Route entre Hualien et Taitung

Le dernier jour que nous avons passé à Hualien et les suivants nous avons eu un temps pluvieux. J’avais prévu quelques arrêts sur notre route entre Hualien et Taitung, au sud-est de l’île. Mais le temps n’était pas au rendez-vous. Pour faire les 170 km qui séparent les deux villes, deux routes sont possibles, l’une longe la côte, l’autre passe à 10 km dans les terres au travers d’une plaine bordée de part et d’autre par deux chaînes de montagnes. Les deux routes nécessitent environ 3 heures de conduite. Nous avons opté pour la seconde pour changer un peu de paysage.

Malgré la pluie, nous avons fait un arrêt pour voir le monument qui symbolise la ligne du tropique du Cancer. Plus au sud, la plaine est couverte de champs de riz verdoyants. Les montagnes entourant la petite ville de Luoshan sont célèbres pour leurs fleurs jaunes en forme de lys. Une nouvelle fois, j’ai fait un arrêt rapide sous la pluie, pour quelques photos.


Signal du tropique du Cancer


Fleurs jaunes de Luoshan

 

8 jours sous une chaleur étouffante dans le « coeur rouge » de l’Australie

La carte ci-dessous permet de visualiser les lieux où nous avons séjourné, ainsi que ceux que nous avons visités entre Ayers Rock et Alice Springs dans la province du Northern Territory.

 

Venant de Sydney, nous avons atterri à l’aéroport d’Ayers Rock où nous avons récupéré un véhicule de location, ce qui est indispensable pour explorer la région. Certaines personnes viennent uniquement à Ayers Rock pour visiter les deux sites d’Uluru et de Kata Tjuta, et repartent aussi vite en avion dans une autre région. Ayers Rock n’est d’ailleurs pas une ville mais uniquement un complexe hôtelier comprenant plusieurs établissements, conçus spécialement pour accéder au parc national d’Uluru et de Kata Tjuta. Des navettes sont disponibles pour se rendre depuis l’aéroport vers les hôtels et depuis les hôtels vers les deux sites du parc national. Mais, je trouve que c’est dommage de se contenter de cette vision très policée du coeur rouge.

Les locations de voiture sont chères dans cette région, contrairement aux villes. Et le prix est accru par le fait que la voiture est prise à Ayers Rock et restituée à Alice Springs. J’ai opté pour un SUV avec un coffre suffisamment grand pour accueillir nos bagages. Ce type de véhicule permet de passer sur des routes de mauvaises qualités ou des pistes caillouteuses. Il est plus robuste qu’une berline. En revanche, contrairement aux 4×4, il ne peut pas circuler sur des pistes sablonneuses. Je déconseille de suivre notre choix bâtard. Il vaut mieux soit prendre une berline, suffisante pour visiter les nombreux sites avec accès goudronnés, soit opter carrément pour un 4×4, nécessaire pour explorer plus avant la région. Un 4×4 est par exemple indispensable pour emprunter la piste qui va de Kings Canyon à Alice Springs en passant par Mereenie. Je ne m’en suis aperçu qu’une fois sur place. Donc, en fin de compte, notre SUV n’a pas vraiment été utile.

Nous avons dormi 3 nuits à Ayers Rock, avant de prendre la route pour Kings Canyon, distant de 300 km. La route de bonne qualité traverse les superbes paysages du bush. Il faut quand même compter 4 heures pour arriver à Kings Canyon car c’est une route à double sens avec de nombreuses limitations de vitesse. Comme Ayers Rock, Kings Canyon n’est pas une ville. Deux, peut-être trois, hôtels ont été bâtis à cet endroit, au coeur du parc national de Watarrka. Nous y avons dormi deux nuits. Ensuite nous avons fait la route, longue d’environ 480 km pour rejoindre Alice Springs, la seule ville de la zone. Elle compte environ 25.000 habitants. Nous sommes restés 3 nuits à Alice Springs avant de quitter le coeur rouge pour Melbourne.

Nous avons passé 8 jours sous une chaleur accablante avec des températures dépassant les 40°C tôt dans la journée. Plusieurs fois nous nous sommes levés à l’aube, voire avant, pour profiter des heures où la température était encore supportable. A Ayers Rock et à Kings Canyon, le thermomètre dépassait les 30°C dès 9h00 et les 35°C dès 10h00. A Alice Springs, nous avons eu des températures un tout petit peu plus clémentes.

 

Puerto Natales – Punta Arenas

250 km séparent Puerto Natales et Punta Arenas. Nous aurions pu faire la route en car. Mais nous avons choisi de louer une voiture à Puerto Natales et de la rendre à l’aéroport de Punta Arenas au moment de reprendre l’avion pour le nord, c’est-à-dire pour Antofagasta. Le véhicule de location nous apporte un peu plus de confort. Il nous donne plus de liberté pour visiter. Il nous permet également de choisir un logement éloigné du centre ville, plus grand, plus au calme et plus économique (ce qui compense en partie le surcoût de la voiture).

Le jour où nous avons fait la route, le paysage qui s’offrait à nos yeux était gris, pluvieux, balayé par un vent violent. Dans cette zone, la steppe patagonique est plutôt monotone avec de grandes étendues planes où les arbres sont tous penchés vers l’est, signe que le vent souffle fort et souvent. Ce n’est qu’à quelques dizaines de kilomètres de Punta Arenas, qu’apparaît sur la gauche de la route une immense étendue d’eau : le détroit de Magellan (estrecho de Magallanes en espagnol).

 

La route entre Rapid City (Dakota du Sud) et Denver (Colorado)

Le jour où nous avons vu le Mont Rushmore puis Crazy Horse Memorial, nous avons pris la route pour Denver. Nous avons continué de serpenter une centaine de kilomètres entre les montagnes verdoyantes des Black Hills. Le paysage évoque par moment certaines régions vallonnées des Alpes suisses, tant la montagne est tapissée de pâturages. Quelques enclos avec le mot ranch nous rappellent que nous sommes aux Etats-Unis. Les quelques villes que nous traversons, notamment Custer, ont gardé un côté Western avec des maisons à la façade en forme de saloon.

En passant dans l’Etat du Wyoming, le paysage change radicalement. Durant environ 250 kilomètres, la route traverse d’immenses prairies desséchées, presque désertiques. Nous sommes au-dessus de 1000 m d’altitude, mais le paysage est plat ou à peine vallonné jusqu’à l’horizon où seules quelques montagnes cassent la monotonie. Très peu de traces humaines : pas de cultures, juste quelques élevages de vaches noires, des habitations isolées, quelques camions UPS ou Fedex… La route est longue sous un soleil de plomb. Nous croisons une voiture de temps en temps. Ce qui domine, c’est un sentiment d’immensité dépeuplée.

Au bout de cette route, nous arrivons dans le Colorado. Et les paysages changent de nouveau ; toujours aussi plats devant nous et sur la gauche de la route tandis qu’à droite, les montagnes se font plus hautes : ce sont les Rocheuses qui se dessinent nettement sur un ciel bleu azur. Nous retrouvons une végétation plus abondante, des cultures humaines. La route se fait plus large et le trafic plus dense. Enfin, nous voyons se dessiner au bout de notre route les tours du centre ville de Denver. Nous laissons de côté la grande ville, que nous n’aurons pas le temps de visiter, pour nous installer quelques jours dans un motel de Lakewood, dans la proche banlieue de la capitale du Colorado.