Angkor, Ta Prohm

Ta Prohm est un temple construit à la fin du XIIème siècle, un peu avant Preah Khan. Il est entouré d’une enceinte proche d’un carré d’environ 250 m de côté. Des bassins existaient à l’extérieur et l’intérieur de l’enceinte. Mais ceux-ci sont aujourd’hui asséchés. Il faut franchir l’une des portes (gopura) garnies d’une tête à 4 visages, puis marcher environ 50 mètres dans la forêt pour arriver au temple lui-même organisé en plusieurs cours imbriquées.

Ta Prohm est le temple où il y a le plus grand nombre de fromagers. Il serait proche de l’état dans lequel il était au moment de sa re-découverte. De nombreux renforts ont toutefois été positionnés pour stabiliser les structures écrasées par la poussée des arbres. Il fait partie des temples très visités notamment parce qu’il a servi de décor au film Tom Raider avec Angelina Jolie.




 

Ordre de visite des temples d’Angkor

Vous trouverez ci-dessous la liste des temples que nous avons visités dans l’ordre de visite. Il y a une progressivité : nous avons laissé les temples réputés les plus impressionnants pour la fin. Mais nous avons eu le bonheur de découvrir des merveilles dès les premiers temples. Pour s’y retrouver facilement, dans les jours qui viennent je diffuserai un article par temple.

1er jour

en vert sur la carte

  • Neak Pean
  • Preah Khan

2ème jour

en turquoise sur la carte

  • Ta Prohm
  • Ta Keo
  • Banteay Kdei
  • Srah Srang
  • Prasat Kravan

3ème jour

en lie-de-vin et vermillon sur la carte

  • ensemble de Roluos :
    • Bakong
    • Preah Ko
    • Lolei
  • Banteay Srei

4ème jour

en violet sur la carte

  • Angkor Thom :
    • Bayon
    • Baphûon
    • Phiméanakas
    • Terrasse des éléphants
    • Terrasse du roi Lépreux

5ème jour

en jaune et orange sur la carte

  • Angkor Vat
  • Phnom Bakheng

 

 

Machu Picchu

Visiter le Machu Picchu n’est pas quelque chose qui s’improvise. Il faut venir à Cuzco, réserver les billets de train, acheter à l’avance les billets d’entrée et enfin, si on veut s’épargner les deux heures d’ascension depuis Aguas Calientes, il faut réserver les billets de bus. Tout est cher. Nous l’avons vu, les billets de train sont chers. Mais les hôtels et les restaurants d’Aguas Calientes le sont également, les billets d’entrée aussi (60 € par personne), ainsi que les billets de bus (35 € par personne). A 4, la visite du Machu Picchu, nous est revenu à plus de 1000 €. 1000 € dépensés en deux jours! Heureusement que le reste de notre voyage nous revient moins cher!

Le Machu Picchu est mythique. Les paysages des Andes sur la route d’Aguas Calientes sont magnifiques. Mais à la veille de visiter ce lieu, je me demandais si tout cela en valait vraiment la peine. Le doute était d’autant plus grand que la météo annonçait de la pluie. Et pas des petites pluies ; des orages!

Nous nous levâmes à 5h30 du matin, pour être au départ du bus à 6h30 et sur le site à 7h00. Nous avions les capes de pluie dans nos sacs. Les nuages enveloppaient les montagnes lorsque nous arrivâmes à l’entrée du site. Il se produisit ensuite quelque chose de magique. Alors que nous faisions l’ascension ultime pour arriver sur le site, les nuages se dissipèrent progressivement, laissant apparaître sous un soleil matinal les ruines et la montagne Huayna Picchu qui les surplombe, au moment même où nous atteignîmes le lieu sublime. Je ne sais dire, si c’est la fatigue, le bonheur de voir que les éléments nous étaient cléments, mais j’avoue avoir ressenti une émotion exceptionnelle. Mes yeux étaient baignés de larmes devant ce spectacle. Une nouvelle fois, je dois dire que jamais aucune photo ne pourra traduire l’émotion que peut susciter un tel lieu.

La ville inca semble avoir été posée au sommet de cette montagne par la main d’un être suprême. Elle est entourée de montagnes plus hautes qui forment comme un écrin. Et la montagne Huayna Picchu qui la surplombe directement fait comme un escalier qui mène au ciel. La lumière est irréelle. Les nuages et les brumes qui flottent adoucissent les sommets des montagnes. Nous passâmes de longues minutes qui parurent des secondes à contempler ce spectacle. J’ai été impressionné par le silence des lieux malgré les dizaines, les centaines de touristes. Les gens semblaient comme en recueillement, comme ébahis devant la magie du lieu.

Le Machu Picchu a lui seul justifie le voyage au Pérou. Mais peut-être n’aurais-je pas dit cela si je l’avais vu sous la pluie.

 

Cité maya d’Edzná

Le site archéologique d’Edzná se trouve dans l’Etat du Campeche, à 50 km au sud-est de la ville de Campeche. Nous avons eu 2 heures de route, depuis Santa Elena, pour y arriver. A Uxmal, le nombre de touristes étaient faibles par rapport Chichén Itzá. A Edzná, nous étions quasiment seuls. Nous sommes arrivés en fin de matinée. Seules 3 ou 4 voitures étaient garées dans le parking. Pas de boutique de souvenir, pas un seul guide, un prix d’entrée très faible en comparaison des autres sites… Nous ne nous attendions pas à découvrir un site aussi spectaculaire en entrant.

