Retour en France

A l’heure où cet article est publié, nous sommes dans l’avion pour la France. Après environ 11 mois de voyage, nous voilà de retour à la maison. J’ai un peu de mal à réaliser. Dans les jours qui viennent, je finirai mon récit de nos derniers jours de voyage à Erevan et Tbilissi, et puis viendra le temps des bilans.

D’ores et déjà, je peux dire que je suis heureux de notre voyage. Les choses se sont passées pour le mieux. Nous avons vu des choses extraordinaires. Nous avons vécu des moments inoubliables. Nous n’avons rencontré quasiment aucun problème tout au long du voyage. Nous n’avons pratiquement jamais été malade. Nous avons dépensé un peu moins que le budget initial. L’aventure était belle. Elle se termine. C’est dans l’ordre des choses. Je suis fier d’avoir accompli ce beau projet et je me sens détendu, serein.

Je sais qu’à Paris, je retrouverai prochainement la famille et les amis. Encore de beaux moments en perspective.

 

Dernière étape avant Paris

Nous sommes arrivés ce matin à Tbilissi, notre dernière étape avant le retour en France. Le vol était très matinal : décollage à 5h45 d’Erevan. Le soleil se levait quand nous avons décollé. Nous avions une superbe vue sur le Mont Ararat enneigé (5137 m), aujourd’hui en Turquie, revendiqué par les arméniens comme leur terre ancestrale. Nous avons loué une nuit de plus à Tbilissi pour pouvoir disposer de l’appartement dès notre arrivée autour de 7h du matin. La ville a l’air belle. Il fait chaud. La météo prévoit 32°C aujourd’hui. Peut-être moins qu’à Paris? L’appartement ressemble à un loft d’artiste sous les toits. Il est situé au deuxième étage d’un immeuble classique d’une des rues cossues de la ville. Il est vaste et très agréable. Nous avons dormi un peu à notre arrivée. Nous émergeons à peine. Plus que 5 jours avant de rentrer en France…

 

Retour en Europe

Nous avons quitté le Japon hier matin. Notre avion décollait de Narita à 12h15. L’aéroport international de Tokyo est situé au nord de la ville à 70 km environ du centre ville. Le trajet en train depuis la gare centrale nécessite un peu plus d’une heure. Pour se garder une bonne marge à l’aéroport et y prendre un petit-déjeuner, nous avons visé d’être à 9h30 à Narita. Nous nous sommes levés à 6h30 pour boucler les derniers bagages avant de partir. Pour la première fois, nous étions dans le métro aux heures de pointe. Même pour des parisiens, c’était plutôt impressionnant de voir ces quais noirs de monde avec des trains qui déversaient ou absorbaient en continu des milliers de personnes.

Nous avons voyagé avec Aeroflot de Tokyo à Erevan (Arménie), via Moscou Sheremetyevo, avec des billets nous revenant à moins de 500 € par personne. Elise avait lu pas mal d’avis négatifs et même un peu inquiétants, d’une part, sur la qualité, le confort et le service à bord des avions d’Aeroflot, d’autre part, sur l’aéroport de Sheremetyevo, réputé être un « triangle des Bermudes » pour les bagages en transit. Finalement, tout s’est passé dans d’excellentes conditions. Nous n’avons pas vu passer les 9 heures de vol entre Tokyo et Moscou, dans une classe économique proche de la business pour d’autres compagnies. Nous avons notamment mangé deux repas de très bonne qualité pour le prix du billet. L’attente de 4 heures à Sheremetyevo a été un peu longue mais nous avions prévu tout ce qu’il fallait en matière de lecture pour que cela se passe dans de bonnes conditions. Le dernier vol de 3 heures a été plus pénible mais surtout parce que nous étions épuisés à cause du décalage horaire. Nous avons atterri à 0h30, heure locale, c’est-à-dire, 4h30, heure de Tokyo. Heureusement, quelqu’un nous attendait à l’aéroport pour nous accompagner à notre appartement. Le temps de passer la douane, de récupérer les bagages (qui ne s’étaient pas perdus!), de faire le trajet et d’acheter quelques bricoles au supermarché en bas de l’immeuble pour le petit-déjeuner, nous nous sommes couchés à 3h00, heure locale, c’est-à-dire 7h00, heure de Tokyo.

