Musée national du palais

Le musée national du palais de Taipei a recueilli les collections impériales de la Cité Interdite de Pékin.

Puyi, le dernier empereur de Chine, est contraint d’abdiquer en 1912 et vit emprisonné dans la Cité Interdite jusqu’en 1924. En 1924, il est chassé de la Cité Interdite et le palais est placé sous la juridiction du ministère de l’intérieur. Le musée national du palais ouvre ses portes au public le 10 octobre 1925. En 1931, le Japon envahit la Mandchourie. Devant la menace japonaise, il est décidé d’évacuer les trésors de la Cité Interdite dans le sud de la Chine, vers Nanjing. C’est le début d’un long périple, au cours duquel, la collection sera divisée en plusieurs lots, passant au fil des années en d’innombrables villes de Chine pour être protégée des envahisseurs japonais. En 1947, la collection est réunie à Chongqing puis acheminée par voie fluviale à Nanjing. Face à l’insurrection communiste, les dirigeants de la République de Chine prennent la décision, de transférer les pièces les plus importantes à Taïwan. 3 navires sont affrétés. Le dernier arrivera à Taïwan en janvier 1949.

Aujourd’hui, le musée compte près de 700.000 pièces. Il se présente comme la plus grande collection d’art chinois dans le Monde. Toutes les oeuvres ne sont pas exposées. Le musée réalise des expositions temporaires pour faire tourner sa collection.

Le musée est très bien conçu avec des salles vastes et bien éclairés. Il est organisé en sections : les peintures et la calligraphie, les bronzes, les sculptures de jade, les céramiques… C’est la section dédiée à la peinture et à la calligraphie que j’ai préférée. Mais je n’ai pas pensé à prendre des photos. Sans doute étais-je trop fasciné par les oeuvres que je contemplais…

 

Musée de miniatures de Taipei

Ce musée dispose d’une très merveilleuse collection de maisons miniatures sur des thèmes divers. Il possède également quelques personnages miniatures et des dioramas qui sont des reconstitutions d’époques anciennes ou de contes. J’ai été fasciné par la finesse de certaines oeuvres. Nous avons tous passé un très bon moment. Je recommande vivement la visite de ce musée à ceux qui passent à Taipei avec ou sans enfants.

La lumière était très tamisée et le flash naturellement interdit. Les quelques photos que j’ai prises sont insuffisantes à restituer la magie des lieux.

 

Mémorial Chiang Kai-Shek

Le mémorial Chiang Kai-Shek est le monument le plus impressionnant de Taipei. Il s’agit en fait d’une grande esplanade pavée mesurant environ 700 m sur 350 m. La moitié ouest, baptisée la place de la liberté regroupe trois monuments : une arche monumentale à l’ouest, une salle de spectacle en forme de temple au nord, la bibliothèque nationale également en forme de temple au sud. La moitié est accueille le mémorial à proprement parlé, grande pyramide blanche sur laquelle repose une tour blanche coiffée d’une toiture bleu impérial en forme de pagode. Le lieu est une splendeur.


Esplanade avec la place de la liberté dans le fond, vue depuis le haut du mémorial


L’arche de la liberté


La salle de concert


La bibliothèque nationale


Sur la place de la liberté


Le mémorial Chiang Kai-Shek


La statue monumentale de Chiang Kai-Shek


La garde qui protège la statue

 

Temple de Confucius

Le temple de Confucius de Taipei contraste par sa sobriété avec l’exubérance des temples taoïstes. Dans ceux-ci le regard ne sait où se poser tant l’espace est empli de décorations et de statues. Souvent des oeuvres de qualité sont noyées dans un océan d’objets kitsch. Dans le temple de Confucius, priorité est donnée à l’espace et à l’architecture. Les décorations sont sobres. On franchit plusieurs portes, plus ou moins monumentales, avant de parvenir au temple. Je vois dans cette progression vers le centre du sanctuaire une représentation symbolique de l’apprentissage du disciple qui s’approche progressivement de l’idéal confucéen. L’ambiance est également bien différente des temples taoïstes où les fidèles semblent absorbés par un rituel complexe, faits de nombreux gestes, d’allers et venues, de mouvements répétés. Dans le temple de Confucius, les personnes venues prier se recueillent longuement et ont des gestes lents comme si elles cherchaient à prolonger l’instant. L’ambiance y est apaisante et plus propice à la méditation. Nous-mêmes, nous sommes restés longuement sans nous en rendre compte.


