Pourquoi un tour du Monde?

A l’heure où cet article est publié nous sommes dans l’avion, au-dessus de l’Atlantique, quelque part entre Paris et Halifax. Dans quelques heures, nous foulerons le sol du continent américain et notre grande aventure commencera. Car à n’en pas douter il s’agit d’une aventure, d’une rupture dans le déroulement de nos vies. J’écris ces lignes et j’ignore où ce chemin nous conduira. Mais j’ai confiance dans l’avenir, j’avance avec sérénité et l’envie de vivre pleinement l’instant présent.

Depuis le 6 mai, date d’ouverture du blog, j’ai rédigé des articles pour expliquer les préparatifs qui avaient commencé dès janvier. Je pense que ces articles réunis constituent une méthode utile pour qui souhaite se lancer dans un tour du Monde. Bien entendu, les familles avec des enfants dont les âges sont proches de ceux de nos filles se sentiront probablement plus intéressées que des adultes qui décident de partir dans un tour du Monde plus aventureux ou avec des ressources plus limitées. Comme je l’écrivais, dans l’à propos, « A chacun de construire son aventure »…

Les préparatifs ont été longs et finalement nous n’avons pas eu trop de 6 mois pour mener à bien cette entreprise. Ces derniers jours, nous avons ressenti la fatigue et la hâte de partir. Voilà nous y sommes. Nous avons dit au revoir aux personnes qui nous sont chères. Nous avons même revu des amis que nous avions délaissés ces dernières années. En cela, notre projet a déjà révélé une partie de sa magie. Nous avons expliqué notre projet. Nous avons communiqué l’adresse du blog. Mais finalement à la question « Pourquoi? » qui a parfois été posée, plus souvent suggérée, je n’ai jamais vraiment répondu.

Bien sûr, j’ai expliqué que les circonstances étaient réunies : une situation professionnelle peu satisfaisante en forme de transition ; des parents et des enfants qui ont l’âge adapté, la santé, la force et l’envie de mener à bien ce projet ; nos parents qui sont eux-mêmes en bonne santé, ce qui facilite un éloignement momentané ; une situation financière favorable… Bien sûr, j’ai parlé de mon intérêt pour les voyages, de mon amour de la photo, de mon envie de découvrir de nouveaux pays…

Mais je crois que les vraies raisons sont ailleurs. Nous passons nos vies à faire des choses qui nous sont imposées par les circonstances. Les moments où nous sommes réellement libres sont rares. Et donc, ce voyage résulte avant tout d’une grande envie de liberté. La vie passe vite. Les enfants grandissent sans que nous nous en apercevions. J’ai eu envie d’appuyer sur le bouton pause. « O temps! suspends ton vol ». Passer du temps avec les filles tant qu’il est encore temps. Partager des émotions avec elles. Leur apprendre des choses car il n’y a rien de plus beau que la transmission. Je veux qu’elles n’oublient jamais ce voyage, qu’il les marque pour toujours. Je veux leur donner une force qui leur permettra d’affronter la vie avec confiance et générosité.

J’ai ressenti fortement le besoin de reprendre le contrôle des événements. Voyager pour méditer. Voyager pour vivre plus intensément et atteindre un niveau de conscience plus élevé. Voyager aussi pour retrouver une disponibilité d’esprit que les contraintes du quotidien dévorent. J’ai envie de lire comme je lisais il y a 20 ans, j’ai envie d’écrire, j’ai envie de partager.

Place à une nouvelle page blanche…

Préparation 14.1 : les bagages

Habituellement, lorsque nous partons trois semaines à l’étranger nous prenons deux très grandes valises avec 4 roulettes, un grand sac avec 2 roulettes, au moins quatre bagages cabine, une sacoche pour l’appareil photo et un sac à main. En général, les deux valises et le grand sac qui ont vocation à aller en soute pèsent ensemble entre 60 et 70 kg. Evidemment, ça peut sembler beaucoup. Mais la stratégie est simple. Nous allons de notre maison à l’aéroport en voiture (taxi, Uber ou autre) et à l’arrivée nous faisons de même entre l’aéroport et l’hôtel ou la location. Et si nous choisissons un voyage itinérant, nous louons une voiture de taille conséquente pour que tout tienne dans le coffre. Le déplacement dans les aéroports est aisé même avec autant de bagages parce que les revêtements des aéroports sont conçus dans cet objectif. Bref ça fonctionne plutôt bien et cela permet d’avoir à laver le minimum de linge pendant les vacances!

En lisant les différents sites et blogs de voyageurs, nous avons vite compris que nous devions sérieusement revoir notre stratégie et réduire notre équipage! En effet, si lors d’un séjour de trois semaines il est possible de s’éviter de laver du linge, cela est évidemment impossible pour un voyage d’un an. Par ailleurs, il n’est pas imaginable de  transbahuter un tel attirail pendant un an. Au-delà du volume et du poids qu’il fallait réduire, nous avons également accueilli avec le plus grand sérieux les conseils des personnes qui nous disaient que les roulettes ne seraient pas utilisables dans de nombreux endroits. Nous en sommes ainsi arrivés à la conclusion que nous devions acheter des sacs à dos pour l’occasion. Une nouvelle fois, je vous renvoie au site www.tourdumondiste.com qui fait un comparatif des différents types de sacs à dos qui existent et donne de nombreux conseils.

Nous sommes quatre : deux adultes et deux enfants. Pour les adultes, nous avons opté pour deux grands sacs OSPREY modèle Sojourn convertibles en sacs à roulettes, complétés de deux sacs de plus petites tailles qui peuvent être fixés sur les précédents. Les sacs convertibles nous permettront de bénéficier des roulettes chaque fois que possible et d’un sac à dos confortable là où les roulettes ne vont pas. Contrairement à ce que j’ai pu lire parfois, ces sacs à dos sont en effet très confortables, même s’ils le sont probablement moins que certains sacs qui n’ont pas de roulettes. Pour les filles, nous avons pris deux sacs à dos de petite taille qui serviront pour les quelques affaires personnelles qu’elles emmèneront et que nous complèteront certainement avec quelques vêtements.

