Album de famille Tour du Monde 2018-19

Au cours de notre tour du Monde, nous aurons eu 4 fois le bonheur de retrouver de la famille sur notre route.

A Toronto, nous avons été accueillis par Licinha, la cousine d’Elise, son mari, Paulo, et leurs amis, Susana et Victor, qui ont eu l’extrême amabilité de nous loger pendant une semaine. Nous avons été invités par l’ami d’Elise, Goretti et son mari, Paulo.

A São Paulo, nous avons été accueillis par une autre cousine d’Elise, Clemencia, et son mari Charles, qui nous ont logés pendant une semaine. Nous avons été invités par la tante d’Elise, Maria, mère de Clemencia, et ses deux autres enfants, Aurora et Carlos, et Karen (épouse de Carlos).

En Argentine et Uruguay, nous avons passé plus de deux semaines avec mes parents, qui ont fait le voyage pour nous retrouver.

Enfin, à Hué, nous avons retrouvé Amapola (cousine de ma mère) et Daniel en voyage en même temps que nous au Vietnam (mais faisant la route du nord au sud, à l’inverse de nous).

Bon je ne fournis pas d’arbre généalogique…

Ces quatre rencontres qui ont jalonné notre tour du Monde ont été des moments chaleureux où nous avons eu à chaque fois la même joie de retrouver des personnes qui nous sont chères.

Je me suis dit que le moment était opportun de faire un petit album de famille 2018-19, de nos rencontres loin de chez nous. Le photographe est derrière l’appareil photo, comme il se doit… Merci à tous pour ces moments inoubliables.


Emma, Alice, Elise, Licinha, Paulo, Gabriel
(chutes du Niagara)


Paulo, Francisca, Goretti, Emma, Alice, Elise, Victoria
(Toronto)


Elise, Licinha, Susana, Emma, Alice, Paulo, Gabriel, Gonçalo, Victor
(Saint Jacobs Farmers Market)


Emma, Alice, Elise, Charles, Clemencia
(São Paulo)


debouts : Aurora, Clemencia, Karen, Lucas, Charles, Carlos
assises : Maria, Elise, Emma, Alice
(appartement de Carlos et Karen à São Paulo)


Jacques, Diana, Elise, Alice
(métro de Buenos Aires)


Elise, Alice, Emma, Diana, Jacques
(pizzeria El Cuartito à Buenos Aires)


Alice, Emma, Elise, Diana, Jacques
(ramblas à Montevideo)


Amapola, Daniel, Emma, Elise, Alice
(sur le pont de l’intelligence et de la justice dans le parc du tombeau
de l’empereur Minh Mang, près de Hué)


Amapola, Daniel, Alice, Elise, Emma
(sous deux frangipaniers formant une arche dans le parc du tombeau
de l’empereur Tu Duc, près de Hué)

 

Mes souvenirs de voyage

Ce que j’ai préféré…

au CANADA : le bateau pour s’approcher des chutes du Niagara

aux ETATS-UNIS : Las Vegas (avec M&M’s World), Antelope Canyon (où j’ai découvert un ours), la marche dans la rivière à Zion Canyon, le 4×4 dans Monument Valley, la prison d’Alcatraz à San Francisco

au MEXIQUE : j’ai beaucoup aimé le cénote de Valladolid. C’était très beau. Mais, au bout d’un moment je m’ennuyais.

Emoji qui rit - U+1F603

 

Pêle-mêle d’Elise

Bon, il parait que d’aucuns l’ont réclamé à corps et à cris alors je me lance dans l’écriture d’un article pour notre blog. Pour commencer – et afin de situer les choses – je vais poser le décor : mes écrits auront souvent plus une valeur anecdotique et humoristique, étant bien entendu que je laisse la partie plus « intellectuelle » à Monsieur qui, soit dit au passage, s’en sort plutôt bien. 😉

Alors, pour vous Mesdames qui m’avez réclamé avant mon départ, quelques clichés relatifs aux deux espèces menacées que sont le « bûcheron canadien » et le « fermier du Wyoming », j’ai peur de vous décevoir ! De fait, le premier n’est aucunement visible dans ces contrées lointaines, ou alors, il n’a de bûcheron que la chemise à damiers (pas de quoi se pâmer donc, vous en conviendrez). Quant au second, alors là, c’est encore plus compliqué de vous livrer mon ressenti dans la mesure où – tenez-vous bien, le suspense est à son maximum – je n’en ai croisé aucun. D’ailleurs, il faut bien le dire, nous n’avons croisé presque personne dans ce charmant état du Wyoming qui ne fait donc pas honneur à sa réputation (sortez vos mouchoirs Mesdames, je viens de vous casser, en un tour de clavier, vos derniers espoirs).

