San’en-zan Zōjō-ji et Tour de Tokyo

Ces deux monuments situés dans le quartier de Shiba park réalisent un contraste étonnant entre modernité et tradition.

Le temple bouddhiste Zojo-ji fut érigé en 1393. Il abrite les monuments funéraires des shoguns Tokugawa. Entièrement détruit par les bombardements lors de la seconde guerre mondiale, il fut reconstruit depuis en plusieurs étapes : le hondō en 1952, la plupart des autres édifices de 1972 à 1974, la salle dédiée au fondateur du lieu en 1989, et l’ankokuden, salle du bouddha Amida, en 2011.

La tour de Tokyo, haute de 333 m. dépasse légèrement la tour Eiffel dont elle est inspirée. Elle a été construite en 1958. Restée jusqu’en 2012, la plus haute structure de la ville, elle demeure un symbole de la renaissance du pays après la guerre.


Zojo-ji


Monuments funéraires des Tokugawa


Statuettes jizo

Ces statuettes du temple protègent les enfants malades ou accompagnent les âmes des enfants décédés.


Tour de Tokyo

 

Les sites de Nara envahis d’écoliers japonais

Lorsque nous avons vu ces nuées d’écoliers arriver dans le parc de Nara, nous avons été amusés, stupéfaits, mais aussi un peu inquiets. Nous nous sommes dits que les visites allaient être un peu bruyantes et agités. Finalement, le comportement de ces enfants est juste incroyable. Ils sont à la fois silencieux, disciplinés, calmes, mais aussi enjoués et souriants. De temps en temps, ils plaçaient les quelques mots d’anglais qu’ils connaissaient pour nous saluer. Ce sont sans doute des milliers d’enfants que nous avons croisés ce jour à Nara, égayant un peu plus notre promenade. Nous nous sommes demandés comment faisaient les éducateurs pour ne pas en perdre dans la foule. Heureusement, ils ont, autour de leurs cous, des petites fiches avec noms et téléphones à appeler en cas d’urgence.

 

Quelques photos prises dans le métro d’Osaka

Le métro d’Osaka a été inauguré en 1933. Il rappelle le métro parisien par ses décors parfois un peu désuets. Il compte aujourd’hui 9 lignes qui constituent un bon maillage de la ville. C’est un moyen de transports pratique, utilisé par toutes les catégories de la population. On rencontre d’ailleurs beaucoup d’hommes en costume et de femmes en tailleur. Nous avons constaté que de nombreuses personnes s’assoupissaient dans le métro. Est-ce le signe d’un trop plein de travail?

 

Promenades dans Hô Chi Minh Ville

Hô Chi Minh Ville est une ville dynamique mais bruyante. Le trafic est dominé par les deux roues largement majoritaires dans les rues. Les klaxons sonnent en permanence, utilisés tant pour prévenir les collisions que pour s’imposer dans la circulation chaotique. Malgré ce désordre apparent, les accidents ne semblent pas fréquents. En tout cas, nous n’en avons pas vus. Il est même étonnant de constater la fluidité du trafic. Les croisements sans feux rouges dessinent un écheveau de trajectoires où les deux roues s’arrêtent rarement et jamais plus de quelques secondes. Chacun évalue une trajectoire, anticipe les mouvements des autres, freine, accélère, se détourne, double, les concerts de klaxons accompagnant cet étrange balai, et tout le monde poursuit sa route sans qu’il y ait d’accroc.

Il n’est pas aisé d’être piéton dans cet environnement agressif. Si on s’en tient à la prudence européenne qui veut que l’on traverse uniquement quand il n’y a pas de véhicule en mouvement dans un espace de sécurité de quelques dizaines de mètres, il est de nombreuses rues où on ne traverse jamais. Il faut donc accepter de s’engager et d’avancer progressivement entre les véhicules. Les trottoirs sont souvent étroits et encombrés de deux roues garés. Dans ce contexte, la promenade dans la ville n’est pas reposante et il est préférable de bien avoir identifié les lieux d’intérêt avant de se lancer à l’aventure dans les rues. Nous avons d’ailleurs souvent eu recours à Grab pour nous rendre plus facilement d’un lieu d’intérêt à un autre.

