Papeete, Tahiti

Notre premier contact avec la Polynésie Française a été enchanteur, mais nous avons vite déchanté.

Nous atterrîmes le 1er janvier à 1 heure du matin. Tandis que l’avion s’approchait du tarmac, nous pûmes observer les feux d’artifice qui illuminaient le ciel de Papeete (capitale de Tahiti et de la Polynésie Française). En sortant de l’avion, il régnait une tendre chaleur nocturne bienvenue à cette heure tardive et après la climatisation glaçante de l’avion. Des musiciens tahitiens accueillaient les visiteurs, le sourire aux lèvres. Nous récupérâmes rapidement les sacs sur le tapis à bagages, ôtâmes les housses qui les protégeaient avec la dextérité acquise grâce aux 13 vols effectués précédemment, et nous nous dirigeâmes vers la sortie où devait nous attendre le taxi censé nous conduire à la location réservée.

Tout allait bien jusque là. Mais c’est à ce moment que notre sourire béat se transforma en doute puis en inquiétude. Pas de taxi. Pas de réponse aux sms et mails envoyés à notre contact. 20 minutes passèrent. Tout le monde était parti. L’aéroport était sur le point de fermer. Et toujours rien. Nous connaissions l’adresse de la résidence mais aucune information sur le numéro ou l’emplacement de l’appartement. S’agissant d’une résidence privée sans accueil, nous imaginions mal comment nous pourrions entrer dans les lieux. Nous nous résolûmes finalement à prendre un autre taxi. La chance nous sourit car c’était le dernier. Des personnes devant nous refusèrent le tarif proposé par le taxi et nous pûmes lui expliquer notre situation exaspérante. C’était une femme. Elle semblait connaître la résidence. Elle me confirma qu’il n’y avait pas d’accueil et donc pas de possibilité d’entrer si la personne chargée de nous ouvrir l’appartement ne répondait pas au téléphone. Le taxi nous proposa d’essayer d’aller à la résidence et, en cas d’échec pour y entrer, de nous accompagner à un autre hôtel pour passer la nuit. Finalement, en chemin, elle réussit à joindre la personne qui devait nous ouvrir l’appartement. Et tout s’arrangea. A 2h du matin, nous éteignîmes les lumières. Je ne sais si c’est la fatigue ou la douceur du climat des îles, mais j’accueillis les événements avec beaucoup de calme, ce qui n’est pas mon habitude dans ce genre de situation!

La nuit passée, nous nous réveillâmes le 1er janvier. Après avoir dévoré les quelques biscuits laissés par le propriétaire, nous partîmes à la recherche d’un café pour prendre un petit-déjeuner plus consistant. Tout semblait fermée dans la ville. Et nous commencions à avoir très faim car nous n’avions pratiquement rien mangé le 31 au soir. Après une bonne demi-heure de marche nous trouvâmes un seul café ouvert, le Retro. C’était suffisant, me direz-vous. Certes! Et nous prîmes donc, en ce lieu, un petit-déjeuner bien réconfortant. Nous partîmes ensuite à la découverte de la ville. Les rues étaient quasiment désertes. Seuls quelques sans-abris trainaient ici et là. La ville nous apparut très sale. Notre première impression fut confirmée : tous les magasins étaient fermés. Même le Mc Donald était fermé. Le seul magasin ouvert était une station service où nous trouvâmes quelques aliments basiques pour pouvoir nous sustenter le midi puis le soir.

Le 2 janvier, la ville était toujours aussi sale, inerte et vide d’habitants. Et nous fûmes derechef à la station service! Le 3 au matin nous partîmes pour Bora-Bora.

Le 13 janvier, après avoir passé une dizaine de jours à Bora-Bora, nous retrouvâmes Papeete dans le même état de désolation. Même si c’était un dimanche, une telle absence de vie, nous surprit.

Sans doute n’avons-nous pas vu la capitale de Tahiti dans les meilleures conditions, mais j’en garderai le souvenir d’une ville mal entretenue et sans vie, loin de l’image idyllique qui vient en général quand on parle de Tahiti.

 

2 commentaires sur « Papeete, Tahiti »

  1. Je suis allé 3 fois en Polynésie, la première fois pour le travail. Je confirme qu’il n’y a peu attrait à Tahiti et aucun à Papeete. Mais le reste du du territoire est un enchantement, notamment dès que l’on met la tête dans l’eau des lagons. Cependant le coût de la vie est relativement élevé.

  2. Alors là je n’en reviens pas ! On attendait avec impatience les commentaires sur Tahiti qui de loin semble être paradisiaque !
    Déçue, et encore plus pour vous.
    Il doit bien y avoir quand même du positif ?
    J’attends la suite et les photos.
    On a de la neige sur Paris aujourd’hui et espérons que cela ne dure pas car la circulation est trop compliquée…

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s