Catégorie : Nature

Arches National Park, Utah

Arches National Park est un parc qui se situe dans l’est de l’Utah. Comme son nom l’indique, il concentre un grand nombre d’arches naturelles. Il en existerait plus de 2000! En plus de ces arches naturelles, le parc contient de nombreuses formations rocheuses spectaculaires, fruits de l’érosion : falaises, pitons rocheux, roches en équilibre, roches sculptées aux formes étranges. La couleur rouge domine : c’est la couleur du sable du désert où fourmille une vie imperceptible pour le visiteur, c’est la couleur des falaises et de la roche. Mais d’autres couleurs animent le paysage : le vert de la végétation qui jaillit du sable du désert, le blanc, l’ocre, le jaune, le bleu, le vert des falaises, des dunes pétrifiées.

Visiter Arches National Park, c’est plonger dans des décors aux dimensions incroyables et à la beauté éblouissante. J’ai été ému devant ces paysages merveilleux.

Le parc est immense ; il couvre une surface de 310 km2. Une route de 35 km relie certains des points de vue remarquables. Mais pour explorer le parc et accéder aux paysages les plus extraordinaires, il faut emprunter les chemins de randonnée aménagés dans le désert. Le sable du chemin est gris, le sable du désert est rouge. Ce dernier est peuplé de micro-organismes qui permettent l’émergence de la végétation. Le sable gris, piétiné par les pieds des visiteurs est mort. Pour préserver la vie dans le désert, les visiteurs sont invités à respecter les chemins aménagés. Je dois dire que j’ai trouvé que les gens étaient très respectueux des consignes données.

Faire une randonnée dans le désert, sans ombre peut vite tourner au cauchemar. Des panneaux préviennent des dangers de la chaleur. De nombreux avertissements sont faits pour que les randonneurs prennent des quantités d’eau suffisantes.

Nous avons consacré pratiquement deux demi-journées à la visite de ce parc. Le premier jour, nous nous sommes levés très tôt pour être à l’entrée du parc à 8h et éviter la foule des touristes. Il faut savoir que le parc est ouvert 24h sur 24. Et il est effectivement très fréquenté. Les premières heures, nous étions relativement tranquilles, mais à partir de 10h-11h, des cars de voyages organisés sont arrivés augmentant fortement la densité sur les sites les plus accessibles. En début de matinée, le ciel était plutôt couvert et la température très agréable. En fin de matinée, nous nous sommes lancés dans une randonnée plus difficile pour approcher l’une des arches les plus célèbres du parc, qui est d’ailleurs devenue l’emblème de l’Utah : Delicate Arch. Son âge serait estimé à 70.000 ans et son espérance de vie de 10 à 15.000 ans! La randonnée est difficile car il s’agit d’absorber un dénivelé de 146 m sans zone d’ombre et sous des températures généralement élevées. Sa longueur est d’environ 5 km aller-retour. Manque de chance, lorsque nous nous sommes lancés, les nuages protecteurs ont disparu et nous nous sommes effectivement retrouvés en plein soleil à gravir la roche brûlante, sous une température d’environ 30°C. L’ascension a été difficile ; nous avons bu beaucoup d’eau pour tenir ; à la fin, nous sommes même passés sur d’étroits chemins en bord de précipice. Mais lorsque nous avons découvert l’arche, dans le tout dernier virage de l’ascension, le spectacle était magique. Certes, nous n’étions pas seuls! Mais la beauté du paysage était telle que j’oubliais les nombreux touristes autour de moi.

Le lendemain, avant de partir pour Cortez (Colorado), nous avons continué l’exploration du parc, en pénétrant plus avant. Nous avons fait deux randonnées plus faciles, l’une très courte, l’autre d’environ 1h mais sur du plat. Cette dernière, nous a permis d’accéder à Landscape Arch qui serait la plus grande arche naturelle au Monde (entre 89 et 100 m de long selon le point de mesure, 32 m au-dessus du sol).

En deux demi-journées, nous avons vu une dizaine d’arches. Il semblerait que la zone du parc qui en abrite le plus grand nombre n’est accessible qu’au prix de randonnées beaucoup plus difficiles.

Les paysages d’Arches ont été utilisés dans plusieurs films (notamment Indiana Jones and the last crusade, Thelma & Louise) et en ont inspiré d’autres (Star Wars).

