Da Nang

Da Nang est la troisième ville du pays avec un peu plus d’un million d’habitants. Au bord de la mer, elle est un lieu de villégiature couru par les vietnamiens. Mais les étrangers s’y attardent peu. La ville moderne compte peu de lieux d’intérêt.

Dans notre périple du sud au nord du Vietnam, Da Nang était une étape logique. En effet, à 30 km au sud se trouve, la petite ville d’Hoi An, qui a conservé de nombreuses maisons anciennes, classées au patrimoine de l’Unesco. Miraculeusement épargnée par la modernité, elle constitue un exemple unique de ville vietnamienne traditionnelle. Da Nang située sur la ligne de chemin de fer reliant Hô Chi Minh Ville à Hanoï, est la station importante la plus proche d’Hoi An.

Nous avons dormi deux nuits à Da Nang pour récupérer de nos 17 heures de train. Nous avons profité de notre journée de repos pour visiter les montagnes de marbre, principal lieu d’intérêt de la ville.


La plage de Da Nang, vue de notre chambre d’hôtel

 

Les singes audacieux du Wat Khao Takiap

Le Wat Khao Takiap est un temple bouddhiste qui se trouve en bord de mer. On y accède par la plage. Le temple comporte une impressionnante statue monumentale de Buddha debout, au pied de la falaise. Il est nécessaire de gravir des marches pour arriver au sommet de la falaise et découvrir les autres éléments du temple. Situé au sud de la ville, le temple offre une vue d’ensemble sur la plage de Hua Hin.

Mais ce qui fait sa réputation, c’est la grande colonie de macaques qui y a élu domicile. Habitués à approcher des singes en liberté depuis notre séjour à Kuala Lumpur, nous pensions être préparés à rencontrer de nouveau nos cousins. Mais cette fois-ci la rencontre fut un peu plus brutale. Elise et les filles observaient les singes qui jouaient sur la plage à proximité des barques de pêcheurs, tandis que je les prenais en photo, lorsque l’un d’entre eux, un peu plus audacieux que les autres, attrapa le sac en toile qu’Elise tenait en bandoulière. Surprise, elle manqua de peu de le lâcher. Et le singe sentit que s’il tirait davantage, il pourrait s’enfuir avec son trophée. Il tira de nouveau. Je criai à Elise de ne pas lâcher. Le sac contenait sa carte de crédit et l’argent liquide que nous avions avec nous. Je m’approchai et récupérai le sac d’un mouvement brusque, ordonnant au singe de reculer. Il hésita un peu, montra les dents puis nous regarda nous éloigner. A l’instant où le premier singe avait tiré le sac, plusieurs de ses congénères s’étaient approchés flairant la belle affaire.

Cet incident ne nous empêcha pas de nous approcher de la statue géante de Buddha. En revanche, je fus seul à monter en haut de la falaise car il y avait une multitude de singes qui s’étaient installés sur les marches ainsi que sur les rochers et les arbres alentour. Elise et les filles m’attendirent en bas des marches, où un moine bouddhiste éloignait les singes avec un lance-pierres. De mon côté, je montai prudemment avec mon appareil photo bien tenu en main et surveillant les mouvements de chacun des singes qui m’entouraient. Certains se bagarraient un peu entre eux, mais à aucun moment ils ne manifestèrent d’agressivité à mon encontre. Cette montée un peu périlleuse, m’a valu quelques moments inoubliables à observer ces singes.


La plage de Hua Hin où les singes s’approchent sans crainte des promeneurs


La statue monumentale de Buddha, à gauche
Une statue de Buddha marchant, à droite


La colonie de macaques

 

Excursion dans les îles Phi Phi

Départ de la plage de Noppharat Thara


Nos compagnons de route


Pileh lagoon, Ko Phi Phi Ley


Les falaises de Ko Phi Phi Ley


La grotte Viking, Ko Phi Phi Ley


Maya Bay, Ko Phi Phi Ley


La plage des singes, Ko Phi Phi Don


Les bateaux de touristes alignés à Ko Phi Phi Don


Snorkeling à Sharks Point, Ko Phi Phi Don


Bamboo Island


Retour sur la plage de Noppharat Thara


Retour à l’hôtel

Excursion aux îles Phi Phi

Ah oui j’ai oublié de préciser de que le « Ph » se prononce « P »! Ceci étant corrigé, je peux vous parler de l’excursion que nous avons faîte en mer d’Andaman autour de cet archipel d’îles paradisiaques. Nous avons choisi une excursion proposée par la compagnie Sea Eagle Tour company. Ce ne fut pas facile de choisir tant il y avait d’agences de voyages et de combinaisons possibles d’excursion. Nous avons donc décidé de faire confiance au personnel de l’hôtel, que l’on trouvait sympathique, pour nous conseiller. Ils nous ont proposé plusieurs options. Nous avons opté pour une excursion en speedboat. Ce sont des bateaux rapides équipés de deux ou trois moteurs. L’hôtel s’est chargé de faire la réservation.

