Mexico, Mexi…..CO !

Cela faisait donc bien longtemps que je n’étais pas passée par ici livrer mes impressions. Voilà donc une bonne occasion de vous faire un bilan – à ma manière – de notre périple mexicain.

L’époux a déjà évoqué le « background » culturel et historique du pays, je m’en vais donc vous compter mon expérience (très personnelle, comme toujours).

Alors, pour commencer, le Mexique dégage une incroyable énergie positive. Les gens y sont extrêmement sympathiques et accueillants, on sent tout de suite que malgré leur dénuement, ils sont heureux de vivre… et ça, les amigos, ça n’a pas de prix !

Justement, en parlant de prix, la vie au Mexique est relativement bon marché et en termes d’achats souvenirs, il y a de quoi faire (dixit la fille qui trouverait toujours de quoi acheter au milieu de nulle part). Eh oui, à moi les sacs tissés multicolores – qui se sont finalement avérés être d’origine colombienne, mais ne nous attardons pas – les bijoux et leurs têtes de mort colorées que l’on trouve un peu partout…

Je n’ai malheureusement pas pu me « lâcher » car l’époux organisateur de valises et grand manitou de la logistique m’avait prévenue : « si achats volumineux tu feras, d’une paire de chaussures tu te délesteras »… oui, oui, l’époux est parfois en mode « maître Yoda » 😉

Quant à la nourriture, et je sais que c’est là un de vos thèmes préférés, je dirai, pour résumer que deux hypothèses s’offrent à nous :

– nous avons essentiellement sillonné le Yucatan et avons donc souvent eu à faire à la fameuse « comida yucateca » qui, n’a pas vraiment de saveur car peu relevée. On a l’impression que tous les aliments sont « bouillis ».

– et puis franchement, à force de devoir choisir entre fajitas et nachos et enchiladas et nachos, fajitas etc, on finit par faire une indigestion 😉

J’aurai quand-même appris à y faire un superbe guacamole – meilleur que celui des restaurants selon mes trois camarades de voyage, et ils sont totalement objectifs, voyons!

Pour résumer, vous l’aurez compris, le Mexique m’a conquise pour diverses raisons. Les sites sont merveilleux, les gens sympathiques et puis bon, ils ne se formalisent même pas quand je glisse quelques mots de portugais dans la conversation, alors sont pas forts les GRINGOS 😉

 

Cité maya d’Edzná

Le site archéologique d’Edzná se trouve dans l’Etat du Campeche, à 50 km au sud-est de la ville de Campeche. Nous avons eu 2 heures de route, depuis Santa Elena, pour y arriver. A Uxmal, le nombre de touristes était faible par rapport Chichén Itzá. A Edzná, nous étions quasiment seuls. Nous sommes arrivés en fin de matinée. Seules 3 ou 4 voitures étaient garées dans le parking. Pas de boutique de souvenir, pas un seul guide, un prix d’entrée très faible en comparaison des autres sites… Nous ne nous attendions pas à découvrir un site aussi spectaculaire en entrant.

Le site est certes un peu plus petit qu’Uxmal ou Chichén Itzá, mais il abrite un ensemble de structures tout aussi impressionnantes et aussi bien restaurées. Encore plus qu’à Uxmal, nous avons été éblouis par la splendeur du site, et, étonnés d’être aussi seuls.

Cité maya d’Uxmal

Après le sentiment d’oppression ressenti à Chichén Itzá, la cité maya d’Uxmal nous a paru un havre de paix. Aucun vendeur à l’intérieur du site ; seuls quelques guides nous ont proposé leurs services que nous avons préféré décliner derechef ; et puis, il y avait très peu de touristes sur le site. Les structures sont en excellent état car elles ont fait l’objet d’une restauration importante, comme à Chichén Itzá. Mais l’éloignement du site par rapport à la Riviera maya lui donne une toute autre allure. Tout est calme, silence, sérénité, majesté. Un lieu extraordinaire, propice à la contemplation et à la méditation.

Etant donné que nous avons dormi à proximité du site, nous l’avons visité tôt le matin, et ainsi évité les trop fortes chaleurs du début d’après-midi.

 

Santa Elena, Yucatán

Santa Elena est une ville du Yucatán qui compte 3500 habitants selon le recensement de 2010. Elle se situe à environ 100 km au sud de Mérida. La ville en elle-même ne présente pas d’intérêt. Mais elle constitue une étape idéale pour visiter le site archéologique d’Uxmal qui se trouve à un quart d’heure en voiture.

