Impressions sur le Japon

Nous avons eu l’impression que les 5 semaines de notre séjour au Japon étaient passées très vite. Dès notre arrivée à Osaka, nous nous sommes sentis bien. Contrairement à ce que j’avais craint, il est facile de séjourner au pays du soleil levant. Bien sûr la connaissance de l’anglais est assez peu répandue dans la population. Mais dans les transports et sur les lieux touristiques les instructions sont presque toujours écrites en anglais, et, les personnes en charge de l’accueil connaissent généralement les quelques mots d’anglais nécessaires pour se faire comprendre. Si la barrière de la langue est indéniable, nous avons souvent rencontré des gens qui passaient outre cette difficulté et cherchaient malgré tout à communiquer. Partout, nous avons rencontré des gens bienveillants, souriants et heureux d’accueillir des touristes venus visiter leur pays. Les japonais sont aidants. En 35 jours, je ne me rappelle pas d’un seul contact déplaisant ou froid. Evidemment, dans les grandes villes, notamment à Tokyo, la multitude fait que les gens se croisent un peu comme des robots. Mais même dans ces lieux surpeuplés, il y a toujours beaucoup de civilité dans les comportements. Il ne s’agit pas là de détails, mais de choses fondamentales qui fondent les bases de la société. Respect, dignité, élégance.

Ceci étant, la perception que l’on peut avoir en tant que touriste ne suffit probablement pas à comprendre le pays dans sa complexité. Les personnes qui ont vécu au Japon disent généralement qu’il est difficile de s’intégrer réellement. Sans doute est-ce lié à la situation géographique et à l’histoire du pays? Nous avons constaté lors de notre séjour à quel point, les japonais étaient soucieux de préserver leurs traditions, leurs spécificités culturelles. J’ai ressenti comme une volonté de se protéger d’un monde extérieur (voire d’un futur) potentiellement dangereux car susceptible de menacer une certaine harmonie.

Le Japon serait le pays au Monde avec le taux de criminalité le plus bas. La violence est rare. De fait, je ne me suis jamais senti autant en sécurité. Mais cela ne signifie pas que la société japonaise est douce pour tout le monde. Je pense, au contraire, que la reconstruction s’étant faite à marche forcée dans une logique très libérale, l’individu est souvent confronté à une violence émanant de la société. J’ai été impressionné de voir autant de gens semblant épuisés au point de s’endormir dans les transports. C’est un phénomène généralisé. Et puis, il y a surtout ces personnes dont on pourrait supposer qu’elles ont atteint l’âge de la retraite, mais qui continuent à travailler, souvent dans des petits emplois tels que le nettoyage ou le gardiennage. Il semble même que le pays enregistre une croissance des petits délits perpétrés par des personnes âgées, tels que le vol. Au sujet des personnes âgées, une chose nous a choqués qui vient nuancer mes propos du premier paragraphe : dans les transports, il est très rare que les plus jeunes se lèvent pour laisser la place aux anciens. Quand nous l’avons fait, nous avons souvent suscité de la surprise. A mes yeux, c’est un petit signe supplémentaire de la dureté de la société.

Malgré ces réserves, le Japon est un pays admirable par sa force collective, sa capacité à avancer et à dépasser les tragédies nationales. J’ai été émerveillé par le patrimoine. Mes plus beaux souvenirs resteront, sans doute, le château d’Osaka, le parc de Nara et la ville de Kyoto dans son ensemble. Tokyo est une très belle ville qui est incontournable si on visite le Japon, mais elle ne m’a pas touché avec la même force que ces autres lieux. Comme nous avions fait le choix de ne pas louer de voiture, nous avons découvert le Japon urbain. Dans l’ensemble, les villes sont surprenantes de calme et de sérénité. Il existe de nombreux parcs qui constituent des lieux de retraite féériques même dans le plein coeur de Tokyo. Malheureusement, le temps ne nous a pas permis de faire une escapade au Mont Fuji. Ca sera pour une prochaine fois…

Découvrir le Japon des campagnes, voir le Mont Fuji, retrouver la délicieuse ambiance japonaise et les sourires bienveillants des japonais sont autant de raisons qui alimentent une envie de revenir.

 

Les bords du fleuve Sumida

La tour qui apparaît sur ces 3 photos est la Sky Tower Tree, haute de 634 m. Les plateformes à 450 et 495 m offrent une vue extraordinaire sur la ville. Nous sommes montés de nuit pour jouir du spectacle de la ville éclairée s’étendant à perte de vue dans toutes les directions.

L’immeuble noir à la forme évasée, couronné d’un nuage doré, représente un verre de bière. Dessiné par Philippe Starck, c’est le hall d’accès du siège social d’Asahi, le parallélépipède doré.

 

Sanctuaire Asakusa et quartier Shitamachi

Ce sanctuaire, le plus visité de Tokyo, rassemble dans son enceinte des temples consacrés au bouddhisme et au shintoïsme. Le bâtiment principal date de 1649, au début de la période Edo.

Le sanctuaire se trouve au milieu du quartier Shitamachi où vivaient les marchands et les artisans de la période Edo. Ce quartier a conservé de nombreux bâtiments et boutiques de cette époque.


Sanctuaire Asakusa


Shitamachi

 

Yasukuni Jinja, Tokyo

Ce sanctuaire shintoïste rend hommage aux 2,5 millions de japonais « ayant donné leur vie au nom de l’Empereur du Japon » depuis 1868 jusqu’à la fin de la seconde guerre mondiale. Il possède des torii monumentaux dans différents matériaux : bois, bronze, acier, béton.

Ce lieu est l’objet de controverse car il apparaît comme un symbole du Japon impérialiste et abrite les sépultures de plusieurs criminels de guerre.

