Sanctuaire Asakusa et quartier Shitamachi

Ce sanctuaire, le plus visité de Tokyo, rassemble dans son enceinte des temples consacrés au bouddhisme et au shintoïsme. Le bâtiment principal date de 1649, au début de la période Edo.

Le sanctuaire se trouve au milieu du quartier Shitamachi où vivaient les marchands et les artisans de la période Edo. Ce quartier a conservé de nombreux bâtiments et boutiques de cette époque.


Sanctuaire Asakusa


Shitamachi

 

Yasukuni Jinja, Tokyo

Ce sanctuaire shintoïste rend hommage aux 2,5 millions de japonais « ayant donné leur vie au nom de l’Empereur du Japon » depuis 1868 jusqu’à la fin de la seconde guerre mondiale. Il possède des torii monumentaux dans différents matériaux : bois, bronze, acier, béton.

Ce lieu est l’objet de controverse car il apparaît comme un symbole du Japon impérialiste et abrite les sépultures de plusieurs criminels de guerre.

 

Parc Ueno, Tokyo

Le parc Ueno est l’un des plus fréquentés de la capitale japonaise. Outre ses grands espaces de verdure, il abrite plusieurs musées, des temples et le zoo de la ville.


Etang de Shinobazu, recouvert de lotus


Début de la floraison des hortensias


Temple bouddhiste Shinobazunoike Bentendo


Temple shintoïste Hanazono Inari


Temple shintoïste Ueno Toshogu, abritant une flamme recueillie suite à la bombe d’Hiroshima et maintenue allumée depuis en souvenir des bombardements atomiques d’Hiroshima et de Nagasaki

 

Meiji-jingu

Le Meiji-jingu est un sanctuaire shintoïste dédié à Meiji, né en 1857, et empereur de 1867 à 1912. Pour rappel, la restauration impériale fut proclamée en janvier 1868, suite à l’abdication du dernier shogun Tokugawa.

Ce sanctuaire se situe dans un parc très sauvage du centre-ville qui ressemble davantage à une forêt qu’à un bois. Les accès majestueux sont matérialisés par des torii monumentaux.

Le temple fut détruit par les bombardements lors de la seconde guerre mondiale et reconstruit en 1958.

Comme c’est la tradition dans les temples shintoïstes, des barils de saké faisant office d’offrandes sont entreposés à l’entrée du site. Ces donations assurent une forme de publicité aux donateurs. Plus original, certains domaines de Bourgogne ont eux-mêmes fait des offrandes sous forme de tonneaux de grands crus. C’est hommage s’explique aussi par le fait que l’ère Meiji a été marquée par une ouverture nouvelle du Japon au monde occidental.

 

Fushimi Inari-Taisha

Fushimi Inari-Taisha est un sanctuaire dédié à la déesse Inari (principalement déesse des céréales, des fonderies et du commerce, gardienne des maisons, secondairement déesse de la montagne, des prostituées, des pompiers, de la fertilité), qui associe les deux traditions religieuses du Japon : shintoïsme et bouddhisme.

Ce sanctuaire, bâti sur les flancs d’une montagne au sud de Kyoto, est constitué de plusieurs temples éloignés les uns des autres. Il abrite surtout un magnifique chemin qui serpente dans la montagne sur plusieurs kilomètres et est jalonné d’innombrables torii (portes) peints en orange.


 

Nara

Nara est une ville de 360.000 habitants, située à une heure de train d’Osaka. Il est possible de faire l’aller et retour dans la journée depuis Osaka. Mais l’ambiance de la ville est si douce et il y a tant à voir qu’il serait dommage de ne pas y séjourner quelques jours. Nous y sommes restés 3 nuits et 2 jours. Nous aurions pu y rester le double de temps sans nous ennuyer.

Nara a été capitale entre 710 et 784, sous le nom d’Heijo-kyo. La ville a d’ailleurs donné son nom à cette époque, réputée pour l’intense activité culturelle qui l’a accompagnée. Elle fut la première capitale fixe du pays. Auparavant, les croyances attachées au shintoïsme conduisaient à détruire les palais des rois à leurs morts et à les reconstruire en un autre lieu.

Nara possède un patrimoine culturel exceptionnel constitué de nombreux temples bouddhistes et shintoïstes classés au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Etant donné que notre séjour était court, nous avons choisi un hôtel près de la gare et près du centre historique pour pouvoir tout faire à pied. Nous avons eu la chance de bénéficier d’un temps ensoleillé avec des températures idéales autour de 25°C. Le premier jour, nous avons marché 15 km (ce qui est notre record depuis notre départ). Et le lendemain, nous avons encore marché 9 km. Bien sûr nous étions fatigués. Mais nous avons fait ces distances sans nous en rendre compte, tant le temps était idéal et le paysage idyllique. J’imagine qu’à la période de la floraison des cerisiers ou en automne, le décor doit être encore plus incroyable.

