Taichung (台中)

Taichung est la dernière étape que nous ayons faite à Taïwan avant de reprendre l’avion à Taipei. C’est une ville de près de 3 millions d’habitants.

Nous avons dormi 3 nuits à Taichung dans un hôtel très agréable en centre-ville. Baptisé, Airline Inn, sa décoration évoquait celle d’un avion : des écrans en forme d’hublots projetaient des images de la ville et du pays ; les lits des chambres étaient bordés de tablettes qui rappelaient celles des business class d’Air France ; une immense photo aérienne d’une ville de nuit décorait le mur derrière les lits… Nous n’avons pas payé la chambre très chère en regard du standing de l’hôtel (99,5€ pour 4 avec les petits-déjeuners compris) car des travaux occasionnaient une légère gêne sonore en journée, la semaine. Mais, vu que nous sommes arrivés un vendredi soir et que nous sommes repartis un lundi, cela nous a peu gêné! Un centre commercial à quelques dizaines de mètres de l’hôtel, nous offrait un impressionnant éventail de restaurants à bons prix.

Taichung ne dispose pas de métro. Nous avons donc utilisé la voiture pour circuler dans la ville. La conduite ne m’a posé aucune difficulté.

Nous avons beaucoup apprécié ce week-end ensoleillé, ces derniers jours à Taïwan.

 

Arrivée à Tam Coc après un long voyage en train

Après Phong Nha, nous avons poursuivi notre séjour dans le Vietnam rural en faisant étape à Tam Coc, surnommée la « baie d’Ha Long terrestre » pour ses paysages karstiques qui rappellent ceux de la baie la plus visitée du Vietnam.

Nous fîmes 8 heures de train, en journée. Ce fut notre trajet le plus pénible du fait de sa longueur mais aussi du fait de la saleté de la voiture où nous étions installés. Quand nous montâmes à Dong Hoi, la voiture était pleine de gens qui venaient de passer la nuit dans le train sur des sièges assis. Le sol était jonché de papiers sales et détritus en tout genre. Les portes-bagages au-dessus des sièges étaient trop petits pour pouvoir accueillir nos gros sacs, ce qui n’était pas arrivé lors des précédents voyages. Heureusement, deux sièges derrière les nôtres étaient disponibles. Nous glissâmes donc nos deux gros sacs sur ces sièges. Les passagers semblaient cette fois-ci plutôt surpris de nous voir. Beaucoup de gens mangeaient. L’un de nos voisins nous proposa même quelque chose d’indéterminée que nous refusâmes poliment. La climatisation ne semblait pas bien marcher. Toutes les toilettes dans notre voiture et celles qui l’entouraient, étaient répugnantes et sans papier. Le voyage fut long. Tout juste fûmes-nous surpris de voir un rat courir entre les fauteuils, une heure avant d’arriver. Elise n’osa plus mettre les pieds par terre et finit le trajet les pieds posés sur le rebord du fauteuil de devant.

Heureusement, un chauffeur nous attendait à Ninh Binh, la gare voisine de Tam Coc. Il traversa la ville de Ninh Binh, plutôt laide, et nous conduisit jusqu’au paysage splendide de Tam Coc. La route traversa des rizières et pénétra au fond d’une vallée où se trouvait notre hôtel. Le paysage était magnifique.

Dans les jours qui ont suivi, nous avons été déçus de l’hôtel. La chambre était vraiment petite, le débit d’eau dans la douche était très faible et plusieurs fois nous avons eu des problèmes avec le chauffe-eau nécessitant l’intervention d’un plombier, et, pour couronner le tout, la cuisine du restaurant était très moyenne pour la première fois depuis notre arrivée au Vietnam. Malgré ces désagréments, malgré un temps couvert et même pluvieux par moment, je garderai un souvenir émerveillé de ce coin du Vietnam et de ses paysages oniriques.

 

Murs d’escalade, hôtel de Phong Nha

L’hôtel de Phong Nha possédait deux murs d’escalades que les filles ont testés. Je crois qu’ils n’avaient pas beaucoup servi auparavant, car ça a semblé un événement quand Emma et Alice se sont lancées dans l’escalade. Alice a tellement aimé la première expérience qu’elle a voulu remettre cela le lendemain. Le patron de l’hôtel était cette fois-là présent pour la photographier et la filmer. Elle a atteint les deux sommets avec beaucoup de satisfaction.

 

Hội An

La ville de Hoi An compte aujourd’hui 120.000 habitants. Elle est située à 30 km au sud de Da Nang, la 3ème ville du Vietnam.

Hoi An fut longtemps une ville importante et une étape prisée par les commerçants chinois et japonais, sur la route de la soie. Elle connut une forte expansion à partir du XVème siècle jusqu’à devenir l’un des principaux ports d’Asie du sud-est. Au XIXème siècle, l’assèchement de la rivière Thu Bon qui traverse la ville rendit l’accès au port compliqué pour les bateaux de grande taille. La ville déclina progressivement au profit de Da Nang. Au XXème siècle, Hoi An, échappa miraculeusement aux destructions occasionnées par les différentes guerres.

La vieille ville fut inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO en 1999. 844 bâtiments sont aujourd’hui répertoriés par l’UNESCO pour leurs intérêts historique et architectural. Le coeur de la vieille ville est interdit aux véhicules à moteur. Toutefois, il est fortement recommandé de visiter la ville tôt dans la journée car l’après-midi elle est envahie par les touristes déversés par cars entiers. A la nuit tombée, la ville retrouve un peu de son calme.

