Les singes audacieux du Wat Khao Takiap

Le Wat Khao Takiap est un temple bouddhiste qui se trouve en bord de mer. On y accède par la plage. Le temple comporte une impressionnante statue monumentale de Buddha debout, au pied de la falaise. Il est nécessaire de gravir des marches pour arriver au sommet de la falaise et découvrir les autres éléments du temple. Situé au sud de la ville, le temple offre une vue d’ensemble sur la plage de Hua Hin.

Mais ce qui fait sa réputation, c’est la grande colonie de macaques qui y a élu domicile. Habitués à approcher des singes en liberté depuis notre séjour à Kuala Lumpur, nous pensions être préparés à rencontrer de nouveau nos cousins. Mais cette fois-ci la rencontre fut un peu plus brutale. Elise et les filles observaient les singes qui jouaient sur la plage à proximité des barques de pêcheurs, tandis que je les prenais en photo, lorsque l’un d’entre eux, un peu plus audacieux que les autres, attrapa le sac en toile qu’Elise tenait en bandoulière. Surprise, elle manqua de peu de le lâcher. Et le singe sentit que s’il tirait davantage, il pourrait s’enfuir avec son trophée. Il tira de nouveau. Je criai à Elise de ne pas lâcher. Le sac contenait sa carte de crédit et l’argent liquide que nous avions avec nous. Je m’approchai et récupérai le sac d’un mouvement brusque, ordonnant au singe de reculer. Il hésita un peu, montra les dents puis nous regarda nous éloigner. A l’instant où le premier singe avait tiré le sac, plusieurs de ses congénères s’étaient approchés flairant la belle affaire.

Cet incident ne nous empêcha pas de nous approcher de la statue géante de Buddha. En revanche, je fus seul à monter en haut de la falaise car il y avait une multitude de singes qui s’étaient installés sur les marches ainsi que sur les rochers et les arbres alentour. Elise et les filles m’attendirent en bas des marches, où un moine bouddhiste éloignait les singes avec un lance-pierres. De mon côté, je montai prudemment avec mon appareil photo bien tenu en main et surveillant les mouvements de chacun des singes qui m’entouraient. Certains se bagarraient un peu entre eux, mais à aucun moment ils ne manifestèrent d’agressivité à mon encontre. Cette montée un peu périlleuse, m’a valu quelques moments inoubliables à observer ces singes.


La plage de Hua Hin où les singes s’approchent sans crainte des promeneurs


La statue monumentale de Buddha, à gauche
Une statue de Buddha marchant, à droite


La colonie de macaques

 

Photos du Tiger Temple, Krabi

Chédis ou stupas sur le chemin de l’ascension.

Un stupa est une représentation aniconique (non figurative) du bouddha historique et un monument qui commémore sa mort, son accession au parinirvana.

 


Buddha au sommet du Tiger Temple

Le Buddha est assis, main droite dans la main gauche ; c’est le mudrā de la méditation. Celui-ci mesure une vingtaine de mètres de haut.

 


Buddhas au sommet du Tiger Temple

Les doigts de la main droite du buddha de gauche forment un cercle, c’est le mudrā de l’argumentation ; celui du centre a sa main droite posée sur la jambe les doigts vers le sol, c’est le mudrā de la prise de terre à témoin (où vainqueur des forces du mal).

 


Divinité à tête d’éléphant, couverte d’offrandes

Le bouddhisme s’est réapproprié une partie de l’iconographie hindouiste. Cette statue évoque Ganesh.

 


Paysages de Krabi

 


Macaques

Rencontrer des singes est devenue une habitude depuis les grottes de Batu à Kuala Lumpur.

 


Buddhas, dans la partie basse du sanctuaire, mudrā de l’argumentation

 


Buddha

Buddha avec les doigts des deux mains jointes formant deux cercles ; c’est le mudrā de la mise en marche de la roue de la loi (dharma).

 


Statues qui accueillent les visiteurs au pied de l’escalier de 1260 marches.

 


Temple en forme de pagode qui atteste de l’influence chinoise.

 


Fontaine

 


Le tigre sacré, couvert d’offrandes

 

 

Excursion dans les îles Phi Phi

Départ de la plage de Noppharat Thara


Nos compagnons de route


Pileh lagoon, Ko Phi Phi Ley


Les falaises de Ko Phi Phi Ley


La grotte Viking, Ko Phi Phi Ley


Maya Bay, Ko Phi Phi Ley


La plage des singes, Ko Phi Phi Don


Les bateaux de touristes alignés à Ko Phi Phi Don


Snorkeling à Sharks Point, Ko Phi Phi Don


Bamboo Island


Retour sur la plage de Noppharat Thara


Retour à l’hôtel

Les grottes de Batu

Les grottes de Batu se situent dans la banlieue nord de Kuala Lumpur. Elles abritent le plus grand sanctuaire hindou hors d’Inde. Une statue monumentale du dieu Murugan accueille les visiteurs (42,7 m de haut). Murugan, Kârttikeya, Kumara ou Skanda, est le dieu de la guerre (ce qui sonne étrangement pour une religion qui prône la non-violence), fils de Shiva et Pârvatî. Un escalier de 272 marches conduit aux grottes qui accueillent plusieurs temples. Des temples sont également présents au pied des marches et dans deux autres grottes plus petites.