Voici donc le récapitulatif des sacs que nous emmèneront :

  • Philippe : Sac à dos avec roulettes OSPREY (Sojourn – 80 l) + Sac à dos OSPREY (Daylite plus – 20 l)
  • Elise : Sac à dos avec roulettes OSPREY (Meridian – 59 l + 16 l)
  • Emma : Sac de voyage OSPREY (Fairview – 40 l)
  • Alice : Sac à dos enfant DEUTER (Climber – 22 l)

Nous voyagerons donc avec deux sacs à dos convertibles, dont nous pensons limiter le poids cumulé à 40 kg, et quatre sacs plus petits, qui seront gardés en cabine pour les vols en avion et nous serviront à ranger le matériel sensible (appareil photo, ordinateur, liseuses, etc.).

Photos à suivre…


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Préparation 13 : la suspension ou la résiliation des abonnements

La plupart des abonnements liés à la maison peuvent être résiliés dès lors que celle-ci est mise en location. C’est ainsi que nous nous apprêtons à résilier les abonnements eau, gaz, électricité. Nous avons également transformé notre assurance Habitation en assurance Propriétaire Non Occupant, ce qui nous permet de réduire la facture mensuelle sur ce poste assurance. De même, nous avons suspendu nos abonnements transports, résilié l’abonnement téléphonique de notre fille aînée, pris des abonnements mobiles minimaux en remplacement des forfaits plus coûteux que nous avions… Toutes ces opérations nous permettent de réduire de manière spectaculaire les dépenses récurrentes qui impactent le foyer.

Ceci étant, il ne faut pas perdre de vue que certaines dépenses peuvent perdurer même pendant le voyage. Il faut simplement les recenser et ne pas les oublier dans la finalisation du budget. A titre d’exemple, nous gardons le contrat d’entretien de la chaudière, quelques abonnements informatiques utiles même à l’autre bout du Monde (Adobe pour le traitement de photos, Office pour bénéficier d’un espace Cloud pour les sauvegardes…). Certains auront également à prendre en compte des cotisations associatives, oeuvres caritatives, etc. qu’ils ne souhaitent pas interrompre.

Pour s’éviter de mauvaises surprises au retour, il est utile de se bâtir un agenda administratif des démarches à mener durant l’année de voyage : déclarations d’impôts (taxe d’habitation, puis impôt sur le revenu), dénonciation du bail (si requis), réinscription dans les écoles, changement de l’assurance PNO en assurance habitation, réactivation des abonnements… Il faut penser à scanner tous les documents nécessaires et à prendre les codes requis pour accéder aux différents services Internet.


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Préparation 12.3 : Sécurité

Comme pour la santé, c’est la rubrique Conseils au Voyageurs du site France Diplomatie qui vous permettra d’anticiper au mieux les risques liés à la sécurité. Dans un précédent article, j’expliquais d’ailleurs que ce critère de la sécurité avait été pris en compte très tôt dans le projet pour bâtir le programme du voyage, en se référant aux recommandations formulées sur ce site. Outre les conseils généraux relatifs à la situation du pays concerné, le site comporte un volet « Dernière minute » qui est actualisé en permanence.

Dans la même logique, je vous recommande de vous inscrire au fil d’Ariane qui est un service d’information proposé par la diplomatie française. Il permet de recevoir des « recommandations de sécurité par courriels si la situation dans le pays le justifie », d’être « contacté en cas de crise » dans le pays visité, de s’assurer que la personne désignée en tant que contact « sera prévenue en cas de besoin ». Il existe une application pour smartphone qui permet de recevoir les alertes et qui recensent des informations utiles telles que les adresses des ambassades et consulats.

Le programme que nous avons conçu ne devrait pas nous exposer à de nombreux risques. Mais le risque 0 n’existe pas. Si on ne veut prendre aucun risque, il faut rester chez soi. Et même cette solution n’est pas complètement sécure. Certaines personnes se font agressées chez elles, d’autres sont renversées dans la rue… Bref, dès que l’on est en vie, on court des risques. Mais il faut en convenir, le voyage augmente forcément le niveau de risque encouru et surtout il nous expose à des risques différents. Le risque de tremblement de terre à Los Angeles ou d’Ouragan à Tahiti est évidemment supérieur à ce que nous connaissons en métropole!

Sans être paranoïaque, il convient d’être plus vigilant qu’à l’accoutumée. Finalement, le principal désagrément auquel nous sommes exposés est celui de nous faire voler une partie de nos affaires. Je veillerai à ce que nous adoptions des attitudes raisonnables et prudentes, le bon sens étant souvent la meilleure protection. Selon les pays et selon les lieux, nous veillerons en particulier à limiter la convoitise suscitée en exposant le minimum de matériel de valeur et nous essayerons de ne pas laisser sans surveillance nos bagages.

Ceci étant, le risque de vol est réel, voici donc les quelques dispositions prises pour en limiter les conséquences :

  • tous les documents officiels (en particulier, les passeports, visas, permis…) seront scannés et sauvegardés à la fois sur clé USB et sur un serveur distant (cloud)
  • les photos et films seront sauvegardés sur disque dur et sur serveur distant
  • nous éviterons de nous déplacer avec du matériel de valeur non nécessaire pendant les visites
  • nous aurons un peu d’argent liquide avec nous, somme sacrificielle en guise de sauve-conduit
  • nous éviterons de circuler avec nos deux cartes de crédit
  • j’ai souscrit une assurance matériel protègeclic contre le vol, pour l’appareil photo et l’ordinateur, tous deux achetés avant le départ (remboursement à 100% les 6 premiers mois après l’achat, remboursement à 80% les 6 mois suivants, avec une franchise représentant environ 10% du prix d’achat)

 


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Préparation 12.2 : Santé

La rubrique Conseils au Voyageurs du site France Diplomatie comprend, pour chaque pays, un volet Santé qui alerte sur les risques spécifiques, formule des recommandations en matière de vaccination et de prévention. A titre d’illustration, je mets ici le lien pour le Canada.