Nous sommes donc restés 24 h debout. Les filles ont dormi un peu dans l’avion entre Moscou et Erevan, mais Elise et moi avons à peine dormi sur tour le trajet. Nous avons été ravis de découvrir un appartement magnifique dans le centre d’Erevan avec vue imprenable sur la cathédrale Saint-Grégoire. Evidemment articles et photos à suivre. Mais avant il me reste à publier, dans les 2 ou 3 jours qui viennent, les derniers articles de notre merveilleux séjour au Japon.

A suivre…

 

Shinkansen et trains de banlieue pour arriver à Tokyo

Au Japon, il existe plusieurs opérateurs ferroviaires. Sur un trajet donné qui comprend des changements, il est donc courant de devoir acheter plusieurs tickets. Heureusement, il existe le site Internet hyperdia (qui dispose d’une version en anglais) qui centralise toutes les informations pour tous les opérateurs et permet, pour un trajet donné, d’identifier les différentes lignes à emprunter et les changements à réaliser. Il suffit d’entrer le nom de la station de départ, le nom de la station d’arrivée et l’horaire recherché. Le site propose les trajets optimisés en fonction des informations saisies. Il indique les noms des stations, les noms des opérateurs, les noms des lignes, les horaires, les tarifs et même les quais. Ces informations sont précieuses pour s’orienter ensuite dans les gares.

Pour faire le trajet entre l’appartement de Kyoto et celui de Tokyo, nous avons ainsi pris 3 opérateurs différents : Kintetsu (train de banlieue à Kyoto), Japan Railways (Shinkansen), Keikyu (train de banlieue à Tokyo). Tout cela a l’air un peu compliqué. Mais au final, ça se passe bien. Les connexions sont bien faites avec de nombreuses indications.


Shinkansen

Le shinkansen est le train à grande vitesse japonais. La durée du trajet entre Kyoto et Tokyo, distantes d’environ 500 km, est d’environ 2h15 (2 arrêts intermédiaires). Nous avons été surpris de voir la fréquence élevée des shinkansen qui passaient en gare. En effet, nous sommes arrivés sur le quai une vingtaine de minutes à l’avance. Durant notre attente, au moins 6 ou 7 shinkansen sont passés devant nous (dont au moins 3 sur le même quai que le nôtre). Les trains ne s’arrêtent pas plus de 2 ou 3 minutes. Il vaut mieux être arrivé à l’avance et avoir repéré la position de sa voiture pour ne pas avoir à naviguer dans tout le train avec ses bagages ensuite. A bord, il y a assez peu de places pour les grosses valises (maximum 4 grosses valises par voiture, les autres bagages devant être placées sur les porte-bagages, suffisants pour les valises cabines ou les sacs mais trop petits pour les grandes valises ou les grands sacs). Celui que nous avons pris était loin d’être plein. Du coup, nous n’avons pas eu de problème avec les bagages. Les trains sont confortables. On sent peu de mouvements à bord. Pour descendre, il faut également avoir préparé ses affaires à l’avance si on ne veut pas être pris de cours lorsque le train s’arrête en gare avant de repartir aussi vite.


Keikyu line

A Tokyo, nous sommes arrivés à la gare de Shinagawa (dernier arrêt avant le terminus, en gare centrale de Tokyo). Nous avons trouvé les lignes de l’opérateur Keikyu sans difficulté. En revanche, en arrivant sur le quai nous avons été un peu perplexes car de nombreux trains passent au même endroit mais ne desservent pas les mêmes stations. Heureusement, une personne de la compagnie nous a expliqué où il fallait se positionner sur le quai pour prendre le bon train. En effet, des lignes d’attente de couleur sont dessinées sur le quai pour les 4 types de train qui s’arrêtent en gare : il suffit ensuite de suivre la foule quand son train arrive.

Après environ 3 heures et demie de trajet, nous sommes arrivés dans notre appartement de Tokyo, situé dans un quartier calme.

 

Route entre Hualien et Taitung

Le dernier jour que nous avons passé à Hualien et les suivants nous avons eu un temps pluvieux. J’avais prévu quelques arrêts sur notre route entre Hualien et Taitung, au sud-est de l’île. Mais le temps n’était pas au rendez-vous. Pour faire les 170 km qui séparent les deux villes, deux routes sont possibles, l’une longe la côte, l’autre passe à 10 km dans les terres au travers d’une plaine bordée de part et d’autre par deux chaînes de montagnes. Les deux routes nécessitent environ 3 heures de conduite. Nous avons opté pour la seconde pour changer un peu de paysage.