Nous avons fait l’impasse sur les visites de musées et nous n’avons vu qu’une partie des monuments de la ville, ceux qui sont situés autour du parc. Ce parc est le lieu de vie de plus d’un milliers de daims qui s’y promènent en totale liberté et font le bonheur des visiteurs. Selon la tradition shintoïste, le dieu de la guerre Takemikazuchi vint sur le mont Mikasa, proche de Nara, chevauchant un daim, pour protéger la cité impériale. Depuis, les daims sont considérés comme des messagers des dieux. Pendant des siècles, les passants étaient tenus de s’incliner devant eux et la peine de mort était la condamnation prévue jusqu’en 1637 pour toute personne qui tuait un daim. Leur nombre déclina fortement pendant la seconde guerre mondiale du fait de la chasse. Après la seconde guerre mondiale, ils perdirent leur caractère divin au moment de la séparation de la religion et de l’Etat. En revanche, depuis 1957, ils sont protégés en tant que « trésor naturel ».

 

Ohatsu Tenjin, sanctuaire de l’amour où Alice se blessa au front

Ohatsu Tenjin est un petit sanctuaire, édifié il y a 1300 ans, aujourd’hui dissimulé entre de grands immeubles du quartier d’Umeda. La légende raconte qu’il a été bâti sur le lieu où les amants maudits, Ohatsu et Tokubei, se suicidèrent. Ohatsu était une prostituée et Tokubei un apprenti commerçant. Ils préférèrent la mort à la séparation. Cette histoire, immortalisée par le théâtre japonais, rappelle d’autres grandes histoires d’amour. On pense à Tristant et Iseult ou à Roméo et Juliette. Le temple est le théâtre d’une intense activité. On imagine les amants venir consacrés leur amour naissant et les amoureux non encore déclarés faire le voeu que leur amour sera un jour accueilli avec émotion. Une petite partie du temple est également consacré à l’amour filial et on y observe les voeux accrochés pour une nouvelle naissance.

Ce jour-là, Alice qui s’amusait à passer sa tête dans les panneaux prévus à cet effet, finit par se coincer la tête dans un trou trop petit! En voulant ressortir la tête d’un mouvement brusque, elle s’écorcha le front. Elle aurait pu se faire très mal. Heureusement, elle n’a eu qu’une égratignure. Etrangement, la marque laissée par la blessure avait la forme d’un






Alice, le jour même (à gauche) et le lendemain (à droite)

 

Japon, repères historiques (1ère partie) : de la préhistoire à la restauration de l’empire en 1868

Le peuplement du Japon daterait de la dernière période glaciaire, il y a 30.000 ans, lorsque l’archipel était en contact avec le continent. L’apparition des premières poteries (parmi les plus anciennes de l’humanité), entre 14.000 et 13.000 avant JC, marque le début de la période Jōmon, caractérisée par une sédentarisation des populations dont les ressources restent la chasse et la cueillette. Autour de 800 avant JC, débute la période Yayoi qui voit, en particulier, le développement de la riziculture dont les techniques sont importées de Chine.

Durant la période Kofun qui débute au IIIème siècle, le Japon est divisé en royaumes rivaux. La région du Kansai s’impose comme centre politique dans la deuxième moitié du Vème siècle au terme d’un processus d’unification, conduisant à l’identification d’un souverain suprême que l’on peut assimiler à un roi ou à un empereur. Durant cette période, les échanges avec les royaumes de la péninsule coréenne favorisent le développement d’artisanats tels que le tissage de la soie, l’industrie du papier, le travail des métaux…

Le bouddhisme, qui fait sont entrée au Japon au VIème siècle, coïncide avec le début de la période Asuka. L’arrivée de cette nouvelle religion provoque des guerres entre les clans convertis et ceux restés fidèles au shintoïsme. Le trône de l’empereur fait lui-même l’objet de conspirations et de luttes acharnées dont la religion est le prétexte. En 672, le prince Oama devient empereur, sous le nom de Temnu, au prix d’une nouvelle guerre. Il favorise l’installation d’une période de stabilité en affirmant son lien de parenté avec les divinités du shintoïsme tout en permettant le développement du bouddhisme. Il entreprend également des réformes qui renforcent le pouvoir impérial et modernisent l’Etat.

Au VIIIème siècle, l’époque de Nara, est caractérisée par une intense activité culturelle.

A partir du VIIème siècle, le Japon connaît une période de réchauffement climatique qui provoque des famines importantes. Ces crises alimentaires créent une instabilité croissante qui provoque, durant la période Heian (allant du IXème au XIIème siècle), l’affaiblissement du pouvoir impérial et un accroissement de l’insécurité dans tout le royaume. Cette situation conduit à l’émergence d’une classe de combattants issue de la noblesse, les bushi.

