d’une promenade très agréable le long du front de mer au soleil déclinant. Apparemment, celle-ci est en cours de prolongement. La ville dispose de belles fresques murales, d’un patrimoine architectural intéressant même s’il est mal mis en valeur. En fait, je pense qu’il suffirait de peu de choses pour embellir un peu la ville. Commencer déjà par améliorer le nettoyage des rues. Et puis offrir des solutions au logement et à l’assistance des personnes qui dorment aujourd’hui dans la rue. Je suis certain que Papeete gagnerait en renommée, pourrait devenir un lieu davantage visité par les touristes et deviendrait la digne capitale que mérite la Polynésie Française. Car, comme l’écrit Christian dans son commentaire sur mon précédent message, tout alentour est merveille surtout dès qu’on met la tête dans l’eau. Les polynésiens sont très sympathiques et accueillants. La Polynésie est bien le paradis qu’on imagine, mais sa porte d’entrée n’est pas à la hauteur.

 


Tiki


A gauche, la Mairie, l’Assemblée de la Polynésie Française, Haut-commisariat de la République en Polynésie Française
A droite, la Cathédrale Notre-Dame de Papeete


Arbre devant l’Assemblée de la Polynésie Française


Murs peints


Arbre en fleur dans les jardins de Pā’ōfa’i


Drapeaux français et polynésiens qui encadrent le mémorial à l’autonomie (30ème anniversaire de l’autonomie renforcée acquise en 1984)