Entrons maintenant dans le vif du sujet : à savoir mon ressenti sur le Canada et les Etats-Unis… Je ne vais pas vous donner des détails historiques ou pittoresques, Philippe l’a déjà fait avant moi avec photos à l’appui. Je suis tombée amoureuse du Canada, de ses grands espaces et de son air pur, et plus particulièrement de la ville de Montréal… mais TABARNAK (seuls les initiés comprendront)… qui a inventé leur système de stationnement? Parce qu’il faut bien l’avouer, il y a de quoi s’arracher la tignasse avant de comprendre où l’on peut garer son véhicule. Entre les rues dans lesquelles on ne peut stationner que de 9H00 à 14h00 et celles où l’on peut stationner de 08H30 à 15h00 – et je vous assure que j’exagère à peine – il y a de quoi devenir chèvre !

Et puis, grosse déception aussi concernant la spécialité du coin, à tout le moins dans la région de Québec, à savoir : la POUTINE qui nous a laissé un goût de « n’y revenez pas » et dont nous cherchons encore aujourd’hui l’intérêt … désolée, là aussi, de ne pas être très enthousiaste, mais vraiment, avec un nom pareil, comment se laisser séduire! 😉

Passons maintenant à la deuxième partie de notre séjour : le territoire américain et ses parcs. Là encore, je laisse à Philippe le soin de vous charmer avec ses photos qui vont, à coup sûr, vous donnez l’envie de casser immédiatement votre PEL et de venir nous rejoindre!

Je suis donc, vous l’aurez compris, totalement conquise, d’autant que je me suis entretemps laissée entraîner par le champ des sirènes des magasins WALMART (supermarchés à l’américaine où l’on trouve à peu près tout) et sachez que, j’ai même acheté quelques babioles (et là encore, ceux et celles qui me connaissent, savent que je viens par là-même de signer mon arrêt de mort « modesque » , ce qui signifie que ne vous régalerai donc pas de portraits avec tenues dernier cri).

Je vous laisse donc sur ces derniers mots et promet de revenir bientôt vous narrer « l’envers du décors du rêve américain » .

Au revoir le Canada

Cet article clôt notre périple canadien. Nous avons traversé 5 provinces (la Nouvelle-Ecosse, l’Ile du Prince Edouard, le New-Brunswick, le Québec, L’Ontario), fait 9 étapes, parcouru plus de 2500 kilomètres entre Halifax et Toronto (sans compter les déplacements locaux ou les expéditions d’un jour). Le mois a été bien rempli. Tant d’images, tant de souvenirs, déjà qui peuplent ma mémoire. J’ai le sentiment étrange que nous avons quitté Paris il y a plusieurs mois. Personnellement, je me sens bien. Je pense que nous avons trouvé un bon équilibre entre étapes reposantes, activités, travail avec Alice, voyages en voiture. Tout s’est passé à merveille hormis l’incident à Halifax pour la location de voiture. Nous avons également trouvé nos marques pour défaire et refaire les bagages avec efficacité. Je pense qu’à l’occasion, j’écrirai un article sur ce sujet.

Je suis les nouvelles de France et du Monde en lisant le journal sur Internet.

Comme vous le constatez, j’alimente régulièrement le blog. C’est une manière pour moi de donner encore plus d’intensité à l’instant, de partager ce que je vois, ce que je ressens, et de l’inscrire un peu plus dans la durée. Merci pour tous vos commentaires qui sont autant d’encouragements!