Le Moyen-Age japonais s’étend du XIIème au XVIème siècle. Cette période est marquée par la prise du pouvoir par des généraux, shogun en japonais, combattant initialement au nom de l’empereur, mais imposant progressivement leur domination. Le pays connaît une période de profonde division. Ce n’est qu’à la fin du XVIème, que trois seigneurs de guerre qui s’emparent successivement du pouvoir, Oda Nobunaga, Toyotomi Hideyoshi (neveu par alliance du premier) et Tokugawa Ieyasu, conduisent à la réunification du pays.

En 1542, les japonais entrent pour la première fois en contact avec les occidentaux, avec l’arrivée du portugais Fernão Mendes Pinto, dans l’île de Tanegashima. Le commerce entre les deux nations se développe. Les jésuites entreprennent une campagne d’évangélisation dans le sud du pays avec le soutien de seigneurs locaux. Mais le Christianisme vu comme une menace est interdit à la fin du XVIème siècle.

Le shogunat Tokugawa représente une période de stabilité. Il débute en 1603 et se termine en 1868, et correspond à l’époque Edo. Après une courte phase de développement des relations commerciales avec l’étranger, l’édit Sakoku de 1635 consacre une volonté isolationniste. Malgré cela, le pays connaît dans les 3 siècles qui suivent une forte croissance économique et démographique. Mais le XIXème siècle voit les puissances étrangères menacer la souveraineté du Japon et son isolement ne le met pas à l’abri des convoitises. En interne, le pays connaît plusieurs périodes de famine qui accroissent les critiques vis-à-vis du shogun Tokugawa. Celui-ci, considérablement affaibli sur le plan politique, est contraint d’abdiquer fin 1867 et la restauration de l’empire est proclamée le 3 janvier 1868.

 

Sumiyoshi Taisha, Osaka

Sumiyoshi Taisha est un sanctuaire shintoïste situé dans le sud d’Osaka. Le bâtiment principal serait la réplique fidèle du temple bâti au IIIème siècle, en ce même lieu. Le pont en arche aurait été bâti en 1600.

Nous avons vu beaucoup de temples durant nos 5 mois passés en Asie. Des temples impressionnants, colorés, avec des statues gigantesques. Des temples envoûtants, où règne une ambiance mystérieuse. Mais jamais je n’avais ressenti auparavant, un tel sentiment de plénitude et d’harmonie.










 

Osaka-jo

En 1583, le général Toyotomi Hideyoshi, qui joua un rôle important dans l’unification du Japon, fit bâtir le premier château d’Osaka. 100.000 hommes auraient travaillé à sa construction. Cette première forteresse, réputée imprenable, fut détruite en 1614 par son rival, le général Tokugawa Ieyasu, par lequel débuta le shogunat Tokugawa qui dura jusqu’en 1868. Fin 1867, le dernier shogun Tokugawa fut contraint d’abdiquer et la restauration de l’empire fut proclamée le 3 janvier 1868. S’en suivit une guerre opposant les partisans du clan Tokugawa et les partisans de l’empereur qui vit la victoire de ces derniers. Au cours de cette guerre, le château d’Osaka fut de nouveau détruit le 2 février 1868, cette fois-ci par les troupes impériales.

Le château fut reconstruit en béton armé à partir de 1928, puis endommagé par les bombardements américains en 1945 et restauré entre 1995 et 1997. Il est aujourd’hui l’un des symboles de la ville et au-delà un témoin de l’histoire du Japon.

Le château trône sur une colline et est entouré de plusieurs murs d’enceintes et de douves. L’un des plus beaux parcs d’Osaka lui sert aujourd’hui d’écrin. Au sud du château se trouve un sanctuaire shinto.


Osaka-jo


Statue de Toyotomi Hideyoshi, au sein du sanctuaire Shinto


Sanctuaire Shinto


Promenade en bateau sur les douves du château

Cette promenade a très peu d’intérêt et est excessivement chère. Mais nous n’avons payé qu’une seule place enfant pour Alice, car de jeunes japonaises ont eu la gentillesse de nous offrir les 3 places qu’elles avaient mais qu’elles ne pouvaient utiliser, faute de temps.

 

Temple Paochueh, Taichung

Ce temple bouddhiste regroupe plusieurs bâtiments originaux, dont un columbarium, un gigantesque bouddha souriant dont la toge est couverte de svastikas, un petit temple datant de 1920 encastré dans un temple beaucoup plus grand au style japonais. Un petit temple Shinto abrite des restes de soldats japonais morts durant la seconde guerre mondiale.