Nous avons visité les grottes un dimanche, jour de repos hebdomadaire en Malaisie. Le site bouillonnait d’activité. Nous avons eu l’impression d’être transportés en Inde, tant il y avait de fidèles venus prier, faire des offrandes, célébrer des événements. Les femmes étaient vêtus de saris multicolores qui faisaient écho aux couleurs éclatantes des statues et des temples.

En gravissant, les escaliers, nous découvrîmes une importante colonie de singes qui se promenaient en liberté et tentaient de chiper des choses à manger aux visiteurs. Certains arrachaient les colliers de fleurs que les fidèles apportaient en offrande. D’autres scrutaient anxieusement les mouvements des personnes qui portaient des sacs, à l’affut de la moindre nourriture. Jamais, je n’avais approché de singes sauvages d’aussi prêt, c’est-à-dire à moins d’un mètre.

La montée des marches fut pénible par la chaleur humide ambiante et ce fut avec bonheur que nous pénétrâmes dans une immense grotte cathédrale. Il y régnait la même activité qu’à l’extérieur…


La statue monumentale de Murudan


Les divinités qui accueillent le visiteur au bas des marches


Les marches colorées qui conduisent à la grotte principale


Une foule colorée


Pénitent


Macaques


La grotte monumentale

Chutes d’Iguazu

Les chutes d’Iguazu offrent un paysage merveilleux en plein milieu de la forêt tropicale. Le site est tellement étendu qu’il n’existe pas de point de vue permettant d’embrasser du regard l’intégralité des chutes. Les chutes du Niagara sont au nombre de 3 ; la chute la plus grande a une hauteur d’environ 52 m. Les chutes d’Iguazu seraient au nombre de 275 ; elles s’étendent sur 3 km ; la chute la plus grande a une hauteur de 80 m. Ces chiffres donnent une idée de la différence qui existe entre les chutes nord-américaines et les chutes sud-américaines. Le site d’Iguazu est beaucoup plus grandiose. Il est également beaucoup mieux préservé. La rivière Iguazu marque la frontière entre le Brésil et l’Argentine qui se partagent les chutes (20% côté brésilien, 80% côté argentin). Quand le Canada a construit une ville hideuse qui défigure le site de la frontière américano-canadienne, le Brésil et l’Argentine ont créé des parcs naturels nationaux pour préserver la faune et la flore environnante. Cela change tout. Au Canada, il faut regarder les chutes en faisant abstraction du décor désolant qui les entoure. Au Brésil et au Canada, on est immergé dans une nature splendide et préservée qui sublime les chutes.

Nous avons vu d’abord le côté brésilien qui offre des vues panoramiques sur l’ensemble des chutes. On découvre un paysage tropical ou l’eau semble couler de toute part. Les chutes sont diverses. Certaines sont denses et hautes, créant des nuages d’eau ; d’autres sont des filets d’eau qui se démultiplient en cascades fines, dessinant comme des dentelles d’eau au milieu de la forêt.

Nous sommes montés dans un bateau pour approcher les chutes en aval et même carrément passer sous une chute de force moindre. Nous en sommes sortis trempés de la tête au pied! Nous avons eu la chance de voir des singes sauter d’arbre en arbre. Nous avons également vu des coatis, espèces de petits ratons laveurs aux museaux allongés, qui n’hésitent pas à s’approcher des touristes en espérant récupérer quelque chose à manger. Le site brésilien est très beau et bien aménagé mais il est beaucoup moins étendu que le site argentin.

Côté argentin, ce sont plusieurs randonnées pédestres qui sont proposées pour approcher des chutes au plus près. Là aussi les aménagements sont remarquables. Le côté argentin est davantage fréquenté. Les promenades sont belles, mais elles n’offrent pas les vues panoramiques que l’on peut contempler du côté brésilien. La rive argentine permet, en revanche, de découvrir des chutes impossibles à voir depuis la rive brésilienne. Surtout, elle offre le point de vue le plus impressionnant de la « Gargota del diablo », la chute de 80 m.

Les deux côtés sont complémentaires. Il faut bien compter deux jours pleins pour pouvoir les visiter. Nous avons dormi une nuit à Foz do Iguaçu (au Brésil), passé la frontière en taxi, puis dormi deux nuits à Puerto Iguazu (en Argentine), avant de prendre l’avion pour Buenos Aires.