L’Anse-Saint-Jean

Comme je l’écrivais, il y a quelques jours, nous avons été très bien accueillis à l’Anse-Saint-Jean par Richard et Marianne, nos hôtes. Cela a été un vrai plaisir de faire leur connaissance. Richard nous a donné de nombreux conseils pour découvrir la région. Il nous a également initiés à un jeu de frisbee avec cibles qui se joue à deux équipes de deux. C’est un jeu d’adresse qui consiste à faire passer le frisbee dans un cerceau d’environ 50 cm de diamètre, situé à 10 pieds, à défaut toucher le cerceau ou le montant qui le supporte, à défaut s’en approcher le plus possible. En quelque sorte, c’est une forme moderne du lancer de fer à cheval.

L’Anse-Saint-Jean est une petite ville qui compte environ 1200 habitants. Une rivière à saumons longe la ville, saumons que nous avons d’ailleurs aperçus stagnant dans l’ombre, que nous aurions pris pour des pierres sans l’oeil averti de Richard. Comme beaucoup de villes d’Amérique du Nord, la ville s’étire sur une très longue distance le long de la route. La route c’est le fil de la vie qui relie les hommes et les services. Les maisons sont espacées. Elles sont toutes différentes mais forment pourtant un ensemble harmonieux qui respire le calme. La nature est partout ; les montagnes alentours, les forêts et l’herbe verdoyante, en toile de fond. L’air est pur, l’eau qui coule au robinet est fraîche et légère. Les filets des moustiquaires aux portes et aux fenêtres forment une protection légère qui délimitent la frontière entre la nature et l’intimité du foyer. Nous avons vécu 3 jours avec fenêtres et portes ouvertes pour faire circuler un air rafraîchissant dans la maison. La température extérieure était cependant très supportable car n’excédant que rarement les 30°C.

La route qui traverse toute la région et relie les villes entre elles s’appelle la route du fjord. Le fjord de la rivière Saguenay est l’une des merveilles naturelles de la région. Sa largeur dépasse les 2 km. Il est bordé de falaises de plus de 300 m de haut qui tombent à pic dans l’eau.  Les arbres envahissent le paysage et s’accrochent même sur les parois les plus verticales.

Nous avons pu jouir de ces panoramas magnifiques en faisant une randonnée difficile dans le Parc National du Fjord du Saguenay puis en assistant au coucher de soleil depuis l’Anse de Tabatière. Nous aurions aimé faire une escapade en kayak de mer, dans le fjord, mais le temps a manqué. Nous avons privilégié une croisière sur le Saint-Laurent pour observer les baleines – qui fera l’objet d’un prochain article.

Mardi 7 août, nous avons quitté l’Anse-Saint-Jean avec le sentiment d’avoir fait une étape trop courte. Nous avons rangé nos valises avec application – je vous en parlerai également à l’occasion – et nous avons pris la route pour la ville de Québec.

Je garderai un souvenir ému de ce coin de Québec.

Richard, Marianne, merci pour tout et au plaisir…

 

3 commentaires sur « L’Anse-Saint-Jean »

  1. Un des endroits où j’aimerais bien me rendre prochainement, peux tu garder l’adresse de votre hébergement stp, ça a l’air super.

  2. De belles photos qui transpirent le calme, l’immensité, on a l’impression que vous êtes seuls dans ces grands espaces. Tout ce qu’il faut pour se ressourcer . Et encore un beau texte.

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