Une navette vint nous chercher à la résidence à 8h30. Elle s’arrêta à trois reprises pour prendre d’autres voyageurs et nous arrivâmes sur la plage de Noppharat Thara, au nord d’Ao Nang, vers 9h00. Là, nous découvrîmes plusieurs vans similaires à celui qui nous avait accompagnés et des dizaines de tuk-tuk et véhicules en tout genre qui déversaient des touristes sur la plage. Il y a avait à mon avis plus d’une centaine de personnes. Le personnel accueillait les touristes avec un sourire et des mots aimables. Chacun recevait un bracelet de couleur qui correspondait à l’excursion choisie et au bateau associé. Nous restâmes presqu’une heure à attendre sur la plage. Mais à cette heure-ci, il ne faisait pas chaud et nous étions à l’ombre. L’attente fut donc supportable. Ensuite, nous fîmes une petite marche sur la plage afin de rejoindre le bateau. Nous nous déchaussâmes avant d’embarquer. Nous étions une bonne trentaine dans le bateau. Le contraste entre les voyageurs étaient saisissants. Les russes et les occidentaux, notamment d’autres français, étaient en tenue légère. Mais il y avait aussi un groupe de musulmans, des malais peut-être ou des thaïlandais, qui eux étaient vêtus de long vêtements noirs qui leur recouvraient tout le corps, et même la tête pour les femmes. Plus tard, ils se sont baignés sans changer de vêtements et sont remontés à bord, mouillant abondamment l’intérieur du bateau. Ces voyageurs souriaient beaucoup et étaient sympathiques, en dépit de leurs moeurs que je trouvai étranges. Ils n’avaient pas l’air gênés de voir défiler devant eux tant de corps dévêtus. Je me demande quand même ce qu’ils en pensaient.

Après une demi-heure de bateau, à plein moteur, nous arrivâmes sur la première île, Ko Phi Phi Ley. Le bateau fit une halte dans la magnifique crique nommée Pileh. Plusieurs bateaux mouillaient déjà à cet endroit. L’eau était cristalline. L’heure était matinale et aussi ai-je été le seul de nous quatre à plonger. Nous repartîmes et fîmes une nouvelle halte devant la grotte marine Viking, seulement visible depuis la mer. Ensuite, nous fîmes le tour de l’île pour pénétrer dans la baie de Maya, célèbre pour avoir accueilli le tournage du film « La Plage » (avec Leonardo Di Caprio, Guillaume Canet et Virginie Ledoyen). Les gens avaient l’air émoustillés de voir ce lieu mythique. Pour ma part, je restai froid, sans doute parce que je trouve que le film est raté! L’accès à la plage est désormais interdit pour laisser la flore marine se reconstituer. Le lieu est splendide mais le paysage est gâché par les dizaines de bateaux de touristes – dont nous faisions partie.  Notre matinée se termina sur la plage aux singes (Monkey Beach) de Ko Phi Phi Don, l’île principale de l’archipel. Nous pûmes de nouveau approcher des macaques. Mais cette fois-ci je me sentis un peu mal à l’aise en voyant ces dizaines de touristes agglutinés pour observer cette petite colonie de macaques. Leur attitude n’était pas correct. Ils s’approchaient trop des singes, les excitaient. Certains essayaient de les nourrir alors que c’était évidemment formellement interdit. Aux grottes de Batu, les choses étaient complètement différentes et l’interaction entre les singes et les hommes me semblait plus naturelle.

La matinée m’a déçu. Certes les paysages sont magnifiques. Mais les dizaines de bateaux bruyants, emplis de touristes, qui sillonnent la mer d’Andaman dans tous les sens me consternent. D’une certaine manière, je me suis senti coupable de participer à cette forme de saccage de cette merveille de la nature.

A 12h00 pétantes, nous débarquâmes sur la plage principale de Ko Phi Phi Don. Nous déjeunâmes dans un restaurant proposant un buffet. La salle principale pouvait accueillir plus de cent personnes à vue d’oeil. La nourriture était très correcte pour ce type de restauration collective. Mais ce déjeuner ne fit que renforcer mon sentiment de n’être qu’un numéro dans cette usine à touristes.