Côté budget, nous sommes pas mal non plus. Nous avons dépensé à peine plus que ce que j’avais prévu, sans faire d’effort particulier et malgré quelques achats de vêtements pour compléter nos valises. Cela me rend optimiste pour le budget de l’année.

Je quitte le Canada, en me disant qu’il reste tant de choses à voir dans ce magnifique pays. J’aimerais par exemple, découvrir l’ouest du pays ou des régions plus sauvages. Et puis, j’aimerais voir le Canada en hiver.

Nous avons été très heureux de notre séjour à Toronto avec beaucoup de chaleur humaine pour nous accueillir. Mais personnellement, c’est Montréal qui m’a le plus séduit. Je me suis senti très bien dans cette ville.

A l’heure où j’écris cet article, nous sommes déjà aux Etats-Unis, dans le Colorado. Le temps passe si vite…

 

Les chutes du Niagara

Il est des lieux dont on a tant entendu parler qu’on s’attend à être déçu le jour où on s’y rend. Je classais les chutes du Niagara dans cette catégorie.

Le jour où nous y sommes allés, le temps était idéal : soleil radieux, température très agréable entre 25°C et 30°C.

Je n’ai pas été déçu.

Le site est éblouissant en dépit des constructions modernes avoisinantes. La rivière en aval des chutes sépare les Etats-Unis et le Canada. Les deux rives sont escarpées et surplombent la rivière de plusieurs dizaines de mètres, ce qui permet d’avoir une vue idéale depuis la rive canadienne. L’ensemble est composé de 2 ensembles de chutes : le « fer à cheval », la chute la plus spectaculaire, correspond au cours principal de la rivière et sépare les 2 pays ; les « chutes américaines » et le « voile de la mariée » (plus petite) sont entièrement situées aux Etats-Unis.

Fer à cheval

 

Chutes américaines et voile de la mariée (sur la droite de l’image)

 

En amont des chutes, seuls quelques rapides annoncent leur proximité. J’ai été impressionné par le contraste entre le calme en amont et le fracas de la chute.

Le site est magnifique et fasciné par le mouvement continu de l’eau, je suis resté très longuement à contempler les flots qui se déversent bruyamment, produisant un nuage d’écume. Mais c’est en s’approchant en bateau que j’ai pleinement ressenti la puissance de l’eau.

Les photos que j’ai prises depuis la rive ne rendent pas justice à la splendeur du site, ni à la force qui se dégage des chutes. Le film ci-dessous s’approche un peu plus de la réalité.

 

Face à Face avec les requins

Nous n’avions pas prévu de voir l’aquarium de Toronto car nous avions déjà vu celui de Québec. Mais le temps était maussade et donc nous nous sommes rabattus sur cette attraction. Nous n’avons pas regretté. L’aquarium n’est pas grand mais est extrêmement bien conçu. Les espèces marines sont mises en valeur avec des éclairages de qualité. L’attraction phare est le bassin des requins qui est observable depuis un tunnel. Un tapis roulant qui serpente sous le tunnel et se déplace très lentement permet d’observer les requins en évitant les habituelles bousculades. Les visiteurs qui réservent ont également la possibilité de descendre avec des bouteilles d’oxygène dans le bassin des requins.

 

10 Dundas East, Toronto

Un soir, nous nous sommes rendus dans un quartier du centre de Toronto qui ressemble fortement à Times Square avec ses écrans où défilent les publicités, ses enseignes lumineuses, ses prêcheurs de rue, ses musiciens, ses spectacles de rue, ses habitants affairés ou paumés, son fracas, ses magasins où des personnes entrent et sortent en permanence.

J’aime ces lieux où tout le Monde se rencontre, où on sent une tension, une vibration, une violence latente, mais où les familles circulent sans crainte apparente. Finalement, c’est un sentiment proche de celui que j’éprouve quand je déambule sur le plancher de verre de la tour CN : une certaine excitation qui éveille mes sens et me donne le sentiment de vivre plus intensément. Curieusement, cette impression peut naître de la contemplation de la Nature ou en s’immergeant dans le tumulte d’une ville moderne.

