Fushimi Inari-Taisha

Fushimi Inari-Taisha est un sanctuaire dédié à la déesse Inari (principalement déesse des céréales, des fonderies et du commerce, gardienne des maisons, secondairement déesse de la montagne, des prostituées, des pompiers, de la fertilité), qui associe les deux traditions religieuses du Japon : shintoïsme et bouddhisme.

Ce sanctuaire, bâti sur les flancs d’une montagne au sud de Kyoto, est constitué de plusieurs temples éloignés les uns des autres. Il abrite surtout un magnifique chemin qui serpente dans la montagne sur plusieurs kilomètres et est jalonné d’innombrables torii (portes) peints en orange.


 

Nishi Hongan-ji et Higashi Hongan-ji

Ces deux temples bouddhistes, consacrés au tournant des XVIème et XVIIème siècles, se situent en plein coeur de la ville de Kyoto. Ils sont distants d’environ 500 mètres. Autant en Thaïlande, les temples bouddhistes débordaient de couleurs vives, de statues en tout genre, de dorures éclatantes, autant ici ce sont les couleurs sombres et la sobriété qui s’imposent et soulignent l’architecture monumentale des bâtiments en bois. Une religion, deux atmosphères radicalement différentes.


Nishi Hongan-ji


Higashi Hongan-ji

 

Musée du manga, Kyoto

Nous avons profité d’une journée pluvieuse, pour visiter ce petit musée dédié au manga. Plus qu’un musée, il s’agit d’un centre culturel qui propose de multiples activités. Pour ceux qui lisent le japonais, il y a la possibilité de lire sur place des mangas, parmi une collection immense. Le centre propose également des ateliers de dessin pour lesquels il est nécessaire de s’inscrire. Des vidéos sont projetés expliquant les étapes de confection d’un dessin. Le musée comprend des dessins signés des maîtres du manga japonais, des moulages de la main droite (ou gauche) de dessinateurs célèbres ayant reçus un prix accompagnés de leurs dessins (on y trouve par exemple Jean Giraud, dessinateur de Blueberry, alias Moebius), des planches de manga et enfin, une histoire du manga japonais et de sa diffusion dans le monde notamment à travers les dessins animés. Enfin, le musée présente des expositions temporaires. Lorsque nous y étions, l’exposition était consacrée à la dessinatrice Takemiya Keiko. Les photos sont interdites dans le musée pour des raisons de protection des droits d’auteur. Il semblerait que le manga ait beaucoup souffert dans son histoire de droits d’auteur bafoués ou de plagiats. Les quelques photos prises ci-dessous l’ont été en des lieux autorisés. Les dessins sont de Takemiya Keiko.