Nous faillîmes raté le départ du bateau car nous avions compris que nous repartions 120 minutes après notre arrivée, c’est-à-dire à 14h00, alors que nous devions comprendre « 1:20 » (13h20). Je me promenais tranquillement avec Alice aux alentours de 13h30, ayant laissé Emma et Elise sur la plage à quelques centaines de mètres de là, quand j’entendis quelqu’un nous héler, l’air excédé. Ce fut à ce moment que je compris notre erreur d’interprétation. Me voilà reparti en courant avec Alice pour prévenir Elise et Emma de notre méprise. Nous fîmes tous les 4 les quelques centaines de mètres qui nous séparaient du bateau en courant sur le sable!

L’après-midi, nous fîmes une séance de snorkeling de 3/4 d’heure. La compagnie fournissait masques et tubas pour chaque passager. Les filles qui attendaient ce moment furent contentes. Nous vîmes quelques poissons mais pas autant qu’en Polynésie. Les fonds marins sont assez abîmés. Sur le petit film que j’ai fait, on a l’impression que l’on nage aux milieux d’un aquarium. Mais cela est de la « publicité mensongère » car les bateaux balancent des appâts pour attirer les poissons. Nous avons tout de même passé un bon moment. Notre après-midi s’acheva sur la très belle plage de Bamboo Island. Malheureusement, elle était aussi encombrée de bateaux que les autres sites vus dans la journée.

Nous revînmes à Ao Nang vers 17h00 après une journée bien remplie, des images plein la tête, mais aussi le sentiment que ce pays est abîmé par cet excès de tourisme.

 

Fille aux bras écartés

En revoyant la photo de cette petite fille les bras écartés, je repense à une photo célèbre du Vietnam où tout n’était qu’horreur et larmes. Ici, c’est le calme du soir, l’innocence de l’enfance qui joue dans l’eau et la lumière chaude du soleil couchant. Et pourtant, en voyant l’attitude de cette petite fille je ne peux m’empêcher de repenser à cette photo terrible de Nick Ut.

 

Retour à Sydney

Nous avons terminé notre séjour en Australie où nous l’avions commencé, à Sydney. En fait, nous aurions pu quitter l’Australie pour l’Asie du sud-est depuis Melbourne. Mais je m’en suis aperçu trop tard. Le billet Sydney-Kuala Lumpur était déjà réservé et pas moyen de l’annuler.

Nous avons dormi dans une très belle maison d’hôte au nom évocateur de Darcy’s, sans doute en l’honneur du héros du roman de Jane Austen. La demeure avait l’allure d’un cottage anglais et nous fûmes accueillis par son propriétaire aux manières très old british. L’ascenseur qui mettait 19 secondes pour monter d’un étage faisait beaucoup rire les filles. Pour les photos, je vous renvoie à la page de Booking. J’en profite pour ajouter que tous les liens des endroits où nous avons dormi sont désormais accessibles depuis les pages pays.

Finalement, cette journée supplémentaire à Sydney a été utile, car elle nous a donné l’occasion de découvrir la côte entre les plages de Bondi et Coogee. Il existe une promenade de 6 kilomètres qui longe les falaises et les plages. Le soleil était au rendez-vous. Mais il faisait trop chaud pour faire l’intégralité de la promenade aller-retour. Nous avons donc alterné promenade à pied et route en voiture avec arrêts photos. Et puis nous avons fini notre journée en nous baignant sur la plage de Bronte et sa piscine d’eau de mer, libre d’accès. Moment très agréable pour finir notre séjour en Australie.


Coogee


Promenade le long des falaises


Ibis


Clovelly beach


Bronte beach


Bondi beach

La plage d’Arakena

La plage d’Arakena est l’une des 2 plages de l’île. C’est ici qu’auraient accosté les premiers habitants, venus de Polynésie.

La plage est « gardée » par un groupe de moais qui tournent le dos à l’océan, l’Ahu Nau Nau.

Nous nous sommes baignés dans ces eaux claires mais pas très chaudes (autour de 20°), et bizarrement extrêmement salées.

 

 

Visite guidée de Rio

Le jour où nous avons fait la visite guidée, les nuages étaient très bas. Nous sommes montés au Corcovado. Malheureusement, la vue sur Rio était complètement occultée par l’épaisse couche de nuages. Le Christ était à peine visible à quelques mètres de distance (pour ceux qui ont suivi les premiers épisodes, la visibilité était plus faible que sur le Saint-Laurent, et le Christ encore plus difficile à discerner que les baleines!). Malgré tout, nous avons passé une journée agréable. Le groupe était constitué de 7 personnes. Un chauffeur nous accompagnait en van sur les différents sites. Nous étions également accompagnés d’un guide fort sympathique. De plus, il parlait français ce qui permettait aux filles de suivre plus aisément les explications.