 

Promenade en photos dans le centre de Taipei

Taipei est une ville très plaisante où le piéton est le bienvenu. Après trois mois passés dans des environnements urbains très bruyants, nous avons particulièrement apprécié le calme de la capitale taïwanaise. La ville compte de nombreux parcs, un riche patrimoine architectural, des quartiers animés sans être agressifs, un métro d’une propreté irréprochable et des habitants sympathiques.


Dans le métro de Taipei


Parc du mémorial de la paix 228 (en relation avec les événements sanglants du 28 février 1947).


Les taxis jaunes sont omniprésents dans les rues de la ville


Le petit temple taoïste Tianhou, coincé entre deux boutiques


The Red House est un bâtiment iconique du quartier commerçant de Ximanding. Construit en 1908 pour servir de marché, il a été reconverti depuis en centre culturel, accueillant artistes et créateurs.


Palais présidentiel


Statues dans le quartier de Ximanding


Le parc Nishi Honganji est un vestige de la période japonaise. Un temple bouddhiste qui a brûlé se trouvait en ce lieu. Il ne reste que la cloche qui a été rénovée et un pavillon construit pour l’abriter.


Eglise presbytérienne. Les chrétiens représentent environ 4% de la population taïwanaise. Les protestants sont plus nombreux que les catholiques.


Hôpital


Statue de Lin Sen, président de la République de Chine entre 1931 et 1943

 

Xiangshan (象山) et Taipei 101

Le caractère (Xiang) signifie éléphant.

Le caractère (Shan) signifie montagne. Il est souvent utilisé pour les noms de ville.

象山 (Xiangshan) est donc la montagne de l’éléphant. Il s’agit d’une colline arborée à proximité de Taipei. C’est une promenade qu’affectionne les habitants de Taipei car elle permet d’avoir une vue panoramique sur la ville. Elle se situe à quelques stations de métro du centre. J’en profite pour indiquer que Taipei dispose d’un métro remarquable avec un maillage relativement serré en centre-ville.

Sur le guide et sur Google Maps, j’avais identifié le tracé de cette randonnée. J’avais indiqué à Elise et aux filles, qu’il s’agissait d’une petite promenade. En fait, j’avais sous-estimé la difficulté de l’ascension qui comptait environ 1.500 marches. Avec une température supérieure à 30°, l’exercice fut très éprouvant. Plusieurs écoles faisaient le même chemin que nous. Nos efforts furent récompensés. Arrivés en haut de la colline, nous découvrîmes d’un côté une vue splendide sur la ville et de l’autre, les montagnes arborées à perte de vue. En suite, nous suivîmes un chemin de crête au milieu de la forêt. Notre chemin était égayé par de nombreux papillons multicolores aux tailles impressionnantes. Il était saisissant d’être aussi proche de la ville et d’avoir ce sentiment d’être en pleine nature. C’est l’une des particularités de Taipei ; la ville est une grande métropole moderne. Mais la nature enserre la ville et est facilement accessible depuis le centre.


La tour Taipei 101 qui domine le paysage urbain est haute de 509 m. Elle a été la tour la plus haute du Monde entre 2004 et 2010.

 

Temples taoïstes de Taipei

Le taoïsme est avec le bouddhisme et le confucianisme, la principale religion pratiquée à Taïwan. La capitale compte de nombreux temples taoïstes qui se caractérisent par une profusion de décors, figures peintes, statues, figurines, fresques… Le rouge et l’or dominent. Dans tous les temples, on constate chaque fois la même ferveur émanant de personnes de tous âges et de toutes catégories sociales.

A Taïwan, j’ai pu observer un rituel curieux qui met directement en relation le fidèle et la divinité qu’il est venu prier. Il consiste à lancer deux petits objets en bois en forme de quartier d’orange. Selon la position des objets sur le sol, la réponse de la divinité est positive ou négative.


Bangka Qingshan Temple


Lungshan Temple


Bao’an Temple