La vaccination

Pour avoir un panorama général des vaccinations requises ou recommandées, vous pouvez vous reporter à l’article « santé et vaccins pour un tour du Monde » du site tourdumondiste.com.

Etant donné que certains vaccins nécessitent des rappels, nous avons préféré voir notre médecin traitant suffisamment tôt pour qu’il nous aide à définir la campagne de vaccination adaptée à notre voyage. Nous l’avons vu en avril (mois M4), c’est-à-dire 3 mois avant le départ. Il s’est assuré que toute la famille était à jour des vaccins traditionnels (en particulier Diphtérie Tétanos Polio) et nous a recommandé de procéder aux vaccinations suivantes : Hépatite A, Hépatite B, Typhoïde, Fièvre Jaune. Quelques semaines plus tard, il a lui-même procédé à l’injection des 3 premiers vaccins. Pour le dernier, il nous a demandé de nous tourner vers l’un des centres spécialisés.

En juin, nous nous sommes rendus un samedi matin, à l’heure d’ouverture, à l’Institut Pasteur dans le 15ème arrondissement de Paris. Le centre était ouvert depuis à peine 10 minutes quand nous sommes arrivés. Il était déjà envahi de dizaines de personnes qui attendaient leur tour pour se faire vacciner. La personne de l’accueil nous a invités à prendre un ticket. Lorsque je lui ai demandé quel était le temps d’attente, elle m’a répondu « plusieurs heures ». Nous venions de croiser une autre personne qui disait qu’il y avait au moins 4 heures d’attente! Nous avons donc décidé de changer nos plans. L’aéroport d’Orly n’étant pas très loin de chez nous, Elise a passé un appel téléphonique pour vérifier que le centre médical était ouvert et qu’il était possible de se faire vacciner. Réponse positive! Le centre médical de l’aéroport d’Orly, tout comme celui de Roissy, est un service d’urgence qui procède également aux vaccinations internationales. Le site Internet est ici. Comme dans tout service d’urgence les temps d’attente fluctuent fortement selon les circonstances. Ce jour-là, lorsque nous sommes arrivés, le centre médical était quasiment vide. En 20 minutes, les vaccinations étaient faites et nous avons reçu les carnets de vaccinations jaunes qui attestent que nous sommes vaccinés. Ils peuvent être demandés pour entrer dans certains pays.

Carnet de vaccination Fiève Jaune

Il y a deux vaccins pour lesquels nous avons hésité et finalement pris la décision de ne pas les faire : le vaccin contre la rage et le vaccin contre l’encéphalite japonaise. Tous deux sont onéreux (critère évidemment non décisif) et présentent des protocoles de vaccination lourds (3 injections). Le vaccin contre la rage ne protège pas contre la maladie mais augmente le délai possible pour se rendre dans un hôpital. Il est surtout utile pour les personnes qui se lancent dans des treks (randonnées de plusieurs jours). Quant à l’encéphalite japonaise, il s’agit d’une maladie rare que l’on trouve en Asie. La vaccination est recommandée pour les personnes qui font des séjours de plus de 30 jours ou pendant la saison des pluies.


La prévention

Les risques sanitaires principaux auxquels sont exposés les voyageurs vaccinés sont liés à la nourriture et aux piqûres de moustiques, lesquels peuvent véhiculer de nombreuses maladies pour lesquelles il n’existe pas de vaccins (Paludisme, Dengue, West Nile, etc.). Pour minimiser ces risques, selon les pays, il convient de prendre quelques précautions :

  • nourriture et boisson
    • se laver les mains régulièrement ou utiliser un gel hydroalcoolique
    • éviter les boissons artisanales, les jus de fruits, les glaçons, les bouteilles déjà ouvertes, le lait
    • éviter les légumes et les fruits non cuits
    • éviter les desserts à base de laitage ou d’oeufs, les glaces
  • moustiques
    • utilisation si possible de vêtements à manches longues dans les zones à risque
    • utilisation de répulsifs

La pharmacie de voyage

Pour pouvoir pallier les principaux désagréments qui peuvent survenir durant le voyage, nous allons constituer une petite pharmacie avec les éléments suivants :

  • crème solaire
  • pansements
  • solution désinfectante
  • gel hydroalcoolique
  • répulsif pour les moustiques
  • anti-diarrhéique
  • anti-bactérien intestinal
  • anti-spasmodique
  • paracétamol

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Préparation 7 : les écoles (suite)

Dans mon article précédent sur le sujet, j’avais évoqué les deux formules d’inscription possibles au CNED (cours par correspondance) : l’inscription réglementée, l’inscription libre. Pour rappel, il existe deux différences. Dans la première formule, le CNED procure « un certificat de scolarité et un avis d’orientation en fin d’année » tandis que dans la seconde formule, il transmet uniquement « une attestation ». La première formule est gratuite alors que la seconde est payante. Les supports pédagogiques sont les mêmes et nous bénéficions normalement des mêmes services (corrections, évaluations…).

Finalement l’académie n’a pas donné son accord pour une inscription réglementée. Ils ont beaucoup tardé à répondre, en donnant des informations peu claires voire contradictoires, jusqu’au jour où la sentence est tombée. Il semble que notre cas de figure ne soit pas pris en compte par l’Education Nationale. Nous avons donc procédé à des inscriptions libres qui nous reviennent chacune à 800 €. Petite entaille dans le budget initial. Heureusement, nous avons prévu une réserve assez conséquente pour gérer les imprévus pendant le voyage ou au retour.

