Voyage en train entre Hua Hin et Bangkok

Notre second trajet en train en Thaïlande était plus court que le premier, les villes de Hua Hin et Bangkok étant distantes d’environ 200 km. Cette fois-ci le train était censé partir à 16h00 et arriver à 19h45. Mais une nouvelle fois, le train ne fut pas à l’heure. Il partit de Hua Hin avec environ 1h30 de retard. L’attente nous sembla bien longue, d’autant que nous étions arrivés avec d’une plus heure d’avance en gare et qu’il faisait très chaud. J’eus le temps de prendre la gare en photo sous toutes ses coutures.

Le train était déjà pratiquement plein lorsque nous montâmes à bord. Cette fois-ci les vitres étaient plus propres, ce qui nous permit de profiter davantage des paysages, éclairés par la douce lumière du soir. Le soleil se couchant aux alentours de 18h30, il faisait nuit noire quand nous arrivâmes vers 21h30 à Bangkok. Nous n’avions pas mangé et commencions à être fatigués. J’ai quand même voulu immortaliser le moment en faisant quelques photos. La gare de Bangkok ressemble à une gare parisienne.

A l’extérieur, il fallut encore négocier avec les taxis pour bénéficier d’un tarif correct. Je me surpris à m’énerver pour rabattre le prix d’1€ sur le prix proposé par le taxi à 6€. En France, ce tarif m’aurait paru ridiculement bas, mais voilà, en voyageant on se bâtit de nouvelles échelles de repères et ce que nous aurions accepté sans sourciller en d’autres lieux devint subitement inacceptable! A posteriori, je me suis trouvé ridicule, d’autant plus qu’au moment de payer, nous n’avions que l’équivalent de 10€ sur lesquels le taxi n’avait que 3€ à nous rendre, et je suis convaincu qu’il était sincère.

Une fois arrivés, nous découvrîmes un appartement magnifique qui nous fit oublier notre fatigue…


Longue attente en gare de Hua Hin


Le portrait du roi


Le tableau des trains


Voyage en train


La gare de Bangkok

Voyage en train entre Surat Thani et Hua Hin

La Thaïlande dispose d’un réseau de chemin de fer qui relie les villes du pays, principalement sur un axe nord-sud. Le plan ci-dessous vous permet d’identifier les villes où nous avons pris le train : Surat Thani, Hua Hin puis Bangkok (points jaunes).

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Pour faire le voyage entre Surat Thani et Hua Hin, distantes de 450 km, nous avons emprunté un train qui roule quotidiennement, baptisé Special Express 40. Il quitte Surat Thani à 10h40 et est censé arriver à Hua Hin à 15h58. Ce n’est guère rapide pour un « Express » mais les autres trains sont plus lents car ils s’arrêtent dans davantage de stations. Nous avions réservé directement sur le site de la State Railway of Thailand (SRT), un peu archaïque mais faisant malgré tout son office. Les billets sont envoyés par mail et doivent être imprimés avant de prendre le train.

Le jour convenu, nous nous rendîmes à la gare avec une heure d’avance par rapport à l’horaire de départ, conformément aux recommandations du site. La gare de Surat Thani avait le charme des petites gares de province que l’on trouve sur le réseau secondaire en France. Le Hall d’attente était petit et ouvert aux quatre vents. Quelques personnes attendaient leur train. Il y avait principalement des thaïlandais et quelques touristes chinois ou occidentaux. Je remarquai également un moine bouddhiste installé sur un banc. Le guichetier m’indiqua la voie d’où devait partir le train, les responsables de la sécurité contrôlèrent nos billets et après une demi-heure d’attente nous traversâmes les voies pour nous rendre sur le quai où le train était déjà stationné. Nous fûmes quasiment les premiers à monter dans la voiture 3, où étaient nos places. La place pour les bagages était suffisante pour accueillir nos colis encombrants. Heureusement, tout le monde n’était pas aussi chargé que nous. Le couloir pour circuler était étroit et la propreté laissait à désirer. La vitre qui bordait les places où Emma et Elise étaient installées étaient tellement sale qu’il n’était pas possible de voir au-dehors. En tête de la voiture, un dépotoir accueillait des boissons, des poubelles, des plats qui devaient être servis plus tard au passager. En dépit de cette saleté ambiante, les fauteuils étaient plutôt confortables et nous appréciâmes la fraîcheur de la climatisation quand celle-ci se déclencha.

