Mes souvenirs de voyage

Ce que j’ai préféré…

au CANADA : le bateau pour s’approcher des chutes du Niagara

aux ETATS-UNIS : Las Vegas (avec M&M’s World), Antelope Canyon (où j’ai découvert un ours), la marche dans la rivière à Zion Canyon, le 4×4 dans Monument Valley, la prison d’Alcatraz à San Francisco

au MEXIQUE : j’ai beaucoup aimé le cénote de Valladolid. C’était très beau. Mais, au bout d’un moment je m’ennuyais.

Emoji qui rit - U+1F603

 

Au revoir le Mexique

Cet article conclut notre séjour au Mexique. A l’heure où je l’écris, nous sommes à Aguas Calientes au Pérou, au pied du Machu Picchu, que nous avons visité ce matin.

Au Mexique, nous avons traversé les Etats de Quintana Roo (Cancún, Tulum), du Yucatán (Valladolid, Mérida), de Campeche (Campeche), de Tabasco (passage en car mais sans arrêt) et fini notre séjour par une incursion de quelques jours dans le Chiapas.

Je retiendrai de notre séjour les couleurs du pays. Le vert tout d’abord qui est vraiment la couleur du pays. Le vert de la forêt tropicale qui couvre toutes les régions que nous avons traversées. Le vert des Cénotes. Le vert souvent porté par les mexicains. Le vert qui est la première couleur du drapeau, symbole de l’indépendance et de l’espoir du peuple dans l’avenir. Je visualise aussi les couleurs vives des vêtements et des maisons peintes. Les couleurs vives de la fête et des peintures qui décorent les crânes.

Je retiendrai de notre séjour la joie de vivre des mexicains et leur accueil souvent chaleureux. Je repense aux jours de fête à Mérida et à Palenque. La musique dans les rues. Les bals populaires. Les sourires des enfants croisés dans la rue. Ce que je décris ici est loin de l’image violente que l’on peut avoir de la société mexicaine. Cette violence est réelle dans certaines régions, mais, par chance, nous ne l’avons pas rencontrée. Nous avons vu le dénuement extrême mais finalement moins d’images choquantes que ce que nous avons pu voir, par exemple, à San Francisco. Nous n’avons pas ressenti d’insécurité, hormis lors de notre arrivée à Tulum. Ceci étant, nous avons toujours été prudents dans nos déplacements et dans nos attitudes.

Je retiendrai du Mexique sa superbe forêt et une collection d’animaux étranges, représentants d’une grande biodiversité, qui semble ici plus épargnée qu’ailleurs. Et cela fait du bien de le constater! Nous n’avons pas trop souffert du climat tropical, même si nous avons essuyé quelques épisodes qui resteront des souvenirs gravés dans nos mémoires, comme lors des visites des ruines de Tulum ou des ruines de Cobá.

Enfin, je dois dire que j’ai été impressionné par l’exceptionnel patrimoine archéologique du pays. Nous avons vu 6 sites magnifiques. Certains d’entre eux n’ont pas encore délivré tous leurs trésors. Imaginez qu’il existe encore des dizaines de site que nous n’avons pas vus!

Nous avons souvent eu le sentiment que le temps passait trop vite…

 

La Aldea, un lieu idyllique

Nous avons passé nos derniers jours au Mexique dans une résidence magique, nommée Aldea, située à l’extérieur de la ville de Palenque, en plein milieu de la jungle. Si ce n’est les quelques voitures qui étaient garées à l’entrée de la résidence, ce lieu avait quelque chose d’intemporel. Le soir, nous entendions de nombreux bruits d’animaux. Probablement des oiseaux. Notre chambre se trouvait dans une maison entourée d’un jardin à la végétation luxuriante. Contrairement à ce que nous redoutions, le climat n’était ni trop chaud, ni trop humide.

Nous y sommes restés quatre jours et avons pu profiter pleinement de ce moment de ressourcement. Parfois, nous avions la grande piscine pour nous seuls. Nous étions devenus des habitués du restaurant où les serveurs un peu froids au début devinrent progressivement plus chaleureux. Il faut dire que personne ne semblait rester plus d’une journée ou deux. Comme l’a écrit Elise, nous ne nous sommes pas vraiment régalés durant notre séjour. La nourriture était correcte mais sans réelle saveur. Le restaurant de Palenque était un peu mieux, sans plus. Mais il bénéficiait d’un cadre magnifique.

Ces derniers jours passés au Mexique ont été savoureux. Nous étions coupés du monde, entourés du jardin d’Eden. Des instants un peu irréels dont on se demande si on les a vécus ou si on les a rêvés. Douceur de vivre…

Mexico, Mexi…..CO !

Cela faisait donc bien longtemps que je n’étais pas passée par ici livrer mes impressions. Voilà donc une bonne occasion de vous faire un bilan – à ma manière – de notre périple mexicain.

L’époux a déjà évoqué le « background » culturel et historique du pays, je m’en vais donc vous compter mon expérience (très personnelle, comme toujours).

