Thaïlande, un mot de conclusion

Nous avons passé un très beau séjour en Thaïlande. Les thaïlandais sont des hôtes très accueillants, souvent le sourire aux lèvres.

Le sud de la Thaïlande possède des paysages éblouissants, mais souffre d’un tourisme excessif. Sans doute avons-nous cédé à la facilité en réservant des excursions proposées par les agences. Je pense qu’il y avait la possibilité de découvrir cette région magnifique dans de meilleures conditions.

J’ai aimé nos voyages en train et nos étapes à Surat Thani et Hua Hin qui nous ont fait découvrir une face moins touristique et plus authentique du pays.

Bangkok donne le tournis de prime abord, tant le bruit, les embouteillages et la pollution  semblent tout emporter. Mais finalement, on y découvre des trésors incroyables. La ville doit être apprivoisée. Nous aurions pu rester plus longtemps tant il y a de choses à voir.

Enfin, Chiang Mai est un enchantement. La ville ancienne derrière ses remparts est baignée d’une atmosphère paisible où le bouddhisme est à chaque coin de rue.

Voilà! En un peu moins de quatre semaines, nous n’aurons vu qu’une petite partie de la Thaïlande qui compte, j’en suis persuadé, encore d’innombrables trésors et paysages merveilleux.

Je veux conclure en ayant une pensée amicale pour les thaïlandais en leur souhaitant de poursuivre leur longue route vers la démocratie.

 

Voyage en train entre Surat Thani et Hua Hin

La Thaïlande dispose d’un réseau de chemin de fer qui relie les villes du pays, principalement sur un axe nord-sud. Le plan ci-dessous vous permet d’identifier les villes où nous avons pris le train : Surat Thani, Hua Hin puis Bangkok (points jaunes).

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Pour faire le voyage entre Surat Thani et Hua Hin, distantes de 450 km, nous avons emprunté un train qui roule quotidiennement, baptisé Special Express 40. Il quitte Surat Thani à 10h40 et est censé arriver à Hua Hin à 15h58. Ce n’est guère rapide pour un « Express » mais les autres trains sont plus lents car ils s’arrêtent dans davantage de stations. Nous avions réservé directement sur le site de la State Railway of Thailand (SRT), un peu archaïque mais faisant malgré tout son office. Les billets sont envoyés par mail et doivent être imprimés avant de prendre le train.

Le jour convenu, nous nous rendîmes à la gare avec une heure d’avance par rapport à l’horaire de départ, conformément aux recommandations du site. La gare de Surat Thani avait le charme des petites gares de province que l’on trouve sur le réseau secondaire en France. Le Hall d’attente était petit et ouvert aux quatre vents. Quelques personnes attendaient leur train. Il y avait principalement des thaïlandais et quelques touristes chinois ou occidentaux. Je remarquai également un moine bouddhiste installé sur un banc. Le guichetier m’indiqua la voie d’où devait partir le train, les responsables de la sécurité contrôlèrent nos billets et après une demi-heure d’attente nous traversâmes les voies pour nous rendre sur le quai où le train était déjà stationné. Nous fûmes quasiment les premiers à monter dans la voiture 3, où étaient nos places. La place pour les bagages était suffisante pour accueillir nos colis encombrants. Heureusement, tout le monde n’était pas aussi chargé que nous. Le couloir pour circuler était étroit et la propreté laissait à désirer. La vitre qui bordait les places où Emma et Elise étaient installées étaient tellement sale qu’il n’était pas possible de voir au-dehors. En tête de la voiture, un dépotoir accueillait des boissons, des poubelles, des plats qui devaient être servis plus tard au passager. En dépit de cette saleté ambiante, les fauteuils étaient plutôt confortables et nous appréciâmes la fraîcheur de la climatisation quand celle-ci se déclencha.

Le train partit à l’heure. Il s’arrêta à de nombreuses reprises le long du parcours. Les gens montaient, descendaient. La voiture qui n’était pas remplie au départ de Surat Thani, se garnit progressivement. Nous reçûmes un plateau repas. Je fus le seul à manger le plat qui était correct : riz et porc au curry. Il y avait également un petit dessert. Elise et les filles n’eurent pas envie de toucher aux leurs, un peu refroidies par la saleté du train. Les filles s’occupèrent en lisant et en jouant sur leurs tablettes. Moi j’en profitai pour retoucher mes dernières photos. Elise dévora quelques livres sur sa kindle. Malgré tout, le voyage fut un peu long. Les 100 derniers kilomètres furent même pénibles tant le train roulait lentement et s’arrêtait en pleine voie sans raison apparente. Nous arrivâmes avec près de deux heures de retard sur l’horaire.

