Promenade dans Tainan

Durant les deux jours que nous avons passés à Tainan, le temps était gris et même souvent pluvieux. L’hôtel où nous avons dormi nous a beaucoup déçu car les photos de Booking étaient trompeuses. La ville nous est apparue triste et moins riche que sa voisine du sud (moins riche au sens littéral). Elise qui fêtait son anniversaire était déçue de ce contexte. Néanmoins, nous avons eu l’occasion de faire une promenade plaisante dans le centre historique de Tainan. Et nous avons découvert un très beau musée, à l’image de la grandeur passée de la ville. Voici quelques photos de notre promenade dans la ville. Dans l’article suivant, vous verrez quelques photos des extérieurs du musée.


Le temple du vent


On trouve dans le centre historique de nombreuses échoppes qui proposent une cuisine de rue


La rue Shennong


Temple du Grand Mazu


Temple du Dieu de la guerre


Fort Provintia, emplacement du fort néerlandais, reconverti en temple pour le Dieu de l’enseignement

 

Hội An, visite de la ville en photos

Hoi An compte une vingtaine de temples, maisons anciennes et musées qui peuvent être visitées. La ville propose un système de visite à la carte qui consiste à acheter des tickets pouvant être utilisés partout. On donne un ticket à chaque visite. La première fois, on achète obligatoirement 5 tickets. Ensuite, on achète le nombre de tickets complémentaires en fonction des visites que l’on souhaite faire. Il existe de nombreux points de vente dans tout le quartier piétonnier. Pour notre part, nous avons passé deux jours pleins à Hoi An et avons visité une quinzaine de sites en deux matinées. Voici quelques photos…


Maison commune de la congrégation chinoise du Fujian (1690)


Temple Quan Cong (1653)


Maison commune de la congrégation Minh Huong (XVIIème siècle)


Maison commune de la congrégation chinoise du Hainan (fin du XIXème siècle)


Temple chinois Trieu Chau (1845)


Maison commune des 5 congrégations chinoises (1773)


Ancienne maison de commerçant chinois, 9 D Nguyen Thai Hoc (XVIIIème siècle)


Pont couvert japonais (1590)


Maison Tan Ky (fin du XVIIIème siècle)


Maison de la famille Tran (fin du XVIIIème siècle)


Maison commune de Cam Pho


Maison commune de la congrégation chinoise de Canton (1786)


Divers

 

Jim Thompson House

Notre première visite à Bangkok a été consacrée à la demeure au style traditionnel thaï de Jim Thompson.

Jim Thompson est un industriel américain né en 1906. Après la seconde guerre mondiale, il crée en Thaïlande une société visant à relancer la confection de soie traditionnelle : la Thai Silk Company. Son entreprise est couronnée de succès. Il disparaît mystérieusement en 1967 en Malaisie. Sa mort pourrait être liée à ses activités pour les services secrets américains.

Passionné d’art, d’architecture et de décoration intérieure, sa maison de Bangkok deviendra après sa mort, un musée exploité par la fondation chargée de perpétuer sa mémoire. L’entreprise qu’il a créée continue quant à elle de prospérer.

Des visites guidées en français sont organisées plusieurs fois par jour. Nous avons pu en profiter.


La maison de Jim Thompson (parties où les photos sont autorisées)


Cocons et fils de soie

 

Hermannsburg

Etant donné que la route du West Mac Donnell National Park était barrée à cause de l’incendie, nous avons décidé de visiter la petite ville d’Hermannsburg et son ancienne mission luthérienne. La ville compte moins de 600 habitants, essentiellement aborigènes. Une bonne partie de la ville n’est pas accessible, sans un permis de passage. Nous avons aperçu très peu de gens dans les rues, sans doute à cause de la chaleur toujours aussi accablante.

Un monsieur fort aimable nous a accueilli à l’entrée de l’ancienne mission. Je pense qu’il s’agissait d’un pasteur ou qu’il avait une attache très particulière avec le lieu. Il était seul avec son chat. Il nous a demandé d’où nous venions et nous a dit qu’il rêvait de venir visiter la France et l’Angleterre qu’il ne connaissait pas. En revanche, il avait visité l’Allemagne, ce qui m’a donné à penser qu’il avait peut-être un lien de parenté avec les pasteurs qui ont oeuvré dans la mission, par le passé.

