Hué, cité impériale

Hué est devenue cité impériale au début du XIXème siècle avec l’avènement de la dynastie Nguyen, qui a transformé son fief historique en capitale du pays. Du fait de sa position centrale, la ville avait l’avantage de symboliser l’unité du pays depuis le nord jusqu’au sud. Sa cité impériale s’est progressivement enrichie de nouvelles constructions tout au long du XIXème siècle. En 1885, l’armée française détruisit une bonne partie de la cité et la dépouilla de tous ses objets de valeur. Les empereurs, dépourvus de leur pouvoir, continuèrent à résider dans la citadelle de Hué.

En 1968, en plein coeur de la guerre du Vietnam, la citadelle fut le siège d’une nouvelle tragédie. Alors que l’armée américaine concentrait ses efforts pour résister à l’offensive du Têt, dans la région de Khe Sanh, à environ 100 km au nord-ouest de Hué, l’armée nord vietnamienne s’empara de la ville de Hué. Durant les 25 jours où elle occupa la ville, elle procéda à une purge terrible faisant plus de 2.500 victimes, parmi les prêtres, fonctionnaires et intellectuels, restés fidèles à la République du Vietnam. Les forces américaines et sud-vietnamiennes répliquèrent en bombardant intensément plusieurs quartiers de la ville et en lâchant du napalm sur la citadelle. Ils reprirent la ville. Plus de 10.000 personnes seraient ainsi mortes à Hué. L’armée nord-vietnamienne ne reconquit Hué que le 25 mars 1975.

La cité impériale est classée au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1993. De nombreux bâtiments ont fait l’objet d’une reconstruction ou d’une rénovation, qui n’est pas achevée à ce jour.

Il est difficile d’imaginer les horreurs dont ces lieux ont été témoins, lorsqu’on déambule aujourd’hui parmi ces bâtiments majestueux et ces jardins paisibles.


 

Visite de 3 tombeaux d’empereurs, au sud de Hué

C’est à Hué où le chemin d’Amapola et Daniel et le nôtre se sont croisés. Nos deux hôtels étaient à quelques centaines de mètres de distance, ce qui nous a permis de dîner ensemble dès le premier soir de notre arrivée à Hué.

Le lendemain, nous avons passé la journée ensemble. Pour une fois, je n’avais pas à m’occuper du programme! Amapola et Daniel s’étaient chargés de tout pour nous. Et cela était très reposant. Ils avaient organisé avec l’hôtel un tour des 3 principaux tombeaux d’empereurs, au sud de Hué. Nous étions tellement détendus et insouciants que pour la première fois de notre tour du Monde, nous avons oublié notre porte-monnaie à l’hôtel. Naturellement, nous nous sommes arrangés par la suite, mais nous avons été bien embêtés sur le coup car nous nous en sommes aperçus alors que nous étions en pleine campagne, loin de tout distributeur de billets. L’argent disponible a été juste pour payer les entrées dans les 3 tombeaux et le déjeuner du midi. Cela nous a fait beaucoup rire au restaurant parce que nous avons été obligés de choisir les plats avec discernement pour ne dépasser la somme disponible.

Le temps était magnifique ce jour-là. Il faisait même chaud. Nous avons passé une très belle journée.

 

Mausolée de l’empereur Minh Mang (1791-1820-1841)

Fils de Gia Long, Minh Mang a été le 2ème empereur de la dynastie de Nguyen. Il fut un grand bâtisseur. Son règne fut également marqué par les persécutions contre les chrétiens. Il conçut son tombeau de son vivant, mais mourut avant que son oeuvre fut achevée.

Ce mausolée est en fait un immense parc comptant une quarantaine de bâtiments, des points d’eau, des ponts, de nombreuses statues. Il se dégage de l’ensemble une grande majesté et un sentiment de sérénité.

 

Tombeau de l’empereur Khai Dinh (1885-1916-1925)

Khai Dinh est le douzième et avant-dernier empereur de la dynastie des Nguyen. Il fut porté sur le trône d’Annam (province centrale de l’Indochine française) par les français le 18 mai 1916. Il mourut de tuberculose en 1925.

Le tombeau de Khai Dinh est d’une conception complètement différente. Bâti à flanc de montagne, l’accès se fait par une série de trois escaliers monumentaux. Le bâtiment principal et les bâtiments secondaires qui constituent l’ensemble mêlent influences européennes et asiatiques, dans un béton noirci par le temps. L’intérieur du tombeau est, par contraste décoré avec des mosaïques colorées, au milieu desquelles trônent la statue en bronze de l’empereur défunt.

 

Tombeau de l’empereur Tu Duc (1829-1847-1883)

Tu Duc fut le 4ème empereur de la dynastie Nguyen. Comme ses prédécesseurs, il mena une politique de persécution des chrétiens qui fut le prétexte pour l’intervention de Napoléon III au Vietnam, en 1958, entraînant l’annexion par la France du sud du pays, qui devint la colonie de Cochinchine. Tu Duc dessina lui-même les plans de son tombeau qui fut achevé près de 20 ans avant sa mort, ce qui lui permit de l’utiliser comme une résidence de campagne et même comme sa résidence principale, les dix dernières années de sa vie. Bien que comptant une centaine d’épouses et concubines, il mourut sans héritier.