Malgré ce récit qui dépeint quelques détails peu réjouissants, je ne regrette pas que nous ayons choisi cette solution de transport. La lenteur a du bon. Elle permet de prendre conscience de la taille du pays. J’ai pu observer quelques rizières au cours du parcours. Et j’ai apprécié de partager ce moment avec des compagnons de voyage thaïlandais.

 

Surat Thani City Pillar

Ce monument bouddhiste de base carré, accessible par quatre portes identiques et quatre escaliers bordés par des éléphants, repose sur une plateforme surélevée. Le lieu étant sacré, il convient, comme pour les autres temples de se déchausser en entrant. A l’extérieur quelques commerçants vendent des colliers de fleurs orange, des rubans multicolores ou des feuilles d’or à apporter en offrandes dans le temple. Les colliers sont déposés aux pieds des statues, les rubans sont enroulés autour des statues et permettent de faire un voeu, les feuilles d’or sont collées sur une statue de bouddha en signe de dévotion.

 

Surat Thani

Surat Thani est une ville de 130.000 habitants (2009). Elle présente très peu d’attraits touristiques. J’avais tout de même repéré deux petits temples intéressants en centre ville.

Nous avons dormi 2 nuits à Surat Thani pour disposer d’une journée de repos complète entre le voyage en bus depuis Krabi et le train vers Hua Hin. Nous avions trouvé un hôtel en centre ville, que l’on pourrait qualifier de luxueux, à un prix très intéressant : 17,5€ la nuit pour une chambre double avec lit « queen size« . En arrivant à l’hôtel, nous avons eu le plaisir de constater que les deux chambres que nous avions réservées étaient accolées avec portes communicantes, ce qui faisaient comme une suite.

Hormis dans l’hôtel, nous avons croisé très peu de touristes et encore moins de touristes occidentaux. J’ai apprécié de me retrouver dans une ambiance moins artificielle qu’à Ao Nang et d’avoir le sentiment d’être dans une ville pas faite uniquement pour les touristes. Question alimentation, c’était en revanche un peu plus compliqué de trouver notre bonheur. Du coup, le midi nous mangions une bricole à la chambre et le soir nous allions au restaurant.

A Surat Thani, nous avons expérimenté l’application Grab, équivalente d’Uber. Elle fonctionnait remarquablement bien. Du coup, nous l’avons utilisée ensuite à Hua Hin, Bangkok et Chiang Mai. Il se passait très peu de temps entre le moment où nous commandions la course et le moment où le véhicule arrivait. Il est aisé de communiquer via l’application avec le chauffeur ayant accepté la course, car Grab fait une traduction en anglais depuis et vers la langue locale. Aller au restaurant nous coûtait moins de 5 euros pour 30 minutes de voiture. A Hua Hin, deux jours plus tard, nous avons constaté que même les tuk-tuk étaient plus chers que Grab.

 

Voyage de Krabi à Surat Thani en mini-bus

Après 10 jours passés dans la province de Krabi, nous rendîmes notre véhicule de location. Notre première étape pour aller à Bangkok, nous conduisit à Surat Thani, sur la côte est de la Thaïlande. C’est une ville de passage qui permet aux touristes de se rendre sur les îles du golfe de Thaïlande. Pour nous, il s’agissait également de faire une étape courte avant de prendre le train pour Hua Hin, notre seconde étape avant de rallier Bangkok.

Nous fîmes le voyage de 160 km en mini-bus avec la compagnie Krabi Sea Pearl. Nous avions réservé nos billets sur le site 12go.asia, très pratique pour tous les déplacements en train ou bus en Asie du sud-est. Le terminal de départ (en photo ci-dessous) était en fait une boutique où les voyageurs se retrouvaient avant de prendre leur mini-bus. Lorsque nous arrivâmes, nous étions seuls, mais très rapidement de nombreux « backpackers » de toutes nationalités nous rejoignirent. Les mini-bus arrivaient devant la boutique et annonçaient les destinations, puis laissaient la place aux suivants.

Ces mini-bus avaient peu de place pour les bagages. Avec nos 2 gros sacs et les 5 plus petits, nous étions un peu inquiets de devoir voyager dans des conditions difficiles, coincés entre nos bagages. Finalement, nous n’eûmes pas de problème car nous voyageâmes seuls avec un autre couple de français dans un mini-bus pouvant accueillir une douzaine de personnes.

Le voyage se déroula bien : partis à l’heure, arrivés à l’heure et sans imprévu.

 

2019-02-22 - Surat Thani-1