Au revoir les Etats-Unis

Voilà, c’est le bout de la route. Celle des Etats-Unis. La route 66 historique emprunte Santa-Monica Boulevard pour venir mourir sur la plage, face aux vagues du Pacifique.

Les 5 semaines sont passées très vite. Nous avons vu tant de choses incroyables, vécu tant de moments inoubliables. Je garderai en mémoire ces paysages de rêve et ces instants d’éternité où on a le sentiment d’entrer en communion avec la nature. Devant de telles splendeurs, plus rien ne semble avoir d’importance, exceptée la contemplation. Le temps est infini.

Comme lors de mes deux précédents voyages aux Etats-Unis, j’ai trouvé, que dans l’ensemble, les gens étaient souriants, accueillants, sympathiques. Nous avons beaucoup à apprendre sur ce plan. Il reste que c’est un pays paradoxal. On sent une énergie incroyable. En même temps, on croise dans les villes, la misère la plus nue et la plus désemparée.

Nous avons fini notre séjour par la cité des anges qui reste à mes yeux la ville du Cinéma. Je crois que ça s’est senti dans mes derniers articles ; cette fois-ci, j’ai ressenti un vrai coup de coeur pour cette ville. En écrivant ces lignes, je sens déjà la nostalgie m’étreindre.

Les studios de la Warner

L’entrée des studios

 

Entre les studios géants…

 

Décors extérieurs, tout n’est qu’illusion

 

Costumes de personnages de Marvel

 

Le Monde d’Harry Potter

 

Costumes pour le film « Fantastic Beasts »

 

Une plaque à l’entrée du studio où la série Friends a été tournée entre 1994 et 2004

 

Le département des accessoires

 

Véhicules de Batman

 

Les décors de Friends

 

Les personnages du film d’animation de Tim Burton, « Corpse Bride » (titre français : « Les Noces funèbres »)

 

Costumes

 

Reconstitution de la capsule Soyouz, utilisée pour le film d’Alsonso Cuarón « Gravity »

 

Perspective forcée

Les studios de la Warner

Les studios de la Warner se trouvent à Burbank, au nord de Los Angeles.

La visite que nous avons faite a duré environ 3 heures. Nous avons eu la chance de pouvoir bénéficier d’un guide qui parlait français, Ali. Nous étions un groupe de 10 personnes, ce qui facilitait d’autant les échanges avec le guide, fort sympathique.

Les deux premières heures de la visite se font en mini bus électrique, avec des arrêts réguliers pour découvrir les lieux d’intérêt. Nous avons ainsi vu successivement : des décors extérieurs, notamment des reconstitutions de rues (New-York, Chicago, ville anglaise, ville française…), utilisées dans les films ou les séries ; un mini musée regroupant des costumes de personnages de Marvel et des costumes et accessoires de la série Harry Potter et du film « Fantastic beasts » (titre français : « Les animaux fantastiques ») ; le studio utilisé pour la série « Lethal Weapon » (titre français : « L’arme fatale ») ; un atelier de fabrication des décors ; le département des accessoires ; le hangar où sont exposés tous les véhicules utilisés pour les films de Batman. La visite était donc très complète.

Le guide nous a raconté beaucoup d’anecdotes et des choses passionnantes sur la manière dont les décors sont transformés et savamment cadrés pour faire naître l’illusion à l’écran. La même rue a pu ainsi servir pour une multitude de films, en étant à chaque fois modifiée, métamorphosée, pour représenter un lieu différent et coller au thème de l’histoire.

Le département des accessoires ressemblent à la caverne d’Ali Baba. Tout semble en désordre. Et pourtant, il semblerait que tout soit répertorié et enregistré pour pouvoir être utilisé dans les films. En passant devant le quai de chargement, nous avons effectivement vu des camionnettes qui venaient chercher du matériel.

Les véhicules de Batman sont impressionnants. Tous sont motorisés et fonctionnent.

Mais, ce qui m’a le plus impressionné c’est d’entrer dans le studio de la série « Lethal Weapon » (que je n’ai jamais vue d’ailleurs). Le plateau dans lequel nous avons pénétré était la reconstitution du commissariat de police. Tout était soigné dans le moindre détail pour donner l’impression d’être dans un vrai commissariat. Petite anecdote, les fenêtres qui entouraient le commissariat sur ces 4 côtés, étaient toutes orientables pour chasser les reflets inopportuns selon le cadrage. C’est le moment où j’ai vraiment eu l’impression de voir le lieu magique où le rêve devient réalité. J’ai trouvé cela passionnant et émouvant.

Le simple fait de circuler entre ces grands studios qui ont maintenant près d’un siècle d’existence et de voir tant de gens affairés, m’avait déjà tant ému!

