Promenade entre Harajuku et Shibuya

A deux pas du parc de Meiji, se trouve l’un des quartiers les plus animés de Tokyo entre Harajuku et Shibuya. Le contraste entre le calme du parc et l’agitation dans les rues commerçantes alentours est saisissant.

Le croisement de Shibuya a la réputation d’être le plus fréquenté au Monde. Tous les feux s’arrêtent simultanément et il est possible de traverser le croisement dans toutes les directions y compris en diagonal. Il y aurait parfois plus de 1000 personnes qui traversent simultanément.

La statue ci-dessous représente un chien ayant réellement existé, nommé Hachiko. La légende dit que lorsque son maître mourut en 1925, le chien continua de venir l’attendre chaque jour jusqu’à sa propre disparition 10 ans plus tard.

 

Meiji-jingu

Le Meiji-jingu est un sanctuaire shintoïste dédié à Meiji, né en 1857, et empereur de 1867 à 1912. Pour rappel, la restauration impériale fut proclamée en janvier 1868, suite à l’abdication du dernier shogun Tokugawa.

Ce sanctuaire se situe dans un parc très sauvage du centre-ville qui ressemble davantage à une forêt qu’à un bois. Les accès majestueux sont matérialisés par des torii monumentaux.

Le temple fut détruit par les bombardements lors de la seconde guerre mondiale et reconstruit en 1958.

Comme c’est la tradition dans les temples shintoïstes, des barils de saké faisant office d’offrandes sont entreposés à l’entrée du site. Ces donations assurent une forme de publicité aux donateurs. Plus original, certains domaines de Bourgogne ont eux-mêmes fait des offrandes sous forme de tonneaux de grands crus. C’est hommage s’explique aussi par le fait que l’ère Meiji a été marquée par une ouverture nouvelle du Japon au monde occidental.

 

Tokyo

L’ère urbaine de Tokyo compte près de 43 millions d’habitants, ce qui fait d’elle la plus grande mégapole du Monde. Au recensement de juin 2018, la population de Tokyo même atteignait 13,8 millions d’habitants. Les images associées à la ville sont généralement celles d’une ville ultra-moderne, d’un urbanisme effréné, de tours enchevêtrées, de rues et de transports en commun surpeuplés. J’ai été surpris de découvrir une ville différente et bien plus complexe. Dans l’ensemble, la ville est plutôt calme et presque silencieuse en comparaison des villes d’Asie du sud-est. Elle ne compte qu’une vingtaine d’immeubles dépassant les 200 mètres et seulement deux structures au-dessus de 300 mètres : la tour de Tokyo (forme de Tour Eiffel de 322 m de haut construite entre 1957 et 1958), et la Tokyo Sky tree (qui est une tour d’observation de 634 m inaugurée en 2012). Sorti des quartiers d’affaires et du centre, l’habitat est plutôt de taille modeste. Par exemple, dans le quartier où nous sommes, les immeubles dépassent rarement 3 niveaux et l’habitat est constitué principalement de maisons de villes, les rues sont étroites et on croise beaucoup plus de personnes à pied ou en vélo que de voitures. En outre, les tokyoïtes ont la chance de disposer de nombreux espaces verts dans le centre de la ville.

Sur le plan culturel, Tokyo a su préserver un riche patrimoine. La ville qui se dénommait auparavant Edo (« porte de la rivière », en référence à la rivière Sumida qui la traverse), est devenue capitale au début de l’ère Meiji (1868), lorsque l’empereur décida de s’y installer. Elle prit le nom de Tokyo signifiant « capitale de l’est » par opposition à Kyoto, l’ancienne « ville capitale ». Sans atteindre la richesse architecturale de Kyoto, Tokyo compte aussi de beaux exemples de temples japonais, shintoïstes ou bouddhistes, qui montrent l’attachement des tokyoïtes à leur histoire et à leurs traditions. Evidemment, Tokyo dispose de nombreux musées, ce qui nous aura permis d’occuper les quelques journées pluvieuses de notre séjour. Mais je ne serai pas complet, si je ne parlais pas des robots et des mangas. Ils sont très présents sur les panneaux publicitaires et dans les vitrines des boutiques. Cette fascination pour ces objets kitsch restent à mes yeux un mystère tant ils tranchent avec la sobriété et même l’austérité de la culture japonaise classique. Peut-être est-ce une forme de réaction vis-à-vis de la pression sociale qui pèse sur les individus en matière d’image, confinant à une forme de conformisme.