Nous avons reçu les documents papier pour Alice qui suivra les cours du CE2. Le total pèse environ 7 kg!

Les carnets de bord, étalés sur la partie droite de l’image, constituent le principal support pédagogique. Ils permettent d’organiser le temps d’étude pour l’ensemble des disciplines et sont décomposés en 8 modules, chaque module correspondant à 1 mois de cours. Chaque module comprend 4 semaines, elles-mêmes décomposées en 8 ateliers (de 2h à 3h). A première vue, ces documents sont très plaisants à utiliser et structurent réellement l’enseignement. Ils sont complétés par deux recueils de documents, au centre de l’image, par des vidéos et d’autres supports disponibles sur le site du CNED. Les carnets de progrès, l’éventail en haut à droite sur l’image, sont des fascicules qui permettent de mesurer les progrès de l’enfant. Enfin, il reste les évaluations, elles-mêmes décomposées en 8 modules (+2 modules pour la langue vivante choisie, en l’occurrence l’anglais), qui sont des documents à compléter par l’élève et à envoyer aux professeurs pour correction. Tous ces documents sont disponibles au format PDF sur le site du CNED. Pour éviter de nous alourdir inutilement, nous envisageons de prendre au format papier uniquement les évaluations. Cela nous évitera de les imprimer. Le poids est ainsi ramené à un niveau raisonnable : environ 2 kg, qui diminuera au fur et à mesure. Les évaluations seront scannées ou prises en photo et envoyées par mail pour correction.

A première vue, la somme de travail est très importante (864 heures pour les apprentissages, donc hors évaluations). Ceci étant, les professeurs et le personnel du CNED nous ont indiqué que le contenu était plutôt plus riche que ce qui est généralement enseigné dans un établissement lors d’une année de CE2. Il est trop tôt pour savoir comment nous allons appréhender ce volume de travail. Je pense que nous allons essayer d’étirer l’année scolaire en commençant en août et en ne faisant pas de pause au moment des vacances scolaires du calendrier français.

Pour Emma, qui suivra les cours de la 5ème, nous avons choisi de retenir l’option tout numérique. Nous n’avons pas encore eu le temps de prendre connaissance des supports pédagogiques.


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Préparation 12.1 : Assurances

Durant un congé sabbatique, on continue de bénéficier de la couverture Assurance Maladie. Celle-ci s’étend aux pays de l’Union Européenne et à la Suisse. Mais hors Union Européenne, seuls les frais relatifs à des soins médicaux d’urgence et imprévus peuvent « éventuellement » être pris en charge par l’Assurance Maladie et uniquement lors du retour en France.

Les cartes de crédit permettent généralement de bénéficier d’une couverture complémentaire incluant notamment le rapatriement en cas de nécessité. Mais ces assurances ne sont plus applicables au-delà de 90 jours passés à l’étranger.

Pour un voyage de longue durée hors d’Europe, il est donc absolument nécessaire de souscrire une assurance spécifique. Le site tourdumondiste.com a dédié un article qui recense les offres existantes. Evidemment, les informations méritent d’être vérifiées directement auprès des assureurs car les conditions évoluent régulièrement.

Pour comparer les différentes offres, il faut examiner à la fois le volet assistance et le volet assurance. L’assistance recouvre toutes les prestations offertes par la compagnie d’assurance en cas de survenance d’un événement imprévu (avances sur frais médicaux, hospitalisation, rapatriement, transport, interprète, avances pour frais d’avocat ou cautions…) tandis que l’assurance détermine les frais qui peuvent être remboursés (frais médicaux, frais d’hospitalisation, vols de bagages, frais d’avocats…). Parfois, il n’est pas aisé de faire la distinction entre les deux notions. Certains contrats offrent de bons niveaux de remboursement mais sans avances de frais, tandis que d’autres contrats prévoient des avances qui doivent in fine être remboursées par l’assuré. Selon les sujets et selon les situations personnelles, il peut être préférable de privilégier l’un ou l’autre des aspects du contrat.

Toutes les assurances offrent les mêmes garanties principales mais avec des montants qui diffèrent : prise en charge des frais médicaux et des frais d’hospitalisation, frais de rapatriement si nécessaire, une couverture Responsabilité Civile… D’autres garanties, pas systématiques, peuvent venir s’ajouter : assurance bagages, retour anticipé, capital décès, capital invalidité, frais de recherche et secours, assistance juridique, couverture des frais médicaux en cas de retour en France… Chacun doit évaluer l’importance de chacune de ces garanties selon sa situation personnelle. Par exemple, les frais de recherche et secours sont appropriés pour les personnes qui partent à l’aventure en mer ou en montagne, mais sont secondaires pour les personnes qui font des voyages moins risqués. Pour ma part, ce sont vraiment les garanties que je qualifie de principales qui ont guidé mon choix. 3 assurances avaient retenu mon attention (Chapka, AVI, Assur Travel). Nous avons finalement souscrit l’assurance Chapka qui présentait sur le papier le meilleur rapport qualité-prix. Je dis « sur le papier », car il est difficile de savoir à l’avance comment se comportera la compagnie d’assurance en cas de problème. Bien sûr, on peut essayer de lire des avis sur Internet. Mais j’ai un doute sur la fiabilité car les expériences vécues peuvent être ressenties très différemment selon les individus. Et heureusement, de tels retours d’expérience ne sont pas si nombreux.

Il est un dernier point qu’il me semble utile de mentionner. Pour la plupart des assurances, le coût est nettement surenchéri pour les Etats-Unis et le Canada où les frais de santé peuvent être très élevés. Etant donné que notre voyage commence par ces deux pays, nous sommes couverts par l’assurance 90 jours incluse avec les cartes de crédit (Visa Infinite et MasterCard World Elite). Nous avons donc exclu ces deux pays de l’assurance Chapka.


