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Cité maya de Palenque

La cité maya de Palenque est le 6ème et dernier site archéologique que nous ayons visité au Mexique. Il se situe à la limite de la péninsule du Yucatán, entouré de la forêt tropicale du Chiapas. L’exploration du site est loin d’être achevée. Il resterait plusieurs centaines, peut-être plus de mille, structures encore enfouies dans la forêt. Celles qui sont accessibles sont aussi impressionnantes qu’à Chichén Itzá, Uxmal ou Edzná. Mais l’environnement du site est plus sauvage, ce qui lui donne encore plus de force. En nous promenant dans la forêt, nous avons eu la chance d’apercevoir des singes hurleurs évoluant dans leur environnement naturel. Quelle émotion et quel bonheur d’approcher ainsi la vie sauvage!

 

Singes hurleurs aperçus dans les arbres

Palenque, Chiapas

Le Chiapas est l’Etat le plus au sud de la confédération mexicaine. Il est bordé par le Guatemala. Cet Etat compte à la fois de larges zones montagneuses et de larges zones recouvertes par la forêt tropicale. Plusieurs langues indigènes continuent d’y être pratiquées. La population du Chiapas est restée très rurale. Seulement un quart de sa population habite dans l’une des 4 villes de plus de 50.000 habitants. Palenque, la septième ville du Chiapas compte environ 42.000 habitants selon le recensement de 2010. Palenque, en bordure de la forêt tropicale doit son développement à la proximité de la cité maya du même nom.

Nous avons fait une promenade dans la ville. J’ai été, une nouvelle fois, frappé par les couleurs vives présentes dans la rue, sur les marchés, dans les boutiques, sur les vêtements portés. C’était un dimanche matin, jour de marché. La place centrale du village, où siègent la mairie et l’église, était animée des rires des enfants qui jouaient, des jeunes qui se taquinaient ou flirtaient, et des anciens, assis sur les bancs ou les murets en pierre, qui regardaient la foule passée et semblaient porter un regard réprobateur sur la jeunesse agitée. Nous n’avons pas croisé un seul touriste lors de notre promenade en ville. Les gens respiraient la simplicité et la joie de vivre. Les regards posés sur nous étaient curieux, bienveillants et même souriants.