Moine ou disciple bouddiste, Wat Maha That Wachiramongkol, Thaïlande
Ce monastère bouddhiste se situe à 1 heure de route au nord de Krabi. Sa construction n’est pas complètement achevée. Mais le temple principal qui abrite une grande statue de Bouddha est achevé et est maintenant ouvert aux fidèles.
Si vous avez lu mon précédent article, vous n’avez pas vu d’éléments concernant des divinités. En effet, si le bouddhisme a développé sa propre cosmogonie, peuplée de divinités héritées de l’hindouisme, leur place réelle au sein de la religion est sujet à controverse et ne fait en théorie pas l’objet de culte. Bouddha lui-même, bien qu’il soit un objet de dévotion, n’est pas considéré comme un dieu créateur ou un être suprême régissant le fonctionnement de l’univers. Pourtant, ce qui m’a frappé dans ce temple bouddhiste, c’est la symbolique très proche de l’hindouisme : présence de la statue à 4 têtes, représentation de Brahma, créateur du monde dans l’hindouisme ; présence des éléphants et des serpents ; présence de yakshas (guerriers à tête d’ogre)…
Je continue mon tour des religions asiatiques que je connaissais mal auparavant. Aujourd’hui, j’ai choisi de vous parler du bouddhisme, car nous avons vu de très nombreux temples bouddhistes en Thaïlande. Il me semblait utile de vous donner quelques repères avant de poster des articles et des photos sur le blog. Wikipédia est resté mon outil de travail principal dont certains passages, figurant entre guillemets, sont repris mot pour mot.
Le bouddhisme est né en Inde au Vème siècle avant Jésus-Christ. A l’origine de cette religion, on trouve un guide spirituel, Siddhārtha Gautama, né au Népal au VIème ou Vème siècle avant JC et qui aurait vécu près de 80 ans dans le nord-est de l’Inde. Fondateur d’une communauté de moines voyageurs, ses enseignements se seraient transmis par la voie orale pendant plusieurs siècles avant d’être consignés dans les textes sacrés du bouddhisme, le Tripitaka (ou trois corbeilles).
Le bouddhisme serait actuellement la quatrième religion par le nombre de pratiquants (entre 250 et 500 millions) derrière le christianisme, l’islam et l’hindouisme. Selon les historiens des religions, elle est la seule des grandes religions à avoir régressé au XXème siècle du fait des persécutions dont elle a été victime en Asie par les régimes communistes.
Ce sont les vérités essentielles que tout bouddhiste doit connaître. « Elles énoncent le problème de l’existence, son diagnostic et le traitement jugé adéquat :
Le chemin octuple est composé des attitudes suivantes :
« Les trois caractéristiques ou marques de l’existence, trilakshana sont :
Les 3 poisons de l’esprit selon les bouddhistes (tṛṣṇā : soif ou avidité ; dveṣa : colère ou aversion ; moha : ignorance) emprisonnent les hommes dans le cycle des renaissances (Saṃsāra). Le monde dans lequel ils renaîtront après leur mort dépend de leur karma (la somme de leurs actions). Toutefois, il ne s’agit pas de réincarnation car les bouddhistes ne croient pas en l’existence d’une âme. Celui qui renaît n’est pas le même.
L’objectif du bouddhisme est d’atteindre l’éveil, par une extinction du « désir égotique et de l’illusion, causes de la souffrance de l’homme. » Cet éveil doit conduire à l’altruisme.
Un bouddha est une personne qui a atteint l’éveil. Siddhārtha Gautama est considéré comme le bouddha historique.
Il existe différentes branches dans le bouddhisme.
Pour les adeptes du Theravāda (Thaïlande, Cambodge, Myanmar, Laos), « l’éveil est la compréhension parfaite et la réalisation des quatre nobles vérités ; il s’agit de se réveiller du cauchemar des renaissances successives. L’homme éveillé atteint le nirvāṇa (l’illumination), et échappe complètement à la souffrance lors de sa mort. Le cycle des renaissances et des morts est donc brisé. »
Pour les adeptes du Mahāyāna (Chine, Vietnam, Corée, Japon), « l’éveil est la sagesse personnelle et est utilisée pour venir en aide à autrui, par le biais du transfert de mérites et la prise de conscience de sa propre nature de Bouddha (la nature essentielle de tout être possédant une conscience, de tout être vivant). » Pour cette branche du bouddhisme, une personne ayant atteint l’éveil ( bodhisattvas) peut continuer de vivre dans le monde en aidant par compassion les autres êtres vivants à s’éveiller à leur tour.
Les statues de Bouddha sont représentées avec des gestes symboliques (mudrā en sanskrit). Chaque attitude a une signification particulière. Voici les principales représentations :