Salar d’Atacama

Le Salar d’Atacama est le dépôt salin le plus important du Chili. Il s’étend sur une surface de près de 3.000 km2. Le sel provient de la dissolution des roches volcaniques issues des montagnes voisines, puis de l’évaporation de l’eau du fait de la chaleur et de l’extrême aridité. Sous l’épaisse couche de sel solidifiée, se trouve un lac d’eau salée. Le Salar d’Atacama serait la plus grande réserve de Lithium au Monde, élément clé dans la fabrication des batteries du même nom.

Au milieu de cette immense étendue de sel, plusieurs lagunes accueillent des flamants roses qui se nourrissent de minuscules éléments en suspension dans l’eau. Je vous recommande cet article pour en savoir plus sur le sujet. La blancheur du sel, le bleu du ciel, les montagnes alentours aux couleurs rosées, les flamants roses qui s’envolent, l’extrême chaleur qui trouble l’air et forme des mirages, produisent des paysages surréalistes qui évoquent les tableaux de Dali.

 

Le sel d’Atacama

 

La faune qui survit dans ce milieu inhospitalier

 

Paysages oniriques

 

Les flamants de la Laguna Chaxa

 

Trou d’eau salée

 

Laguna Tebenquiche

 

Valle de Marte, Atacama

La Vallée de Mars ou Vallée de la Mort est un autre parc naturel situé à proximité de San Pedro. Il permet de circuler entre les structures de la Cordillère de Sel.

 

Paysages qui jalonnent la piste qui serpente dans le parc

Dune de sable

La dune de sable de la Vallée de la Lune n’est pas directement accessible aux randonneurs. Elle est intacte, sans trace humaine. Elle donne lieu à une randonnée qui permet de l’admirer au soleil couchant.

Au contraire, la dune de sable de la Vallée de la Mort, peut être gravie par les visiteurs. Des agences ont même développé une activité de surf sur sable. Mais contrairement au surf des neiges, il n’existe pas de remontée mécanique et l’ascension très raide dans le sable semble décourager rapidement les surfeurs les plus motivés.

Randonnée

Tandis que les surfeurs s’épuisaient sur la dune, nous nous sommes lancés dans une entreprise pas loin d’être aussi éprouvante en faisant une ascension d’une quarantaine de minutes dans la fournaise du désert.

Nous avons décidé de célébrer l’atteinte du sommet, en construisant un cairn à douze pierres, que nous avons immortalisé par une photo.

Valle de la Luna, Atacama

La Valle de la Luna est un parc naturel à proximité de San Pedro qui compte de nombreuses formations minérales originales, dont la plus spectaculaire est la Cordillère de Sel, et offre des panoramas sur des paysages accidentés et désertiques aux couleurs variées. Plusieurs randonnées de 20 à 40 minutes sont proposées au visiteur pour aller à la découverte du parc.

 

Randonnée dans la caverne de sel

Cette randonnée est marquée par la traversée d’une caverne de sel d’une quarantaine de mètres dans le noir absolu. Une torche est nécessaire pour effectuer cette traversée qui est difficile du fait de l’hétérogénéité du sol, des changements de niveaux, des nombreux pics rocheux qui pimentent le parcours et de la faible hauteur du plafond en certains endroits. Une fois sorti de la caverne, c’est une escalade avec un balisage un peu sommaire qui attend le randonneur. Les filles ont beaucoup apprécié ce moment de jeu et de découverte.

 

Les trois Maries

Etrange formation rocheuse de plusieurs millions d’années, censée évoquée trois vierges Marie. Pas évident!

 

Randonnée Achaches

Ascension sur un chemin sablonneux, récompensée par un panorama éblouissant.

 

L’amphithéatre

Falaise dans la Cordillère de Sel.

 

Ascension de la grande dune

Cette randonnée se fait un peu avant le soleil couchant pour pouvoir contempler les lumières chaudes qui viennent caresser la Cordillère de Sel.

 

San Pedro de Atacama

Le désert d’Atacama serait la région la plus aride sur Terre, certaines zones pouvant être privées de précipitations pendant 50 ans. L’altitude varie entre le niveau de la mer et 4.678 m. Ce désert est bordé à l’est par un ensemble de volcans appartenant à la Cordillère des Andes, dont certains culminent à près de 6.000 mètres, et formant une frontière naturelle avec la Bolivie. La région concentre des paysages variés entre déserts aux structures minérales, étendues salines, volcans, geysers, dunes de sables, canyons sculptés par le vent et le sable, lacs salés… En dépit de son extrême aridité, la région offre plusieurs points privilégiés d’observation des oiseaux, notamment des flamants roses. Les zones montagneuses permettent d’approcher vigognes et lamas.

