Xiangshan (象山) et Taipei 101

Le caractère (Xiang) signifie éléphant.

Le caractère (Shan) signifie montagne. Il est souvent utilisé pour les noms de ville.

象山 (Xiangshan) est donc la montagne de l’éléphant. Il s’agit d’une colline arborée à proximité de Taipei. C’est une promenade qu’affectionne les habitants de Taipei car elle permet d’avoir une vue panoramique sur la ville. Elle se situe à quelques stations de métro du centre. J’en profite pour indiquer que Taipei dispose d’un métro remarquable avec un maillage relativement serré en centre-ville.

Sur le guide et sur Google Maps, j’avais identifié le tracé de cette randonnée. J’avais indiqué à Elise et aux filles, qu’il s’agissait d’une petite promenade. En fait, j’avais sous-estimé la difficulté de l’ascension qui comptait environ 1.500 marches. Avec une température supérieure à 30°, l’exercice fut très éprouvant. Plusieurs écoles faisaient le même chemin que nous. Nos efforts furent récompensés. Arrivés en haut de la colline, nous découvrîmes d’un côté une vue splendide sur la ville et de l’autre, les montagnes arborées à perte de vue. En suite, nous suivîmes un chemin de crête au milieu de la forêt. Notre chemin était égayé par de nombreux papillons multicolores aux tailles impressionnantes. Il était saisissant d’être aussi proche de la ville et d’avoir ce sentiment d’être en pleine nature. C’est l’une des particularités de Taipei ; la ville est une grande métropole moderne. Mais la nature enserre la ville et est facilement accessible depuis le centre.


La tour Taipei 101 qui domine le paysage urbain est haute de 509 m. Elle a été la tour la plus haute du Monde entre 2004 et 2010.

 

Promenades dans Hô Chi Minh Ville

Hô Chi Minh Ville est une ville dynamique mais bruyante. Le trafic est dominé par les deux roues largement majoritaires dans les rues. Les klaxons sonnent en permanence, utilisés tant pour prévenir les collisions que pour s’imposer dans la circulation chaotique. Malgré ce désordre apparent, les accidents ne semblent pas fréquents. En tout cas, nous n’en avons pas vus. Il est même étonnant de constater la fluidité du trafic. Les croisements sans feux rouges dessinent un écheveau de trajectoires où les deux roues s’arrêtent rarement et jamais plus de quelques secondes. Chacun évalue une trajectoire, anticipe les mouvements des autres, freine, accélère, se détourne, double, les concerts de klaxons accompagnant cet étrange balai, et tout le monde poursuit sa route sans qu’il y ait d’accroc.

Il n’est pas aisé d’être piéton dans cet environnement agressif. Si on s’en tient à la prudence européenne qui veut que l’on traverse uniquement quand il n’y a pas de véhicule en mouvement dans un espace de sécurité de quelques dizaines de mètres, il est de nombreuses rues où on ne traverse jamais. Il faut donc accepter de s’engager et d’avancer progressivement entre les véhicules. Les trottoirs sont souvent étroits et encombrés de deux roues garés. Dans ce contexte, la promenade dans la ville n’est pas reposante et il est préférable de bien avoir identifié les lieux d’intérêt avant de se lancer à l’aventure dans les rues. Nous avons d’ailleurs souvent eu recours à Grab pour nous rendre plus facilement d’un lieu d’intérêt à un autre.

Malgré ces désagréments, la plus grande ville du Vietnam (8,6 millions d’habitants en 2019 ; 13,6 millions d’habitants pour l’agglomération) recèle de nombreux bâtiments et monuments remarquables, pour partie hérités de la période coloniale. Vous trouverez ci-dessous de nombreuses photos prises à l’occasion de nos promenades. J’ai réservé un article dédié à la visite des pagodes.


Statue d’Hô Chi Minh devant l’Hôtel de Ville


Poste centrale avec le portrait d’Hô Chi Minh


Cathédrale Notre-Dame de Saigon, actuellement en rénovation


Traversées tranquilles au milieu des deux roues


Opéra


Employés en pose déjeuner


Ecoliers en sortie accompagnée


Marché Ben Thanh


Marchande de fruits et légumes


Musée des Beaux Arts


Musée de la Ville


Palais de justice


Restaurant dans une maison traditionnelle


Restaurant espagnol que nous ne nous attendions pas à voir en ces lieux (non testé!)


