Mes souvenirs de voyage

Ce que j’ai préféré…

au CANADA : le bateau pour s’approcher des chutes du Niagara

aux ETATS-UNIS : Las Vegas (avec M&M’s World), Antelope Canyon (où j’ai découvert un ours), la marche dans la rivière à Zion Canyon, le 4×4 dans Monument Valley, la prison d’Alcatraz à San Francisco

au MEXIQUE : j’ai beaucoup aimé le cénote de Valladolid. C’était très beau. Mais, au bout d’un moment je m’ennuyais.

Emoji qui rit - U+1F603

 

Pêle-mêle d’Elise

Bon, il parait que d’aucuns l’ont réclamé à corps et à cris alors je me lance dans l’écriture d’un article pour notre blog. Pour commencer – et afin de situer les choses – je vais poser le décor : mes écrits auront souvent plus une valeur anecdotique et humoristique, étant bien entendu que je laisse la partie plus « intellectuelle » à Monsieur qui, soit dit au passage, s’en sort plutôt bien. 😉

Alors, pour vous Mesdames qui m’avez réclamé avant mon départ, quelques clichés relatifs aux deux espèces menacées que sont le « bûcheron canadien » et le « fermier du Wyoming », j’ai peur de vous décevoir ! De fait, le premier n’est aucunement visible dans ces contrées lointaines, ou alors, il n’a de bûcheron que la chemise à damiers (pas de quoi se pâmer donc, vous en conviendrez). Quant au second, alors là, c’est encore plus compliqué de vous livrer mon ressenti dans la mesure où – tenez-vous bien, le suspense est à son maximum – je n’en ai croisé aucun. D’ailleurs, il faut bien le dire, nous n’avons croisé presque personne dans ce charmant état du Wyoming qui ne fait donc pas honneur à sa réputation (sortez vos mouchoirs Mesdames, je viens de vous casser, en un tour de clavier, vos derniers espoirs).

Entrons maintenant dans le vif du sujet : à savoir mon ressenti sur le Canada et les Etats-Unis… Je ne vais pas vous donner des détails historiques ou pittoresques, Philippe l’a déjà fait avant moi avec photos à l’appui. Je suis tombée amoureuse du Canada, de ses grands espaces et de son air pur, et plus particulièrement de la ville de Montréal… mais TABARNAK (seuls les initiés comprendront)… qui a inventé leur système de stationnement? Parce qu’il faut bien l’avouer, il y a de quoi s’arracher la tignasse avant de comprendre où l’on peut garer son véhicule. Entre les rues dans lesquelles on ne peut stationner que de 9H00 à 14h00 et celles où l’on peut stationner de 08H30 à 15h00 – et je vous assure que j’exagère à peine – il y a de quoi devenir chèvre !

Et puis, grosse déception aussi concernant la spécialité du coin, à tout le moins dans la région de Québec, à savoir : la POUTINE qui nous a laissé un goût de « n’y revenez pas » et dont nous cherchons encore aujourd’hui l’intérêt … désolée, là aussi, de ne pas être très enthousiaste, mais vraiment, avec un nom pareil, comment se laisser séduire! 😉

Passons maintenant à la deuxième partie de notre séjour : le territoire américain et ses parcs. Là encore, je laisse à Philippe le soin de vous charmer avec ses photos qui vont, à coup sûr, vous donnez l’envie de casser immédiatement votre PEL et de venir nous rejoindre!

Je suis donc, vous l’aurez compris, totalement conquise, d’autant que je me suis entretemps laissée entraîner par le champ des sirènes des magasins WALMART (supermarchés à l’américaine où l’on trouve à peu près tout) et sachez que, j’ai même acheté quelques babioles (et là encore, ceux et celles qui me connaissent, savent que je viens par là-même de signer mon arrêt de mort « modesque » , ce qui signifie que ne vous régalerai donc pas de portraits avec tenues dernier cri).

Je vous laisse donc sur ces derniers mots et promet de revenir bientôt vous narrer « l’envers du décors du rêve américain » .

Au revoir le Canada

Cet article clôt notre périple canadien. Nous avons traversé 5 provinces (la Nouvelle-Ecosse, l’Ile du Prince Edouard, le New-Brunswick, le Québec, L’Ontario), fait 9 étapes, parcouru plus de 2500 kilomètres entre Halifax et Toronto (sans compter les déplacements locaux ou les expéditions d’un jour). Le mois a été bien rempli. Tant d’images, tant de souvenirs, déjà qui peuplent ma mémoire. J’ai le sentiment étrange que nous avons quitté Paris il y a plusieurs mois. Personnellement, je me sens bien. Je pense que nous avons trouvé un bon équilibre entre étapes reposantes, activités, travail avec Alice, voyages en voiture. Tout s’est passé à merveille hormis l’incident à Halifax pour la location de voiture. Nous avons également trouvé nos marques pour défaire et refaire les bagages avec efficacité. Je pense qu’à l’occasion, j’écrirai un article sur ce sujet.