Le désert d’Atacama est célèbre dans le monde pour être un haut lieu de l’astronomie. L’altitude, l’absence de pollution lumineuse, la grande sécheresse offrent des conditions idéales pour l’observation du ciel. Plusieurs observatoires sont d’ailleurs implantés dans la région. Malheureusement, quand nous y étions, les conditions d’observation n’étaient pas optimales : présence dans le ciel de la lune et de nuages épars. Nous n’avons pas fait de visite d’observatoires. Pas facile de tout coordonner en concordance avec le calendrier lunaire dans le cadre d’un tour du Monde! Mais pour ceux qui viennent dans la région, je recommande de calculer la venue à San Pedro, en fonction de la position de la lune et de s’accorder suffisamment de jours de présence sur place pour organiser une visite d’observatoire, un soir sans nuages. Pour nous, ce sera peut-être pour une prochaine fois, si on repasse dans la région…

San Pedro est une petite ville, située au nord du Salar de Atacama, à 2.438 m d’altitude. Avec à peine 5.000 habitants, elle est la ville la plus importante à 100 km à la ronde. Elle constitue donc un lieu de gîte obligé pour toute personne qui entreprend de visiter le désert d’Atacama. Le tourisme est devenu la principale ressource de la ville avec l’exploitation des dépôts salins du désert. Comme à Cuzco (Pérou), El Calafate (Argentine) ou Puerto Natales (Chili, Patagonie), les touristes qui viennent à San Pedro sont des amoureux de la nature et des amateurs des activités de plein air. On rencontre de nombreux randonneurs, beaucoup de jeunes, des marcheurs moins jeunes et aussi quelques familles avec des enfants en âge d’aller à l’école, dont on s’est demandé s’ils ne faisaient pas comme nous un voyage au long cours. Comme dans tous ces autres lieux, on entend régulièrement parler français. La ville semble s’être adaptée à ces touristes, probablement en recherche d’une certaine authenticité. Aucune route n’est goudronnée comme pour entretenir une image de ville du désert. Aucune construction moderne ne vient altérer le paysage. Toutes les maisons semblent anciennes et un peu délabrées, ce qui n’empêche pas d’ailleurs un certain confort et la propreté derrière les murs mordus par le sable du désert (ce qui était le cas de notre petit hôtel). Pourtant, derrière cette apparence authentique, la ville n’en est pas moins une usine à touristes. Elle compte un nombre incroyable de petits hôtels, chambres d’hôtes, restaurants, cafés, agences d’excursions, boutiques d’artisanat et de souvenirs, boutiques de sport et de randonnée, boutiques de vêtements… Les quelques rues en terre battue du centre ville vibrent de cette activité touristique incessante. Malgré cela, la ville est sympathique. Il y règne une ambiance fort agréable et on prend plaisir à flâner dans ces rues au soleil couchant, après une journée de randonnée.

J’avais loué une voiture de type SUV (pas 4×4) pour faire l’aller-retour depuis Antofagasta. Mais je craignais d’utiliser notre véhicule pour arpenter les pistes du désert. L’hôte qui nous a accueillis nous a indiqué que notre véhicule était tout à fait suffisant pour circuler sur les pistes. Contrairement à mon idée initiale, nous n’avons donc pas fait appel aux services des agences d’excursion et nous avons tout visité par nos propres moyens. Malgré l’état très altéré de la piste en certains endroits, notre véhicule est passé partout sans difficulté. Cela nous a permis d’adapter le programme au rythme que nous souhaitions et surtout d’économiser plusieurs centaines d’euros budgétés pour les excursions.

 

Vol Punta Arenas – Antofagasta

Le voyage aérien entre Punta Arenas et Antofagasta (avec escale à Santiago), nous a propulsés en une seule journée d’une ambiance grisâtre, humide et fraîche, à la clarté aveuglante et la chaleur étouffante du désert.

Les deux villes sont distantes de 3.285 km. Nous avons dormi une seule nuit à Antofagasta, ville de près de 400.000 habitants, coincée entre la façade Pacifique et les montagnes brûlées du désert. L’objectif était de faire une étape pour nous rendre ensuite en voiture à San Pedro, à 300 km au nord-est, au coeur du désert d’Atacama.