Je parle d’éveil, d’hyper-conscience, mais j’aurais pu parler d’ivresse ou d’extase. Quand rêve et réalité se mêlent et nous révèlent la beauté du Monde qui nous entoure… En ces instants, je pourrai tout simplement pleurer car l’émotion atteint son paroxysme. J’ai le sentiment que les autres ne voient pas ce que je vois. Les photos que je fais ont pour but principal de fixer ces instants et de montrer ce que je vois.

Toronto, vue de la tour CN

Dans le précédent article, j’ai posté des photos de la ville de Toronto prises depuis la tour CN. La vue depuis la plateforme est magnifique. En contemplant cette forêt de tours, j’éprouve des sentiments multiples. Tout d’abord, je suis impressionné par le gigantisme et même la démesure de la ville. Je suis fasciné par la beauté de ce paysage urbain façonné par la main de l’homme : le dégradé de couleurs, les reflets et les jeux de lumière, les formes… Ensuite, je m’interroge sur les raisons d’une telle concentration, d’une telle densité d’habitations. Est-ce raisonnable? Les tours se font de l’ombre entre elles. Cela crée des problèmes de circulation et de stationnement. Est-ce même utile dans un pays où l’espace ne manque pas? Malgré tous ces reproches que je sens poindre en moi, je ne peux m’empêcher de rester admiratif devant ce paysage. J’y vois le fruit d’un travail collectif ; j’y vois la volonté des hommes de s’extraire de leur condition en construisant des structures gigantesques, qui resteront au-delà de leur existence et laisseront une trace de leur passage sur Terre. Certains parleront de vanité. Ils n’ont pas tort. Le temps réduira en poussière ce paysage comme un château de sable. Mais c’est précisément parce que rien n’est éternel qu’il faut s’émouvoir devant un tel spectacle.

 

CN Tower

La CN Tower, haute de 553 m, a été entre 1975 et 2009, la plus haute tour du Monde. Elle a été dépassée en 2009 par Burj Khalifa (Dubai). Monter sur la plateforme qui se situe à 342 m et cheminer sur le plancher en verre qui surplombe le vide, constitue l’une des attractions phares de Toronto.

Photo prise au pied de la Tour

 

Plancher de verre avec vue plongeante sur l’aquarium, 300 m. plus bas.

 

Emma et Alice, allongées sur le plancher de verre.

 

Le sport qui fédère

toronto-blue-jays-logo copie

Lors d’une promenade dans le centre de Toronto, nous avons été envahis par des centaines de supporters qui sortaient du stade des Blue Jays, l’équipe de base-ball de Toronto. Les supporters arboraient le logo de leur équipe sur les casquettes, les t-shirts, les polos, les écharpes… L’ambiance était très familiale et bon enfant. Ce qui m’a marqué, c’est le caractère très cosmopolite de cette joyeuse foule de supporters.

 

 

La communauté portugaise de Toronto

Il est délicat d’aborder la question du communautarisme dans sa globalité. Le sujet est d’une très grande complexité car il met en jeu des mécanismes multiples (économie, culture, langue, religion, politique, urbanisme, histoire, guerre…). Je me considère trop peu connaisseur de ces phénomènes pour m’autoriser à en parler dans le cadre de ce blog. Je sais qu’en France nous avons coutume d’opposer notre système républicain d’intégration avec le modèle des communautarismes à l’anglo-saxonne. Même si cette opposition me semble en partie fondée, je pense que la réalité est infiniment plus nuancée et que précisément les mécanismes que j’évoquais ci-dessus font qu’il me semble hasardeux de simplifier ainsi. Par ailleurs, il existe des communautés en France, religieuses ou non religieuses. Le territoire français est morcelé. Ainsi, l’écart qui existe, entre l’idéal républicain d’intégration et la réalité, m’invite, en tant que français, a la plus grande modestie sur le sujet.