La mission fut créée en 1877 par deux pasteurs venus d’Allemagne, Schwarz et Kempe. Arrivée en Australie, ils entreprirent un voyage dantesque de 2.000 km, depuis la côte, avec au départ 2.000 moutons, 25 vaches et 40 chevaux. Leur voyage fut ralenti par l’extrême sécheresse du pays à laquelle ils n’étaient pas préparés. Il dura, en tout, près de 20 mois. Une fois arrivés sur le lieu de la future mission, ils le baptisèrent Hermannsburg en hommage à la ville allemande où ils avaient été formés. Dans les premiers mois de leur arrivée, ils n’eurent pratiquement aucun contact avec la communauté aborigène de la région, les Arandas. Progressivement, ils apprirent la langue aborigène, établirent un dictionnaire, puis une grammaire. Mais après 16 ans passés sur place, ils furent contraints de partir à cause des conditions de vie trop dures. La mission fut relancée un an plus tard avec l’arrivée d’un nouveau pasteur, Carl Strehlow, auteur du premier Nouveau Testament en langue aborigène. Il sut établir un contact plus régulier avec les aborigènes dont certains décidèrent de se sédentariser pour vivre auprès de la mission. Des pasteurs d’origine germanique se succédèrent ensuite à la mission jusqu’en 1983.

Quand on pénètre dans la mission, on a l’impression d’entrer dans une ville fantôme. Ce sentiment fut sans doute renforcé par le fait que nous fûmes seuls durant l’heure et demie de notre visite. On y découvre d’anciens véhicules rouillés et dévorés par le temps, des objets poussiéreux qui n’ont pas bougé depuis plusieurs décennies et certaines maisons aménagées en musée. Namatjira est un artiste aborigène, spécialiste d’aquarelles de paysages et de végétaux. Il vécut près de la mission et inspira de nombreux artistes aborigènes. Un portrait de Namatjira est accroché sur le mur d’une des maisons.


L’église


Bâtiments de la mission


Cabane d’isolement


Tableau noir de l’école


Véhicules


Intérieurs


Objets


Portrait de Namatjira

Notre maison sur l’Ile de Pâques

En descendant de l’avion, nous avons été accueillis par une personne de la résidence, venue nous chercher en voiture. Conformément à la tradition, elle nous a offert de magnifiques colliers de fleurs.

Notre maison se situait un peu à l’extérieur d’Hanga Roa, la seule ville de l’île. La résidence comportait d’autres maisons, mais suffisamment éloignées les unes des autres pour ne pas occasionner de gêne.

Nous étions entourés de verdure avec des sculptures emblématiques du culte de l’homme-oiseau.

Durant les 4 jours passés sur l’île, nous avons eu des températures très agréables autour de 25° dans la journée avec souvent une douce brise. La nuit, les températures descendaient en-dessous de 20° ce qui était idéal pour dormir.

 

Valparaíso

Valparaíso est une ville de 300.000 habitants située sur la côte Pacifique, à moins d’une heure et demie de voiture de Santiago. Nous lui avons consacrée une journée de visite. Quelques jours auparavant, j’avais reçu une alerte du fil d’Ariane nous prévenant que des manifestations violentes se tenaient dans la zone portuaire (un peu à l’image des manifestations gilets jaunes qui dégénèrent!). Nous y sommes allés un dimanche, journée normalement plus calme. De fait, les rues de la ville basse, près du port, étaient paisibles et même plutôt désertes.

Après plusieurs jours passés dans la chaleur étouffante de Santiago, le vent qui soufflait sur Valparaíso était un vrai bonheur. Nous avons ainsi pu arpenter longuement les rues qui montent et qui descendent sans trop souffrir de la chaleur.

La ville de Valparaíso se caractérise par ses maisons colorées construites sur les collines qui entourent le port. Plusieurs funiculaires permettent de joindre les rues de la ville basse avec des points stratégiques des collines environnantes. Malheureusement, nous n’avons pas eu de chance car deux d’entre eux étaient fermés quand nous y étions. Nous avons pu tout de même expérimenter deux autres funiculaires qui montaient très à pic. L’autre originalité de Valparaíso réside dans la multitude de ses murs peints. Les oeuvres sont évidemment de qualités inégales mais l’ensemble donne une vitalité exceptionnelle aux rues de la ville.

 

Vue d’ensemble de la ville depuis la maison de Pablo Neruda

 

Les funiculaires

 

Vues sur le port

 

La ville haute

 

Les murs peints

 

Pop culture