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Préparation 11 : mise en vente ou stockage des affaires

Nous venons de consacrer deux week-end consécutifs à faire des cartons. Et nous n’avons pas terminé. J’avais oublié combien ce travail pouvait être long et harassant! Ce sera le 4ème déménagement de ma vie d’adulte. Et chaque fois, je me dis que nous conservons trop de choses inutiles. Et plus nous disposons d’espace, plus nous stockons.  Heureusement, cette fois-ci nous louons notre maison en meublé et nous n’avons pas à déménager les meubles, ni la vaisselle, ni les appareils électro-ménagers. Ce n’est donc pas un déménagement complet. Mais, même ainsi, la tâche reste conséquente. J’avais largement sous-estimé le temps à y consacrer. Notre maison est bien rangée, si bien rangée que les visiteurs ont parfois l’impression d’une maison vide. Mais lorsque nous avons commencé à sortir les objets, les livres, les disques, les DVD, les papiers, les documents, les jouets, les jeux, les souvenirs, qui se cachaient, dans les armoires, les penderies, les commodes, les bibliothèques, le cagibi, les tiroirs, les meubles du salon, le garage, la cabane de jardin, etc. nous avons eu l’impression que nous n’arriverions jamais au bout!

Pourtant, nous avions anticipé depuis 2 mois en faisant un près tri. J’ai revendu quelques objets (appareils photos argentiques, disques vinyle…) et quelques documents improbables jaunis par le temps (billets de concerts des années 90 et 2000). Elise a revendu quelques vêtements. Nous avons quand même récupéré quelques centaines d’euros. Nous avons donné aussi : des jouets, des jeux, des vêtements d’enfants, des vêtements d’adultes… Plusieurs sacs de livres, de vêtements, de peluches, de jouets, d’objets divers attendent encore dans le garage d’être remis à des associations de bienfaisance. Et nous avons jeté. Beaucoup! Des meubles cassés, des lampes cassées, des papiers devenus inutiles, des objets en trop mauvais état pour être même donnés, des planches, des matériaux de construction devenus inutilisables… Des sacs, des dizaines de sacs ont ainsi été extraits de cette maison qui paraissait si vide! Sans parler des gros objets évacués par les encombrants… Il nous restera quand même entre 80 et 100 cartons à déménager.

C’est un travail conséquent mais qui contribue à la préparation au voyage. Faire le vide. Au sens littéral comme au sens figuré. Se débarrasser de tous ces objets inutiles qui encombrent l’espace et l’esprit. S’alléger. S’alléger pour voyager. Se libérer. Partir l’esprit tranquille, avec le sentiment d’avoir accompli un grand ménage dans ses affaires et dans sa vie.

 


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Préparation 10 : location de la maison

Comme j’ai eu l’occasion de l’écrire dans un précédent article (ici), nous avons préféré mettre notre logement en location plutôt que de le vendre pour financer notre voyage. Ainsi, nous saurons où nous logerons quand nous rentrerons. Cela fait un soucis de moins au retour. Un soucis de moins… en fait, pas tout à fait! Mettre sa résidence principale en location a plusieurs conséquences : il faut s’informer sur les conditions de la location, sur les revenus potentiels et les charges à déduire, rechercher et sélectionner un ou plusieurs locataires, il faut souscrire une assurance spécifique, résilier un certain nombre d’abonnements, retirer ses affaires personnelles et donc faire deux déménagements (un à l’aller, l’autre au retour), faire un inventaire de ce qui est laissé dans le cadre de la location, signer un bail, penser à le résilier le moment venu, réactiver les abonnements au retour…

Bien sûr, nous avions l’option de laisser la maison vide pendant un an. Mais cette option représente une perte de revenus importante. Par ailleurs, laisser une maison inhabitée pendant une si longue période présente d’autres inconvénients : risque de cambriolage, risque de sinistre non détecté à temps, nécessité de trouver une personne pour l’entretien minimal du jardin ou l’arrosage des plantes…

Nous avons donc pris notre décision assez rapidement et intégré une estimation préliminaire des revenus attendus dans notre budget global.

Quatre options existaient pour la mise en location : la location en meublée, la location vide, la location saisonnière, la location sans bail.

Location sans bail

Louer sans bail est très risqué. Car il n’existe aucun recours possible si le locataire ne paye pas son loyer ou s’il refuse de quitter le logement à la date convenue. Nous avons donc d’emblée écarté cette hypothèse.

Location vide

Normalement, la location d’un logement vide donne lieu à un bail de trois ans. La loi donne la possibilité de réduire la durée minimale à un an. Mais pas en-deçà. Dans notre cas, notre absence étant d’une durée légèrement inférieure à un an, cette option n’était pas envisageable. Ajoutons que louer un logement vide signifie faire deux déménagements complets, c’est-à-dire avec les meubles et l’électro-ménager. Le coût de ces déménagements et éventuellement du garde-meubles peut donc entamer une part significative des revenus générés par la location.

Location saisonnière

C’est la location type Airbnb. C’est l’option qui permet de générer les produits locatifs par jour les plus importants. Toutefois, il faut garder à l’esprit que le nombre de nuits louées dans une année ne peut dépasser 120. Par ailleurs, il faut aussi prévoir le coût de gestion lié aux entrées et sorties des locataires. Finalement, cette option n’était pas adaptée à notre situation, notre absence étant d’environ 11 mois.

Location en meublée

La location en meublée est donc l’option que nous avons choisie. La durée du bail est librement consentie entre le propriétaire et le locataire.

Agence immobilière

Au mois M3, nous avons fait appel à une agence immobilière (celle qui nous avait vendu la maison!) pour confirmer la faisabilité de notre projet de location et le montant possible du loyer. Vivant dans une commune avec deux écoles supérieures et notre période d’absence correspondant à une année scolaire, l’agence nous a confirmé qu’il n’y aurait pas de difficulté à trouver des étudiants intéressés par une co-location.