Le site est certes un peu plus petit qu’Uxmal ou Chichén Itzá, mais il abrite un ensemble de structures tout aussi impressionnantes et aussi bien restaurées. Encore plus qu’à Uxmal, nous avons été éblouis par la splendeur du site, et, étonnés d’être aussi seuls.

Pluies tropicales à Cobá

Le site maya de Cobá se situe à peu près à mi-distance de Tulum et de Valladolid (les deux villes étant elles-mêmes distantes d’environ 100 km). Cobá constituait donc une visite idéale avant de nous rendre à Valladolid, notre nouvelle étape.

Cobá a été l’une des cités importantes du monde maya à la période classique (entre 500 et 1000). La plupart des vestiges du site datent d’ailleurs de cette époque. Comme Tulum, la cité a été abandonnée au XVIème siècle, la jungle envahissant progressivement toutes les structures jusqu’à ensevelir la plupart d’entre elles. Ce n’est que dans les années 1920, que les archéologues entreprirent l’exploration du site. Jusque dans les années 1970, aucune route ne menait à Cobá.

Contrairement au site de Tulum qui est très aéré, la cité de Cobá est encore largement envahie par la jungle. On se sent un peu comme Indiana Jones, au milieu de ces temples, transpercés par les arbres ou cachés sous la végétation tropicale. Le site est très vaste. Il s’étendrait sur 80 km2. Seule une petite partie est accessible.

En arrivant à Cobá, nous avons été surpris par le nombre de touristes. Sur la route, entre Tulum et Cobá, il n’y avait pratiquement aucune voiture. J’en ai déduit, a posteriori, que ces touristes devaient venir de Cancún, la distance permettant de faire l’aller-retour dans la journée.

Les billets en poche et avec quelques boissons achetées à la supérette du coin, nous entrâmes dans le site. Nous déclinâmes les propositions des nombreux guides locaux, préférant explorer à notre rythme les ruines enfouies dans la jungle. Les distances étant assez grandes entre les ensembles à visiter, des vélos sont proposés à la location, et de nombreux cyclo taxis haranguent les touristes après l’entrée, pour leur proposer d’économiser leurs forces. Bien que le ciel était couvert, nous décidâmes de privilégier la marche. J’avais lu auparavant qu’il ne devait pas pleuvoir avant la toute fin d’après-midi. Nous n’étions alors qu’en début d’après-midi. Après 3/4 d’heure de visite des premières ruines, la pluie se mit à tomber, doucement d’abord, puis un peu plus violemment. Manque de chance, nous avions oublié nos capes de pluie dans le coffre de la voiture. Pourtant, je les avais bien préparées en vue de notre visite! Nous nous abritâmes sous les épais feuillages de la forêt tropicale. D’autres personnes s’abritèrent à une centaine de mètres sous le toit végétal d’une ruine maya restaurée. Au début, notre abri suffit. Puis, la pluie se mit à tomber beaucoup plus dru. Nous commencions à être bien mouillés. Et l’orage s’intensifia encore jusqu’au moment où un éclair déchira le ciel avec le fracas quasi simultané du tonnerre. La foudre ne devait pas être tombée très loin de nous! Nous sursautâmes.  Prenant conscience que nous ne pouvions rester plus longtemps sous les arbres, nous nous mîmes à courir vers la structure maya au toit végétal. Cette course d’une centaine de mètres sous une pluie tropicale intense nous trempa jusqu’aux os. Nous restâmes peut-être une demi-heure sous ce nouvel abri, sans que la pluie ne réduisît d’intensité. Finalement, l’orage s’éloigna et la pluie s’arrêta quasiment. Elle était alors suffisamment douce pour que nous pussions marcher sous les arbres de la forêt tropicale sans nous mouiller davantage. Nous sortîmes prudemment de notre abri nous apprêtant à retourner à l’entrée du parc. Finalement, la pluie s’arrêta complètement et nous pûmes marcher jusqu’à la pyramide de Nohoch Mul, la plus haute structure du site, avec 42 m de haut.

L’ascension de la pyramide de Nohoch est difficile. Contrairement à ce que l’on a pu voir par la suite sur d’autres sites, l’escalier de pierres, très raide, avec des marches hautes et irrégulières, n’a pas été restauré. Il est d’autant plus dangereux quand il a plu. L’ascension est difficile. Mais la descente l’est encore plus, car il n’est alors plus possible de s’aider des mains, sauf à descendre face à la pyramide, ce qui est également compliqué. Malgré les conditions, avec beaucoup de prudence nous fîmes l’ascension. Nous fûmes récompensés par une vue extraordinaire sur la canopée. Depuis le haut de la pyramide, nous prîmes conscience que cette région était couverte par la jungle à perte de vue dans toutes les directions.

Pour faire les 2 km nécessaires pour revenir à l’entrée, nous fûmes bien heureux de trouver des cyclos taxis que nous avions snobés à l’aller.

La voiture retrouvée et après une heure de route, nous arrivâmes à l’hôtel de Valladolid, dans un état piteux. Plus que jamais, la douche fut un moment délicieux.