Un après-midi nous avons emprunté des vélos que l’hôtel tenait à notre disposition. L’accès à la vieille ville a été périlleux car nous avons dû affronter la terrible circulation vietnamienne où les croisements se font sans feu rouge. C’est une épreuve redoutable pour les nerfs. Mais une fois arrivés à la vieille ville, nous avons eu la surprise de découvrir des rues tellement encombrées de touristes qu’il était quasiment impossible de circuler en vélo, même en avançant au pas.


Photo de notre hôtel, où nous avons reçu un accueil exceptionnel de chaleur et d’attention

 

Surat Thani

Surat Thani est une ville de 130.000 habitants (2009). Elle présente très peu d’attraits touristiques. J’avais tout de même repéré deux petits temples intéressants en centre ville.

Nous avons dormi 2 nuits à Surat Thani pour disposer d’une journée de repos complète entre le voyage en bus depuis Krabi et le train vers Hua Hin. Nous avions trouvé un hôtel en centre ville, que l’on pourrait qualifier de luxueux, à un prix très intéressant : 17,5€ la nuit pour une chambre double avec lit « queen size« . En arrivant à l’hôtel, nous avons eu le plaisir de constater que les deux chambres que nous avions réservées étaient accolées avec portes communicantes, ce qui faisaient comme une suite.

Hormis dans l’hôtel, nous avons croisé très peu de touristes et encore moins de touristes occidentaux. J’ai apprécié de me retrouver dans une ambiance moins artificielle qu’à Ao Nang et d’avoir le sentiment d’être dans une ville pas faite uniquement pour les touristes. Question alimentation, c’était en revanche un peu plus compliqué de trouver notre bonheur. Du coup, le midi nous mangions une bricole à la chambre et le soir nous allions au restaurant.

A Surat Thani, nous avons expérimenté l’application Grab, équivalente d’Uber. Elle fonctionnait remarquablement bien. Du coup, nous l’avons utilisée ensuite à Hua Hin, Bangkok et Chiang Mai. Il se passait très peu de temps entre le moment où nous commandions la course et le moment où le véhicule arrivait. Il est aisé de communiquer via l’application avec le chauffeur ayant accepté la course, car Grab fait une traduction en anglais depuis et vers la langue locale. Aller au restaurant nous coûtait moins de 5 euros pour 30 minutes de voiture. A Hua Hin, deux jours plus tard, nous avons constaté que même les tuk-tuk étaient plus chers que Grab.

 

Alice Springs

Alice Springs est une ville d’environ 24.000 habitants selon le recensement de 2016. C’est la troisième ville en taille du Northern Territory après Darwin (140.000 hab.) et Palmerston (33.000 hab.), ce qui donne une idée de la faible densité sur ce Territoire grand comme 2,5 fois la France métropolitaine. Quand on regarde une carte, on s’aperçoit qu’Alice Springs se situe vraiment au centre du pays, à mi-chemin entre la côte ouest et la côte est, et à mi-chemin entre la côte nord et la côte sud sur la route qui traverse le pays et relie Darwin (nord) et Adélaïde (sud).

 

La ville a été fondée en 1862, par le colon John McDouall Stuart, qui donna son nom à la route qui relie Darwin et Adélaïde (Stuart Highway). Alice Springs s’appelait d’ailleurs Stuart jusqu’en 1933 quand elle fut rebaptisée Alice Springs.

Une voie de chemin de fer circule également entre Darwin et Adélaïde, en passant par Alice Springs. Mais il n’y a que deux trains par semaine dans chaque sens.

Nous avons dormi trois nuits dans un très bel hôtel près du casino, le Crowne Plaza, pour un tarif de moins de 80 € par nuit, c’est-à-dire nettement moins cher que dans le taudis de Kings Canyon!

Pour la première fois depuis notre arrivée en Australie, nous avons croisé régulièrement des aborigènes dans les rues et les commerces. Ils représentent près de 20% de la population de la ville.

 

Kings Canyon Resort

Initialement, j’avais conçu Kings Canyon comme une étape dans notre route entre Ayers Rock et Alice Springs. En fait, la route passant par Mereenie n’étant pas praticable sans 4×4, cette étape s’est avérée être un vrai détour. En effet, par la route, la distance entre Yulara (Ayers Rock) et le Crowne Plaza (notre point de chute à Alice Springs) est de 445 km, tandis que la distance entre Kings Canyon Resort et le Crowne Plaza est de 473 km!

Ce détour a, qui plus est, été décevant. Le site de Kings Canyon en lui-même est intéressant mais pas exceptionnel et la chaleur nous a empêchés de faire le tour complet du canyon qui est la randonnée phare des lieux. Mais ce qui a été le plus décevant, c’est l’hôtel. Les prix étaient très élevés, aussi avons-nous choisi une chambre sans douche privative. Même cette chambre nous a coûté plus de 90 € la nuit (la chambre supérieure était dans les 200 €!). Sur booking.com, les photos donnaient le sentiment de chambres simples mais propres et joliment décorées. En arrivant sur le site, nous avons découvert un complexe hôtelier laissé plus ou moins à l’abandon, constitué de préfabriqués et de bâtiments vétustes. Notre chambre avait l’air d’une cellule de prison ou d’asile psychiatrique avec ces gros carreaux de faïence blancs et ses grillages aux fenêtres. Les douches collectives juste en face étaient envahies par les insectes et mal entretenues. Heureusement, la climatisation fonctionnait plutôt bien. Malgré tout, nous avons passé un bon moment dans ce lieu et nous avons beaucoup ri de l’austérité toute carcérale de notre cambuse.