Zhongzheng de jour, Taipei

Le Golf bar est l’endroit où j’ai pu utiliser le wifi le premier soir. Un peu plus loin, vous pouvez remarquer l’enseigne du Paradise, l’un des clubs de la rue.


Sur la photo ci-dessous, on voit la façade du restaurant Umeko, célèbre restaurant taïwanais. Au rez-de-chaussée, une personne accueille les clients et les oriente vers l’ascenseur qui les conduits à l’étage dans une salle fermée. Il faut oser pénétrer dans ces restaurants qui ne semblent pas nécessairement très ouverts de prime abord. Mais l’accueil est souriant et l’étranger est le bienvenu. La salle de l’étage est composée de tables rondes, les plus grandes disposant de plateaux tournants. Ce restaurant est fréquenté par des taïwanais aisés et des hommes d’affaires. La cuisine taïwanaise qui est proposée, semblable à la cuisine chinoise continentale, est excellente.


Vous remarquerez ci-dessous l’enseigne d’un autre club (21), d’un salon de massage (ils sont nombreux dans le quartier). Notez également dans le coin haut à droite, le svastika inversé, symbole bouddhiste.


Les petits restaurants de rue sont nombreux. Il est probable que de nombreux habitants de Taipei, trop petitement logés, préfèrent manger dans ces échoppes qui proposent des prix très abordables.


Curieuse façade mosaïque…

 

Zhongzheng de nuit, Taipei

Voici quelques photos prises dans les rues du quartier où nous étions installés. Nous avons dîné dans plusieurs des restaurants qui apparaissent ci-dessous. Je n’oublierai pas le restaurant japonais qui apparaît sur les 2 dernières photos. Après avoir pénétré, nous avons été invités à gravir un étroit escalier jusqu’au deuxième étage. Deux serveuses nous attendaient. Elles nous ont fait signe d’entrer dans une petite alcôve après nous être déchaussés. Nous avons dîné dans cet endroit clos et chaleureux. Là aussi, les menus n’étaient pas traduits et la communication était compliquée avec les serveuses qui ne parlaient pratiquement pas anglais. Mais quelle gentillesse dans l’accueil malgré les difficultés pour communiquer. Un autre moment inoubliable.

 

Premier contact avec Taïwan

Après 3 heures de vol, nous sommes arrivés à 18h00 à Taoyuan, l’aéroport de Taipei. Un taxi réservé par notre hôte nous attendait. Mais nous avons eu un peu de mal à le trouver. La communication n’est pas aisée quand on arrive dans un pays sans possibilité de téléphoner! Nous nous en sommes sortis en envoyant des messages à notre hôte sur l’application Airbnb, accessible grâce au wifi de l’aéroport. Heureusement, celui-ci était réactif, et, après quelques échanges de messages, nous avons fini par retrouver notre taxi. C’est un peu luxueux de réserver un taxi à l’avance, mais c’est bien appréciable d’être accueilli ainsi dans un nouveau pays.

A Taipei, où nous sommes restés 6 jours, nous avons préféré louer un petit appartement en centre-ville à proximité du métro plutôt qu’un appartement plus grand mais nécessairement plus éloigné. Le taxi a mis environ 50 minutes pour faire le trajet de l’aéroport international au centre de Taipei. Il faisait nuit. Cette route m’a immédiatement fait ressentir la différence avec les trois derniers pays visités. Les infrastructures sont de grande qualité, avec de nombreux viaducs et des échangeurs impressionnants. La ville est constituée d’immeubles modernes qui brillent de mille feux dans la nuit taïwanaise. Les nombreuses enseignes publicitaires dans le centre-ville évoquent les images des villes japonaises. Nul doute que nous sommes arrivés dans un pays bien plus riche et développé que les précédents. Cette première impression n’a cessé de se confirmer depuis.

