La grotte Phong Nha

Le bateau qui amène les touristes à la grotte. Nous étions seuls sur le bateau.


L’accès de la grotte sur l’eau (à droite de la photo)


L’entrée de la grotte, où volent des dizaines de chauve-souris


Photos prises à l’intérieur de la grotte, dans la partie pouvant être explorée à pied, le long de la rivière souterraine.

 

La rivière Côn, Phong Nha

La rivière Côn est précieuse pour la ville de Phong Nha car elle permet d’acheminer les touristes vers la grotte voisine baptisée du même nom « Phong Nha cave ». C’est également une voie de navigation. Mais la navigabilité de la rivière est maintenue au prix d’efforts incessants menés par les villageois pour extraire les longues herbes qui se développent dans son lit. Les femmes qui conduisent les bateaux à moteur vers la grotte, pagaient à l’intérieur de la grotte, se chargent également de ratisser le lit de la rivière pour en extraire les herbes envahissantes. On voit bien quelques hommes de temps en temps. Mais ils sont très minoritaires.

 

Voyage en train entre Hué et Dong Hoi, et arrivée à Phong Nha

Pour poursuivre notre remontée vers le nord du Vietnam, nous avons de nouveau pris le train. Le voyage entre Hué et Dong Hoi dura 3 heures, en milieu de journée. La voiture où nous étions était sale et décevante par rapport à la première impression que nous avions eue lors de notre voyage en train couchettes.

Le train en gare de Hué

Un taxi nous attendait à la gare de Dong Hoi, pour nous emmener à Phong Nha à environ trois quarts d’heure de route.

Phong Nha est une destination qui a connu un essor touristique important depuis quelques années car le parc national voisin (créé en 2001) offre un paysage karstique spectaculaire et abrite quelques unes des plus grandes grottes du monde. Toutefois, les infrastructures touristiques ne sont pas encore très développées et plusieurs grottes ne sont accessibles qu’après des treks de une ou plusieurs journées, ce qui limite l’affluence de touristes. Nous étions logés un peu en-dehors de la ville, en face de la rivière Côn.

Nous avons séjourné 3 nuits à Phong Nha et avons visité deux grottes : Phong Nha cave (une grotte accessible en bateau depuis la rivière Côn) et Paradise cave (une grotte sèche à 30 km de Phong Nha, aux dimensions exceptionnelles et accessible après une heure de marche dans la forêt et la montagne).

Vue sur la rivière Côn et les formations karstiques du parc, depuis notre hôtel

 

Promenade sur la rivière des parfums

La promenade en bateau dragon sur la rivière des parfums fait partie des activités traditionnelles lorsqu’on séjourne à Hué. La promenade que nous avons faite durait environ 1h30 aller-retour. Elle nous a emmené jusqu’à la pagode de la Dame Céleste, en amont de la ville. Il faisait beau et la navigation sur la rivière calme fut plaisante. Toutefois, notre voyage fut gâché par deux choses. Tout d’abord, nous n’avons pas apprécié l’attitude de la personne qui nous a accueillis sur le bateau. Nous étions seuls. Nous avions été prévenus par l’hôtel qu’on nous proposerait d’acheter quelques souvenirs à bord, mais que rien ne nous y obligeait. Nous avons malgré tout acheté un « magnet ». Lorsque la personne a vu que nous n’achetions rien d’autre, elle a fait la tête tout au long du voyage et ne nous a même pas dit au revoir en partant. Le contrat était de faire un voyage en bateau pas de monter dans une boutique ambulante avec quasi obligation d’achat! Cela nous a déçus. La seconde chose qui a gâché notre voyage, c’est qu’Alice s’est sentie mal lorsque nous étions à bord. Sans doute quelque chose qu’elle avait mangé qui était mal passé. Nous avons dû écourter la visite de la pagode pour rentrer plus tôt que prévu. Heureusement ce moment d’indisposition est vite passé et Alice a retrouvé la forme dans la journée même.


La rivière des parfums


La pagode de la Dame Céleste


Offrandes faites à la rivière

 

Promenade un samedi soir, au bord de la rivière des parfums

La rivière des parfums traverse la ville de Hué, avant de se jeter dans la mer de Chine. Sa rive nord est bordée par la citadelle impériale. Sa rive sud est élégamment aménagée de promenades pour les piétons et de jardins peuplés de sculptures classiques et modernes.

C’est avec beaucoup de plaisir que nous avons déambulé sur la promenade de la rive sud, un samedi soir, du coucher de soleil à la nuit noire, nous mêlant à la foule des citadins de Hué et des visiteurs vietnamiens. Nous avons bien croisés quelques occidentaux, mais ils étaient rares. Nous avons pris un jus de fruit au bord de l’eau. Puis nous avons longé les cuisines improvisées des marchands de rue…


Hô Chi Minh


Bateaux dragons dans le soleil couchant


Pause jus de fruit


Cuisine de rue

 

Hué, cité impériale

Hué est devenue cité impériale au début du XIXème siècle avec l’avènement de la dynastie Nguyen, qui a transformé son fief historique en capitale du pays. Du fait de sa position centrale, la ville avait l’avantage de symboliser l’unité du pays depuis le nord jusqu’au sud. Sa cité impériale s’est progressivement enrichie de nouvelles constructions tout au long du XIXème siècle. En 1885, l’armée française détruisit une bonne partie de la cité et la dépouilla de tous ses objets de valeur. Les empereurs, dépourvus de leur pouvoir, continuèrent à résider dans la citadelle de Hué.