Le train partit à l’heure. Il s’arrêta à de nombreuses reprises le long du parcours. Les gens montaient, descendaient. La voiture qui n’était pas remplie au départ de Surat Thani, se garnit progressivement. Nous reçûmes un plateau repas. Je fus le seul à manger le plat qui était correct : riz et porc au curry. Il y avait également un petit dessert. Elise et les filles n’eurent pas envie de toucher aux leurs, un peu refroidies par la saleté du train. Les filles s’occupèrent en lisant et en jouant sur leurs tablettes. Moi j’en profitai pour retoucher mes dernières photos. Elise dévora quelques livres sur sa kindle. Malgré tout, le voyage fut un peu long. Les 100 derniers kilomètres furent même pénibles tant le train roulait lentement et s’arrêtait en pleine voie sans raison apparente. Nous arrivâmes avec près de deux heures de retard sur l’horaire.

Malgré ce récit qui dépeint quelques détails peu réjouissants, je ne regrette pas que nous ayons choisi cette solution de transport. La lenteur a du bon. Elle permet de prendre conscience de la taille du pays. J’ai pu observer quelques rizières au cours du parcours. Et j’ai apprécié de partager ce moment avec des compagnons de voyage thaïlandais.

 

Voyage de Krabi à Surat Thani en mini-bus

Après 10 jours passés dans la province de Krabi, nous rendîmes notre véhicule de location. Notre première étape pour aller à Bangkok, nous conduisit à Surat Thani, sur la côte est de la Thaïlande. C’est une ville de passage qui permet aux touristes de se rendre sur les îles du golfe de Thaïlande. Pour nous, il s’agissait également de faire une étape courte avant de prendre le train pour Hua Hin, notre seconde étape avant de rallier Bangkok.

Nous fîmes le voyage de 160 km en mini-bus avec la compagnie Krabi Sea Pearl. Nous avions réservé nos billets sur le site 12go.asia, très pratique pour tous les déplacements en train ou bus en Asie du sud-est. Le terminal de départ (en photo ci-dessous) était en fait une boutique où les voyageurs se retrouvaient avant de prendre leur mini-bus. Lorsque nous arrivâmes, nous étions seuls, mais très rapidement de nombreux « backpackers » de toutes nationalités nous rejoignirent. Les mini-bus arrivaient devant la boutique et annonçaient les destinations, puis laissaient la place aux suivants.

Ces mini-bus avaient peu de place pour les bagages. Avec nos 2 gros sacs et les 5 plus petits, nous étions un peu inquiets de devoir voyager dans des conditions difficiles, coincés entre nos bagages. Finalement, nous n’eûmes pas de problème car nous voyageâmes seuls avec un autre couple de français dans un mini-bus pouvant accueillir une douzaine de personnes.

Le voyage se déroula bien : partis à l’heure, arrivés à l’heure et sans imprévu.

 

2019-02-22 - Surat Thani-1

 

Programme en Thaïlande

Je viens de publier la page qui présente notre programme en Thaïlande. Comme à l’habitude la carte interactive permet de situer les lieux où nous sommes passés.

Nous avons commencé par nous accorder 10 jours de repos dans la région de la mer d’Andaman. Nous avons préféré éviter la péninsule de Phuket, bordant la mer d’Andaman à l’ouest, car elle a la réputation d’être envahie par les touristes. Aussi avons-nous choisi de nous installer dans la province de Krabi, plus particulièrement à Ao Nang, qui borde la mer d’Andaman à l’est. Durant ces 10 jours, nous disposions d’un véhicule de location qui nous permettait de visiter la région sans être dépendant des agences qui proposent des excursions. Nous avons, tout de même, fait deux excursions en bateau pour découvrir les îles de Phi Phi et la baie de Phang Nga.