Alors, pour commencer, le Mexique dégage une incroyable énergie positive. Les gens y sont extrêmement sympathiques et accueillants, on sent tout de suite que malgré leur dénuement, ils sont heureux de vivre… et ça, les amigos, ça n’a pas de prix !

Justement, en parlant de prix, la vie au Mexique est relativement bon marché et en termes d’achats souvenirs, il y a de quoi faire (dixit la fille qui trouverait toujours de quoi acheter au milieu de nulle part). Eh oui, à moi les sacs tissés multicolores – qui se sont finalement avérés être d’origine colombienne, mais ne nous attardons pas – les bijoux et leurs têtes de mort colorées que l’on trouve un peu partout…

Je n’ai malheureusement pas pu me « lâcher » car l’époux organisateur de valises et grand manitou de la logistique m’avait prévenue : « si achats volumineux tu feras, d’une paire de chaussures tu te délesteras »… oui, oui, l’époux est parfois en mode « maître Yoda » 😉

Quant à la nourriture, et je sais que c’est là un de vos thèmes préférés, je dirai, pour résumer que deux hypothèses s’offrent à nous :

– nous avons essentiellement sillonné le Yucatan et avons donc souvent eu à faire à la fameuse « comida yucateca » qui, n’a pas vraiment de saveur car peu relevée. On a l’impression que tous les aliments sont « bouillis ».

– et puis franchement, à force de devoir choisir entre fajitas et nachos et enchiladas et nachos, fajitas etc, on finit par faire une indigestion 😉

J’aurai quand-même appris à y faire un superbe guacamole – meilleur que celui des restaurants selon mes trois camarades de voyage, et ils sont totalement objectifs, voyons!

Pour résumer, vous l’aurez compris, le Mexique m’a conquise pour diverses raisons. Les sites sont merveilleux, les gens sympathiques et puis bon, ils ne se formalisent même pas quand je glisse quelques mots de portugais dans la conversation, alors sont pas forts les GRINGOS 😉

 

Cité maya de Palenque

La cité maya de Palenque est le 6ème et dernier site archéologique que nous ayons visité au Mexique. Il se situe à la limite de la péninsule du Yucatán, entouré de la forêt tropicale du Chiapas. L’exploration du site est loin d’être achevée. Il resterait plusieurs centaines, peut-être plus de mille, structures encore enfouies dans la forêt. Celles qui sont accessibles sont aussi impressionnantes qu’à Chichén Itzá, Uxmal ou Edzná. Mais l’environnement du site est plus sauvage, ce qui lui donne encore plus de force. En nous promenant dans la forêt, nous avons eu la chance d’apercevoir des singes hurleurs évoluant dans leur environnement naturel. Quelle émotion et quel bonheur d’approcher ainsi la vie sauvage!

 

Singes hurleurs aperçus dans les arbres

Palenque, Chiapas

Le Chiapas est l’Etat le plus au sud de la confédération mexicaine. Il est bordé par le Guatemala. Cet Etat compte à la fois de larges zones montagneuses et de larges zones recouvertes par la forêt tropicale. Plusieurs langues indigènes continuent d’y être pratiquées. La population du Chiapas est restée très rurale. Seulement un quart de sa population habite dans l’une des 4 villes de plus de 50.000 habitants. Palenque, la septième ville du Chiapas compte environ 42.000 habitants selon le recensement de 2010. Palenque, en bordure de la forêt tropicale doit son développement à la proximité de la cité maya du même nom.

Nous avons fait une promenade dans la ville. J’ai été, une nouvelle fois, frappé par les couleurs vives présentes dans la rue, sur les marchés, dans les boutiques, sur les vêtements portés. C’était un dimanche matin, jour de marché. La place centrale du village, où siègent la mairie et l’église, était animée des rires des enfants qui jouaient, des jeunes qui se taquinaient ou flirtaient, et des anciens, assis sur les bancs ou les murets en pierre, qui regardaient la foule passée et semblaient porter un regard réprobateur sur la jeunesse agitée. Nous n’avons pas croisé un seul touriste lors de notre promenade en ville. Les gens respiraient la simplicité et la joie de vivre. Les regards posés sur nous étaient curieux, bienveillants et même souriants.

 

Campeche, dernière étape avec la voiture

Initialement, nous avions prévu de faire le circuit de Cancún (Quintana Roo) à Palenque (Chiapas), en voiture. Mais nous n’avons pas réussi à trouver un loueur acceptant de récupérer le véhicule à Palenque. Probablement parce que Palenque est une petite ville et qu’elle est trop loin de Cancún. Nous nous sommes donc résolus à abandonner le véhicule à Campeche, et à faire la dernière étape, Campeche-Palenque, en car. Pour la première fois depuis notre arrivée sur le continent américain, nous nous sommes retrouvés sans véhicule personnel. Ca complique un peu les choses pour voyager avec les bagages. C’est d’ailleurs quand on a plus de voiture que l’on se rend compte qu’il est important de voyager léger. Ca complique également les déplacements locaux. Nous n’avons plus tout à fait la même liberté quand le seul moyen de transport est un bus ou un taxi.