Notre appartement se situait dans une toute petite rue du centre ville dans le quartier animé de Zhongzheng. Nous avons d’ailleurs été surpris de voir le taxi pénétrer dans des rues aussi étroites où de nombreuses personnes marchaient sur la chaussée. Ces rues étaient jalonnées d’innombrables restaurants qui débordaient sur la voie publique. Finalement, le taxi nous déposa devant la porte d’un immeuble verrouillée par un digicode. Il était déjà parti quand je réalisai que notre hôte ne nous avait pas envoyé les instructions pour entrer dans l’appartement. Et il se mit subitement à pleuvoir des trombes d’eau. Nous nous abritâmes sous le porche de la maison d’en-face avec tous nos bagages. Nous scrutâmes la rue autour de nous, à la recherche d’une solution pour trouver un wifi afin de communiquer avec notre hôte. Nous découvrîmes qu’il n’y avait que des bars obscurs et des clubs aux devantures noires avec quelques femmes qui attendaient devant. Manifestement, il s’agissait de clubs pour adultes. Je me décidai à pénétrer dans le lounge à côté du porche, qui me semblait le lieu le plus accessible pour un touriste non averti. Deux jeunes hommes buvaient un verre et furent surpris de me voir entrer. La patronne ne parlait pas anglais. Finalement, l’un des jeunes vint à son secours et lui expliqua que je souhaitais utiliser le wifi pour contacter quelqu’un. Elle accepta avec gentillesse. Je pus ainsi contacter notre hôte et lui demander comment nous pouvions accéder dans l’appartement. Il me donna toutes les explications. Il y avait sur le côté de la porte de l’immeuble une petite boîte à clés avec un code, où se trouvait la carte magnétique qui ouvrait la porte extérieure, la porte principale de l’immeuble, actionnait l’ascenseur et ouvrait la porte de notre appartement. Un peu mouillés par la pluie, nous arrivâmes à l’appartement.

Il s’agissait d’un studio avec deux lits doubles qui remplissaient la quasi totalité de la pièce. A gauche de la porte d’entrée se trouvait une cuisinette avec une plaque électrique, un réfrigérateur et un lave-linge. Je pouvais toucher les meubles de la cuisine depuis mon lit en étendant simplement le bras. Nous n’avons pas utilisé la plaque électrique et nous n’avons pas cuisiné. Tout juste avons-nous utilisé le réfrigérateur pour stocker des boissons fraîches, du beurre, du lait, etc., pour pouvoir faire un petit-déjeuner sur le pouce le matin. La pièce unique se prolongeait par un balcon qui augmentait un peu l’impression d’espace. La salle de bain était impeccable avec des toilettes à la japonaise (jet d’eau automatique et système de séchage pour les fesses…). L’appartement était d’une propreté remarquable, avec des chaussons disponibles à l’entrée pour ne pas salir, des claquettes en plastique dans les toilettes et d’autres claquettes en plastique sur le balcon. En dépit de la petite taille de l’appartement, nous avons passé un très bon séjour dans cette location.

Après avoir posé les valises, nous sommes sortis pour aller dîner. Les taïwanais dînent tôt. 20h c’est un peu l’heure limite, même si les restaurants sont parfois ouverts jusqu’à 22h. Nous avons marché un peu et nous sommes entrés dans un restaurant de quartier, spécialisé en cuisine japonaise. Notre quartier en comptait des dizaines! Pour la première depuis notre départ de Paris, nous avons lutté pour choisir quelque chose car les menus étaient écrits uniquement en chinois. Les petites photos nous aidaient à comprendre à peu près ce qui était servi, mais pas complètement! Quel poisson? Quelle viande? Quel légume? Ce genre de questions ne trouvent pas toujours de réponses évidentes avec des petites photos où tous les aliments sont présentés coupés en petits morceaux. Les personnes du restaurant étaient très accueillantes. Nous étions les seuls clients, sans doute parce qu’il était déjà tard pour les habitudes locales.

Dans les jours qui ont suivi, nous avons pu tester de nombreux restaurants : plusieurs japonais et un taïwanais. Nous avons très bien mangé à Taipei. Nous avons eu également confirmation que nous étions dans un quartier « chaud » de la ville. « Chaud » pour sa vie nocturne et ses clubs pour adultes. Mais d’une tranquillité et d’une sécurité, fort appréciables. Partout, nous avons été accueillis avec les mêmes sourires, la même gentillesse. Nous avons rencontré très peu de touristes. Depuis le début de notre tour du Monde, c’est la première fois que j’ai eu à ce point un sentiment de dépaysement. Et cette impression de s’être un peu perdu est un grand plaisir en voyage.

 

Little Faifo, Hội An

Le Vietnam est le pays d’Asie du sud-est où nous avons le mieux mangé. La cuisine vietnamienne est riche et variée. Les restaurants sont abordables et de bonne qualité dans l’ensemble.