Ce mausolée est un immense parc constitué de nombreux bâtiments et temples, de points d’eau, de ponts, de bosquets… La légende dit que Tu Duc ne fut pas enterré dans son tombeau mais dans un lieu tenu secret.

Des 3 tombeaux, c’est celui où je me suis promené avec le plus de plaisir.

 

Hội An, visite de la ville en photos

Hoi An compte une vingtaine de temples, maisons anciennes et musées qui peuvent être visitées. La ville propose un système de visite à la carte qui consiste à acheter des tickets pouvant être utilisés partout. On donne un ticket à chaque visite. La première fois, on achète obligatoirement 5 tickets. Ensuite, on achète le nombre de tickets complémentaires en fonction des visites que l’on souhaite faire. Il existe de nombreux points de vente dans tout le quartier piétonnier. Pour notre part, nous avons passé deux jours pleins à Hoi An et avons visité une quinzaine de sites en deux matinées. Voici quelques photos…


Maison commune de la congrégation chinoise du Fujian (1690)


Temple Quan Cong (1653)


Maison commune de la congrégation Minh Huong (XVIIème siècle)


Maison commune de la congrégation chinoise du Hainan (fin du XIXème siècle)


Temple chinois Trieu Chau (1845)


Maison commune des 5 congrégations chinoises (1773)


Ancienne maison de commerçant chinois, 9 D Nguyen Thai Hoc (XVIIIème siècle)


Pont couvert japonais (1590)


Maison Tan Ky (fin du XVIIIème siècle)


Maison de la famille Tran (fin du XVIIIème siècle)


Maison commune de Cam Pho


Maison commune de la congrégation chinoise de Canton (1786)


Divers

 

Montagnes de marbre

Ce site, en banlieue sud de Da Nang, est constitué de 5 monts de calcaire et de marbre qui ont été utilisés comme carrières pour une importante production de sculptures plus ou moins monumentales. Depuis peu, les carrières sont fermées. Mais la tradition artisanale perdure avec des matériaux importés de sites plus éloignés. Ces montagnes abritent plusieurs pagodes, temples ainsi que des grottes transformées en lieux de culte bouddhistes et hindous.

Le temps était nuageux quand nous avons visité ce lieu, mais nous avons eu la chance de passer entre les gouttes.



Les pagodes d’Hô Chi Minh Ville

Les pagodes d’Hô Chi Minh Ville sont à l’image de la religion vietnamienne. Elles mélangent des influences des trois religions : bouddhisme, taoïsme, confucianisme.

J’ai visité 8 pagodes. Elise et les filles ne m’ont accompagné que pour la première d’entre elles, qui se situe dans le centre historique de la ville. J’ai exploré seul les 7 autres qui se trouvent dans le quartier chinois d’Hô Chi Minh Ville. Ce tour des pagodes m’a pris environ 2 heures.

 

La pagode de l’Empereur de Jade

Cette pagode taoïste avec de nombreuses références bouddhistes a été construite en 1909. Elle est dédiée à l’Empereur de Jade (Ngoc Hoang), le dieu suprême taoïste, assimilé au seigneur du ciel.

 

La pagode Phuoc An Hoi Quan

Cette pagode construite en 1902 par la congrégation du Fujian (province du Sud est de la Chine dont la capitale est Fuzhou) est dédiée au général chinois Quan Cong (IIIème siècle, dynastie Han).

 

La pagode Ha Chuong Hoi Quan

Cette pagode du Fujian est dédiée à la déesse de la Mer, Thien Hau.

 

La pagode Ong Bon

Comme les deux précédentes, cette pagode a été construite par la congrégation du Fujian. Elle est dédiée à Ong Bon, gardien du bonheur et de la prospérité. Quand j’ai visité cette pagode, plusieurs écoliers de l’école voisine s’étaient installés à l’entrée pour discuter ou réviser des leçons?

 

La pagode Tam Son

Cette pagode a été construite en 1839 par la congrégation du Sanshan (Fujian). Elle est dédiée à Me Sanh, la déesse de la fertilité.

 

La pagode Nghia An

Cette pagode a été construite par la congrégation de Chaozhou (province du Guangdong dont Canton est la capitale). Elle est dédiée à Quan Cong.

 

La pagode Thien Hau

Cette pagode du début du XIXème siècle a été édifiée par la congrégation de Canton. Elle est dédiée à Thien Hau.

 

La pagode Quan Am

Cette pagode fut construite au début du XIXème siècle par la congrégation du Fujian. Elle est dédiée à Quan Thê Âm Bô Tat, déesse de la Miséricorde également vénérée en Chine, en Corée, au Japon et au Tibet où elle a pour incarnation terrestre le Dalaï-Lama.


Le palais royal de Phnom Penh

Le palais royal est le principal lieu d’intérêt dans la ville. Sans atteindre la splendeur du palais de Bangkok, celui de Phnom Penh rassemble un bel ensemble de temples et de monuments bouddhistes rénovés. Le palais est entouré d’un mur d’enceinte.

Comme en Thaïlande, le bouddhisme est religion d’Etat.


La salle du trône


Pavillons dans les jardins du palais


Campanile


Bureaux royaux


Pagode d’argent


Fresques


Maquette d’Angkor Vat devant la pagode d’argent


Stupas