En 1968, en plein coeur de la guerre du Vietnam, la citadelle fut le siège d’une nouvelle tragédie. Alors que l’armée américaine concentrait ses efforts pour résister à l’offensive du Têt, dans la région de Khe Sanh, à environ 100 km au nord-ouest de Hué, l’armée nord vietnamienne s’empara de la ville de Hué. Durant les 25 jours où elle occupa la ville, elle procéda à une purge terrible faisant plus de 2.500 victimes, parmi les prêtres, fonctionnaires et intellectuels, restés fidèles à la République du Vietnam. Les forces américaines et sud-vietnamiennes répliquèrent en bombardant intensément plusieurs quartiers de la ville et en lâchant du napalm sur la citadelle. Ils reprirent la ville. Plus de 10.000 personnes seraient ainsi mortes à Hué. L’armée nord-vietnamienne ne reconquit Hué que le 25 mars 1975.

La cité impériale est classée au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1993. De nombreux bâtiments ont fait l’objet d’une reconstruction ou d’une rénovation, qui n’est pas achevée à ce jour.

Il est difficile d’imaginer les horreurs dont ces lieux ont été témoins, lorsqu’on déambule aujourd’hui parmi ces bâtiments majestueux et ces jardins paisibles.


 

Visite de 3 tombeaux d’empereurs, au sud de Hué

C’est à Hué où le chemin d’Amapola et Daniel et le nôtre se sont croisés. Nos deux hôtels étaient à quelques centaines de mètres de distance, ce qui nous a permis de dîner ensemble dès le premier soir de notre arrivée à Hué.

Le lendemain, nous avons passé la journée ensemble. Pour une fois, je n’avais pas à m’occuper du programme! Amapola et Daniel s’étaient chargés de tout pour nous. Et cela était très reposant. Ils avaient organisé avec l’hôtel un tour des 3 principaux tombeaux d’empereurs, au sud de Hué. Nous étions tellement détendus et insouciants que pour la première fois de notre tour du Monde, nous avons oublié notre porte-monnaie à l’hôtel. Naturellement, nous nous sommes arrangés par la suite, mais nous avons été bien embêtés sur le coup car nous nous en sommes aperçus alors que nous étions en pleine campagne, loin de tout distributeur de billets. L’argent disponible a été juste pour payer les entrées dans les 3 tombeaux et le déjeuner du midi. Cela nous a fait beaucoup rire au restaurant parce que nous avons été obligés de choisir les plats avec discernement pour ne dépasser la somme disponible.

Le temps était magnifique ce jour-là. Il faisait même chaud. Nous avons passé une très belle journée.

 

Mausolée de l’empereur Minh Mang (1791-1820-1841)

Fils de Gia Long, Minh Mang a été le 2ème empereur de la dynastie de Nguyen. Il fut un grand bâtisseur. Son règne fut également marqué par les persécutions contre les chrétiens. Il conçut son tombeau de son vivant, mais mourut avant que son oeuvre fut achevée.

Ce mausolée est en fait un immense parc comptant une quarantaine de bâtiments, des points d’eau, des ponts, de nombreuses statues. Il se dégage de l’ensemble une grande majesté et un sentiment de sérénité.

 

Tombeau de l’empereur Khai Dinh (1885-1916-1925)

Khai Dinh est le douzième et avant-dernier empereur de la dynastie des Nguyen. Il fut porté sur le trône d’Annam (province centrale de l’Indochine française) par les français le 18 mai 1916. Il mourut de tuberculose en 1925.

Le tombeau de Khai Dinh est d’une conception complètement différente. Bâti à flanc de montagne, l’accès se fait par une série de trois escaliers monumentaux. Le bâtiment principal et les bâtiments secondaires qui constituent l’ensemble mêlent influences européennes et asiatiques, dans un béton noirci par le temps. L’intérieur du tombeau est, par contraste décoré avec des mosaïques colorées, au milieu desquelles trônent la statue en bronze de l’empereur défunt.

 

Tombeau de l’empereur Tu Duc (1829-1847-1883)

Tu Duc fut le 4ème empereur de la dynastie Nguyen. Comme ses prédécesseurs, il mena une politique de persécution des chrétiens qui fut le prétexte pour l’intervention de Napoléon III au Vietnam, en 1958, entraînant l’annexion par la France du sud du pays, qui devint la colonie de Cochinchine. Tu Duc dessina lui-même les plans de son tombeau qui fut achevé près de 20 ans avant sa mort, ce qui lui permit de l’utiliser comme une résidence de campagne et même comme sa résidence principale, les dix dernières années de sa vie. Bien que comptant une centaine d’épouses et concubines, il mourut sans héritier.

Ce mausolée est un immense parc constitué de nombreux bâtiments et temples, de points d’eau, de ponts, de bosquets… La légende dit que Tu Duc ne fut pas enterré dans son tombeau mais dans un lieu tenu secret.

Des 3 tombeaux, c’est celui où je me suis promené avec le plus de plaisir.