Ceci étant dit, je voulais dire un mot de cette communauté portugaise que je connais un peu. Tout d’abord, je voulais dire que cette Nation reste à mes yeux une énigme. Comment expliquer que tant de portugais, génération après génération, décident de quitter leur pays pour aller chercher fortune ailleurs? Bien sûr, je comprends la motivation économique. Mais, c’est la proportion qui m’étonne. Même si les chiffres sont à prendre avec beaucoup de prudence, Wikipedia indique que la diaspora portugaise dans le Monde s’élèverait à 82 millions de personnes pour 10 millions d’habitants au Portugal. Il me semble qu’il existe chez les portugais une propension et une capacité à émigrer qui n’existe pas dans la plupart des autres pays. C’est une force indéniable et cela révèle une grande capacité d’adaptation. Il me semble que c’est une immigration qui procède d’une démarche collective. Elle est possible car il existe des liens forts entre les individus d’une même famille, d’un même village, d’une même région, qui me semblent bien supérieurs à ceux qui peuvent exister en France. Il n’est pas aisé de décider de tout abandonner chez soi pour aller s’installer dans un pays dont on ne parle pas la langue. Mais si dans ce pays, il existe une communauté de compatriotes disponibles pour vous accueillir et vous aider à vous installer, les choses sont plus aisées. C’est ainsi que se fait l’émigration des portugais. Ils partent dans un pays où ils vont retrouver des personnes qu’ils connaissent. Et ensuite, eux-mêmes constitueront un pôle d’attractivité pour la famille ou les amis restés au pays.

La plupart des portugais quittent leur pays pour des raisons économiques et avec l’idée de revenir un jour. Cette situation d’émigré est transitoire. L’intégration, l’apprentissage de la langue, l’obtention d’une nouvelle citoyenneté ne sont pas des priorités. Ils sont éventuellement des moyens qui servent l’objectif principal qui est de se constituer une épargne pour préparer le retour. Dans ce contexte, la communauté d’expatriés est primordiale : elle est la principale source d’informations, d’aide. Elle permet également de retrouver, dans l’exil, un morceau du Portugal à travers des symboles et des marqueurs culturels forts : le drapeau, le coq, le pain, les pâtisseries, la cuisine, les jeux de carte, les chaînes de télé, les clubs de football…

La raison économique qui a amené les portugais à quitter leur pays les incite, par ailleurs, à travailler beaucoup pour maximiser l’épargne, et souvent bien au-delà des limites légales. Personnellement, je ne manque pas d’être impressionné par leur courage et leur puissance de travail.

Si l’objectif de départ est de se constituer rapidement une épargne importante pour vivre mieux ensuite au Portugal, les choses ne s’avèrent pas si simples. Les années passent, les enfants grandissent et deviennent progressivement des citoyens du pays d’accueil. Si les enfants sont arrivés très jeunes ou sont nés dans le pays d’accueil, la perspective d’un retour au Portugal peut les rebuter. Au Canada, nous avons ainsi rencontré plusieurs familles où les enfants parlent anglais avec leurs parents parce qu’ils parlent peu le portugais. La question du retour devient alors un dilemme pour les parents. Ce qui était provisoire devient progressivement une situation qui dure. Et si les enfants se marient dans le pays d’accueil et donnent des petits enfants à leurs parents, il est hautement probable que cette situation devienne définitive. Les petits-enfants deviendront de vrais citoyens du pays d’accueil et l’intégration sera ainsi réalisée.

En écrivant ces lignes, je me rends compte que je viens de raconter l’histoire des parents d’Elise et de tant d’autres portugais qui vivent en France. Finalement, ce que j’ai pu observer au Canada ressemble fortement à ce que nous connaissons en France. La seule chose qui me semble différer concerne le statut des immigrés portugais qui vivent au Canada. Beaucoup sont en situation irrégulière. Ils travaillent, consomment, achètent des maisons, leurs enfants vont à l’école… Et pourtant ils ne sont pas en règle sur le plan administratif. Le Canada semble fermer les yeux sur cette situation puisque ces personnes ne sont pas inquiétées par les autorités canadiennes. En revanche, si elles sortent du pays, par exemple pour des vacances au Portugal, elles courent le risque de ne plus pouvoir entrer. Ces portugais sont un peu comme prisonniers au Canada et ressentent encore plus fortement le besoin de se retrouver dans la communauté.

Si certains portugais regrettent d’avoir fait le choix de partir pour le Canada, nous en avons rencontré beaucoup qui étaient très heureux de cette nouvelle vie.