Malgré la pluie, nous avons fait un arrêt pour voir le monument qui symbolise la ligne du tropique du Cancer. Plus au sud, la plaine est couverte de champs de riz verdoyants. Les montagnes entourant la petite ville de Luoshan sont célèbres pour leurs fleurs jaunes en forme de lys. Une nouvelle fois, j’ai fait un arrêt rapide sous la pluie, pour quelques photos.


Signal du tropique du Cancer


Fleurs jaunes de Luoshan

 

La côte entre Jiufen et Hualien

Taïwan est une île montagneuse qui possède 62 sommets dépassant les 3.000 mètres. Les montagnes couvrent la majorité du territoire. La population se concentre pour l’essentiel dans les plaines de l’ouest du pays. La côte est est restée sauvage. Entre Jiufen et Hualien, la route côtière a été bâtie, pour l’essentiel, à flanc de falaise. Il faut près de 4 heures pour boucler les 190 km qui relient les deux villes. Le spectacle de la route est magnifique entre ouvrages d’art et tunnels qui longent la mer de Chine.

Nous avons fait quelques arrêts sur notre route. Au départ, pour voir quelques vestiges de la mine d’or de Jiufen et au cap Bitoujiao où nous avons fait une promenade en bord de mer. Ensuite, il n’était pas aisé de s’arrêter car la route étroite et en lacets ne dispose pas de zones aménagées pour se garer. Nos yeux ont pu admirer la beauté du paysage. Mais je n’ai pas eu l’occasion de fixer des images avec mon appareil.


Pavillon dans la montagne, après Jiufen.


Statue monumentale du temple de Cyuanji à Qitang


Les montagnes verdoyantes en sortant de Jiufen


Vestiges de l’ancienne mine d’or


Les chutes dorées où se trouvait l’ancienne mine d’or


La mer Yin-Yang, baptisée ainsi pour les sédiments sableux charriés par la rivière qui s’y déverse


Promenade au cap Bitoujiao (鼻頭角)


Cimetière près du cap Bitoujiao

 

Arrivée au Japon

Nous avons quitté Taïwan hier et nous sommes arrivés à Osaka, au Japon. Nous avons de nouveau 7 heures de décalage avec Paris. J’ai mis en ligne la page consacrée au Japon qui présente notre programme.

Notre avion devait arriver à 17h à l’aéroport international du Kansai (la province d’Osaka). Mais l’avion a eu beaucoup de retard au décollage et nous sommes finalement arrivés à 20h. Pour nous économiser les 120 € de taxi entre l’aéroport et le centre d’Osaka, nous avons pris le train. J’avais identifié la station de train où nous devions arriver à Osaka et le trajet en métro pour rejoindre notre appartement. Nous n’avons pas eu de difficulté à acheter les billets sur le distributeur automatique à l’aéroport. Et en arrivant à Osaka, une jeune femme, voyant que nous étions étrangers, nous a conduits jusqu’à l’entrée du métro. Depuis hier, nous constatons la gentillesse et le sens de l’accueil des japonais. Je pensais que c’était un peuple froid et distant. J’ai la surprise de découvrir des gens accueillants, souriants et même chaleureux.

Nous sommes arrivés à 23h à la station de métro qui se trouve à proximité de notre location. Nous n’avions rien mangé depuis le midi. Les filles commençaient à crier famine. Nous avons mangé une bricole au Mc Donald’s qui était le seul restaurant ouvert autour de nous. Puis, nous avons rejoint notre appartement. Là encore, nous avons été agréablement surpris. Nous nous attendions à entrer dans un studio. En fait, c’est un petit 3 pièces avec 2 vraies chambres, un salon-salle à manger-cuisine, une salle de bain, des toilettes séparées, un grand cagibi pour les chaussures et valises, un beau balcon. L’appartement n’était pas bien mis en valeur dans Airbnb. Il y avait de nombreuses photos de détails mais pas suffisamment de photos pour imaginer les volumes réels. Sans doute que cela s’explique par l’importance que les japonais accordent aux détails. Notre séjour japonais commence, en tout cas, sous les meilleurs auspices…

Mais avant de vous en dire plus, je finis de vous parler de Taïwan.

