Ascension de la grotte de Mua

La grotte de Mua ne présente aucun intérêt. Mais elle se situe au pied d’un piton karstique qui peut être gravi grâce à un escalier comptant environ 500 marches. L’ascension est récompensée par un merveilleux point de vue sur les montagnes et les rizières alentours.

Le jour où nous sommes montés, le temps était menaçant et nous avions pris avec nous des imperméables. Bien nous en a pris car la pluie s’est mise à tomber alors que nous étions proches du sommet. C’était une pluie intermittente, donc j’ai pu sortir mon appareil photo pour prendre quelques clichés de ce paysage fantastique.

Aux deux tiers de l’ascension, l’escalier se scindait en deux, l’une des voies menant à un pic légèrement plus bas, sur lequel se trouvait un mini temple. Depuis l’escalier supérieur et le sommet du piton, j’avais une vue plongeante. Ces marches qui serpentent au milieu de la montagne m’ont évoqué la muraille de Chine. Et les visiteurs qui déambulaient et se promenaient en photo près du mini temple faisaient comme des ombres chinoises…


L’escalier de 500 marches


L’escalier qui serpente sur la montagne


Vues plongeantes sur le mini temple


Ombres chinoises


Tam Coc, sous un ciel d’orage

 

Pagode de Jade

Le site de la pagode Bich Dong regroupe un ensemble de temples troglodytiques, classé au patrimoine mondial de l’Unesco. Ce lieu de culte, proche de Tam Coc, existe depuis le début du XVème siècle, mais sa forme actuelle date du XVIIIème siècle.

Nous l’avons visité à l’occasion de notre balade en bicyclette depuis notre hôtel.

 

Arrivée à Tam Coc après un long voyage en train

Après Phong Nha, nous avons poursuivi notre séjour dans le Vietnam rural en faisant étape à Tam Coc, surnommée la « baie d’Ha Long terrestre » pour ses paysages karstiques qui rappellent ceux de la baie la plus visitée du Vietnam.

Nous fîmes 8 heures de train, en journée. Ce fut notre trajet le plus pénible du fait de sa longueur mais aussi du fait de la saleté de la voiture où nous étions installés. Quand nous montâmes à Dong Hoi, la voiture était pleine de gens qui venaient de passer la nuit dans le train sur des sièges assis. Le sol était jonché de papiers sales et détritus en tout genre. Les portes-bagages au-dessus des sièges étaient trop petits pour pouvoir accueillir nos gros sacs, ce qui n’était pas arrivé lors des précédents voyages. Heureusement, deux sièges derrière les nôtres étaient disponibles. Nous glissâmes donc nos deux gros sacs sur ces sièges. Les passagers semblaient cette fois-ci plutôt surpris de nous voir. Beaucoup de gens mangeaient. L’un de nos voisins nous proposa même quelque chose d’indéterminée que nous refusâmes poliment. La climatisation ne semblait pas bien marcher. Toutes les toilettes dans notre voiture et celles qui l’entouraient, étaient répugnantes et sans papier. Le voyage fut long. Tout juste fûmes-nous surpris de voir un rat courir entre les fauteuils, une heure avant d’arriver. Elise n’osa plus mettre les pieds par terre et finit le trajet les pieds posés sur le rebord du fauteuil de devant.

Heureusement, un chauffeur nous attendait à Ninh Binh, la gare voisine de Tam Coc. Il traversa la ville de Ninh Binh, plutôt laide, et nous conduisit jusqu’au paysage splendide de Tam Coc. La route traversa des rizières et pénétra au fond d’une vallée où se trouvait notre hôtel. Le paysage était magnifique.

Dans les jours qui ont suivi, nous avons été déçus de l’hôtel. La chambre était vraiment petite, le débit d’eau dans la douche était très faible et plusieurs fois nous avons eu des problèmes avec le chauffe-eau nécessitant l’intervention d’un plombier, et, pour couronner le tout, la cuisine du restaurant était très moyenne pour la première fois depuis notre arrivée au Vietnam. Malgré ces désagréments, malgré un temps couvert et même pluvieux par moment, je garderai un souvenir émerveillé de ce coin du Vietnam et de ses paysages oniriques.