 

Musée National de Tokyo

Situé à l’intérieur du parc Ueno, le Musée National de Tokyo est le plus ancien grand musée du Japon. Il fut inauguré en 1872, au début de l’ère Meiji. Il regroupe des oeuvres japonaises depuis le néolithique jusqu’à la fin de la période Edo. Il présente également des oeuvres d’autres pays d’Asie. Nous avons limité notre visite à la galerie principale consacrée au Japon. La collection permanente qui y est présentée dessine l’évolution de l’art japonais et privilégie la mise en perspective par une sélection minutieuse des oeuvres plutôt qu’une exposition foisonnante telle qu’on les rencontre généralement dans ces grands musées. Un choix très japonais empreint de retenue et de sobriété.



La Grande Vague de Kanagawa, Hokusai

 

Retour en Europe

Nous avons quitté le Japon hier matin. Notre avion décollait de Narita à 12h15. L’aéroport international de Tokyo est situé au nord de la ville à 70 km environ du centre ville. Le trajet en train depuis la gare centrale nécessite un peu plus d’une heure. Pour se garder une bonne marge à l’aéroport et y prendre un petit-déjeuner, nous avons visé d’être à 9h30 à Narita. Nous nous sommes levés à 6h30 pour boucler les derniers bagages avant de partir. Pour la première fois, nous étions dans le métro aux heures de pointe. Même pour des parisiens, c’était plutôt impressionnant de voir ces quais noirs de monde avec des trains qui déversaient ou absorbaient en continu des milliers de personnes.

Nous avons voyagé avec Aeroflot de Tokyo à Erevan (Arménie), via Moscou Sheremetyevo, avec des billets nous revenant à moins de 500 € par personne. Elise avait lu pas mal d’avis négatifs et même un peu inquiétants, d’une part, sur la qualité, le confort et le service à bord des avions d’Aeroflot, d’autre part, sur l’aéroport de Sheremetyevo, réputé être un « triangle des Bermudes » pour les bagages en transit. Finalement, tout s’est passé dans d’excellentes conditions. Nous n’avons pas vu passer les 9 heures de vol entre Tokyo et Moscou, dans une classe économique proche de la business pour d’autres compagnies. Nous avons notamment mangé deux repas de très bonne qualité pour le prix du billet. L’attente de 4 heures à Sheremetyevo a été un peu longue mais nous avions prévu tout ce qu’il fallait en matière de lecture pour que cela se passe dans de bonnes conditions. Le dernier vol de 3 heures a été plus pénible mais surtout parce que nous étions épuisés à cause du décalage horaire. Nous avons atterri à 0h30, heure locale, c’est-à-dire, 4h30, heure de Tokyo. Heureusement, quelqu’un nous attendait à l’aéroport pour nous accompagner à notre appartement. Le temps de passer la douane, de récupérer les bagages (qui ne s’étaient pas perdus!), de faire le trajet et d’acheter quelques bricoles au supermarché en bas de l’immeuble pour le petit-déjeuner, nous nous sommes couchés à 3h00, heure locale, c’est-à-dire 7h00, heure de Tokyo.

Nous sommes donc restés 24 h debout. Les filles ont dormi un peu dans l’avion entre Moscou et Erevan, mais Elise et moi avons à peine dormi sur tour le trajet. Nous avons été ravis de découvrir un appartement magnifique dans le centre d’Erevan avec vue imprenable sur la cathédrale Saint-Grégoire. Evidemment articles et photos à suivre. Mais avant il me reste à publier, dans les 2 ou 3 jours qui viennent, les derniers articles de notre merveilleux séjour au Japon.

A suivre…

 

L’île d’Odaiba, Tokyo

Odaiba est une île artificielle construite au sud-est de la ville. Reliée au continent par le Rainbow Bridge, elle abrite de nombreuses activités de loisirs et plusieurs grands centre commerciaux.


Le rainbow bridge vu depuis la plage d’Odaiba


Ferry


Réplique de la statue de la liberté, Odaiba


Immeuble de Fuji TV



Legoland


Robot monumental à l’entrée du centre commercial Gundam



Rainbow bridge

 

San’en-zan Zōjō-ji et Tour de Tokyo

Ces deux monuments situés dans le quartier de Shiba park réalisent un contraste étonnant entre modernité et tradition.

Le temple bouddhiste Zojo-ji fut érigé en 1393. Il abrite les monuments funéraires des shoguns Tokugawa. Entièrement détruit par les bombardements lors de la seconde guerre mondiale, il fut reconstruit depuis en plusieurs étapes : le hondō en 1952, la plupart des autres édifices de 1972 à 1974, la salle dédiée au fondateur du lieu en 1989, et l’ankokuden, salle du bouddha Amida, en 2011.

La tour de Tokyo, haute de 333 m. dépasse légèrement la tour Eiffel dont elle est inspirée. Elle a été construite en 1958. Restée jusqu’en 2012, la plus haute structure de la ville, elle demeure un symbole de la renaissance du pays après la guerre.


Zojo-ji


Monuments funéraires des Tokugawa


Statuettes jizo

Ces statuettes du temple protègent les enfants malades ou accompagnent les âmes des enfants décédés.


Tour de Tokyo

 

Parc Ueno, Tokyo

Le parc Ueno est l’un des plus fréquentés de la capitale japonaise. Outre ses grands espaces de verdure, il abrite plusieurs musées, des temples et le zoo de la ville.


Etang de Shinobazu, recouvert de lotus


Début de la floraison des hortensias


Temple bouddhiste Shinobazunoike Bentendo


Temple shintoïste Hanazono Inari


Temple shintoïste Ueno Toshogu, abritant une flamme recueillie suite à la bombe d’Hiroshima et maintenue allumée depuis en souvenir des bombardements atomiques d’Hiroshima et de Nagasaki