Après les 2 heures de visite guidée, nous avons rejoint le plateau 48, aménagé en musée. S’y trouve, notamment, une reconstitution fidèle du plateau de la série Friends, qui se situe dans le café « Central Perk ». Pour ceux qui maîtrisent la langue de Shakespeare, il est même possible de jouer une scène filmée où sont ajoutés ensuite les vrais personnages de la série, donnant l’illusion qu’on leur donne la réplique.

Très belle après-midi dans ces magnifiques studios! La visite était technique mais les filles ont dit avoir adoré! Moi, j’étais comme un enfant émerveillé…

Hollywood

Pour les amoureux du cinéma, Hollywood est un passage incontournable, quand on est de séjour à Los Angeles. Le lieu est mythique. Il est également décevant. Hollywood boulevard est bordé de nombreux magasins, et, envahi d’amuseurs de rues et de personnes déguisées qui espèrent récupérer quelques sous des nombreux touristes qui déambulent, scrutant les trottoirs en quête de leur star préférée. Malgré cela, on se prend au jeu et on cherche dans le paysage urbain les traces qui nous rapprochent un peu du rêve : bien sûr les lettres d’Hollywood, les cinémas historiques comme le Chinese Theater ou El Capitan, les éléphants du Hollywood Center, référence aux décors du film Intolérance (1916) de DW Griffith. Et puis, on se constitue une petite collection personnelle d’étoiles que le hasard a mis sous nos pieds.

 

 

Venice Beach

Fascinante, Venice Beach, où tout se côtoie, se mélange, sous un soleil qui semble galvaniser les rêves des uns et soulager la misère des autres.

La plage à perte de vue

 

Les palmiers

 

Les échoppes colorées

 

Les abris de fortune et boutiques éphémères

 

Une population contrastée

 

Le règne du Street Art

 

Le Skate Park

 

Les spectacles de rue

La cité des Anges

Après notre long road trip aux Etats-Unis, notre séjour dans la Cité des Anges, se voulait un moment de détente absolue.

Pour la première fois aux Etats-Unis, nous avons séjourné dans un appartement loué avec Airbnb. Dans les parcs, les étapes étaient trop courtes pour que cette solution soit adaptée, et puis, de toute façon, l’offre en la matière était vraiment trop réduite pour être intéressante. L’hôtel donne le sentiment d’un confort plus grand, car il n’est pas nécessaire de cuisiner, des personnes viennent faire le ménage chaque jour. Mais finalement, on ne se repose pas aussi bien que dans un appartement où il n’y a aucune contrainte de temps sauf celles que l’on choisies : on prend le petit-déjeuner à l’heure qui nous convient, il n’y a pas de partie de cache-cache avec le personnel de ménage… En plus, on jouit généralement de beaucoup plus d’espace. Tout cela fait que, quand c’est possible, la location est la solution idéale pour se sentir vraiment chez soi. Et quand on fait un tour du Monde, il est important de trouver des lieux où se sentir chez soi, même si ce « chez soi » ne dure que quelques jours.

L’appartement où nous avons séjourné était à Culver City, une petite ville complètement entourée par la ville de Los Angeles. Notez, au passage, que le découpage administratif du comté de Los Angeles est un peu étrange. Venice, Hollywood, Bel Air, Pacific Palisades sont des quartiers de Los Angeles, tandis que Culver City, Santa Monica ou Beverly Hills sont des villes enclavées, le tout constituant un continuum urbain sans réelle délimitation.

A proximité de Venice boulevard et de Santa Monica boulevard, nous étions idéalement placés pour rejoindre les deux célèbres plages ou pour aller nous promener vers Hollywood et Beverly Hills. L’appartement moderne était très spacieux et offrait un bon confort. Seul petit bémol au niveau de l’isolation phonique avec le voisin du dessus. Mais nous n’en avons pas vraiment souffert, car il était rarement chez lui.

Nous avons passé 5 jours très reposants à Los Angeles vivant comme des habitants de la ville, faisant les courses d’alimentation au supermarché qui se trouvait de l’autre côté de la rue. C’est un autre aspect de la location : on a le sentiment de vivre normalement et de ne plus être traité comme un simple touriste. Pour l’anecdote, le dernier jour, nous avons fait la connaissance de voisins français qui vivent en Californie depuis quelques années.

Comme je l’ai dit dans un précédent article, le séjour m’a paru trop court. Je serai bien resté encore quelques jours, une semaine, plus? Je me sentais bien dans cette ville. Tout me semblait facile, évident. Je ne sais comment le définir. Quelque chose dans l’air qui donne l’impression que l’on est chez soi. Cela m’a étonné car j’avais été déçu la première fois que j’étais venu, trouvant la ville trop envahie par les voitures et pas suffisamment propice à la flânerie. Cette fois-ci, j’ai vu les choses différemment. Nous avons pas mal marché, notamment à Venice et à Santa-Monica, et c’était très agréable. Seul inconvénient majeur à mes yeux, la ville est souvent enveloppée d’un nuage de pollution visible dès que l’on s’élève un peu sur les collines.