Après ces dix premiers jours, nous sommes remontés progressivement vers le nord. Nous aurions pu prendre un avion direct Krabi-Bangkok, mais je m’étais dit que ce serait une bonne idée de faire le trajet avec plus de lenteur pour découvrir davantage le pays. Tout d’abord, nous avons rejoint en bus Surat Thani, sur la côte est de la Thaïlande. C’est une ville qui ne présente pas un grand intérêt. Mais c’était surtout la ville la plus proche de Krabi, qui permet de rejoindre Bangkok en train. Nous avons dormi 2 nuits à Surat Thani, histoire de voir un peu la ville et de se reposer entre le bus et le train.

Pour la deuxième fois de notre voyage, nous avons donc utilisé le train comme moyen de transport. La première fois, c’était le train touristique qui relie Cuzco au Machu Picchu au Pérou. Cette fois-ci il s’agissait d’une ligne de train ordinaire. J’aurai l’occasion d’y revenir dans un prochain article. Disons à ce stade, que les trains thaïlandais sont très lents, mal entretenus et pas d’une propreté irréprochable… Ce voyage en train nous a permis de rejoindre Hua Hin, une station balnéaire plutôt agréable.

Après 3 nuits à Hua Hin, nous avons de nouveau repris le train pour arriver à Bangkok, où nous avons dormi 5 nuits. Nous aurions pu continuer en train pour aller plus au nord, mais nous avons choisi cette fois-ci de faire le trajet Bangkok-Chiang Mai en avion pour consacrer 5 jours pleins à cette ancienne capitale du nord du pays.

 

Entrée en Asie

Le 7 février, nous avons quitté Sydney pour Kuala Lumpur. Nous sommes ainsi repassés dans l’hémisphère nord. Nous avons passé 5 jours dans la capitale malaise avant de nous envoler pour la Thaïlande où nous sommes depuis et où nous restons jusqu’au 9 mars. J’ai donc pris pas mal de retard dans mes articles. Mais je devrai rattraper cela dans les prochaines semaines…

Initialement, nous pensions entrer en Asie par Singapour. Mais nous nous sommes épargnés une étape supplémentaire et avons préféré Kuala Lumpur, qui est beaucoup plus abordable.

 

Actualisation de notre itinéraire

Entre deux articles sur l’Australie, je vous informe que je viens d’actualiser la page itinéraire en fonction des dernières évolutions que je vous décris ci-dessous.

En premier lieu, nous avons décidé d’abandonner l’idée de passer par la Chine. Je le regrette car je n’aurai pas l’occasion de voir certaines personnes qui me sont chères. Je m’excuse auprès d’elles. L’obtention du visa chinois depuis un pays étranger reste compliqué et nous obligerait surtout à nous immobiliser un temps incertain dans l’attente de la décision. Nous avons préféré reporter ce voyage éventuel à une prochaine fois. En contrepartie, nous avons choisi de passer le temps rendu ainsi disponible à Taïwan, où il n’est pas demandé de viser pour un séjour touristique. Finalement, c’est assez logique dans notre parcours, puisque Taïwan se situe à mi-chemin entre le Vietnam et le Japon.

En second lieu, nous avons arrêté les conditions de notre voyage de retour en France. Pour nous éviter un vol direct entre Tokyo et Paris, nous avons opté pour une dizaine de jours dans deux capitales d’Europe de l’est, dans d’anciennes républiques soviétiques : Erevan, capitale de l’Arménie, et Tbilissi, capitale de la Géorgie. Nous avons ainsi réservé un premier vol Tokyo-Erevan (avec escale à Moscou), le 17 juin, un deuxième vol entre Erevan et Tbilissi (de seulement une 1/2 heure), le 23 juin, et enfin un ultime vol direct entre Tbilissi et Paris CDG, le 28 juin. Voilà, notre date de retour à Paris est désormais arrêtée! Cette combinaison de vols permet également d’optimiser le coût des billets pour notre retour en France.