Saigon Skydeck (262 m, le plus haut bâtiment de la ville)


La ville compte également quelques parcs et des arbres impressionnants


 

Vinhomes Central Park

A Ho Chi Minh Ville, nous avons séjourné dans un quartier récent à l’extérieur du centre historique. Nous utilisions l’application Grab pour nous rendre dans le centre.

L’appartement dans lequel nous avons dormi était un petit trois pièces situé dans l’une des innombrables tours du quartier. Il était impeccable, ce qui nous a changé de l’appartement sale et à l’odeur de cigarette incrustée de Phnom Penh (promis c’est la dernière fois que j’en parle!). Le personnel de la tour était souriant et notre hôte a toujours été réactif lorsque nous le sollicitions.

Bien que le quartier soit constitué d’un nombre impressionnant de tours, j’ai vraiment été séduit par son urbanisme. Les tours étaient suffisamment éloignées les unes des autres pour ne pas se faire trop d’ombre entre elles. En bas des tours, c’est un vrai village qui bouillonnait de vie avec ses nombreux commerces de quartier, ses coiffeurs, ses restaurants variés, ses promenades aménagés, ses piscines, sa clinique, ses galeries d’art… Malgré le côté démesuré des immeubles, à aucun moment je n’ai eu un sentiment d’écrasement. Bien au contraire. L’environnement était extrêmement plaisant. Rarement j’ai constaté une telle réussite dans un habitat concentré. C’est un exemple à suivre selon moi pour faire évoluer les villes où la forte densité est une donnée incontournable.

 

Bangkok

Bangkok compte plus de 9 millions habitants et est la ville la plus peuplée d’Asie du sud-est. La capitale thaïlandaise a pleinement profité de la croissance économique qu’a connu le pays depuis les années 80, en devenant le siège régional de nombreuses entreprises internationales. Elle accueille ainsi une population internationale importante qui a contribué à son développement.

Avec ses 19 millions d’habitants, l’aire urbaine de Bangkok regroupe près du tiers de la population thaïlandaise. La ville est traversée par le fleuve Chao Phraya et est construite à une altitude proche du niveau de la mer. Elle est souvent sujette aux inondations.

Nous avons séjourné 5 nuits à Bangkok dans un très bel appartement d’une tour du centre ville, proche des transports en commun pour faciliter nos déplacements. Comme dans les autres villes du pays, nous avons également utilisé l’application Grab pour nous rendre sur les sites les plus éloignés ou nécessitant trop de changements.

Nous avons découvert une ville extrêmement bruyante et polluée qui compte de vraies autoroutes urbaines et un centre-ville congestionné par le trafic des voitures. L’atmosphère est rendue encore plus oppressante avec la chaleur moite qui baigne la ville. Notre appartement constituait un vrai havre de paix que nous aimions retrouver après nos visites et promenades.


Tour et ouvrages d’art dans le centre ville


Beaucoup d’habitants de la ville se promènent avec des masques


En attendant le métro, les thaïlandais, disciplinés, constituent des files bien ordonnées


Ecoliers en uniforme


Les tuk-tuk constituent un moyen de transport très présents dans la ville, malgré la chaleur suffocante et l’atmosphère très polluée


Les grands centres commerciaux modernes et climatisés constituent des refuges pour fuir le tumulte et la chaleur de la rue


L’alimentation est partout dans les rues, et dans les centres commerciaux, des étales de restauration rapide ou des supermarchés envahissent des niveaux complets où l’on se perd avec délice


Les canaux de la ville qui ressemblent par endroit à des égouts à ciel ouvert constituent encore des moyens alternatifs pour se déplacer


La Chao Phraya animée des allers et venues incessants d’embarcations plus ou moins précaires


Vendeur ambulant de boissons fraîches


La piscine à déversement de notre immeuble, située au 8ème étage, avec vue sur les tours de la ville

Les rues de Kuala Lumpur

Photos prises depuis la KL Tower (plateforme à 276 m, la tour mesurant 421 m)


Les tours Petronas, 452 m de haut, inaugurées en 1998, tours les plus hautes du Monde jusqu’en 2004 (actuellement 16èmes)


Tours vues du sol ; infrastructure du monorail urbain en bas à gauche


Les 2 roues


Le bâtiment administratif Sultan Abdul Samad, sur la place de l’indépendance