Nous avons confié un mandat à l’agence qui a commencé à rechercher des locataires en juin (mois M6). Aucune annonce n’avait encore été publiée, que déjà plusieurs candidats s’étaient manifestés. Nous avons ainsi signé très rapidement un bail pour une durée de 11 mois (de début août 2018 à fin juin 2019).

Assurance

Il faut penser à transformer son assurance habitation en assurance PNO (propriétaire non occupant). L’opération s’est faite sans difficulté avec notre assureur habituel. Il faut également penser à résilier les éventuelles assurances Responsabilité Civil spécifiques, contractées pour les enfants.

Abonnements

Mettre en location son logement, implique de résilier un certain nombre d’abonnements (électricité, eau, gaz…). En accord avec les locataires, nous avons fait le choix de conserver notre abonnement Internet/Télévision et de l’intégrer dans les refacturations. Nous avons conservé à notre charge, le contrat d’entretien de la chaudière à gaz.

Résiliation du bail

Si la durée du bail est inférieure à 1 an, la résiliation est automatique.

En revanche, si la durée du bail est égale à 1 an, il est nécessaire d’informer le locataire avec un préavis minimal de trois mois. A défaut, le renouvellement du bail est automatique.

 


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Préparation 9 : les passeports, visas et permis internationaux

Pour voyager en Europe, la Carte Nationale d’Identité est généralement suffisante.

En revanche, le passeport est nécessaire dès que l’on quitte le continent européen. Détenir un passeport valide est une condition nécessaire mais pas toujours suffisante pour entrer dans un pays! Certains pays exigent, par exemple, que le passeport soit valide au moins six mois après l’entrée dans le pays. D’autres pays requièrent l’obtention d’un visa. Enfin, pour les cas les plus compliqués, le visa nécessite de produire de nombreuses pièces administratives (formulaire, invitations, billets d’entrée et de sortie, adresses des lieux de résidence, justificatif de ressources, attestation de vaccination, etc.), de laisser le passeport aux autorités du pays concerné (lequel passeport doit avoir dans certains cas 2 pages vierges accolées).

Pour s’éviter des montées de stress inutiles, l’anticipation est une nouvelle fois notre meilleure amie.

Passeport

Etant donné que le passeport est la pièce maîtresse pour voyager, il faut commencer par vérifier suffisamment tôt que l’on dispose d’un passeport avec une date de validité  postérieure de 6 mois à la fin du voyage et avec suffisamment de pages vierges. Pour ma part, j’ai fait cette vérification dès le mois M2. Si le passeport a une date de validité suffisante mais pas suffisamment de place, il est possible de le faire remplacer gratuitement par un passeport vierge (je vous invite à consulter le site de l’administration pour plus de détails).

Pour savoir quels sont les pays exigeant un visa, je vous invite à consulter l’article écrit par tourdumondiste.com et pour plus de sécurité vérifier les conditions actualisées en temps réel sur le site de la Diplomatie française.

Vous constaterez que le passeport français permet de voyager librement dans de nombreux pays. Pour quelques autres pays il suffit de le compléter avec un visa obtenu par voie électronique (Etats-Unis, Canada, Australie…) ou à l’entrée dans le pays. Finalement, en-dehors de l’Afrique, peu de pays posent des conditions strictes à l’entrée en demandant l’obtention d’un visa papier avant l’arrivée.

Dans notre parcours, deux pays nous posent de réelles difficultés : la Chine et la Russie. Pour ces deux pays, la demande de visas touristiques (valables 30 jours) ne peut être faite plus de 3 mois avant l’entrée dans le pays. Etant donné que ces deux pays se situent à la fin de notre tour du Monde, nous devrons faire les demandes de visas lorsque nous serons à l’étranger. Et cela complique beaucoup les choses. A tel point que si j’avais identifié cette difficulté, j’aurais probablement choisi de commencer le tour du Monde, en partant vers l’est (en dépit des avantages de voyager vers l’ouest pour les questions de décalage horaire). En effet, il est beaucoup plus simple d’obtenir un visa dans son pays d’origine que dans un pays étranger. Les raisons sont multiples : pas de problème pour laisser le passeport une ou deux semaines à l’ambassade ou au consulat du pays concerné ; pas de contrainte de temps alors qu’en voyage rester coincé deux ou trois semaines dans une ville sans l’avoir voulu peut être pénible ; moins de difficultés pour expliquer la démarche aux administrations étrangères qui peuvent être réticentes à délivrer un visa à un ressortissant qui est de passage dans un autre pays ; facilité de communication ; facilité à obtenir des documents administratifs complémentaires…

A ce stade, le problème n’est pas vraiment résolu. Nous imaginons demander le visa chinois depuis l’Australie, où l’immobilisation du passeport devrait poser moins de difficulté et où la communication devrait être plus aisée (en comparaison de l’Asie du Sud-Est). Nous hésitons à demander le visa russe à Pékin (d’où part le transsibérien) ou au Japon (où l’immobilisation du passeport sera moins problématique). Il faut noter que les sites de la diplomatie russe ont tendance à dire qu’il n’est pas possible d’obtenir un visa russe en-dehors de son pays d’origine (sauf si on dispose d’une autorisation de résidence dans ledit pays supérieur à 6 mois). Donc sur le papier, le challenge pour obtenir le visa russe semble relevé! A ce titre, nous sommes preneurs de tous les conseils et retours d’expérience. Merci de vos commentaires!

Je complèterai cet article ultérieurement sur les sujets spécifiques des visas chinois et russe quand nous disposerons d’un retour d’expérience.