Nous avons fait étape dans une résidence qui loue des chambres dans des maisons traditionnelles en toit végétal. La résidence, à l’extérieur de la ville, était entourée de la forêt tropicale. Le lieu était très agréable. Nous avons compris qu’elle était recommandée par le Routard. Nous y avons d’ailleurs rencontré une grande majorité de français. Quand nous y avons séjourné, l’humidité était très élevée, rendant la chaleur difficilement supportable. Heureusement, la piscine nous permettait de nous rafraîchir. Notre chambre, qui disposait de l’air conditionné, présentait un autre inconvénient : une odeur très forte, probablement due au toit végétal, imprégnait l’atmosphère au point de nous indisposer.

Mérida

La ville de Mérida fut fondée en 1542 par le conquistador Francisco de Montejo « el Mozo », à l’emplacement de l’ancienne cité maya T’ho. Je vous renvoie à l’article écrit sur la Guerre des Castes pour revoir le rôle important qu’elle a joué dans l’histoire du Yucatán. Elle compte aujourd’hui près de 800.000 habitants. C’est la ville la plus importante de la péninsule, devant Cancún, qui compte un peu plus de 600.000 habitants.

La ville est très étendue et comporte peu d’immeubles. Le Paseo de Montejo, baptisé en souvenir du conquistador, est l’avenue principale du centre ville. Bordé de nombreux bâtiments élégants, classiques et plus modernes, il est un témoignage de l’influence espagnole. Le « Monumento a la Patria » qui se trouve au nord du paseo évoque pour sa part, les racines mayas du peuple yucatèque. Plus au sud, se trouve la Plaza Grande, le coeur de la ville. De forme carrée, la place est bordée à la fois par le palais gouvernemental de la province (« Palacio del Gobierno »), le palais municipal, la cathédrale San Ildefonso, la Casa Montejo (ancien hôtel particulier de la famille Montejo, aujourd’hui transformé en musée libre d’accès). Autour de l’axe principal que constitue le Paseo de Montejo et la Plaza Grande, la ville est composée de maisons individuelles colorées, plus ou moins luxueuses. Certaines ont été rénovées et sont de véritables maisons bourgeoises. D’autres, à la peinture décrépie, semblent être abandonnées.

Nous avons eu la chance de trouver une maison en Airbnb dans ce quartier à deux rues du Paseo de Montejo. Derrière la façade verte, repeinte récemment, d’apparence modeste, se cachait une maison très bourgeoise. C’est le plus beau logement que nous ayons eu au Mexique et c’était le moins cher. Nous avons profité de 4 jours de repos dans cette magnifique demeure.

Le dimanche matin, nous sommes allés nous promener vers la Plaza Grande. Tout un quartier est fermé à la circulation et ainsi réservé aux cycles de tous genres et aux rollers. L’ambiance est joyeuse et chaleureuse avec beaucoup de musique.

Mérida est une ville très agréable.

Cité maya de Chichén Itzá

Chichén Itzá se trouve à une quarantaine de kilomètres à l’ouest de Valladolid, sur la route de Mérida. La cité aurait été le centre religieux le plus important de la péninsule à l’époque classique. Certains éléments architecturaux montrent des similitudes fortes avec des bâtiments des cités Toltèques du centre du Mexique, ce qui atteste d’échanges importants entre les 2 communautés.

Chichén Itzá jouit d’une réputation mondiale. Il a notamment été désigné en 2007 comme l’une des sept nouvelles merveilles du monde. Situé à 2h de route de Cancún et de Tulum, il peut faire l’objet d’une excursion d’une journée depuis ces deux villes de la Riviera maya. Ce serait le deuxième site le plus visité du Mexique après Teotihuacán. Il est donc conseillé de le visiter le plus tôt possible. Même si nous sommes arrivés un peu tard sur le site, l’affluence n’était pas excessive. Nous avons pu circuler facilement.

En revanche, nous avons rencontré sur place un autre désagrément bien plus gênant : l’enceinte du site regroupe des dizaines de vendeurs de souvenirs, peut-être plus! Des lignes continues d’étales font comme des haies d’honneur qui accompagnent les touristes le long des chemins ombragés du site. Les vendeurs haranguent les touristes en permanence, circulent avec les statuettes, les colliers, imitent le bruit du jaguar avec un petit objet en terre cuite. Les statues et babioles se vendent à 20 pesos ou 1 $. C’est à se demander comment ces vendeurs peuvent gagner leur vie avec une telle concurrence et des prix aussi bas. Malheureusement, ces sollicitations incessantes gâchent vraiment le plaisir de la visite. Difficile de se projeter mentalement dans le passé dans ces conditions. Je dois ajouter, pour finir sur ce sujet, que tous ces vendeurs m’ont fait de la peine. Dans l’ensemble, ils sont sympathiques. J’aurais aimé leur faire plaisir en achetant une ou deux bricoles. Mais la place dans nos bagages est vraiment trop comptée.

Il reste que le site est magnifique. Je pense qu’il faut vraiment faire la visite très tôt le matin pour pouvoir l’apprécier au mieux.