Je publierai encore au moins une version 5 de l’itinéraire, car les itinéraires détaillés de nos séjours au Vietnam, à Taïwan et au Japon ne sont pas encore finalisés. Nous hésitons d’ailleurs sur la durée de nos séjours respectifs à Taïwan et au Japon, ce qui nous a amené à ne pas réserver le vol Taipei-Osaka, pour le moment.

 

8 jours sous une chaleur étouffante dans le « coeur rouge » de l’Australie

La carte ci-dessous permet de visualiser les lieux où nous avons séjourné, ainsi que ceux que nous avons visités entre Ayers Rock et Alice Springs dans la province du Northern Territory.

 

Venant de Sydney, nous avons atterri à l’aéroport d’Ayers Rock où nous avons récupéré un véhicule de location, ce qui est indispensable pour explorer la région. Certaines personnes viennent uniquement à Ayers Rock pour visiter les deux sites d’Uluru et de Kata Tjuta, et repartent aussi vite en avion dans une autre région. Ayers Rock n’est d’ailleurs pas une ville mais uniquement un complexe hôtelier comprenant plusieurs établissements, conçus spécialement pour accéder au parc national d’Uluru et de Kata Tjuta. Des navettes sont disponibles pour se rendre depuis l’aéroport vers les hôtels et depuis les hôtels vers les deux sites du parc national. Mais, je trouve que c’est dommage de se contenter de cette vision très policée du coeur rouge.

Les locations de voiture sont chères dans cette région, contrairement aux villes. Et le prix est accru par le fait que la voiture est prise à Ayers Rock et restituée à Alice Springs. J’ai opté pour un SUV avec un coffre suffisamment grand pour accueillir nos bagages. Ce type de véhicule permet de passer sur des routes de mauvaises qualités ou des pistes caillouteuses. Il est plus robuste qu’une berline. En revanche, contrairement aux 4×4, il ne peut pas circuler sur des pistes sablonneuses. Je déconseille de suivre notre choix bâtard. Il vaut mieux soit prendre une berline, suffisante pour visiter les nombreux sites avec accès goudronnés, soit opter carrément pour un 4×4, nécessaire pour explorer plus avant la région. Un 4×4 est par exemple indispensable pour emprunter la piste qui va de Kings Canyon à Alice Springs en passant par Mereenie. Je ne m’en suis aperçu qu’une fois sur place. Donc, en fin de compte, notre SUV n’a pas vraiment été utile.

Nous avons dormi 3 nuits à Ayers Rock, avant de prendre la route pour Kings Canyon, distant de 300 km. La route de bonne qualité traverse les superbes paysages du bush. Il faut quand même compter 4 heures pour arriver à Kings Canyon car c’est une route à double sens avec de nombreuses limitations de vitesse. Comme Ayers Rock, Kings Canyon n’est pas une ville. Deux, peut-être trois, hôtels ont été bâtis à cet endroit, au coeur du parc national de Watarrka. Nous y avons dormi deux nuits. Ensuite nous avons fait la route, longue d’environ 480 km pour rejoindre Alice Springs, la seule ville de la zone. Elle compte environ 25.000 habitants. Nous sommes restés 3 nuits à Alice Springs avant de quitter le coeur rouge pour Melbourne.

Nous avons passé 8 jours sous une chaleur accablante avec des températures dépassant les 40°C tôt dans la journée. Plusieurs fois nous nous sommes levés à l’aube, voire avant, pour profiter des heures où la température était encore supportable. A Ayers Rock et à Kings Canyon, le thermomètre dépassait les 30°C dès 9h00 et les 35°C dès 10h00. A Alice Springs, nous avons eu des températures un tout petit peu plus clémentes.