Malgré ces désagréments, la plus grande ville du Vietnam (8,6 millions d’habitants en 2019 ; 13,6 millions d’habitants pour l’agglomération) recèle de nombreux bâtiments et monuments remarquables, pour partie hérités de la période coloniale. Vous trouverez ci-dessous de nombreuses photos prises à l’occasion de nos promenades. J’ai réservé un article dédié à la visite des pagodes.


Statue d’Hô Chi Minh devant l’Hôtel de Ville


Poste centrale avec le portrait d’Hô Chi Minh


Cathédrale Notre-Dame de Saigon, actuellement en rénovation


Traversées tranquilles au milieu des deux roues


Opéra


Employés en pause déjeuner


Ecoliers en sortie accompagnée


Marché Ben Thanh


Marchande de fruits et légumes


Musée des Beaux Arts


Musée de la Ville


Palais de justice


Restaurant dans une maison traditionnelle


Restaurant espagnol que nous ne nous attendions pas à voir en ces lieux (non testé!)


Saigon Skydeck (262 m, le plus haut bâtiment de la ville)


La ville compte également quelques parcs et des arbres impressionnants


 

Uros, photos

L’un des bateaux qui acheminent les touristes vers les îles flottantes

 

Le péage d’accès à la communauté uros

 

Les populations qui appellent les touristes pour rendre visite à leurs îles

 

Une île flottante

 

La communauté que nous avons visitée, une famille d’une vingtaine de personnes avec le président de l’île en chapeau

 

Les embarcations plus ou moins artisanales (les flotteurs des grands bateaux sont faits avec des bouteilles en plastique assemblées, jusqu’à 2000 par bateau)

 

Petite fille à la peau cuivrée par le soleil qui brûle

Population des villages andins

Ne nous y trompons pas, malgré les couleurs chatoyantes et au-delà de certains sourires, il faut lire sur les visages marqués des jeunes mamans et des enfants, l’âpreté de la vie pour ces populations des villages andins. Et que penser de cette petite fille, de 6 ans peut-être, occupée à tricoter? Est-ce un jeu? Est-ce déjà un travail?

Préparation 7 : les écoles (suite)

Dans mon article précédent sur le sujet, j’avais évoqué les deux formules d’inscription possibles au CNED (cours par correspondance) : l’inscription réglementée, l’inscription libre. Pour rappel, il existe deux différences. Dans la première formule, le CNED procure « un certificat de scolarité et un avis d’orientation en fin d’année » tandis que dans la seconde formule, il transmet uniquement « une attestation ». La première formule est gratuite alors que la seconde est payante. Les supports pédagogiques sont les mêmes et nous bénéficions normalement des mêmes services (corrections, évaluations…).

Finalement l’académie n’a pas donné son accord pour une inscription réglementée. Ils ont beaucoup tardé à répondre, en donnant des informations peu claires voire contradictoires, jusqu’au jour où la sentence est tombée. Il semble que notre cas de figure ne soit pas pris en compte par l’Education Nationale. Nous avons donc procédé à des inscriptions libres qui nous reviennent chacune à 800 €. Petite entaille dans le budget initial. Heureusement, nous avons prévu une réserve assez conséquente pour gérer les imprévus pendant le voyage ou au retour.

Nous avons reçu les documents papier pour Alice qui suivra les cours du CE2. Le total pèse environ 7 kg!

Les carnets de bord, étalés sur la partie droite de l’image, constituent le principal support pédagogique. Ils permettent d’organiser le temps d’étude pour l’ensemble des disciplines et sont décomposés en 8 modules, chaque module correspondant à 1 mois de cours. Chaque module comprend 4 semaines, elles-mêmes décomposées en 8 ateliers (de 2h à 3h). A première vue, ces documents sont très plaisants à utiliser et structurent réellement l’enseignement. Ils sont complétés par deux recueils de documents, au centre de l’image, par des vidéos et d’autres supports disponibles sur le site du CNED. Les carnets de progrès, l’éventail en haut à droite sur l’image, sont des fascicules qui permettent de mesurer les progrès de l’enfant. Enfin, il reste les évaluations, elles-mêmes décomposées en 8 modules (+2 modules pour la langue vivante choisie, en l’occurrence l’anglais), qui sont des documents à compléter par l’élève et à envoyer aux professeurs pour correction. Tous ces documents sont disponibles au format PDF sur le site du CNED. Pour éviter de nous alourdir inutilement, nous envisageons de prendre au format papier uniquement les évaluations. Cela nous évitera de les imprimer. Le poids est ainsi ramené à un niveau raisonnable : environ 2 kg, qui diminuera au fur et à mesure. Les évaluations seront scannées ou prises en photo et envoyées par mail pour correction.