 

Plage de Leblon dans la brume

 

Forêt de Tijuca

La forêt de Tijuca est la plus grande forêt urbaine du Monde. Elle occupe un espace qui était dédiée à la culture du café jusqu’au milieu du XIXème siècle. Cette forêt dense est le fruit d’une reforestation opérée à partir de 1861. 150 ans après, on est impressionné par le caractère sauvage de cette forêt.

 

Vue depuis le Corcovado et Cristo Redentor dans les nuages

En fait pas grand chose à voir…

 

Vue panoramique de la baie de Rio et du pain de sucre

La vue est belle mais manquait de relief par ce temps couvert.

 

Catedral de São Sebastião do Rio de Janeiro, oeuvre de l’architecte Niemeyer

L’extérieure évoque la pyramide de Chichén Itzá. L’intérieur de la cathédrale de forme circulaire est très sombre et fait ressortir les lumières vives des vitraux.

 

Escalier Selarón, quartier de Santa Teresa

L’escalier a été rendu célèbre par un clip du rappeur Snoop Dogg. Notez la file des personnes qui font la queue pour se prendre en photo sur les marches où sont écrits les mots « Escadaria Selarón ». Au moins 20 minutes d’attente! Quand toutes les autres marches sont inoccupées. On vit dans un monde de fous!

Caleta Tankah Beach

Les plages à l’abord de Tulum sont pour la plupart privatisées. L’accès est donc payant. Les rares plages publiques sont envahies par les sargasses. Ces algues rousses à l’odeur pestilentielle se sont propagées dans les Caraïbes (notamment dans les Antilles françaises) depuis une dizaine d’années. Les plages privatisées ne sont évidemment pas épargnées mais elles font l’objet d’un ramassage régulier.

La plage de Caleta Tankah Beach se trouve à quelques kilomètres au nord de Tulum. Nous avons déboursé environ 25 € à 4 pour y avoir accès. Le tarif est élevé surtout pour le Mexique. Mais avec ce prix, nous avons bénéficié du parking gratuit, nous avons eu accès à une plage propre et gardée, avec des transats et des douches.

Si on ajoute au prix dissuasif pour bon nombre, le fait que nous étions hors saison, cela nous a permis de jouir d’une plage magnifique quasiment déserte!

Sans surprise, nous avons retrouvé des paysages proches de ceux que nous avions vu en Floride en 2016 (voir ici pour les photos de la Floride) : une eau chaude aux reflets turquoises, des nuages dessinant des volutes sombres et colorées dans le ciel, un sable doux et presque blanc.

Cancún, première étape mexicaine

Nous sommes arrivés à Cancún lundi, en fin d’après-midi. Nous avons passé quelques jours de repos absolu dans une très belle résidence avec piscine privée. L’appartement où nous étions installés était un superbe duplex moderne. Le propriétaire qui nous a accueillis, Fred, était vraiment charmant et très attentionné.

Nous sommes allés une fois sur la plage publique de « Los Delfines ». Le ciel était couvert, le vent soufflait, mais nous avons pu admirer cette immense plage qui s’étend sur plusieurs kilomètres. Nous avons été surpris car, apparemment, nous étions les seuls étrangers, les touristes américains semblant préférer les plages privées de la zone hôtelière. La mer était fortement agitée. Aussi avons-nous simplement joué dans les vagues qui venaient se briser sur le bord de la plage.

Les autres jours, nous sommes restés paresser à la résidence, profitant au maximum de notre appartement et de la grande piscine.

Le site de Cancún est magnifique. Malheureusement, la grande zone hôtelière, qui a été construite sur la bande de terre qui longe la mer, barre complètement la vue de la côte sur des kilomètres. La lagune qui se trouve de l’autre côté n’est guère plus visible. Tout est fait pour que le touriste américain se sente chez lui et sorte le moins possible de la zone et peut-être même de l’hôtel où il réside. Il y a de grands hôtels, des centres commerciaux, des restaurants, des boîtes de nuit, des manèges… Ca fait penser à Las Vegas en beaucoup plus petit.

Avant de prendre la route pour Tulum, vendredi matin, nous avons visité l’un des petits sites archéologiques Maya de Cancún et le Musée attenant qui possède une belle collection d’objets artisanaux (statuettes, bijoux, vases, ustensiles Maya).