5 jours dans la Ville de Québec

C’est la plus longue étape que nous faisons depuis notre départ de Paris. 5 jours c’est bien pour alterner tranquillement période de repos, période de visite. Cela permet également de sentir les vibrations de la ville. Nous sommes dans les faubourgs de Québec, dans un quartier plutôt populaire, mais tranquille. L’extérieur de la maison où nous sommes logés fait un peu bicoque bringuebalante. L’escalier métallique ne semble pas des plus solides. Mais l’intérieur de la maison est très moderne, chaleureux et très bien équipé. Le contraste entre l’extérieur ancien et l’intérieur moderne confère beaucoup de charme à cette maison où nous nous sentons déjà comme chez nous.

Nous avons fait des courses alimentaires au supermarché Super C, qui se trouve à 5 minutes en voiture. Cela nous permet de mieux maîtriser le budget alimentation et de cuisiner avec des aliments frais. C’est la saison des fruits. J’ai déjà parlé des bleuets. Nous avons également acheté des cerises délicieuses à un très bon prix. Les gens qui me connaissent savent que je ne regarde pas trop habituellement les prix des aliments que j’achète. Là, je me surprends à chasser les promotions. L’objectif est de tenir au mieux le budget alimentation que nous nous sommes donné. Pour le moment, nous sommes plutôt en ligne avec ce que nous avions prévu et même plutôt en deçà.

Durant ces 5 jours, nous avons également commencé les cours d’Alice. Elise se charge plutôt des cours de français et moi des cours de mathématiques. Les séances de travail se passent bien. Alice est appliquée, et du coup, nous pouvons avancer vite. En moyenne pour une séance théorique de 3 heures, nous avons pris 2 heures. Nous n’avons pas encore reçu les cours d’Emma. Je pense que nous ne les aurons pas avant septembre. Elle s’impatiente de les avoir, ce qu’Alice ne comprend pas!

Elise a acheté quelques vêtements pour compléter la valise faite un peu rapidement avant le départ. J’ai acheté une carte de téléphone pré-payée pour le Canada. Je ne sais pas si elle sera très utile.

En termes d’activité, nous avons fait une sortie par jour :

  • la basilique Saint-Anne-de-Beaupré, le jour où nous sommes arrivés (7 août)
  • le Musée National des Beaux-Arts, mercredi 8 août (il pleuvait)
  • L’aquarium de Québec, jeudi 9 août
  • Visite de la Citadelle, Relève de la Garde et promenade dans le Vieux Québec, hier, vendredi 10 août
  • Via Ferrata et promenade au Parc de la Chute de Montmorency, cet après-midi

La chaleur était presque suffocante quand nous sommes arrivés mardi. Mais les orages mercredi et jeudi, ont adouci la température. Nous avons eu, hier et aujourd’hui, deux très belles journées avec des températures agréables, entre 25 et 30°C.

Demain, nous partons pour Montréal qui se trouve à moins de 3 heures de route. Nous y séjournerons également 5 jours. Avant de prendre la direction de Montréal, nous pensons passer à Wendake, qui est un village autochtone Huron-Wendat.

 

Préparation 13 : la suspension ou la résiliation des abonnements

La plupart des abonnements liés à la maison peuvent être résiliés dès lors que celle-ci est mise en location. C’est ainsi que nous nous apprêtons à résilier les abonnements eau, gaz, électricité. Nous avons également transformé notre assurance Habitation en assurance Propriétaire Non Occupant, ce qui nous permet de réduire la facture mensuelle sur ce poste assurance. De même, nous avons suspendu nos abonnements transports, résilié l’abonnement téléphonique de notre fille aînée, pris des abonnements mobiles minimaux en remplacement des forfaits plus coûteux que nous avions… Toutes ces opérations nous permettent de réduire de manière spectaculaire les dépenses récurrentes qui impactent le foyer.

Ceci étant, il ne faut pas perdre de vue que certaines dépenses peuvent perdurer même pendant le voyage. Il faut simplement les recenser et ne pas les oublier dans la finalisation du budget. A titre d’exemple, nous gardons le contrat d’entretien de la chaudière, quelques abonnements informatiques utiles même à l’autre bout du Monde (Adobe pour le traitement de photos, Office pour bénéficier d’un espace Cloud pour les sauvegardes…). Certains auront également à prendre en compte des cotisations associatives, oeuvres caritatives, etc. qu’ils ne souhaitent pas interrompre.