A première vue, la somme de travail est très importante (864 heures pour les apprentissages, donc hors évaluations). Ceci étant, les professeurs et le personnel du CNED nous ont indiqué que le contenu était plutôt plus riche que ce qui est généralement enseigné dans un établissement lors d’une année de CE2. Il est trop tôt pour savoir comment nous allons appréhender ce volume de travail. Je pense que nous allons essayer d’étirer l’année scolaire en commençant en août et en ne faisant pas de pause au moment des vacances scolaires du calendrier français.

Pour Emma, qui suivra les cours de la 5ème, nous avons choisi de retenir l’option tout numérique. Nous n’avons pas encore eu le temps de prendre connaissance des supports pédagogiques.


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Préparation 7 : les écoles

Faire un tour du Monde en famille est, pour nous, une occasion unique de passer un temps précieux avec nos filles. Pour autant, nous sommes attentifs à ce que cette année n’handicape pas leur parcours scolaire. Pour minimiser la perturbation, nous avons pris la décision de faire coïncider notre voyage avec une année scolaire. Cela permet d’éviter un départ et/ou un retour en milieu d’année.

Nos filles ont 8 ans et 11 ans. Elles sont suffisamment grandes pour être autonomes et garder des souvenirs du voyage. En même temps, elles n’ont pas atteint un âge où les attaches amicales sont telles qu’une absence d’un an peut devenir problématique.

Jusqu’à présent, nos filles ont eu de très bons résultats en classe et un comportement irréprochable, ce qui facilite les choses! La plus jeune est actuellement en CE1. L’aînée est en 6ème. Elles seront donc respectivement en CE2 et en 5ème pendant notre voyage. Ce ne sont pas des années charnières d’un point de vue scolaire. Il nous a donc semblé, qu’également d’un point de vue scolaire, le timing était idéal.

Nous avons informé les maîtresse, professeurs et proviseurs, assez tôt (mois M3) dans le projet pour évaluer leurs réactions et prendre en compte leurs conseils. Tous nous ont rassurés et même félicités pour ce choix, soulignant l’intérêt pour les enfants de passer ce temps en famille et de découvrir le Monde.

Pour ce qui est de l’enseignement, ils nous ont confirmé que le plus simple était de les inscrire au CNED. Il faut au préalable informer la Direction d’Académie (DA-SEN) de la décision d’assurer l’enseignement dans la famille pendant une année (voir le texte paru au Bulletin Officiel) et solliciter son accord pour une inscription au CNED (voir le texte de loi). Le Maire de la commune doit également être informé par courrier. Si la DA-SEN donne son accord, l’enfant peut être inscrit au cours dit « réglementé » et dispose ainsi « d’un certificat de scolarité et d’un avis d’orientation en fin d’année ». Si la DA-SEN ne donne pas son accord, une inscription dite « libre » est possible. Dans ce cas, l’année scolaire ne fait pas l’objet d’une évaluation officielle, mais une attestation de suivi de formation peut être délivrée. L’inscription réglementée est quasiment gratuite. L’inscription libre coûte près de 1.000 € pour la 5ème. Le coût pour le CE2 n’est pas clairement établi sur le site du CNED.

A l’heure où j’écris cet article, nous ne connaissons pas la réponse de la DA-SEN concernant notre projet. Nous ignorons donc si nous aurons la possibilité de les inscrire au CNED réglementé.

Pour ce qui est de l’enseignement en cours d’année, nous imaginons des périodes régulières dans la semaine réservées au travail scolaire.

Cet article sera complété ultérieurement quand nous aurons la réponse de la DA-SEN et un peu de retour d’expérience sur le suivi des cours avec le CNED…


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