 

Balanced Rock

 

Turret Arch

 

North and South Windows

 

North Window

 

South Window

 

Double Arch

 

Randonnée vers Delicate Arch

 

Delicate Arch, vue d’un autre point (le deuxième jour)

 

Devils Garden

 

Sand Dune Arch Trail

 

Landscape Arch Trail

 

Landscape Arch

 

Une autre arche, cette fois-ci en-dehors du parc, sur la route de Cortez

Randonnée dans les Montagnes Rocheuses

Le Rocky Mountain National Park offre de nombreuses randonnées accessibles pour les marcheurs de tout niveau. Le parc est très fréquenté. Heureusement, il est également très bien aménagé. De grands parkings ont été construits à distance des départs de randonnées qui sont ensuite accessibles par navettes.

Le jour où nous avons visité le parc, la météo annonçait une journée très ensoleillée avec des températures agréables autour de 25°C. Nous avons choisi de faire une randonnée facile, l’Emerald Lake Trail, démarrant à 2887 m d’altitude, avec au programme 3 lacs sur le parcours, un peu plus de 200 m de dénivelé et 5 km aller-retour. Si le dénivelé semble peu important, il ne faut pas perdre de vue qu’à cette altitude il est plus difficile de respirer (environ 30% d’oxygène en moins). Finalement, ce qui semble facile ne l’est pas tant que ça.

Les paysages étaient magnifiques, quoique proches des paysages alpins.

Malheureusement, Emma n’a pas complètement profité de cette promenade car elle a ressenti rapidement des douleurs au ventre. Elle a néanmoins poursuivi la marche pour aller quasiment jusqu’au bout de la montée, et, sans se plaindre. Le lendemain, tout allait déjà beaucoup mieux pour elle.

En arrivant au sommet, les nuages se sont faits menaçants et nous avons commencé à entendre le tonnerre. Nous nous sommes empressés de redescendre. Mais l’orage nous a rattrapé. Heureusement, nous avions prévu des vêtements pour parer à une telle éventualité, pourtant non prévue par la météo! Il faut toujours être prudent en montagne. Nous avons été étonnés en redescendant de continuer à croiser des personnes qui montaient. Certaines étaient très légèrement vêtues et d’autres montaient avec des équipements pour dormir au sommet!

 

 

Le premier lac

 

 

Arrivée au second lac

 

 

Le troisième lac où seule Alice a continué de m’accompagner

 

Après notre randonnée, nous avons emprunté la route d’altitude (Trail Ridge Road), dont le point le plus haut se trouve à 3700 m, pour revenir à l’hôtel, avec quelques beaux panoramas, sous un ciel orageux.

 

Les chutes du Niagara

Il est des lieux dont on a tant entendu parler qu’on s’attend à être déçu le jour où on s’y rend. Je classais les chutes du Niagara dans cette catégorie.

Le jour où nous y sommes allés, le temps était idéal : soleil radieux, température très agréable entre 25°C et 30°C.

Je n’ai pas été déçu.

Le site est éblouissant en dépit des constructions modernes avoisinantes. La rivière en aval des chutes sépare les Etats-Unis et le Canada. Les deux rives sont escarpées et surplombent la rivière de plusieurs dizaines de mètres, ce qui permet d’avoir une vue idéale depuis la rive canadienne. L’ensemble est composé de 2 ensembles de chutes : le « fer à cheval », la chute la plus spectaculaire, correspond au cours principal de la rivière et sépare les 2 pays ; les « chutes américaines » et le « voile de la mariée » (plus petite) sont entièrement situées aux Etats-Unis.

Fer à cheval

 

Chutes américaines et voile de la mariée (sur la droite de l’image)

 

En amont des chutes, seuls quelques rapides annoncent leur proximité. J’ai été impressionné par le contraste entre le calme en amont et le fracas de la chute.

Le site est magnifique et fasciné par le mouvement continu de l’eau, je suis resté très longuement à contempler les flots qui se déversent bruyamment, produisant un nuage d’écume. Mais c’est en s’approchant en bateau que j’ai pleinement ressenti la puissance de l’eau.

Les photos que j’ai prises depuis la rive ne rendent pas justice à la splendeur du site, ni à la force qui se dégage des chutes. Le film ci-dessous s’approche un peu plus de la réalité.