A Hoi An, nous sommes allés, trois soirs de suite, dans un restaurant de la vieille ville que nous avons trouvé excellent : Little Faifo (Faifo étant l’ancien nom de Hoi An). Ravis de nous voir revenir un deuxième soir puis un troisième, les gérants nous ont fait bénéficié d’une remise de 10% sur la note, les deux derniers soirs.

 

Promenades dans Hô Chi Minh Ville

Hô Chi Minh Ville est une ville dynamique mais bruyante. Le trafic est dominé par les deux roues largement majoritaires dans les rues. Les klaxons sonnent en permanence, utilisés tant pour prévenir les collisions que pour s’imposer dans la circulation chaotique. Malgré ce désordre apparent, les accidents ne semblent pas fréquents. En tout cas, nous n’en avons pas vus. Il est même étonnant de constater la fluidité du trafic. Les croisements sans feux rouges dessinent un écheveau de trajectoires où les deux roues s’arrêtent rarement et jamais plus de quelques secondes. Chacun évalue une trajectoire, anticipe les mouvements des autres, freine, accélère, se détourne, double, les concerts de klaxons accompagnant cet étrange balai, et tout le monde poursuit sa route sans qu’il y ait d’accroc.

Il n’est pas aisé d’être piéton dans cet environnement agressif. Si on s’en tient à la prudence européenne qui veut que l’on traverse uniquement quand il n’y a pas de véhicule en mouvement dans un espace de sécurité de quelques dizaines de mètres, il est de nombreuses rues où on ne traverse jamais. Il faut donc accepter de s’engager et d’avancer progressivement entre les véhicules. Les trottoirs sont souvent étroits et encombrés de deux roues garés. Dans ce contexte, la promenade dans la ville n’est pas reposante et il est préférable de bien avoir identifié les lieux d’intérêt avant de se lancer à l’aventure dans les rues. Nous avons d’ailleurs souvent eu recours à Grab pour nous rendre plus facilement d’un lieu d’intérêt à un autre.

Malgré ces désagréments, la plus grande ville du Vietnam (8,6 millions d’habitants en 2019 ; 13,6 millions d’habitants pour l’agglomération) recèle de nombreux bâtiments et monuments remarquables, pour partie hérités de la période coloniale. Vous trouverez ci-dessous de nombreuses photos prises à l’occasion de nos promenades. J’ai réservé un article dédié à la visite des pagodes.


Statue d’Hô Chi Minh devant l’Hôtel de Ville


Poste centrale avec le portrait d’Hô Chi Minh


Cathédrale Notre-Dame de Saigon, actuellement en rénovation


Traversées tranquilles au milieu des deux roues


Opéra


Employés en pose déjeuner


Ecoliers en sortie accompagnée


Marché Ben Thanh


Marchande de fruits et légumes


Musée des Beaux Arts


Musée de la Ville


Palais de justice


Restaurant dans une maison traditionnelle


Restaurant espagnol que nous ne nous attendions pas à voir en ces lieux (non testé!)


Saigon Skydeck (262 m, le plus haut bâtiment de la ville)


La ville compte également quelques parcs et des arbres impressionnants


 

Aeon Mall, Phnom Penh

Notre premier jour à Phnom Penh, nous avions besoin de retrouver un lieu un peu occidental. Nous avons visité un centre commercial, l’Aeon Mall, proche dans son organisation des centres commerciaux que nous connaissons en France. Mais très peu d’enseignes nous étaient familières. Nous avons été surpris de voir à quel point ce centre était vide. Dans les quelques images ci-dessous, vous verrez une photo prise dans un magasin type Printemps. Nous étions les seuls clients! Nous nous sommes demandés comment de tels magasins pouvaient vivre avec une fréquentation aussi faible.

Alice a passé un bon moment dans une attraction pour enfants, avec structures à escalader, parcours d’aventuriers en herbe et petite tyrolienne. Nous avons ensuite visité un petit espace avec aquariums et reptiles.

Finalement, nous avons déjeuné dans un excellent restaurant japonais, spécialisé dans les ramens. Pour ceux qui ne connaissent pas, il s’agit de plats servis dans des bols avec du bouillon, des pâtes, des légumes, de la viande ou du poisson. Je n’en avais jamais goûté avant ce jour. J’ai beaucoup aimé.

Ca a été une journée tranquille. Retrouver un lieu propre nous a fait du bien…