Pour s’éviter de mauvaises surprises au retour, il est utile de se bâtir un agenda administratif des démarches à mener durant l’année de voyage : déclarations d’impôts (taxe d’habitation, puis impôt sur le revenu), dénonciation du bail (si requis), réinscription dans les écoles, changement de l’assurance PNO en assurance habitation, réactivation des abonnements… Il faut penser à scanner tous les documents nécessaires et à prendre les codes requis pour accéder aux différents services Internet.


sommaire des actions

 

Préparation 11 : mise en vente ou stockage des affaires

Nous venons de consacrer deux week-end consécutifs à faire des cartons. Et nous n’avons pas terminé. J’avais oublié combien ce travail pouvait être long et harassant! Ce sera le 4ème déménagement de ma vie d’adulte. Et chaque fois, je me dis que nous conservons trop de choses inutiles. Et plus nous disposons d’espace, plus nous stockons.  Heureusement, cette fois-ci nous louons notre maison en meublé et nous n’avons pas à déménager les meubles, ni la vaisselle, ni les appareils électro-ménagers. Ce n’est donc pas un déménagement complet. Mais, même ainsi, la tâche reste conséquente. J’avais largement sous-estimé le temps à y consacrer. Notre maison est bien rangée, si bien rangée que les visiteurs ont parfois l’impression d’une maison vide. Mais lorsque nous avons commencé à sortir les objets, les livres, les disques, les DVD, les papiers, les documents, les jouets, les jeux, les souvenirs, qui se cachaient, dans les armoires, les penderies, les commodes, les bibliothèques, le cagibi, les tiroirs, les meubles du salon, le garage, la cabane de jardin, etc. nous avons eu l’impression que nous n’arriverions jamais au bout!

Pourtant, nous avions anticipé depuis 2 mois en faisant un près tri. J’ai revendu quelques objets (appareils photos argentiques, disques vinyle…) et quelques documents improbables jaunis par le temps (billets de concerts des années 90 et 2000). Elise a revendu quelques vêtements. Nous avons quand même récupéré quelques centaines d’euros. Nous avons donné aussi : des jouets, des jeux, des vêtements d’enfants, des vêtements d’adultes… Plusieurs sacs de livres, de vêtements, de peluches, de jouets, d’objets divers attendent encore dans le garage d’être remis à des associations de bienfaisance. Et nous avons jeté. Beaucoup! Des meubles cassés, des lampes cassées, des papiers devenus inutiles, des objets en trop mauvais état pour être même donnés, des planches, des matériaux de construction devenus inutilisables… Des sacs, des dizaines de sacs ont ainsi été extraits de cette maison qui paraissait si vide! Sans parler des gros objets évacués par les encombrants… Il nous restera quand même entre 80 et 100 cartons à déménager.

C’est un travail conséquent mais qui contribue à la préparation au voyage. Faire le vide. Au sens littéral comme au sens figuré. Se débarrasser de tous ces objets inutiles qui encombrent l’espace et l’esprit. S’alléger. S’alléger pour voyager. Se libérer. Partir l’esprit tranquille, avec le sentiment d’avoir accompli un grand ménage dans ses affaires et dans sa vie.

 


sommaire des actions

 

Préparation 10 : location de la maison

Comme j’ai eu l’occasion de l’écrire dans un précédent article (ici), nous avons préféré mettre notre logement en location plutôt que de le vendre pour financer notre voyage. Ainsi, nous saurons où nous logerons quand nous rentrerons. Cela fait un soucis de moins au retour. Un soucis de moins… en fait, pas tout à fait! Mettre sa résidence principale en location a plusieurs conséquences : il faut s’informer sur les conditions de la location, sur les revenus potentiels et les charges à déduire, rechercher et sélectionner un ou plusieurs locataires, il faut souscrire une assurance spécifique, résilier un certain nombre d’abonnements, retirer ses affaires personnelles et donc faire deux déménagements (un à l’aller, l’autre au retour), faire un inventaire de ce qui est laissé dans le cadre de la location, signer un bail, penser à le résilier le moment venu, réactiver les abonnements au retour…

Bien sûr, nous avions l’option de laisser la maison vide pendant un an. Mais cette option représente une perte de revenus importante. Par ailleurs, laisser une maison inhabitée pendant une si longue période présente d’autres inconvénients : risque de cambriolage, risque de sinistre non détecté à temps, nécessité de trouver une personne pour l’entretien minimal du jardin ou l’arrosage des plantes…

Nous avons donc pris notre décision assez rapidement et intégré une estimation préliminaire des revenus attendus dans notre budget global.