 

Arrivée à Hanoï

Après un dernier voyage en train de 3 heures, qui se déroula dans de bonnes conditions, dans une voiture plus propre que les précédentes, nous arrivâmes dans la capitale vietnamienne. Le choix du taxi en gare d’Hanoï fut pénible, tant les taxis se battaient pour nous proposer leurs services, pour la plupart dans des voitures bien trop petites pour nous transporter dans de bonnes conditions avec tous nos bagages. Finalement, avec un peu de discussion, nous finîmes par trouver un taxi avec une grande voiture.

Nous avions réservé un appartement via Airbnb pour 7 nuits. Ca peut paraître un peu long. En fait, au milieu du séjour, nous avions prévu une croisière de 2 jours dans la baie de Bai Tu Long. Or, pour une seule nuit en mer, il nous semblait plus simple de conserver notre appartement à Hanoï pour éviter de transporter tous nos bagages jusqu’en de baie de Bai Tu Long. Dans ce cas de figure, il n’y a pas de surcoût, car la location de 7 nuits consécutives, permet généralement de bénéficier d’une remise, compensant la nuit « payée en double ».

Nous fûmes très déçus en arrivant à l’appartement. De nombreux détails rendaient l’ensemble peu accueillant : les rideaux opaques des chambres ne pouvaient pas se lever, une odeur insoutenable rendait l’un des cabinets de toilettes inutilisable, la climatisation de la chambre des enfants ne fonctionnait pas, le réfrigérateur était tellement faible que nous crûmes qu’il ne fonctionnait pas, il n’y avait pas de fer à repasser contrairement à ce qui était prévu, les couverts et les casseroles de la cuisine étaient répugnants, la salle de bains n’était pas très propre… Chaque détail pris individuellement n’était pas si grave, mais mis ensemble donnait une impression déplaisante. Lorsque nous commençâmes à énoncer la liste des problèmes au propriétaire, celui-ci nous proposa d’annuler la réservation dès le lendemain matin, sans doute par provocation ou par dépit. Quoi qu’il en fût, nous nous empressâmes d’accepter sa proposition. L’offre Airbnb étant importante à Hanoï, nous trouvâmes rapidement un très bel appartement à la propreté irréprochable et décoré avec beaucoup de goût. Nous emménageâmes dans cet appartement dès le lendemain, en début d’après-midi.

Le surlendemain, nous partions déjà en excursion pour la baie de Bai Tu Long.

 

Arrivée à Tam Coc après un long voyage en train

Après Phong Nha, nous avons poursuivi notre séjour dans le Vietnam rural en faisant étape à Tam Coc, surnommée la « baie d’Ha Long terrestre » pour ses paysages karstiques qui rappellent ceux de la baie la plus visitée du Vietnam.

Nous fîmes 8 heures de train, en journée. Ce fut notre trajet le plus pénible du fait de sa longueur mais aussi du fait de la saleté de la voiture où nous étions installés. Quand nous montâmes à Dong Hoi, la voiture était pleine de gens qui venaient de passer la nuit dans le train sur des sièges assis. Le sol était jonché de papiers sales et détritus en tout genre. Les portes-bagages au-dessus des sièges étaient trop petits pour pouvoir accueillir nos gros sacs, ce qui n’était pas arrivé lors des précédents voyages. Heureusement, deux sièges derrière les nôtres étaient disponibles. Nous glissâmes donc nos deux gros sacs sur ces sièges. Les passagers semblaient cette fois-ci plutôt surpris de nous voir. Beaucoup de gens mangeaient. L’un de nos voisins nous proposa même quelque chose d’indéterminé que nous refusâmes poliment. La climatisation ne semblait pas bien marcher. Toutes les toilettes dans notre voiture et celles qui l’entouraient, étaient répugnantes et sans papier. Le voyage fut long. Tout juste fûmes-nous surpris de voir un rat courir entre les fauteuils, une heure avant d’arriver. Elise n’osa plus mettre les pieds par terre et finit le trajet les pieds posés sur le rebord du fauteuil de devant.

Heureusement, un chauffeur nous attendait à Ninh Binh, la gare voisine de Tam Coc. Il traversa la ville de Ninh Binh, plutôt laide, et nous conduisit jusqu’au paysage splendide de Tam Coc. La route traversa des rizières et pénétra au fond d’une vallée où se trouvait notre hôtel. Le paysage était magnifique.