Permis International 1

Etant donné que nous envisageons de louer des véhicules dans certains pays, sans savoir précisément lesquels, nous avons décidé de nous procurer des permis internationaux. La procédure est simple. Elle est décrite ici. Mais la demande se fait exclusivement par correspondance et le délai d’attente peut être très long : le site annonce qu’il est au minimum de 11 semaines. Dans notre cas, l’attente a été beaucoup moins longue. Moins d’un mois! L’administration continue de progresser et nous réserve parfois de belles surprises. J’avais mis les deux demandes de permis dans la même enveloppe pour avoir un traitement simultané et j’avais joint un mot aimable décrivant notre projet et sollicitant un traitement compatible avec notre date de départ. Peut-être ce courrier a-t’il été utile?

Tous ces documents recouvrant une importance particulière pour voyager en toute sérénité, il est fortement recommandé d’en conserver des copies électroniques sur des supports transportables (clé USB, disque dur…) ainsi que sur des supports distants (cloud). Cela permettra de faire face plus facilement en cas de perte ou de vol. Pour le sujet des sauvegardes, je vous renvoie à un futur article dédié au sujet.


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Préparation 8.3 : les réservations

Réservation des logements

La réservation des logements a deux avantages : libérer du temps libre sur place, choisir des logements adaptés au budget défini. Comme pour les avions, selon les lieux et les périodes, les réservations peuvent être faites plus ou moins tardivement. Sur certaines destinations où les biens sont rares (par exemple, Patagonie), très touristiques (Polynésie, Ile de Pâques), il est préférable d’anticiper fortement. Pour d’autres destinations, l’urgence n’est pas la même.

Dans l’ensemble, nous avons opté pour la plateforme Airbnb quand c’était possible et quand le séjour prévu était d’au moins 3 ou 4 jours. Cela permet de bénéficier d’un logement avec des équipements ménagers pour laver le linge et pour cuisiner. Pour des durées plus courtes ou des destinations où Airbnb est peu présent, ou encore pour se faire une petite folie, nous nous tournerons plutôt vers Booking.com.

Rien de bien original donc! Simplement le constat qu’Airbnb s’impose de plus en plus comme la solution idéale en termes de rapport qualité-prix.


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Préparation 8.2 : les réservations

Réservation des vols

Ne pas passer par une agence de voyage pour réserver ces vols, ne pas opter pour un billet tour du Monde, signifie passer de longues heures sur Internet à analyser les résultats des comparateurs de vols et chercher les tarifs de référence proposés par les compagnies aériennes.

Quand on commence à s’intéresser au sujet des prix des billets d’avion, on comprend vite qu’il n’y a quasiment pas d’autre logique que celle de l’offre et de la demande. Et le nombre de facteurs qui influent sur cette logique est vertigineux. J’en cite quelques uns : nombre de compagnies aériennes présentes sur une destination, période dans l’année, jour de la semaine, jours spéciaux (les jours fériés tels que Noël ou le jour de l’an présentent parfois des prix beaucoup plus intéressants), heure dans la journée (les vols tôt le matin ou tard le soir sont généralement moins chers), durée du vol, nombre d’escales, combinaison de vols (prendre plusieurs billets enchaînés peut faire chuter le prix global), politique de tarification des compagnies aériennes (parfois un aller-retour est moins cher qu’un aller simple), prix du carburant…

Le site tourdumondiste.com fait un état des lieux très complet sur le sujet.

Pour ma part, la méthode que j’ai adoptée est la suivante :

  1. pour une destination donnée faire tourner plusieurs comparateurs de vols et comprendre la structuration des prix selon les dates, jours de la semaine, horaires…
  2. si les prix semblent « structurellement » bas, autrement dit ne pas dépendre de facteurs conjoncturels, il n’y a pas d’urgence à réserver (par exemple, j’ai observé que les vols internes en Australie sont à des prix bas ; il n’y a aucune raison que je me lance dans une réservation 6 mois à l’avance)
  3. si les prix semblent très intéressants mais sujets à des variations importantes, il ne faut pas hésiter à réserver sans attendre (par exemple, les prix que j’ai obtenus pour faire « Paris-Halifax » 4 mois avant le départ étaient très intéressants avec un nombre de sièges restant peu élevés ; j’ai donc réservé sans attendre car je craignais une inflation sur les dernières places)
  4. si les prix obtenus sont élevés, il faut en analyser la cause (trop tôt ou trop tard, situation monopolistique d’une compagnie, mauvaise période de l’année, etc.). Analyser les prix proposés par les compagnies aériennes en allant directement sur leurs sites peut aider à comprendre leurs stratégies de prix et à en jouer. Il faudra parfois, accepter de modifier les dates ou les aéroports de départ et d’arrivée, de faire des vols plus longs avec escales. Pour obtenir de meilleur prix il peut également être intéressant de rechercher des combinaisons de vols. A titre d’exemple, je ne parvenais pas à trouver des billets d’avion me permettant de faire « Ile de Pâques-Papeete » à un tarif acceptable. C’est le comparateur de vols Skyscanner qui m’a permis d’obtenir une combinaison « Santiago-Ile de Pâques-Papeete-Sydney » à un prix moins élevé que l’aller simple « Ile de Pâques-Papeete ». Quand je cherchais, individuellement chaque trajet avec un autre comparateur de vols (et même avec Skyscanner), l’addition des prix de billets me donnait un tarif au moins du double. C’est la combinaison des 3 vols et les tests sur de nombreuses dates différentes, qui m’ont permis d’obtenir ce prix imbattable. Ajoutons que cela m’a également conduit, d’une part, à retenir un vol décollant de l’Ile de Pâques le 31/12/18 à 23h00 et atterrissant à Papeete le 01/01/19 à 1h du matin, d’autre part, à décaler notre arrivée à Sydney d’une bonne semaine.

Je ne crois pas trop à la réservation au dernier moment qui me semble risquée. c’est un peu la loterie. Le prix peut être cassé ou au contraire très cher.