Quatre options existaient pour la mise en location : la location en meublée, la location vide, la location saisonnière, la location sans bail.

Location sans bail

Louer sans bail est très risqué. Car il n’existe aucun recours possible si le locataire ne paye pas son loyer ou s’il refuse de quitter le logement à la date convenue. Nous avons donc d’emblée écarté cette hypothèse.

Location vide

Normalement, la location d’un logement vide donne lieu à un bail de trois ans. La loi donne la possibilité de réduire la durée minimale à un an. Mais pas en-deçà. Dans notre cas, notre absence étant d’une durée légèrement inférieure à un an, cette option n’était pas envisageable. Ajoutons que louer un logement vide signifie faire deux déménagements complets, c’est-à-dire avec les meubles et l’électro-ménager. Le coût de ces déménagements et éventuellement du garde-meubles peut donc entamer une part significative des revenus générés par la location.

Location saisonnière

C’est la location type Airbnb. C’est l’option qui permet de générer les produits locatifs par jour les plus importants. Toutefois, il faut garder à l’esprit que le nombre de nuits louées dans une année ne peut dépasser 120. Par ailleurs, il faut aussi prévoir le coût de gestion lié aux entrées et sorties des locataires. Finalement, cette option n’était pas adaptée à notre situation, notre absence étant d’environ 11 mois.

Location en meublée

La location en meublée est donc l’option que nous avons choisie. La durée du bail est librement consentie entre le propriétaire et le locataire.

Agence immobilière

Au mois M3, nous avons fait appel à une agence immobilière (celle qui nous avait vendu la maison!) pour confirmer la faisabilité de notre projet de location et le montant possible du loyer. Vivant dans une commune avec deux écoles supérieures et notre période d’absence correspondant à une année scolaire, l’agence nous a confirmé qu’il n’y aurait pas de difficulté à trouver des étudiants intéressés par une co-location.

Nous avons confié un mandat à l’agence qui a commencé à rechercher des locataires en juin (mois M6). Aucune annonce n’avait encore été publiée, que déjà plusieurs candidats s’étaient manifestés. Nous avons ainsi signé très rapidement un bail pour une durée de 11 mois (de début août 2018 à fin juin 2019).

Assurance

Il faut penser à transformer son assurance habitation en assurance PNO (propriétaire non occupant). L’opération s’est faite sans difficulté avec notre assureur habituel. Il faut également penser à résilier les éventuelles assurances Responsabilité Civil spécifiques, contractées pour les enfants.

Abonnements

Mettre en location son logement, implique de résilier un certain nombre d’abonnements (électricité, eau, gaz…). En accord avec les locataires, nous avons fait le choix de conserver notre abonnement Internet/Télévision et de l’intégrer dans les refacturations. Nous avons conservé à notre charge, le contrat d’entretien de la chaudière à gaz.

Résiliation du bail

Si la durée du bail est inférieure à 1 an, la résiliation est automatique.

En revanche, si la durée du bail est égale à 1 an, il est nécessaire d’informer le locataire avec un préavis minimal de trois mois. A défaut, le renouvellement du bail est automatique.

 


sommaire des actions

 

Préparation 8.3 : les réservations

Réservation des logements

La réservation des logements a deux avantages : libérer du temps libre sur place, choisir des logements adaptés au budget défini. Comme pour les avions, selon les lieux et les périodes, les réservations peuvent être faites plus ou moins tardivement. Sur certaines destinations où les biens sont rares (par exemple, Patagonie), très touristiques (Polynésie, Ile de Pâques), il est préférable d’anticiper fortement. Pour d’autres destinations, l’urgence n’est pas la même.

Dans l’ensemble, nous avons opté pour la plateforme Airbnb quand c’était possible et quand le séjour prévu était d’au moins 3 ou 4 jours. Cela permet de bénéficier d’un logement avec des équipements ménagers pour laver le linge et pour cuisiner. Pour des durées plus courtes ou des destinations où Airbnb est peu présent, ou encore pour se faire une petite folie, nous nous tournerons plutôt vers Booking.com.

Rien de bien original donc! Simplement le constat qu’Airbnb s’impose de plus en plus comme la solution idéale en termes de rapport qualité-prix.


sommaire des actions