Après 700 km parcourus depuis Cancún, en passant par les villes de Tulum, Valladolid, Mérida, Santa Elena, nous avons donc restitué le véhicule à l’aéroport de Campeche. Nous avions reçu beaucoup d’avertissements concernant la location de voiture au Mexique : concernant la police qui peut procéder à des contrôles inopinés et racketter les touristes, concernant les loueurs de voiture enclins à arnaquer le client, concernant l’état des routes, la conduite des mexicains… Finalement, nous n’avons eu aucun problème. Tout s’est passé pour le mieux. Le loueur de voiture a été irréprochable aussi bien à la prise en main du véhicule qu’à sa restitution. Les routes étaient dans l’ensemble plutôt bonnes même si j’ai souffert la dernière heure entre Edzná et Campeche, car la route n’était qu’un immense chantier sur des dizaines de kilomètres. Quant aux policiers, nous n’avons eu que des rapports courtois. Quelques amabilités lors des contrôles mais aucune pression malvenue. Peut-être avons-nous eu de la chance?

Nous avons donc quitté Campeche en prenant un car direction Palenque. Les deux villes sont distantes d’un peu moins de 400 kilomètres. 6 heures de route. Nous redoutions un peu ce voyage que nous pensions long et pénible. Finalement, le trajet s’est passé dans d’excellentes conditions. Le car était extrêmement confortable quoique la climatisation était un peu forte. Ce qui est classique me direz-vous! Mais que nous avions omis d’anticiper. Il faut dire que la chaleur était pesante depuis notre départ de Cancún! Des films étaient diffusés. Et finalement, le trajet est passé sans que l’on s’en rende compte. Nous sommes arrivés à la gare d’autobus de Palenque où nous avons pris un taxi pour l’hôtel « La Aldea », notre lieu de résidence pour nos derniers jours au Mexique.

 

Campeche

Nous avons passé une seule nuit à Campeche. Nous sommes arrivés en milieu d’après-midi, après notre visite d’Edzná. Nous avions choisi un hôtel situé dans le coeur historique de la ville, la citadelle qui se trouve à proximité de la mer.

Campeche a été le premier point d’ancrage des espagnols dans la conquête du Yucatán. Le conquistador Francisco Hernández de Córdoba y accosta en mars 1517. La ville fut fondée par Francisco de Montejo, l’aîné, en 1531. Elle devint par la suite le principal port de la région, ce qui fit sa richesse. La ville fut souvent la cible de pirates anglais ou français, ce qui conduisit à la construction de la citadelle, à la fin du XVIIème siècle.

Nous avons été immédiatement séduits par cette ville historique, entourée de remparts, bordée par la mer, et composée de maisons élégantes et colorées. Nous nous sommes promenés au soleil déclinant pour faire quelques photos, puis, nous sommes ressortis à la nuit tombée, pour dîner. La ville était très animée, joyeuse, peuplée d’une foule détendue où quelques touristes semblaient s’être perdus.

Nous serions bien restés davantage.

Cité maya d’Edzná

Le site archéologique d’Edzná se trouve dans l’Etat du Campeche, à 50 km au sud-est de la ville de Campeche. Nous avons eu 2 heures de route, depuis Santa Elena, pour y arriver. A Uxmal, le nombre de touristes était faible par rapport Chichén Itzá. A Edzná, nous étions quasiment seuls. Nous sommes arrivés en fin de matinée. Seules 3 ou 4 voitures étaient garées dans le parking. Pas de boutique de souvenir, pas un seul guide, un prix d’entrée très faible en comparaison des autres sites… Nous ne nous attendions pas à découvrir un site aussi spectaculaire en entrant.

Le site est certes un peu plus petit qu’Uxmal ou Chichén Itzá, mais il abrite un ensemble de structures tout aussi impressionnantes et aussi bien restaurées. Encore plus qu’à Uxmal, nous avons été éblouis par la splendeur du site, et, étonnés d’être aussi seuls.

Cité maya d’Uxmal

Après le sentiment d’oppression ressenti à Chichén Itzá, la cité maya d’Uxmal nous a paru un havre de paix. Aucun vendeur à l’intérieur du site ; seuls quelques guides nous ont proposé leurs services que nous avons préféré décliner derechef ; et puis, il y avait très peu de touristes sur le site. Les structures sont en excellent état car elles ont fait l’objet d’une restauration importante, comme à Chichén Itzá. Mais l’éloignement du site par rapport à la Riviera maya lui donne une toute autre allure. Tout est calme, silence, sérénité, majesté. Un lieu extraordinaire, propice à la contemplation et à la méditation.

Etant donné que nous avons dormi à proximité du site, nous l’avons visité tôt le matin, et ainsi évité les trop fortes chaleurs du début d’après-midi.