Je suis les nouvelles de France et du Monde en lisant le journal sur Internet.

Comme vous le constatez, j’alimente régulièrement le blog. C’est une manière pour moi de donner encore plus d’intensité à l’instant, de partager ce que je vois, ce que je ressens, et de l’inscrire un peu plus dans la durée. Merci pour tous vos commentaires qui sont autant d’encouragements!

Côté budget, nous sommes pas mal non plus. Nous avons dépensé à peine plus que ce que j’avais prévu, sans faire d’effort particulier et malgré quelques achats de vêtements pour compléter nos valises. Cela me rend optimiste pour le budget de l’année.

Je quitte le Canada, en me disant qu’il reste tant de choses à voir dans ce magnifique pays. J’aimerais par exemple, découvrir l’ouest du pays ou des régions plus sauvages. Et puis, j’aimerais voir le Canada en hiver.

Nous avons été très heureux de notre séjour à Toronto avec beaucoup de chaleur humaine pour nous accueillir. Mais personnellement, c’est Montréal qui m’a le plus séduit. Je me suis senti très bien dans cette ville.

A l’heure où j’écris cet article, nous sommes déjà aux Etats-Unis, dans le Colorado. Le temps passe si vite…

 

Les chutes du Niagara

Il est des lieux dont on a tant entendu parler qu’on s’attend à être déçu le jour où on s’y rend. Je classais les chutes du Niagara dans cette catégorie.

Le jour où nous y sommes allés, le temps était idéal : soleil radieux, température très agréable entre 25°C et 30°C.

Je n’ai pas été déçu.

Le site est éblouissant en dépit des constructions modernes avoisinantes. La rivière en aval des chutes sépare les Etats-Unis et le Canada. Les deux rives sont escarpées et surplombent la rivière de plusieurs dizaines de mètres, ce qui permet d’avoir une vue idéale depuis la rive canadienne. L’ensemble est composé de 2 ensembles de chutes : le « fer à cheval », la chute la plus spectaculaire, correspond au cours principal de la rivière et sépare les 2 pays ; les « chutes américaines » et le « voile de la mariée » (plus petite) sont entièrement situées aux Etats-Unis.

Fer à cheval

 

Chutes américaines et voile de la mariée (sur la droite de l’image)

 

En amont des chutes, seuls quelques rapides annoncent leur proximité. J’ai été impressionné par le contraste entre le calme en amont et le fracas de la chute.

Le site est magnifique et fasciné par le mouvement continu de l’eau, je suis resté très longuement à contempler les flots qui se déversent bruyamment, produisant un nuage d’écume. Mais c’est en s’approchant en bateau que j’ai pleinement ressenti la puissance de l’eau.

Les photos que j’ai prises depuis la rive ne rendent pas justice à la splendeur du site, ni à la force qui se dégage des chutes. Le film ci-dessous s’approche un peu plus de la réalité.

 

Face à Face avec les requins

Nous n’avions pas prévu de voir l’aquarium de Toronto car nous avions déjà vu celui de Québec. Mais le temps était maussade et donc nous nous sommes rabattus sur cette attraction. Nous n’avons pas regretté. L’aquarium n’est pas grand mais est extrêmement bien conçu. Les espèces marines sont mises en valeur avec des éclairages de qualité. L’attraction phare est le bassin des requins qui est observable depuis un tunnel. Un tapis roulant qui serpente sous le tunnel et se déplace très lentement permet d’observer les requins en évitant les habituelles bousculades. Les visiteurs qui réservent ont également la possibilité de descendre avec des bouteilles d’oxygène dans le bassin des requins.

 

10 Dundas East, Toronto

Un soir, nous nous sommes rendus dans un quartier du centre de Toronto qui ressemble fortement à Times Square avec ses écrans où défilent les publicités, ses enseignes lumineuses, ses prêcheurs de rue, ses musiciens, ses spectacles de rue, ses habitants affairés ou paumés, son fracas, ses magasins où des personnes entrent et sortent en permanence.

J’aime ces lieux où tout le Monde se rencontre, où on sent une tension, une vibration, une violence latente, mais où les familles circulent sans crainte apparente. Finalement, c’est un sentiment proche de celui que j’éprouve quand je déambule sur le plancher de verre de la tour CN : une certaine excitation qui éveille mes sens et me donne le sentiment de vivre plus intensément. Curieusement, cette impression peut naître de la contemplation de la Nature ou en s’immergeant dans le tumulte d’une ville moderne.

Je parle d’éveil, d’hyper-conscience, mais j’aurais pu parler d’ivresse ou d’extase. Quand rêve et réalité se mêlent et nous révèlent la beauté du Monde qui nous entoure… En ces instants, je pourrai tout simplement pleurer car l’émotion atteint son paroxysme. J’ai le sentiment que les autres ne voient pas ce que je vois. Les photos que je fais ont pour but principal de fixer ces instants et de montrer ce que je vois.