A l’heure où j’écris cet article, j’ai réservé les 3 premiers vols internationaux « Paris-Halifax » (Trip advisor), « Toronto-Rapid City » (Momondo), « Los Angeles-Cancún » (Trip advisor) ainsi que la combinaison « Santiago-Ile de Pâques-Papeete-Sydney », le tout pour environ 2.400 € par personne. Il me restera à réserver des vols régionaux. Au total, j’ai bon espoir d’être très proche des tarifs affichés par les agences proposant des billets tour du Monde. Certes, j’aurai passé quelques heures sur le sujet! Mais j’aurai eu la maîtrise totale sur mon trajet.


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Préparation 8.1 : les réservations

Partir le nez en l’air ou tout planifier?

Certains partent en voyage en faisant le minimum de réservations. A tel point qu’ils ne savent pas à quelle date voire par quel moyen de transport ils quitteront le pays dans lequel ils entrent. Pour certains pays, cette situation peut d’ailleurs poser des difficultés car l’entrée sur le territoire peut être conditionnée par la présentation d’un billet de sortie. Et pour d’autres pays tels que la Chine et la Russie, l’obtention du visa est même assujettie à la présentation de réservations d’hôtels ou de logements. Il existe des possibilités de contourner ces difficultés, que je ne développerai pas ici. Je vous renvoie aux forums de voyageurs qui regorgent de posts sur ces questions.

D’autres voyageurs planifient absolument tout et savent avant de partir précisément à quel endroit ils seront à telle date donnée.

Ceux qui me connaissent ou qui ont déjà lu quelques articles sur le site savent que je me classe plutôt dans la seconde catégorie. Je n’en tire aucune gloire. Mais il faut faire selon son caractère et l’assumer.

Planifier et anticiper les difficultés me permet de voyager ensuite l’esprit complètement libre et détendu. Certes, il y a un peu moins d’imprévu et d’aventure. Mais j’ai ainsi l’impression de mieux profiter du voyage et de l’instant présent.

Planifier ne signifie pas, pour autant, tout réserver très longtemps à l’avance. Par ailleurs, il m’importe de faire mes choix avec la plus grande liberté possible. J’ai donc écarté l’option de recourir à une agence de voyage pour réserver un billet « tour du Monde ». Cette solution qui est vantée par certains pour sa compétitivité revêt, à mes yeux, deux défauts majeurs : d’une part, ces fameux billets tour du Monde, pour être optimisés en prix imposent des solutions qui sont le résultat de la négociation qui s’opère entre l’agence de voyage et les compagnies aériennes, solutions qui réduisent le champ des possibles ; d’autre part, ces billets tour du Monde n’incluent pas toute une série de transferts intermédiaires (vols locaux, trains, bus, etc.) et donc ne constituent pas une solution miracle qui permet de se débarrasser complètement des sujets de réservations de transports. Ceci étant dit, je ne prétends pas que les billets tour du Monde sont dénués d’intérêt. Mais simplement, ils ne correspondaient pas à l’approche que j’avais envie d’avoir.


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Préparation 7 : les écoles

Faire un tour du Monde en famille est, pour nous, une occasion unique de passer un temps précieux avec nos filles. Pour autant, nous sommes attentifs à ce que cette année n’handicape pas leur parcours scolaire. Pour minimiser la perturbation, nous avons pris la décision de faire coïncider notre voyage avec une année scolaire. Cela permet d’éviter un départ et/ou un retour en milieu d’année.

Nos filles ont 8 ans et 11 ans. Elles sont suffisamment grandes pour être autonomes et garder des souvenirs du voyage. En même temps, elles n’ont pas atteint un âge où les attaches amicales sont telles qu’une absence d’un an peut devenir problématique.

Jusqu’à présent, nos filles ont eu de très bons résultats en classe et un comportement irréprochable, ce qui facilite les choses! La plus jeune est actuellement en CE1. L’aînée est en 6ème. Elles seront donc respectivement en CE2 et en 5ème pendant notre voyage. Ce ne sont pas des années charnières d’un point de vue scolaire. Il nous a donc semblé, qu’également d’un point de vue scolaire, le timing était idéal.

Nous avons informé les maîtresse, professeurs et proviseurs, assez tôt (mois M3) dans le projet pour évaluer leurs réactions et prendre en compte leurs conseils. Tous nous ont rassurés et même félicités pour ce choix, soulignant l’intérêt pour les enfants de passer ce temps en famille et de découvrir le Monde.

Pour ce qui est de l’enseignement, ils nous ont confirmé que le plus simple était de les inscrire au CNED. Il faut au préalable informer la Direction d’Académie (DA-SEN) de la décision d’assurer l’enseignement dans la famille pendant une année (voir le texte paru au Bulletin Officiel) et solliciter son accord pour une inscription au CNED (voir le texte de loi). Le Maire de la commune doit également être informé par courrier. Si la DA-SEN donne son accord, l’enfant peut être inscrit au cours dit « réglementé » et dispose ainsi « d’un certificat de scolarité et d’un avis d’orientation en fin d’année ». Si la DA-SEN ne donne pas son accord, une inscription dite « libre » est possible. Dans ce cas, l’année scolaire ne fait pas l’objet d’une évaluation officielle, mais une attestation de suivi de formation peut être délivrée. L’inscription réglementée est quasiment gratuite. L’inscription libre coûte près de 1.000 € pour la 5ème. Le coût pour le CE2 n’est pas clairement établi sur le site du CNED.

A l’heure où j’écris cet article, nous ne connaissons pas la réponse de la DA-SEN concernant notre projet. Nous ignorons donc si nous aurons la possibilité de les inscrire au CNED réglementé.

Pour ce qui est de l’enseignement en cours d’année, nous imaginons des périodes régulières dans la semaine réservées au travail scolaire.

Cet article sera complété ultérieurement quand nous aurons la réponse de la DA-SEN et un peu de retour d’expérience sur le suivi des cours avec le CNED…


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