Dans les jours qui ont suivi, nous avons été déçus de l’hôtel. La chambre était vraiment petite, le débit d’eau dans la douche était très faible et plusieurs fois nous avons eu des problèmes avec le chauffe-eau nécessitant l’intervention d’un plombier, et, pour couronner le tout, la cuisine du restaurant était très moyenne pour la première fois depuis notre arrivée au Vietnam. Malgré ces désagréments, malgré un temps couvert et même pluvieux par moment, je garderai un souvenir émerveillé de ce coin du Vietnam et de ses paysages oniriques.

 

Voyage en train entre Hué et Dong Hoi, et arrivée à Phong Nha

Pour poursuivre notre remontée vers le nord du Vietnam, nous avons de nouveau pris le train. Le voyage entre Hué et Dong Hoi dura 3 heures, en milieu de journée. La voiture où nous étions était sale et décevante par rapport à la première impression que nous avions eue lors de notre voyage en train couchettes.

Le train en gare de Hué

Un taxi nous attendait à la gare de Dong Hoi, pour nous emmener à Phong Nha à environ trois quarts d’heure de route.

Phong Nha est une destination qui a connu un essor touristique important depuis quelques années car le parc national voisin (créé en 2001) offre un paysage karstique spectaculaire et abrite quelques unes des plus grandes grottes du monde. Toutefois, les infrastructures touristiques ne sont pas encore très développées et plusieurs grottes ne sont accessibles qu’après des treks de une ou plusieurs journées, ce qui limite l’affluence de touristes. Nous étions logés un peu en-dehors de la ville, en face de la rivière Côn.

Nous avons séjourné 3 nuits à Phong Nha et avons visité deux grottes : Phong Nha cave (une grotte accessible en bateau depuis la rivière Côn) et Paradise cave (une grotte sèche à 30 km de Phong Nha, aux dimensions exceptionnelles et accessible après une heure de marche dans la forêt et la montagne).

Vue sur la rivière Côn et les formations karstiques du parc, depuis notre hôtel

 

Arrivée à Taïwan

Hier, nous avons quitté le Vietnam et nous sommes arrivés à Taipei. Nous séjournerons 3 semaines à Taïwan. J’ai mis le programme en ligne ici. Nous resterons 6 nuits à Taipei avant de partir en road-trip tout autour de l’île.

Nous avons de nouveau 6 heures de décalage avec Paris.

Mais avant de vous parler de Taïwan, je finis mon récit de notre voyage au Vietnam…

 

Train de nuit entre Hô Chi Minh Ville et Da Nang

Je ne me souviens pas de la dernière fois où j’ai pris un train de nuit, mais à coup sûr c’était il y a plus de vingt ans. Le trajet entre Hô Chi Minh Ville et Da Nang durant près de 17h l’option train de nuit nous a semblé la mieux adaptée. Nous avons quitté la gare d’Hô Chi Minh Ville à 19h45 et nous sommes arrivés le lendemain à 12h30, à l’heure prévue.

Les cabines à 4 couchettes étaient parfaitement adaptées à notre famille. Elles étaient de bonne qualité. Les couchettes « molles » étaient certes un peu dures, mais je crois me souvenir que dans les trains SNCF ce n’était guère mieux. Les filles étaient très heureuses de découvrir ce moyen de transport. Et moi je suis un peu retombé en enfance! Les premiers kilomètres ont été faits à vitesse réduite à travers les faubourgs de la ville. De nombreuses habitations et boutiques sont distantes de seulement quelques mètres de la voie ferrée. Nous avons traversé plusieurs passages à niveau où patientaient chaque fois des dizaines de deux roues et quelques voitures.

Nous avons dîné dans notre cabine : salades, chips, biscuits, achetés avant le départ. Nous avons lu, puis nous avons dormi… plus ou moins bien, comme il est de mise dans un train de nuit. Je me suis laissé bercer par le « tacatac » des bogies et essieux, et j’ai sombré dans le sommeil. Les filles ont plutôt bien dormi. Elise a eu plus de mal. Le lendemain matin, nous avons été réveillés tôt par des voisins bruyants. Nous n’étions pas très frais, un peu comme si nous nous réveillions un lendemain de fête. Les dernières heures ont été un peu longues.

Le train n’était pas impeccable. Les toilettes étaient vraiment sales. Mais globalement, ça été une bonne expérience. J’ai aimé m’endormir dans ce train, même si le réveil a été un peu plus difficile.


Le quai de la gare d’Hô Chi Minh Ville, au moment d’embarquer


Couloir de notre wagon-lit


Notre cabine


L’arrivée à Da Nang où nous avons débarqué directement sur les voies